Alcool au volant: la lutte stagne
Photo : Agence Reuters
Davantage de Canadiens conduisent en état d’ivresse.
Ottawa — Les progrès des efforts visant à réduire le problème de la conduite en état d'ivresse au Canada sont au point mort.
C'est du moins la conclusion d'un nouveau sondage réalisé par la Fondation de recherche sur les blessures de la route (FRBR). Un indicateur du pourcentage de Canadiens ayant conduit avec un taux d'alcoolémie supérieur à la limite permise selon la loi a grimpé à 8,2 %, alors qu'il était de 5,6 % en 2004.
Ward Vanlaar, chercheur de cette fondation basée à Ottawa, rapporte que l'absence de tendance à la baisse de la conduite en état d'ivresse se vérifie aussi dans d'autres pays.
M. Vanlaar soupçonne plusieurs facteurs d'être à l'origine de l'arrêt des progrès, mais il désigne comme facteur contributif important les récidivistes de l'alcool au volant. L'an dernier, ceux-ci ont effectué 6,6 millions de déplacements sous l'influence de l'alcool au Canada, ce qui représente environ 90 % de toute l'activité de conduite en état d'ivresse.
Le chercheur croit aussi que le manque de préoccupation manifesté par les conducteurs aux facultés affaiblies à l'égard de ce problème pourrait freiner les progrès.
Le sondage a aussi permis de dégager un profil des conducteurs en état d'ébriété. Comparés aux conducteurs sobres, ils étaient généralement des hommes et avaient eu davantage de contraventions pour divers excès.
D'autre part, les conducteurs qui conduisent avec les facultés affaiblies ne semblent pas comprendre qu'ils augmentent ainsi substantiellement leurs risques de collision, comme le démontrent des recherches.
Le sondage illustre par ailleurs que plus de 80 % des Canadiens appuient l'usage obligatoire d'antidémarreurs et la mise en fourrière immédiate du véhicule des conducteurs aux facultés affaiblies.
Le sondage a été mené auprès de 1238 Canadiens; sa marge d'erreur s'élève à 2,8 %, 19 fois sur 20.
C'est du moins la conclusion d'un nouveau sondage réalisé par la Fondation de recherche sur les blessures de la route (FRBR). Un indicateur du pourcentage de Canadiens ayant conduit avec un taux d'alcoolémie supérieur à la limite permise selon la loi a grimpé à 8,2 %, alors qu'il était de 5,6 % en 2004.
Ward Vanlaar, chercheur de cette fondation basée à Ottawa, rapporte que l'absence de tendance à la baisse de la conduite en état d'ivresse se vérifie aussi dans d'autres pays.
M. Vanlaar soupçonne plusieurs facteurs d'être à l'origine de l'arrêt des progrès, mais il désigne comme facteur contributif important les récidivistes de l'alcool au volant. L'an dernier, ceux-ci ont effectué 6,6 millions de déplacements sous l'influence de l'alcool au Canada, ce qui représente environ 90 % de toute l'activité de conduite en état d'ivresse.
Le chercheur croit aussi que le manque de préoccupation manifesté par les conducteurs aux facultés affaiblies à l'égard de ce problème pourrait freiner les progrès.
Le sondage a aussi permis de dégager un profil des conducteurs en état d'ébriété. Comparés aux conducteurs sobres, ils étaient généralement des hommes et avaient eu davantage de contraventions pour divers excès.
D'autre part, les conducteurs qui conduisent avec les facultés affaiblies ne semblent pas comprendre qu'ils augmentent ainsi substantiellement leurs risques de collision, comme le démontrent des recherches.
Le sondage illustre par ailleurs que plus de 80 % des Canadiens appuient l'usage obligatoire d'antidémarreurs et la mise en fourrière immédiate du véhicule des conducteurs aux facultés affaiblies.
Le sondage a été mené auprès de 1238 Canadiens; sa marge d'erreur s'élève à 2,8 %, 19 fois sur 20.
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