Mulroney comparaîtra avec femme et enfants
Ottawa — Témoin clé du Comité de l'éthique, l'homme d'affaires Karlheinz Schreiber a continué, hier, de s'en prendre à Brian Mulroney, tendant des perches aux députés qui ont déjà les yeux tournés vers leur prochain témoin, l'ex-premier ministre lui-même.
M. Mulroney comparaîtra devant le comité demain, pendant quatre heures, pour donner sa version des faits. L'ancien premier ministre sera accompagné, pour l'occasion, de son épouse Mila et de leurs quatre enfants, a confirmé son porte-parole.
L'annonce de la présence de tout le clan Mulroney n'a visiblement pas d'effet sur les partis d'opposition qui semblent accorder autant de crédibilité à l'ancien premier ministre qu'à M. Schreiber.
«Il y a celui qui donne 300 000 $ en espèces, et il y a celui qui reçoit 300 000 $ en espèces, a expliqué le député libéral Robert Thibault. Je ne connais aucune raison légitime pour ce type de transfert, alors je pose des questions sur la crédibilité de tous les individus qui participent à ces transferts.»
Ce montant de 300 000 $, versé en liquide en trois fois, sera sans contredit au centre des questions des députés, demain. M. Mulroney ne nie plus avoir reçu l'argent et admet qu'il s'agit d'une erreur colossale. Le premier versement de 100 000 $ a eu lieu alors que M. Mulroney n'était plus premier ministre mais siégeait encore comme simple député.
Mais le flou persiste sur les raisons qui pont poussé l'homme d'affaires germano-canadien à se montrer si généreux à l'égard de M. Mulroney. L'ancien premier ministre a déclaré par le passé qu'il s'agissait de paiements liés à son travail visant à aider le développement d'une usine de pâtes, puis d'une usine de blindés, connue sous le nom de projet Bear Head. Durant son témoignage, M. Schreiber a affirmé à de nombreuses reprises que l'argent était lié à du travail à venir pour le projet Bear Head.
Les deux hommes donnent aussi des versions différentes du début de toute l'affaire. Dans une déclaration sous serment, M. Schreiber affirme qu'il a rencontré M. Mulroney en juin 1993, alors que ce dernier était encore premier ministre, pour discuter de leur relation d'affaires à venir. M. Mulroney nie cette version.
M. Mulroney comparaîtra devant le comité demain, pendant quatre heures, pour donner sa version des faits. L'ancien premier ministre sera accompagné, pour l'occasion, de son épouse Mila et de leurs quatre enfants, a confirmé son porte-parole.
L'annonce de la présence de tout le clan Mulroney n'a visiblement pas d'effet sur les partis d'opposition qui semblent accorder autant de crédibilité à l'ancien premier ministre qu'à M. Schreiber.
«Il y a celui qui donne 300 000 $ en espèces, et il y a celui qui reçoit 300 000 $ en espèces, a expliqué le député libéral Robert Thibault. Je ne connais aucune raison légitime pour ce type de transfert, alors je pose des questions sur la crédibilité de tous les individus qui participent à ces transferts.»
Ce montant de 300 000 $, versé en liquide en trois fois, sera sans contredit au centre des questions des députés, demain. M. Mulroney ne nie plus avoir reçu l'argent et admet qu'il s'agit d'une erreur colossale. Le premier versement de 100 000 $ a eu lieu alors que M. Mulroney n'était plus premier ministre mais siégeait encore comme simple député.
Mais le flou persiste sur les raisons qui pont poussé l'homme d'affaires germano-canadien à se montrer si généreux à l'égard de M. Mulroney. L'ancien premier ministre a déclaré par le passé qu'il s'agissait de paiements liés à son travail visant à aider le développement d'une usine de pâtes, puis d'une usine de blindés, connue sous le nom de projet Bear Head. Durant son témoignage, M. Schreiber a affirmé à de nombreuses reprises que l'argent était lié à du travail à venir pour le projet Bear Head.
Les deux hommes donnent aussi des versions différentes du début de toute l'affaire. Dans une déclaration sous serment, M. Schreiber affirme qu'il a rencontré M. Mulroney en juin 1993, alors que ce dernier était encore premier ministre, pour discuter de leur relation d'affaires à venir. M. Mulroney nie cette version.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

