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Schreiber associe Mulroney à l'affaire Airbus

6 décembre 2007  Justice
Ottawa — Pendant que le don en liquide versé par Karlheinz Schreiber à Jean Charest déclenchait une tempête à Québec, les volumineux documents déposés par l'homme d'affaires ont commencé à révéler de troublantes contradictions hier à Ottawa. Alors qu'il l'a nié devant les parlementaires mardi, M. Schreiber a déjà établi un lien, dans une lettre signée de sa main ce printemps, entre Brian Mulroney et l'affaire Airbus. Les députés de l'opposition veulent maintenant savoir laquelle des deux versions est la bonne.

Mardi, M. Schreiber a déposé devant le Comité parlementaire sur l'éthique environ 3500 pages tirées de ses archives personnelles. Ces documents, d'une valeur douteuse pour la plupart, contenaient une lettre qui a attiré l'attention d'à peu près tout le monde. En mai dernier, M. Schreiber a écrit à l'ex-premier ministre Brian Mulroney en le menaçant de faire des révélations dommageables s'il ne réglait pas une fois pour toutes leur litige. (M. Schreiber tente de récupérer par la voie des tribunaux les 300 000 $, plus intérêts, qu'il a versés à M. Mulroney.)

Dans cette lettre adressée à M. Mulroney, datée du 8 mai 2007, M. Schreiber écrit que «le temps est venu de trouver une fin pacifique et satisfaisante à cette bataille avec moi. Ceci est mon dernier avertissement». M. Schreiber poursuit en précisant qu'il est prêt à révéler «que Fred Doucet m'a demandé de transférer des fonds à votre avocat à Genève (Airbus)». Fred Doucet est un proche conseiller de M. Mulroney.

M. Schreiber ne précise pas ce que signifie cette référence à Airbus. Mardi, en comité parlementaire, il a déclaré qu'il n'avait jamais versé d'argent à M. Mulroney pour le remercier de l'achat par Air Canada, en 1988, de 34 appareils Airbus, ce qui aurait constitué une sorte de pot-de-vin. Il avait par contre déclaré: «la première fois que j'ai entendu que M. Mulroney aurait pu être impliqué, c'est lorsque Fred Doucet m'a demandé [...] que l'argent soit transféré à un cabinet d'avocats de Genève». M. Schreiber est attendu ce matin pour sa troisième comparution devant le comité parlementaire sur l'éthique.

Dans cette lettre, M. Schreiber menace également de révéler que M. Mulroney a «reçu des paiements de GCI, Frank Moores, Fred Doucet, Gary Ouellet». GCI, une firme de lobbying dirigée par M. Moores, a touché des commissions secrètes lors de la vente d'équipements militaires au Canada, notamment plus de 1 million de dollars pour 12 hélicoptères MBB achetés par la Garde côtière.

Les partis d'opposition, un peu éteints par le peu de révélations compromettantes tirées de M. Schreiber mardi, ont semblé ranimés par cette lettre hier. «Ou alors cette lettre dit la vérité, et c'est très, très grave, ou alors c'est faux, et M. Schreiber invente des choses pour rester au Canada, a résumé le chef libéral Stéphane Dion. Il faut une enquête publique pour savoir si c'est vrai ou si c'est faux.»

Hormis la fameuse lettre du 8 mai, les documents déposés par M. Schreiber sont de peu d'utilité. On y retrouve principalement des coupures de presse et beaucoup de documentation sur l'obésité infantile. M. Schreiber a pistonné pendant quelque temps une entreprise de pâtes alimentaires, dont il présentait les pâtes comme une arme contre l'obésité. Si on retrouve par ailleurs un volumineux dossier envoyé à l'actuel premier ministre Stephen Harper, il n'y a de preuve nulle part que le premier ministre l'ait lu, si ce n'est un accusé de réception standard.

Défoulement contre Charest

À Québec, lors de la période de questions, les partis d'opposition s'en sont vivement pris au premier ministre Charest au sujet de la contribution que Karlheinz Schreiber a faite à sa campagne au leadership du Parti progressiste-conservateur en 1993.

L'ADQ a réclamé que Jean Charest imite Brian Mulroney et demande à être entendu par la Commission d'enquête fédérale qui traitera du cas. «Est-ce que, lui, aujourd'hui, peut se lever à l'Assemblée nationale et nous dire qu'il demande à être entendu pour aller clarifier ces faits-là? Ça a toujours été son rêve d'aller à Ottawa, il aurait une occasion d'y aller pour quelque chose», a lancé, ironique, le chef adéquiste Mario Dumont.

M. Charest a évité la question et rappelé que la contribution de M. Schreiber était conforme aux lois et pratiques de l'époque — la loi électorale fédérale n'obligeait pas alors les partis politiques à faire rapport sur leurs campagnes à la chefferie. Du reste, M. Charest a répété qu'il ne se souvenait pas où et quand il avait croisé le lobbyiste germano-canadien.

Mais l'opposition a insisté, n'hésitant pas à salir tout le monde sur son passage. Le leader parlementaire de l'opposition, l'adéquiste Sébastien Proulx, a réclamé que M. Charest donne «la liste des donateurs de l'époque, noms et dons, pour qu'on puisse dissiper tous les doutes et savoir vraiment ce qu'il en est sur la contradiction entre lui et M. Schreiber, qui était sous serment».

M. Charest a parlé d'une somme «de l'ordre de 10 000 $», M. Schreiber d'une somme de 30 000 $, et des journalistes avaient rapporté en 2001 une somme de 13 000 $. M. Proulx a mis l'accent sur cet écart. «Ce qui est clair, c'est qu'il y a 20 000 $ qui ne sont pas allés dans sa campagne [à la direction du Parti progressiste-conservateur]. Est-ce qu'il y a quelqu'un dans votre entourage, M. le premier ministre, qui a fait une déclaration d'impôt pour ces 20 000 $?»

Jean Charest a répondu que c'était au PC à Ottawa de produire ces documents. Il a plus tard ajouté que, ayant perdu la course à la chefferie il y a 15 ans, personne dans son entourage n'avait conservé de documents. Le Parti conservateur ne les a pas conservés non plus, la loi n'obligeant de garder des archives que sept ans, a confirmé au Devoir le porte-parole Ryan Sparrow.

Le député adéquiste de La Peltrie, Éric Caire, a rappelé qu'en 1993 le président de la campagne de financement de M. Charest, George McLaren, a été nommé délégué général du Québec à Londres. «Est-ce que le premier ministre pourrait demander à M. McLaren où sont passés les 20 000 $ qui manquent?»

Le député adéquiste, virulent, a ajouté qu'à «chaque fois qu'il y a un scandale à Ottawa, qu'il soit conservateur ou libéral», le nom du premier ministre «n'est jamais très loin». M. Charest a dénoncé ces insinuations. «L'ADQ vient faire un amalgame avec Gomery alors que ça ne me concerne pas du tout...» Le premier ministre estime que l'opposition a entretenu une confusion malsaine entre «une contribution personnelle [et] une contribution à une campagne».

Il semble que l'histoire ne se terminera pas de sitôt. Sébastien Proulx a promis hier de revenir sur le sujet dans les prochaines jours. «Il est premier ministre du Québec, ce n'est pas commun qu'un homme comme lui qui occupe de telles fonctions reçoive ce type de petites coupures.» À la question: «est-ce que l'opposition majoritaire a des moyens parlementaires pour contraindre le premier ministre à s'expliquer?», M. Proulx a répondu que «tout est sur la table».

***

Avec la collaboration d'Isabelle Porter






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  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 6 décembre 2007 07h33
    Intéressant témoin un peu dangereux pour nos politiciens
    « La note de M. Schreiber expliquerait mieux les 300 milles dollars qu'il aurait versé en argent. Quand aux 30 milles dollars qui seraient devenus 10 milles dans la campagne de M. Charest, c'est comme le contraire de la multiplication de pains dans l'Évangile. »

  • rodolphe bourgeoys
    Inscrit
    jeudi 6 décembre 2007 07h58
    Les hiènes
    « On dit souvent que le citoyen moyen est de plus en plus cynique envers la politique. Le genre d'attaque au sujet de laquelle je viens de lire suggère pourquoi.

    Très franchement, c'est un ramassie d'amalgames et d'accusations arbitraires qui se ramène à "Prouvez votre innocence !". En caricaturant un peu, on obtient "Eh, je pensais à cela, vous n'avez pas prouvé que votre grand-père ne vendait pas d'informations aux Nazi !" On peut très bien y voir à l'oeuvre l'opportunisme infantile qui mine la crédibilité de la politique.

    Je ne veux pas dire que l'opposition ne doit pas effectuer un travail de chien de garde. Cependant, je crois que l'opposition devrait accumuler les informations et les vérifier et attaquer seulement s'ils trouvent quelque chose qui tienne la route. »

  • Pierre Des
    Inscrit
    jeudi 6 décembre 2007 09h44
    Schreiber: Extorsion
    « La lettre du mois de mai envoyée à Mulroney par Schreiber s'apparente à une extorsion pour libelle. On ne peut menacer quelqu'un de faire publier une affirmation diffamatoire pour l'amener à verser de l'argent à l'auteur de cette menace. Schreiber peut faire cette affirmation dans le corps de son action civile, et s'exposer à une poursuite civile pour diffamation le cas échéant, mais ne peut "menacer" de le faire sans s'exposer à une poursuite criminelle. (art. 302 (1) a) C.cr.) »

  • Jean-François Couture
    Inscrit
    jeudi 6 décembre 2007 09h59
    La poudre aux yeux / Merci Mindfuck Inc !
    « Business as usual indeed !

    Remarquez que c'est Marc Lalonde qui a payé le $400,000 qui manquait à Schreiber pour le sortir de prison ;)
    http://www.canadaeast.com/front/article/126430

    Qui se ressemble...

    Ce qu'il faut souligner c'est que Schreiber illustre parfaitement comment fonctionne nos représentants... à coup d'enveloppes brunes !

    "Seuls les plus petits secrets ont besoin d'être protégés. Les plus gros sont gardés par l'incrédulité publique." - Marshall McLuhan

    Le même mindfuck est systématiquement appliqué à une myriade de sujets. Que ce soit la conspiration de silence autour du 9-11 (SVP lire Éric Laurent avant de me lapider ;) , les Zionistes (SVP me dénoncer à l'indépendant Lieberman ;) ou que les religions soient exemptes de taxes (SVP plaignez-vous directement à Dieu ) ou que Blackwater est sur le payroll du gouvernement canadien (ask Harpeur or Dion for fun...aaah, forget it !), j'en passe et des meilleurs...

    On nous sert quotidiennement ce que René Lévesque appelait déjà en son temps du "pablum journalistique".

    "A cynical, mercenary, demagogic press will produce in time a people as base as itself": Joseph Pulitzer

    Ricardo Petrella a raison : c'est le narratif au grand complet tel qu'il nous est vendu par Mindfuck Inc. qui est une fraude intellectuelle totale.

    Mais avec 50% de Québécois qui sont analphabètes fonctionnels et que les crédits gouvernementaux pour remédier à la situation sont coupés sans que personne ne crie au scandale et qu'aucun observateur ne relève que nous sommes en face d'un génocide culturel ... Ouate de phoque !

    À voir pour confirmer vos pires cauchemars : http://www.telequebec.tv/sites/mechantcontraste/entrevue.aspx

    Sur ce sujet aussi Mindfuck Inc. est d'un silence des plus explicite !

    Le tout est d'une tristesse incommensurable ! L'insignifiance portée aux nues et la nation québécoise sacrifiée à l'autel de sa propre aliénation... Ouate de phoque !

    Comme pour n'importe quelle enquête criminelle les questions demeurent : À qui profite le crime ? Qui a un motif et qui en a l'opportunité ?

    "Vous êtes pas tannées de mourir bande de caves ? "

    Meanwhile...

    'We are watching a poorly staged rendition of " Wag the Dog" , interpreted for the morbidly stupid and performed by the criminally insane.'" - Jules Carlysle

    Merci Mindfuck Inc ! »

  • Georges Lemieux
    Abonné
    jeudi 6 décembre 2007 11h39
    De la boue
    « Ça commence à être un festival de boue lancée à tort et à travers. Vraiment un spectacle lementable de faire de la politique avec ça. Franchement, le PM du Québec doit-il vriament faire face à cet égout? »

  • Fleurette Riverin
    Abonné
    jeudi 6 décembre 2007 12h23
    Honteuse attitude
    « Le leader parlementaire de L'ADQ de Mario Dumont, Sébastien(ti-cul) Proulx descend bien bas dans ses accusations contre Jean Charest, il ressemble à une hyène enragée ne voulant plus lâcher un os qui n'a même pas de moëlle, os qui provient d'un homme emprisonné pour fraudes, à la moralité plus que douteuse, qui se contredit sans arrêt et qui, pour se rendre intéressant et éviter la déportation vers son pays, essaie de jeter le discrédit sur la classe politique dans son ensemble en tirant dans tous les sens.

    Le don fait à Jean Charest en 1993, fut un don fait en toute légalité et selon la loi du temps, qu'il ait été de 10 000$ ou de 30 000$ ne fait aucune différence, et ce cirque orchestré par l'ADQ à l'Assemblée nationale empêche les députés de s'occuper des vraies affaires et n'est qu'une façon vicieuse pour l'ADQ et son chef de s'attaquer à la probité du PM Charest, d'autant plus que Mario Dumont n'a pas les mains blanches et que sa formation politique s'est rendue coupable de plusieurs illégalités pour lesquelles il dût payer des amendes.

    Cela démontre la panique de l'ADQ face aux sondages et aussi que ce parti n'a rien à proposer sauf d'exceller dans son rôle d'éboueur, et cela nous démontre aussi formellement que cette formation politique n'a rien à offrir aux québécois, sauf sa propension naturelle à fouiller les ordures pour tenter de salir ses adversaires. Le ciel nous préserve que l'ADQ dirige un jour le Québec... à moins qu'on aime se vautrer dans les immondices qu'elle cherche à déterrer! »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 6 décembre 2007 15h33
    @ Fleurette Riverin
    « Mme Fleurette n'a pas la plume dans la poche quand elle écrit des gros mots pour l'ADQ comme : Ti-cul; hyène enragée; rôle d'éboueur; fouiller les ordures; vautrer dans les immondices.

    S'il n'y a rien dans ce 10 ou 30 milles dollars là, on n'est pas dans les immondices et on ne peut donc pas s'y vautrer.

    Mme est choquée choquée choquée ? Mme est violente ? Mme fait une sainte colère ? Mme manque de politesse ? »

  • Fernand Bélair
    Inscrit
    jeudi 6 décembre 2007 17h48
    De la pourriture!
    « Je précise au départ que je ne suis pas un admirateur fidèle de Jean Charest. Par ailleurs, de là à écouter ces propos de l'ADQ! Cette formation (ou association ou action?)politique se révèle en somme une très mauvaise opposition officielle sur les contenus importants, et tout à fait minable ... sur les restes! Tant qu'à faire, le jeune avocat vorace qu'est monsieur Sébastien Proulx devrait tout de suite faire rédiger des accusations formelles par ses collègues de la couronne nord de Montréal qui écrivent déjà de manière pourrie! La forme rejoindrait alors le contenu! »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    jeudi 6 décembre 2007 20h56
    «Les Intouchables»
    « Lorsque le QUÉBÉKISTAN prend et tient l'affichede théâtres qui se vident, c'eest à l'Est, au Centre et à l'Ouest, que l'ON RIGOLE. Le SCANDALE DES COMMANDITES, l'AFFAIRE AIRBUS ET l'HISTOIRE SCHREIBER/MULRONEY, s'échangent leurs relais, dans une course dont la continuité sensationnaliste qu'en assurent les médias, devient rentable pour certains, côté cotes, et lucrative pour d'autres, côté commandites. On risque d'atteindre la cible, celle qui, de toute évidence, consiste à nourrir et à épargner les gros poissons rouges et bleus, les seuls poissons qui, jusqu'à ce jour, se sont tenus aux sommets des eaux troubles, des eaux stagnantes et des eaux mortes de l'AQUARIUM DU POTENTAT de la DOUMA FÉDÉRALE.

    Une honte canadienne à la mesure de la «divination démesurée» de certains québécois omnipotents, de certains statufiés, pourtant sans stature particulière, mais jouissant singulièrement d'une immunité absolue qui tient d'une infaillibilité outrancière ainsi que d'une impunité odieusement aberrante, dignes des dictatures les plus tyranniques. Pire que cette HONTE NATIONALE, reliée aux pourrissements du «système des égouts politiques» nord-américains, on continue à graisser, de façon crasse, des Commissions et des commissionnaires qui historient DES INTOUCHABLES, DOMINATEURS ET AUTOCRATES, cette version malheureuse d'une «Société dont la distinction est en déclin», dont le MISÉRABILISME est une des cultures émergentes et potentiellement dominantes que chérissent certains insolents goujats du de l'arrogance majoritaire et certains impertinents pachas de la suffisance minoritaire. Aux occasions des rebonds et des sursauts ponctuels du «JE ME SOUVIENS» (DE RIEN), les francophones canadiens, principalement regroupés au Québec, mettent et mettront au centre de leurs parle-parle, jase-jase, leur souvenance des nobles avortons de «l'union fédérale» du PLUS MEILLEUR PAYS et de LA PLUS PIRE PROVINCE, leurs souvenirs mémorables de tous les artifices qui ont ponctué la glorieuse béatification et la légendaire glorification de «tits gars» de SHAWINIGAN, de «tits gars» de BAIE-COMEAU et tous les «gros bras» qui les ont commandités et qui pourfendent si cavalièrement toute recherche authentique de vérité crédible ainsi que toute réclame insistante de justice, la même pour tous.

    En dépit des surdités et des aveuglements partisans de gens qui se portent à la défense de la supposée droiture de certains tout croches, j'ai l'inconfortable impression qu'à l'Est, au Centre et à l'Ouest, de l'Atlantique au Pacifique, ON RIGOLE ET ON SE BIDONNE, ON BADINE ET ON GLOUSSE, au sujet des pitreries de grabataires politiques canadiens, bonimenteurs, abuseurs, menteurs et naufrageurs confondus, issus du Québec et qui n'avaient d'appétits que pour le $$$ FOIN $$$, par gros ballots ...

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    dimanche 9 décembre 2007 09h42
    Des Intouchables aux Misérables
    « Lorsque le «QUÉBÉKISTAN» prend et tient l'affiche, à l'Est, au Centre et à l'Ouest, ON RIGOLE. Le SCANDALE DES COMMANDITES, l'AFFAIRE AIRBUS ET l'HISTOIRE SCHREIBER/MULRONEY, s'échangent leurs relais, dans une course dont la continuité sensationnaliste qu'en assurent les médias, devient rentable pour certains, côté cotes, et lucrative pour d'autres, côté commandites. On risque d'atteindre la cible, celle qui, de toute évidence, consiste à nourrir et à épargner les gros poissons rouges et bleus, les seuls poissons qui, jusqu'à ce jour, se sont tenus aux sommets des eaux troubles, des eaux stagnantes et des eaux mortes de l'AQUARIUM DU POTENTAT de la DOUMA FÉDÉRALE.

    Une honte canadienne à la mesure de la «divination démesurée» de certains québécois omnipotents, de certains statufiés, pourtant sans stature particulière, mais jouissant singulièrement d'une immunité absolue qui tient d'une ego-infaillibilité outrancière ainsi que d'une impunité odieusement aberrante, dignes des dictatures les plus tyranniques. Pire que cette HONTE NATIONALE, reliée aux pourrissements du «système des égouts politiques» nord-américains, on continue à graisser, de façon crasse, des Commissions et des commissionnaires qui historient DES INTOUCHABLES, DOMINATEURS ET AUTOCRATES, cette version malheureuse d'une «Société dont la distinction est en déclin», dont le MISÉRABILISME est une des cultures émergentes et potentiellement dominantes que chérissent certains insolents goujats de l'arrogance majoritaire et certains impertinents pachas de la suffisance minoritaire. Aux occasions des rebonds et des sursauts ponctuels du «JE ME SOUVIENS» (DE RIEN), les francophones canadiens, principalement regroupés au Québec, mettent et mettront au centre de leurs parle-parle, jase-jase, leur souvenance des nobles avortons de «l'union fédérale» du PLUS MEILLEUR PAYS et de LA PLUS PIRE PROVINCE, leurs souvenirs mémorables de tous les artifices qui ont ponctué la glorieuse béatification et la légendaire glorification de «tits gars» de SHAWINIGAN, de «tits gars» de BAIE-COMEAU et tous les «gros bras» qui les ont commandités et qui pourfendent si cavalièrement toute recherche authentique de vérité crédible ainsi que toute réclame insistante de justice, la même pour tous.

    En dépit des surdités et des aveuglements partisans de gens qui se portent à la défense de la supposée droiture de certains tout croches, j'ai l'inconfortable impression qu'à l'Est, au Centre et à l'Ouest, de l'Atlantique au Pacifique, ON RIGOLE ET ON SE BIDONNE, ON BADINE ET ON GLOUSSE, au sujet des pitreries de grabataires politiques canadiens, bonimenteurs, abuseurs, menteurs et naufrageurs confondus, ISSUS DU QUÉBEC et qui n'avaient d'appétits que pour le $$$ FOIN $$$, par gros ballots ...

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    lundi 10 décembre 2007 14h43
    «Les Intouchables»
    « Lorsque le QUÉBÉKISTAN prend et tient l'affiche, à l'Est, au Centre et à l'Ouest, ON RIGOLE. Le SCANDALE DES COMMANDITES, l'AFFAIRE AIRBUS ET l'HISTOIRE SCHREIBER/MULRONEY, s'échangent leurs relais, dans une course dont la continuité sensationnaliste qu'en assurent les médias, devient rentable pour certains, côté cotes, et lucrative pour d'autres, côté commandites. On risque d'atteindre la cible, celle qui, de toute évidence, consiste à nourrir et à épargner les gros poissons rouges et bleus, les seuls poissons qui, jusqu'à ce jour, se sont tenus aux sommets des eaux troubles, des eaux stagnantes et des eaux mortes de l'AQUARIUM DU POTENTAT de la DOUMA FÉDÉRATRICE.

    Une honte canadienne à la mesure de la «divination démesurée» de certains québécois omnipotents, de certains statufiés, pourtant sans stature particulière, mais jouissant singulièrement d'une immunité absolue qui tient d'une infaillibilité outrancière ainsi que d'une impunité odieusement aberrante, dignes des dictatures les plus tyranniques et amorales. Pire que cette HONTE NATIONALE, reliée aux pourrissements du «système des égouts politiques» nord-américains, on continue à graisser, de façon crasse, des Commissions et des commissionnaires qui historient DES INTOUCHABLES, DOMINATEURS ET AUTOCRATES, cette version malheureuse d'une «Société dont la distinction est en déclin», dont le MISÉRABILISME est une des cultures émergentes et potentiellement dominantes que chérissent certains insolents goujats de l'arrogance majoritaire et certains impertinents pachas de la suffisance minoritaire. Aux occasions des rebonds et des sursauts ponctuels du «JE ME SOUVIENS» (DE RIEN), les francophones canadiens, principalement regroupés au Québec, mettent et mettront au centre de leurs parle-parle, jase-jase, leur souvenance des nobles avortons de «l'union fédérale» du PLUS MEILLEUR PAYS et de LA PLUS PIRE PROVINCE, leurs souvenirs mémorables de tous les artifices qui ont ponctué la glorieuse béatification et la légendaire glorification de «tits gars» de SHAWINIGAN, de «tits gars» de BAIE-COMEAU et tous les «gros bras» qui les ont commandités et qui pourfendent si cavalièrement toute recherche authentique de vérité crédible ainsi que toute réclame insistante de justice, la même pour tous.

    En dépit des surdités et des aveuglements partisans de gens qui se portent à la défense de la supposée droiture de certains tout croches, j'ai l'inconfortable impression qu'à l'Est, qu'au Centre et qu'à l'Ouest, de l'Atlantique au Pacifique, ON RIGOLE ET ON SE BIDONNE, ON BADINE ET ON GLOUSSE, au sujet des pitreries de grabataires politiques canadiens, bonimenteurs, abuseurs, menteurs et naufrageurs confondus, issus du Québec et qui n'avaient d'appétits que pour du $$$ FOIN $$$,par gros ballots ...

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