Lettres: Un argument de plus contre la peine de mort
Quarante-huit ans après sa condamnation à mort pour le meurtre d'une adolescente, Steven Truscott est enfin acquitté par la Cour d'appel de l'Ontario. En 1959, Steven Truscott n'avait que 14 ans lorsqu'il a été condamné. Il a passé quatre mois dans le corridor de la mort avant de voir la sentence commuée en prison à vie.
Les partisans de la peine de mort, toujours étonnamment nombreux dans les sondages, devront mettre ça dans leur pipe. Prenez, par exemple, le cas de Stéphane Gendron, maire de Huntingdon. Lui qui doit sa notoriété à la lutte contre la délinquance juvénile, qu'il a menée sans nuances dans sa ville, et qui s'est jadis prononcé en faveur de la peine de mort en tirera peut-être une nouvelle sagesse.
Au Canada, rappelons les cas les plus célèbres d'erreurs judiciaires: les Franco-Ontariens Romeo Phillion (31 ans de prison) et Guy Paul Morin (10 ans de prison), tout comme les autochtones David Milgaard (23 ans de prison) et Donald Marshall (11 ans de prison). L'origine ethnique de ces personnes attire l'attention. Plus un crime est sordide, plus la police subit la pression du public pour trouver un coupable. Et si un accusé est membre d'une minorité, ça arrange tout le monde en confortant les préjugés. Pour s'en convaincre, on n'a qu'à constater le nombre disproportionné de Noirs dans les prisons américaines et d'autochtones dans celles de l'Ouest canadien. Le cas de Steven Truscott offre un éclairage de plus sur cette pratique barbare, toujours en vigueur aux États-Unis, qu'est la peine de mort.
Les partisans de la peine de mort, toujours étonnamment nombreux dans les sondages, devront mettre ça dans leur pipe. Prenez, par exemple, le cas de Stéphane Gendron, maire de Huntingdon. Lui qui doit sa notoriété à la lutte contre la délinquance juvénile, qu'il a menée sans nuances dans sa ville, et qui s'est jadis prononcé en faveur de la peine de mort en tirera peut-être une nouvelle sagesse.
Au Canada, rappelons les cas les plus célèbres d'erreurs judiciaires: les Franco-Ontariens Romeo Phillion (31 ans de prison) et Guy Paul Morin (10 ans de prison), tout comme les autochtones David Milgaard (23 ans de prison) et Donald Marshall (11 ans de prison). L'origine ethnique de ces personnes attire l'attention. Plus un crime est sordide, plus la police subit la pression du public pour trouver un coupable. Et si un accusé est membre d'une minorité, ça arrange tout le monde en confortant les préjugés. Pour s'en convaincre, on n'a qu'à constater le nombre disproportionné de Noirs dans les prisons américaines et d'autochtones dans celles de l'Ouest canadien. Le cas de Steven Truscott offre un éclairage de plus sur cette pratique barbare, toujours en vigueur aux États-Unis, qu'est la peine de mort.
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