Lettres: Quoi faire avec les délinquants sexuels?
L'ADQ veut consulter la population pour savoir quoi faire avec les agresseurs sexuels et les libéraux veulent leur construire une prison! Comment ces deux partis peuvent-ils ignorer que, depuis 2001, le gouvernement dispose d'Orientations gouvernementales en matière d'agression sexuelle?
Que ces Orientations ont fait l'objet d'un premier plan d'action 2001-2006 et qu'un comité interministériel travaille présentement sur un deuxième plan d'action, de concert avec un comité conseil? Dans ce contexte, quelle est l'utilité d'une consultation? Pourquoi parler de construire une prison alors que les Orientations gouvernementales ont une toute autre analyse et ne vont absolument pas en ce sens? Quel gaspillage de temps, d'argent et de salive!
Pendant ce temps, des enfants se font agresser. Comment ignorer que la meilleure façon de contrer les agressions sexuelles, c'est de les prévenir en outillant les enfants et les adultes pour les reconnaître, y faire face et savoir où trouver de l'aide? C'est pourtant assez simple, et les organismes Espace du Québec y travaillent avec succès depuis 1985.
Il est aussi reconnu qu'un dollar investi en prévention peut en faire épargner de trois à sept plus tard. Alors, comment expliquer que, vingt ans plus tard, après avoir sensibilisé plus de 285 000 enfants et 83 000 adultes, il est toujours difficile de percer certains milieux ou encore d'obtenir le financement nécessaire pour le faire? Au Québec, nous avons pourtant des Orientations gouvernementales en matière d'agression sexuelle et nous avons des outils qui pourraient faire la différence. Encore faudrait-il que nos politiciens en tiennent compte et aient la volonté politique de les mettre en application concrètement!
Que ces Orientations ont fait l'objet d'un premier plan d'action 2001-2006 et qu'un comité interministériel travaille présentement sur un deuxième plan d'action, de concert avec un comité conseil? Dans ce contexte, quelle est l'utilité d'une consultation? Pourquoi parler de construire une prison alors que les Orientations gouvernementales ont une toute autre analyse et ne vont absolument pas en ce sens? Quel gaspillage de temps, d'argent et de salive!
Pendant ce temps, des enfants se font agresser. Comment ignorer que la meilleure façon de contrer les agressions sexuelles, c'est de les prévenir en outillant les enfants et les adultes pour les reconnaître, y faire face et savoir où trouver de l'aide? C'est pourtant assez simple, et les organismes Espace du Québec y travaillent avec succès depuis 1985.
Il est aussi reconnu qu'un dollar investi en prévention peut en faire épargner de trois à sept plus tard. Alors, comment expliquer que, vingt ans plus tard, après avoir sensibilisé plus de 285 000 enfants et 83 000 adultes, il est toujours difficile de percer certains milieux ou encore d'obtenir le financement nécessaire pour le faire? Au Québec, nous avons pourtant des Orientations gouvernementales en matière d'agression sexuelle et nous avons des outils qui pourraient faire la différence. Encore faudrait-il que nos politiciens en tiennent compte et aient la volonté politique de les mettre en application concrètement!
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