Del Ponte espère voir Mladic et Karadzic «bientôt» à La Haye
14 décembre 2007
Justice
La Haye — Le procureur du Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie, Carla Del Ponte, a espéré hier que les principaux fugitifs du TPI, Ratko Mladic et Radovan Karadzic, seraient «bientôt» à La Haye, lors d'une conférence de presse à l'occasion de la fin de son mandat.
«Je suis [...] d'avis que Karadzic et Mladic seront ici et je l'espère même bientôt avec l'aide de l'Union européenne», a déclaré Mme Del Ponte à propos des principaux suspects du TPI, les Serbes de Bosnie Radovan Karadzic et Ratko Mladic, inculpés pour génocide en 1995 et en fuite depuis. «Je suis déçue personnellement [...], mais ce n'est pas un échec [...] ni pour moi, ni pour le tribunal, ni pour le bureau du procureur, ni pour l'impunité [...], ce n'est qu'une question de temps», a-t-elle ajouté.
«Cela m'attriste de devoir toujours parler de ceci. [...] Le fait que Ratko Mladic et Radovan Karadzic soient toujours en cavale a entaché notre travail» car «ils sont les plus hauts responsables de crimes commis en Bosnie-Herzégovine, et ce tribunal a été créé pour juger les plus hauts responsables», a-t-elle ajouté.
Ratko Mladic, l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, et Radovan Karadzic, leur ancien chef politique, sont notamment inculpés pour le génocide commis à Srebrenica en juillet 1995, où près de 8000 hommes et garçons musulmans ont été exécutés par l'armée bosno-serbe, l'épisode le plus noir qu'ait connu l'Europe depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale.
La coopération de la Serbie pour livrer les fugitifs «n'a jamais été totale», a estimé Mme Del Ponte. «S'il y avait eu une coopération totale, ils [les fugitifs] seraient ici», a-t-elle dit, regrettant que cette question ne soit «pas une des priorités de l'ordre du jour politique» de la communauté internationale aujourd'hui.
«Je crois que le Conseil de sécurité [de l'ONU] saura prendre la bonne décision afin de ne pas fermer ce tribunal avant que ces deux ne comparaissent devant la justice», a cependant poursuivi Carla Del Ponte.
Il est prévu que le TPI ferme ses portes en 2010 et que toutes les procédures en première instance soient closes avant 2008, mais le procureur et le président du tribunal ont déjà demandé au Conseil de sécurité à plusieurs reprises, la dernière fois en début de semaine, de repousser ces dates.
Carla Del Ponte, 60 ans, connue pour son franc-parler et son infatigable traque des plus importants criminels de guerre impliqués dans les conflits ayant déchiré l'ex-Yougoslavie dans les années 90, quitte son poste à la fin de l'année après plus de huit ans au TPI. Elle a été nommée ambassadrice de la Suisse à Buenos Aires.
Le magistrat belge Serge Brammertz, 45 ans, qui conduit actuellement la commission indépendante d'enquête sur l'assassinat de l'ancien premier ministre libanais Rafic Hariri, lui succédera pour un mandat de quatre ans.
«Je suis [...] d'avis que Karadzic et Mladic seront ici et je l'espère même bientôt avec l'aide de l'Union européenne», a déclaré Mme Del Ponte à propos des principaux suspects du TPI, les Serbes de Bosnie Radovan Karadzic et Ratko Mladic, inculpés pour génocide en 1995 et en fuite depuis. «Je suis déçue personnellement [...], mais ce n'est pas un échec [...] ni pour moi, ni pour le tribunal, ni pour le bureau du procureur, ni pour l'impunité [...], ce n'est qu'une question de temps», a-t-elle ajouté.
«Cela m'attriste de devoir toujours parler de ceci. [...] Le fait que Ratko Mladic et Radovan Karadzic soient toujours en cavale a entaché notre travail» car «ils sont les plus hauts responsables de crimes commis en Bosnie-Herzégovine, et ce tribunal a été créé pour juger les plus hauts responsables», a-t-elle ajouté.
Ratko Mladic, l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, et Radovan Karadzic, leur ancien chef politique, sont notamment inculpés pour le génocide commis à Srebrenica en juillet 1995, où près de 8000 hommes et garçons musulmans ont été exécutés par l'armée bosno-serbe, l'épisode le plus noir qu'ait connu l'Europe depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale.
La coopération de la Serbie pour livrer les fugitifs «n'a jamais été totale», a estimé Mme Del Ponte. «S'il y avait eu une coopération totale, ils [les fugitifs] seraient ici», a-t-elle dit, regrettant que cette question ne soit «pas une des priorités de l'ordre du jour politique» de la communauté internationale aujourd'hui.
«Je crois que le Conseil de sécurité [de l'ONU] saura prendre la bonne décision afin de ne pas fermer ce tribunal avant que ces deux ne comparaissent devant la justice», a cependant poursuivi Carla Del Ponte.
Il est prévu que le TPI ferme ses portes en 2010 et que toutes les procédures en première instance soient closes avant 2008, mais le procureur et le président du tribunal ont déjà demandé au Conseil de sécurité à plusieurs reprises, la dernière fois en début de semaine, de repousser ces dates.
Carla Del Ponte, 60 ans, connue pour son franc-parler et son infatigable traque des plus importants criminels de guerre impliqués dans les conflits ayant déchiré l'ex-Yougoslavie dans les années 90, quitte son poste à la fin de l'année après plus de huit ans au TPI. Elle a été nommée ambassadrice de la Suisse à Buenos Aires.
Le magistrat belge Serge Brammertz, 45 ans, qui conduit actuellement la commission indépendante d'enquête sur l'assassinat de l'ancien premier ministre libanais Rafic Hariri, lui succédera pour un mandat de quatre ans.
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