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Des militants anti-Rabaska muselés

Ils ont accepté un règlement hors cour, faute de moyens

Guillaume Bourgault-Côté   31 juillet 2007  Justice
Contraints d'abandonner une poursuite entreprise contre les promoteurs du projet Rabaska, parce que les frais judiciaires étaient devenus trop élevés, 93 citoyens de la Rive-Sud de Québec ont aussi dû renoncer, dans le règlement hors cour, à leur droit de contester la légalité du projet sur le plan du zonage. Ils ont évité en échange de payer les frais de désistement habituels.

«C'est clairement une forme de bâillon», dénonce André Bélisle, président de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA). Son organisme n'était pas partie prenante au recours en cause, mais il soutient la lutte des opposants au controversé projet de port méthanier. «Le message qu'envoie le règlement hors cour, c'est qu'on incite les gens à se taire, sans quoi il y aura des pénalités. Ce n'est pas une poursuite-bâillon, mais c'est le même esprit.»

La semaine dernière, un communiqué a été émis conjointement par Rabaska et des représentants des 93 citoyens concernés, dont le porte-parole de la Coalition Rabat-Joie, Yves Saint-Laurent, et le président de l'Association pour la protection de l'environnement de Lévis, Jacques Levasseur. Ces derniers avaient entrepris, le 13 septembre 2006, des procédures en Cour supérieure contre Rabaska et la Ville de Lévis, alléguant que le projet de port allait à l'encontre du règlement de zonage 234 de la Ville de Lévis.

Or, le communiqué indique que, après «analyse de la situation, les demandeurs ont jugé opportun de se désister de leurs procédures». Il précise ensuite que «les demandeurs se sont aussi engagés à ne pas, directement ou indirectement, évoquer ou soulever publiquement, de quelque façon ou en quelque circonstance, y compris à l'intention des médias, la question de la conformité du projet Rabaska aux règlements municipaux».

Mais, selon ce qu'ont affirmé hier des sources proches des citoyens concernés, la réalité n'est pas tout à fait ce que laisse présumer le communiqué émis la semaine dernière. «C'est vrai que le contexte n'est pas exactement le même qu'en septembre, indique ainsi Gaston Cadrin, du Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au milieu (GIRAM). Mais, avant toutes choses, ce sont des raisons de nature financière qui paraissent avoir influencé la décision des citoyens. Ce n'est pas du tout ce que dit le communiqué de Rabaska, ni ce que son porte-parole a déclaré aux journaux» (celui-ci parlait plutôt de «solidité de la preuve soumise en cour qui a amené les opposants à retirer» leurs billes).

Dans un texte envoyé hier à quelques médias, M. Cadrin écrit prudemment que, «s'ils doivent renoncer au jugement attendu, c'est probablement parce que [les citoyens] n'ont pas les moyens financiers du promoteur». Il dénonce cette inégalité des moyens et demande au gouvernement «d'instaurer un fonds d'aide juridique à l'intention des groupes de citoyens désireux de défendre leur qualité de vie actuelle ou future».

L'idée d'un fonds spécial d'accès à la justice est mentionnée par le professeur Roderick Macdonald dans son rapport sur les poursuites-bâillons (SLAPP, en anglais), remis récemment au ministre de la Justice. Québec doit étudier ce dossier à l'automne.

Coffres vides

Et pourquoi les citoyens ont-il signé volontairement un règlement hors cour qui les muselle de facto? C'est que, durant le procès intenté par les 93 citoyens contre Rabaska, la crédibilité d'un des experts appelés en cour a été remise en question par la partie défenderesse. Le simple processus pour finalement faire reconnaître cet expert a pris du temps... et coûté beaucoup d'argent. Avant même d'arriver au coeur du litige, les coffres du groupe demandeur se sont donc trouvés vides, même si une somme de 32 000 $ avait été recueillie pour permettre le recours.

Les citoyens n'ont alors eu d'autre choix que de cesser la poursuite. Généralement, celui qui fait avorter un procès doit acquitter des frais de désistement (quelque 50 000 $ ici): or, dans ce cas, Rabaska aurait échangé le paiement de ces frais contre le mutisme des citoyens, à sec financièrement. «En clair, la condition fixée par Rabaska pour ne pas exiger de frais de désistement de la part des requérants est de les réduire au silence sur la question du zonage dans le débat public actuel», écrit Gaston Cadrin.

Selon le numéro du 28 juillet de l'hebdomadaire lévisien Le Peuple, le porte-parole de Rabaska, Simon Poitras, aurait indiqué que «cette clause où les demandeurs s'engagent à ne pas évoquer la question de la conformité [du règlement] est en quelque sorte la monnaie d'échange pour que Rabaska abandonne quelques demandes de recouvrement de frais engagés dans cette affaire.»

Au téléphone, M. Cadrin déplore que le règlement hors cour signifie «que les citoyens ne pourront plus traiter d'une question qui les concerne au premier plan, et cela pour des raisons financières».

Le projet de Rabaska a récemment été approuvé par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). Le gouvernement n'a toutefois pas encore donné son feu vert. La ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP), Line Beauchamp, doit rencontrer dans les prochains jours les opposants au projet.

Il y a quelques mois, le Port de Québec avait tenté d'imposer une injonction-bâillon à toute personne voulant «faire des commentaires» sur les impacts potentiellement négatifs du projet Rabaska, ce qui a été refusé par la Cour supérieure.
 
 
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  • l poisson - Inscrite
    31 juillet 2007 02 h 03
    Le Prix de la Justice du Québec ? Une médaille
    "S'il est une vertu sur laquelle nos ancêtres ont fondé la collectivité québécoise, c'est bien celle de la justice. Si elle a figuré et figure toujours parmi nos priorités, si elle a été et reste
    toujours au coeur de nos préoccupations, c'est qu'elle est essentielle à la cohésion de notre société et qu'elle est le fondement de notre démocratie.

    Nous savons tous que l'administration de la justice n'est pas un domaine où seuls les moyens techniques et financiers suffisent, bien qu'ils lui soient foncièrement nécessaires. Pour que la justice puisse réussir dans sa mission et relever les défis qui lui sont lancés, toutes les volontés doivent converger vers un seul et même but : faire de notre système de justice un milieu qui n'a d'autres fins que de servir le droit et de sauvegarder les intérêts des justiciables.

    En ce XXIe siècle, nous devons tous, plus que jamais, renforcer notre attachement aux valeurs fondamentales de la justice que sont la qualité, l'accessibilité et l'universalité."

    ( Extrait du portail du gouvernement du Québec relativement au "Prix de la Justice du Québec". À gagner, une belle médaille...et peut-être des indulgences plémières)

    Est-ce que Mme Beauchamp et son ministère ne pourraient pas présenter de nouveau le dossier au tribunal afin de sauvegarder une apparence de justice de qualité, accessible et universelle ? Et faire taire M. Jean de la Fontaine pour éviter une désaffection populaire à grande échelle.

    Cette attitude serait hautement préférable à celle adoptée par son collègue M. Béchard face aux pétrolières avant les vacances de la construction. Même une décision strictement déclaratoire satisferait les 93 citoyens rongeant leur frein parce qu'ils ont manqué... de gaz.
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  • Pierre Ferron - Inscrit
    31 juillet 2007 02 h 23
    On incite aussi les Trifluviens à se taire
    Fin de semaine dernière, un représentant d'un comité de citoyens qui s'opposent à la coupe abusive d'arbres près d'une bande riveraine de la Saint-Maurice a du faire amende honorable en tempérant les propos pourtant bien fondés qu'il avait émis contre ce projet de plus de 100 000 $.
    Pierre Ferron, Trois-Rivières
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  • martin grenier - Inscrit
    31 juillet 2007 07 h 12
    l'éléphan qui ecrase
    Demander donc aux promoteur de se batir une maison pres du projès de rabaska grenier.martin@videotron.ca
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  • Robert Henri - Inscrit
    31 juillet 2007 07 h 45
    Rabaska vient de donner la preuve que ce sont des bandits antidémocratiques
    Ces gens avec leur dangereux projet viennent de prouver leur mauvaise foi. Si le projet Rabaska était une si belle et bonne chose, ils n'auraient aucunement peur de ce qu'on peut en dire et seraient prêts à en débattre. Ce qui, de toute évidence n'est pas le cas. L'argent est leur seul et unique but. Merde pour le reste. Notre devoir citoyen, maintenant, est de tous et toutes ensemble nous y opposer et en même temps affirmer "Nous sommes maitres chez nous" et nous avons le droit de décider si nous préférons notre environnement ou que ces bandits fassent de l'argent sur notre dos. Levons nous! Faisons ce que nous avons à faire. Non à Rabaska.
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  • Wabush - Abonnée
    31 juillet 2007 07 h 50
    Le dieu Argent
    Encore David contre Goliath... Le Québec va finir par être la risée du monde entier sur le plan environnemental avec le projet Rabaska érigé en face de Québec, ville du « patrimoine mondial » (pas pour longtemps maintenant) et en face de l'Île d'Orléans, « berceau de l'Amérique ». Et ça dort au gaz (méthanier), autant dans la population inculte et illétrée qu'au gouvernement sans imagination en manque de projets. Pour une poignée de dollars on va détruire ce magnifique décor et mettre en danger la santé du fleuve et de toute la population environnante. Les Américains et les Français ne se laiserait pas faire comme nous. On est une belle gang d'épais... collectivement...

    Sylvie Brousseau, Saint-Jean, Île d'Orléans
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  • Roland Berger - Abonné
    31 juillet 2007 08 h 52
    Le cul ou l'argent
    Que ceux qui pensent et répètent que le cul mène le monde aillent se faire voir. C'est bien l'argent qui mène le monde, bien appuyé par des politiciens qui, disent-ils, voient grand.
    Même la justice à deux vitesses est dépassée.
    Roland Berger
    London, Ontario
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  • Pierre Lanouette - Inscrit
    31 juillet 2007 09 h 23
    Au plus fort la poche.
    C est absolument scandaleux de voir ca, a l heure ou certain se plaise a dire qu un travail se fait pour contrer la polution, l effet de serre, nos gouvernements eux sont presque toujours de meche avec les grosses poches et magouille par en arriere afin d aider ceux-ci dans leur quête suprême aux veau d'or.
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  • Jean-François Morin - Inscrit
    31 juillet 2007 10 h 02
    S'opposer pourquoi donc???
    Les opposants s'y prennent très mal dans cette affaire. Ils ont mit l'accent sur certains aspects du projet qui ne touchent pas vraiment les gens du milieu. Le règlement de zonage est un de ceux là. Franchement, qui peut se sentir interpellé par une poursuite pour faire appliquer le règlement d'une municipalité voisine conçu spécifiquement pour interdire Rabasqua hors des limites de sa ville??? Avec des pirouettes semblables, pas étonnant que l'opinion publique de la région de Québec soit encore majoritairement favorable au projet. Leur principal argument, la cause environnementale, est dillué dans ce charabia non-stratégique d'un militantisme du genre "on essaye tout". Mias bon... bonne chance quand même.
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  • Jean-François Couture - Inscrit
    31 juillet 2007 10 h 10
    Quoi de neuf Docteur Corpo ?
    La corporatisation de nos institutions, y compris les rouages de "La Justice" via le coût exorbitant de l'accès à une défense appropriée n'est qu'un autre exemple de la perte de contrôle du citoyen sur sa réalité politique... et dire que la propagande médiatique insiste pour appeler ce grand mouvement d'aliénation sociale de la "privatisation". Les SLAPP sont le pendant ouvertement répressif de ces politiques.

    Une chance que l'on peut se rabattre sur le showbizz, le sport et ce que René Lévesque appelait déjà dans son temps le pablum journalistique pour nous faire oublier combien insignifiant nous sommes aux yeux de nos maîtres... Merci Mindfuck Inc. !

    "La dictature, c'est "ferme ta gueule" ; la démocratie, c'est "cause toujours" - Jean-Louis Barrault
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  • Jean-Philippe Baillargeon - Abonné
    31 juillet 2007 10 h 48
    Pour transformer une opinion en simple commentaire... Comment taire?
    On n'apprend pas ici, au Québec, à dialoguer, à débattre, c'est pourquoi les gens ont une voix discordante sont pris pour des chiâleux.

    Ce qu'on réussit bien mieux ici, c'est la polarisation, l'opposition: Pour ou Contre
    - le fédéralisme
    - la souveraineté
    - la croissance économique
    - l'environnement
    - la paix sociale
    - le conservatisme

    C'est pourquoi dans les rencontres familiales, on évite les discussions qui causerait des remous autour de sujets tels que les élections, la situation économique des uns et des autres, les objectifs communs et les façons de s'y rendre.

    On a de belles valeurs dans les sondages, on est pacifistes, on souhaite le retrait des troupes canadiennes en Afghanistant plus que les autres provinces, on a des positions pro-environnementales, mais pourquoi quand il s'agit de passer de la voix au geste on se trouve face à une autre réalité?

    On n'accepte pas la divergeance d'opinion, ça met en périle les relations. Si je me prononce en faveur d'un renouveau du syndicalisme, de l'agriculture, de l'intégration des valeurs environementales (voire écologistes) dans la vie de tous les jours... si j'exprime une quelconque pensée divergeante des gens qui m'entourent et qui m'apprécient, je risque qu'on m'apprécie moins parce que je me différencie du groupe. Je risque de devenir responsable d'un malaise menant à mon isolement. Alors je me tais. Et si moi je me tais, tais-toi donc! Préserve ta relation avec les autres au lieu de la mettre en péril avec des idées divergeantes! Garde ça pour tes groupes d'affinités, les gens à qui tu ressembles et que tu ne déranges pas avec tes mots!

    On a tellement peu de chose qui nous relie entre nous, faisons en sorte d'être semblables et unanimes autour de consensus... mais bordel! D'où vient donc cette culture du mépris de soi et des autres.

    Si le Québec a réussit une certaine laïcisation, si on a admis que l'éducation amènerait les francophones à être autre chose que des bras, si on a commencer, dans les années 1970, à questionner un mode de production qui devient nuisible à la santé humaine par la pollution de l'eau... il me semble que c'est en discutant de tout ça, en remettant en question des principes, non?

    Maintenant qu'on n'est plus capable de discuter et de débattre pour s'unir à nouveau autour de projets communs, on doit avoir les moyens de se payer l'accès à la justice. Soit, on se regroupe parmi nos semblables. Mais, si on a le maleur d'avoir un poids économique plus faible par l'avoir qu'on trouve dans nos poches, si notre vision se porte trop loin dans l'univers des profits immédiats des actionnaires qui ont le clic facile... SLAPP!

    Le développement durable, s'il est un jour reconnu dans sa totalité devra permettre à tous d'y participer.

    Notre culture en sera par le fait même grandie. C'est juste plate qu'on commence à l'envers, des projets de société vers la famille!!!
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  • Zach Gebello - Inscrit
    31 juillet 2007 10 h 55
    NON à la vente d'Alcan!
    <b><i>"Je demande donc au ministre fédéral de l'Industrie et au gouvernement fédéral d'appliquer les règles de la Loi sur Investissements Canada relative aux acquisitions étrangères, parce qu'il est loin d'être démontré qu'une telle acquisition sera à « l'avantage net du Canada », et qu'au contraire, tout indique que cette prise de contrôle étrangère aura des conséquences nettes négatives pour le Canada.

    Je demande aussi au ministre du développement du Québec, responsable du ministère de l'Industrie, et au Gouvernement du Québec de s'opposer officiellement à cette acquisition étrangère auprès du Gouvernement canadien, en vertu du processus obligatoire de consultation des provinces dans le cadre de la Loi sur Investissements Canada, parce qu'elle constitue un transfert abusif de la rente économique sur les ressources hydroélectriques du Québec à des intérêts privés, dont plusieurs sont étrangers."</i></b>

    Le lundi 30 juillet, 2007

    <b>Il Faut S'Opposer à la Vente de l'Alcan à des Intérêts Étrangers</b>

    par Rodrigue Tremblay

    Article complet ici:
    http://www.thenewamericanempire.com/blog
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  • LeRévoltéTranquille - Abonné
    31 juillet 2007 10 h 59
    Ça va leur péter littéralement dans la façe !
    ... au sens figuré, s'entend !

    On ne souhaite pas de mal à personne tout de même, mais les promoteurs-à-cravate-rouge-ou-bleue de ce projet sorti directement des tables à dessin de l'enfer doivent se préparer à une déconvenue de taille "Goliath" du moment que ce gouvernement fantoche à la solde des turbo-capitalistes sera battu, et qu'ensuite un gouvernement RESPONSABLE au peuple sera élu (PQ de préférence, car l'ADQ est un PLQ handicapé congénitalement depuis sa naissance par les chromosomes de ses pères géniteurs, libârals dévoyés et hérétiques) et révoquera ce décret qui n'aura pas eu sa raison d'être, à moins que la ministre Beauchamp, dans un moment de lucidité limpide (qui est désespérément absente chez les politiciens libârals depuis des siècles quand il est question de $$$) refuse de le signer, mais ça relève du fantasme le plus pur, étant donné la taille de fourmi qu'a le ministère (et accessoirement la ministre) de l'Environnement pour influencer les politiques gouvernementales dans le sens d'un développement durable tendant vers l'amélioration et l'augmentation de la qualité de vie des citoyennes et citoyens du Québec.

    Cette monstruosité de projet qui va détruire irrémédiablement le panorama de la côte sud de l'Île-D'Orléans et mettre sous une épée de Damoclès la population de Lévis, Beaumont, L'Île et même Beauport étant donné qu'on ne sait rien de l'avenir qui nous attend, à moins d'aller voir dans YouTube les images morbidement spectaculaires qui s'y trouvent au sujet de produits pétroliers liquéfiés de toutes sortes accidentellement mis en présence d'étincelles ou de flammes.

    JE demande formellement à la ministre Beauchamp de poser le seul geste responsable qui reste et c'est de refuser de soummettre le décret à la discussion au conseil des ministres de ce gouvernement fantoche parce qu'il n'y en aura pas de toutes façons, envoyer ensuite la question de la pertinence de ces projets infernaux à une audience générique conjointe BAPE-Régie de l'Énergie, et enfin constituer une commission ad hoc d'enquête se substituant au BAPE (dont la présidence a perdu la confiance du peuple) pour entendre les experts indépendants que celui-çi n'a pas appelé pour forcer le conseil des ministres de Patapouf 1er dit le Bouffon-Drabe à choisir entre les deux projets en présence, et retarder le plus possible la mise en chantier de Rabaska si on ne peut l'abolir dans l'immédiat.

    Mémo à la ministre: se souvenir de ne pas oublier de démettre de ses fonctions le président en place du BAPE Bill Cosgrove, ancien ministre de Bourassa (tiens, tiens !) à la solde des multinationales de l'eau, pour incompétence et perte de confiance des citoyens du Québec dans le mandat qui lui a été confié.

    Il faudrait peut-être un Daniel Le Blanc local pour fouiner et déterrer les liens occultes liant les promoteurs-à-cravate, les édiles- municipaux-à-cravates et les ministres-et-députés-provinciaux-à-cravates pour savoir à qui profite le bakshish, les retours d'ascenceur et la cooptation avec les forces obscures pour qui le dollar indexé est plus important que le bien-être du genre humain parlant français et habitant au Québec en particulier, et qui ne comprennent le développement durable qu'en le quantifiant en verges cubes de ciment coulé, en pieds cubes de bois coupé et en kilomêtres d'asphalte étendu.

    J'aurai la bouche sèche d'avoir salivé en attendant de connaître les conclusions que je subodore déjà tant elles sentent le mercaptan de cette émanation de commission Gomery qui redonnera la vue aux aveugles sur la réelle motivation des turbo-capitalisto-globalisto-libârals: l'appât du gain et l'accumulation égoïste de richesse.

    P.S.: Je viens de faire un cauchemar éveillé: Glen R Kelly est nommé président du BAPE par un gouvernement Patapouf II majoritaire !!!
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  • Renée Wathelet - Abonnée
    31 juillet 2007 11 h 06
    Les deux mots commencent par un d...
    Démocratie et dictature. Officiellement la première signifie pouvoir du peuple. Celui qu'on fait taire. Sommes-nous dans une dictature déguisée en démocratie? On a le droit de voter et aussi celui de se taire?
    Que l'argent mène le monde, cela ne date pas d'hier.
    Qu'au moment où enfin les gens se conscientisent et agissent pour la défense de leur environnement, les dirigeants et les compagnies s'unissent pour leur imposer le silence... est-ce nouveau? Chose certaine, c'est triste.
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  • André Loiseau - Abonné
    31 juillet 2007 15 h 49
    L'envers de la médaille
    Dire que nos soldats représentent et défendent ce système du "au plus fort la poche", digne reflet concluant de leur libre entreprise!! Qu'attendent-ils pour réféchir par eux-mêmes et tourner leurs canons vers la bonne cible, les suppôts de l'argent à tout prix, de l'argent plus important que l'humain et que la vie même, hormis celle des décideurs-dictatoriaux?
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  • Fernand Trudel - Abonné
    31 juillet 2007 17 h 06
    Fini les folies
    Ces gens hypnoptisés par le phénomène du «PAS DANS MA COUR» crieront toujours à l'injustice. Mais est-ce que leur cause était juste ???

    Les écolos ont forcé les gouvernements à impliquer le coté impact environnemental à tout projet d'une certaine envergure. Alors dans leur sagesse, les gouvernements ont créé des Bureaux d'Audience Publique Environnemetal (BAPE) au grand plaisir des environnementalistes de tout acabit. Ils ont applaudi, car le coté importance des sommes investies par le promoteur était contrebalancée par la capacité au public de faire valoir leur point de vue et d'orienter les travaux du BAPE. Cet organisme s'est donné avec le temps un modus vivendi qui est respecté par tous et leur neutralité est devenu leur souci constant.

    Dans le projet du Suroît, le BAPE a rejeté le projet alors que celui de Rabaska a été approuvé.

    Je comprends la frustration des opposants mais à quoi sert de discréditer une instance que les environnementalistes ont eux même contribués à mettre sur pied sans revenir au plus fort la poche comme avant et remettrte en cause son existence même. Actuellement, les russes soustrayent tous les projets d'installations énergétiques du contrôle environnemental. Ainsi, ils ont les coudées franches auprès des écolos pour construire des raffineries d epétrole et de Gazaturel, des oléoducs inter-continentaux, etc... Le climat est à l'affrontement avec Greenpeace...

    C'est ce à quoi on s'expose si les opposants ne peuvent respecter les édits du BAPE. Le respect doit être des deux cotés de la clôture pour préserver le caractère public de ces audiences ou tout simplement leur existence. C'est le prix à payer...

    Oui, fini les folies et ne croyez pas que vos interventions n'ont pas coûté certains changements dans le plan original, le promoteur a certain devoirs à refaire et à ses frais mais l'environnement a un prix que leur promoteur sont prêt à assumer pour la durabilité de ses intallations et leurt intégration au milieu ambiant avec le moins d'impacts possibles...
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  • Jean-Claude Préfontaine - Abonné
    31 juillet 2007 20 h 47
    Démocratie assommée
    Voilà comment on met en boîte des gens. On gonfle les procédures jusqu'à ce que les re$$ources manquent aux opposants. Alors, ils doivent se désister car ils n'ont plus les moyen$ de défendre leur point de vue devant le système de justice. En effet, les opposants (à Rabaska, l'APPEL, Rabat-joie...) y ont investi 30 000 $ en frais. Puis, sur la place publique, on commente leur désistement après les avoir forcés à se taire quant à leur comportement. Le 26 juillet, le journaliste Marc St-Pierre du Soleil écrit à ce sujet «Les demandeurs [opposants] se sont aussi engagés à ne pas, directement ou indirectement, évoquer ou soulever publiquement, de quelque façon ou en quelque circonstance, y compris à l'intention des médias, presse écrite ou parlée, la question de la conformité du projet Rabaska aux règlements municipaux ». Cela sent l'humiliation, le passage sous le joug qu'imposaient les empereurs romains aux vaincus. Malheurs aux vaincus, disaient-ils. C'est encore vrai et ici une partie peut dire ce qu'elle veut car le droit de parole a été nié à la partie vaincue. Pour paraphraser Jean de La Fontaine «La raison du plus riche est toujours la meilleure.»

    Jean-Claude Préfontaine
    Lévis
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  • Roland Duchesne - Abonné
    1 août 2007 15 h 43
    Démocratie en développement
    Comment faire taire ceux qui revendiquent l'application de leurs droits. On a trouvé la voie: réglement hors cours.
    «Le message qu'envoie ce règlement hors cour, c'est qu'on incite les gens à se taire, sans quoi il y aura des pénalités. Ce n'est pas une poursuite-bâillon, mais c'est le même esprit.»
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  • Richard Dupuis - Inscrit
    2 août 2007 00 h 26
    Le groupe des 93 n'avait qu'à ne pas la signer, cette entente!
    Les commentaires fusent ici sur la démocratie bousculée par les corporations. Ce ne sont pas les corporations qui ont forcé les contestataires à poursuivre; ils l'ont fait de leur propre chef! Maintenant qu'ils ont défoncé leur modeste budget en tracasseries judiciaires, ils se sont retrouvés devant un choix; trouver de nouveaux bailleurs de fonds pour continuer le combat, ou bien laisser tomber leur cause.

    Pourquoi les contestataires ont-ils choisi de laisser tomber les procédures entreprises, s'ils étaient si certains du résultat final? Serait-ce que "la démocratie" est plutôt "cassée"? Si tant de gens appuyaient la contestation du projet Rabaska, comment se fait-il que les contestataires n'aient amassé que 32,000$ pour financer leur lutte? Serait-ce, finalement, que "la démocratie" se limitait à... 93 personnes?

    Toujours est-il que les contestataires, après avoir décidé de laisser tomber leur cause, se sont retrouvés devant une facture d'environ 50,000$, représentant les frais de désistement à débourser pour retirer leur action. Les contestataires, encore une fois, avaient le choix; soit de ramasser, d'une façon ou d'une autre, les fonds nécessaires à leur désistement, tout en gardant la tête haute - et leur droit de parole, ou bien de s'agripper à une perche, tendue par Rabaska, qui prenait la forme d'une entente hors-cour selon laquelle ils devaient cesser toute contestation de la légalité du projet sur le plan du zonage.

    S'ils ont choisi de signer l'entente hors-cour, ils n'ont pas à s'en plaindre aujourd'hui. Ils ont choisi la voie de la facilité, voilà tout. Quant à ceux qui vilipendent les corporations, prétextant qu'ils écrasent la démocratie, c'était à eux de financer un peu plus le recours des 93 contestants. Après tout, 32,000$, c'est bien peu pour une bataille comme celle-là.
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