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Verdict en octobre - Fin du procès des attentats de Madrid

3 juillet 2007  Justice
Madrid — Après plus de quatre mois d'audience, le procès des 28 personnes accusées d'être impliquées dans les attentats islamistes du 11 mars 2004 à Madrid s'est achevé hier par les plaidoiries des avocats de la défense, avant que les trois juges n'entament leurs délibérations. Un verdict est attendu à la mi-octobre.

Ouvert en février dans une salle de l'Audience nationale sous très haute surveillance, ce procès était le plus important jamais organisé en Europe pour une affaire de terrorisme. La plupart des accusés sont de nationalité marocaine. Les représentants du ministère public ont imputé la responsabilité des attentats meurtriers à des terroristes islamistes. Neuf Espagnols ont également comparu dans le cadre de ce procès, accusés d'avoir fourni les explosifs — volés — qui ont été utilisés lors des attentats.

L'accusation a requis des peines de réclusion de près de 39 000 ans pour chacun des huit principaux suspects s'ils sont reconnus coupables d'avoir tué les 191 personnes mortes dans les attentats, et de tentative de meurtre sur les 1841 personnes blessées. Cependant, la loi espagnole fixe une limite effective de 40 ans de réclusion pour les actes de terrorisme.

Parmi les principaux suspects, trois sont considérés comme les cerveaux des attentats, deux auraient posé les engins explosifs à bord des trains, deux sont décrits comme des «complices nécessaires», et un, de nationalité espagnole, est accusé d'avoir fourni les explosifs.

Les autres accusés risquent des peines moins lourdes s'ils sont reconnus coupables de faits d'appartenance ou de collaboration avec un groupe terroriste.

L'avocat de Rabeï Osmane, ressortissant égyptien accusé d'être l'un des cerveaux des attentats, a plaidé pour l'acquittement de son client, faute de preuves suffisantes.

L'avocat du Marocain Jamal Zougam, accusé d'avoir placé certaines des bombes, a assuré que son client n'avait rien à voir avec les attentats, réfutant les affirmations de témoins.

Au cours des audiences, Brahim Moussaten, lui aussi d'origine marocaine, avait été disculpé de toute accusation. Au cours du procès, tous les accusés ont nié une quelconque implication dans les attentats, et condamné le terrorisme.
 
 
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