Lettres: Mulroney doit rembourser
Le lobbyiste Karlheinz Schreiber prétend qu'il avait d'abord prévu verser 500 000 $ au conservateur Brian Mulroney, mais comme ce dernier ne lui aurait rendu aucun service, il ne lui en aurait en fin de compte versé que 300 000 $.
Le premier aurait été en quelque sorte floué par le second. Si Mulroney n'a effectivement rien fait pour «mériter» les commissions de Schreiber et regrette sincèrement les trois erreurs «colossales» de 100 000 $ chacune, qu'attend-il pour rembourser le tout? Tant que cet argent ne sera pas rendu, il sera malaisé de pardonner à l'ancien premier ministre, en qui ses électeurs avaient placé toute leur confiance.
Mais si Mulroney soutient au contraire qu'il a travaillé pour mériter cet argent, il devrait à ce moment prendre sur lui de le remettre à Ottawa, car il est inadmissible pour un député (il l'était encore au moment de l'accord avec Schreiber) d'utiliser sa position privilégiée pour servir des intérêts privés. Cette remise serait considérée comme un remboursement partiel de l'indemnité de 2,1 millions que le gouvernement libéral de Jean Chrétien lui a malheureusement versée pour mettre fin à la poursuite de Mulroney à son encontre, ce qu'il n'aurait pas fait s'il avait su ce qu'on sait aujourd'hui. Mulroney avait alors juré qu'il n'avait jamais fait affaire avec Schreiber, et notre perspicace «police montée» (comme l'appelle Jean Chrétien), notre Rantanplan national, n'était pas en mesure de le contredire.
Le premier aurait été en quelque sorte floué par le second. Si Mulroney n'a effectivement rien fait pour «mériter» les commissions de Schreiber et regrette sincèrement les trois erreurs «colossales» de 100 000 $ chacune, qu'attend-il pour rembourser le tout? Tant que cet argent ne sera pas rendu, il sera malaisé de pardonner à l'ancien premier ministre, en qui ses électeurs avaient placé toute leur confiance.
Mais si Mulroney soutient au contraire qu'il a travaillé pour mériter cet argent, il devrait à ce moment prendre sur lui de le remettre à Ottawa, car il est inadmissible pour un député (il l'était encore au moment de l'accord avec Schreiber) d'utiliser sa position privilégiée pour servir des intérêts privés. Cette remise serait considérée comme un remboursement partiel de l'indemnité de 2,1 millions que le gouvernement libéral de Jean Chrétien lui a malheureusement versée pour mettre fin à la poursuite de Mulroney à son encontre, ce qu'il n'aurait pas fait s'il avait su ce qu'on sait aujourd'hui. Mulroney avait alors juré qu'il n'avait jamais fait affaire avec Schreiber, et notre perspicace «police montée» (comme l'appelle Jean Chrétien), notre Rantanplan national, n'était pas en mesure de le contredire.
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