GRC : Day favoriserait un groupe de travail plutôt qu'une enquête publique
18 juin 2007
Justice
Ottawa — Le ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, favorise la mise sur pied d'un groupe de travail plutôt que la tenue d'une enquête publique pour faciliter la restructuration de la Gendarmerie royale du Canada.
M. Day annoncera officiellement aujourd'hui ou demain sa réaction au constat de l'enquêteur spécial qui a conclu que la structure interne de gestion de la GRC était démolie.
Mais hier, sur les ondes du réseau CTV, il a affirmé: «Il y a des moments où une enquête publique en bonne et due forme peut être appropriée, quand les enjeux sont gigantesques. Mais ces choses peuvent s'étirer sur des années, et atteindre des coûts de plusieurs millions de dollars. Nous savons ce qui a mal tourné. Nous savons que des choses doivent être corrigées.»
Zaccardelli blâmé
David Brown, l'ancien patron de la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario qui était chargé d'enquêter sur la crise touchant la GRC, a blâmé principalement l'ex-commissaire de la GRC, Giuliano Zaccardelli.
Selon M. Brown, M. Zaccardelli avait un comportement autocratique et pratiquait l'intimidation, et son utilisation abusive de la caisse de retraite de 12 milliards du corps policier a démoralisé le personnel.
M. Brown n'a pas recommandé la tenue d'une enquête publique. Il a étudié des milliers de pages de documents et a passé 100 heures à parler aux principaux intervenants dans cette affaire. Une longue investigation n'ajouterait «rien de valable», a-t-il déclaré.
L'enquêteur serait plutôt favorable à la constitution d'un groupe de travail, formé de policiers, de fonctionnaires et d'experts du secteur privé, qui examinerait la GRC de manière privée, puis formulerait des recommandations publiques.
M. Day a laissé entendre que c'est la solution que les conservateurs privilégieront après des années de ce qu'il a qualifié d'inaction libérale. Il a aussi dit que le gouvernement pourrait demander à des enquêteurs de la police provinciale ontarienne d'évaluer si des gestionnaires de la GRC avaient commis des crimes.
M. Zaccardelli, qui a nié toute malversation, a été écarté l'an dernier à la suite d'un dossier sans rapport avec cette crise, l'affaire Maher Arar.
Les conservateurs «sont terrifiés à la perspective d'une enquête publique» et de ce qui pourrait en sortir, a soutenu le député du Nouveau Parti démocratique David Christopherson.
Le député libéral Boris Wrzesnewskyj a fait remarquer que les prétendues révisions précédentes de la GRC avaient toutes été de portée limitée, et que le corps policier n'avait pas, jusqu'à présent, fait l'objet d'une enquête pleine et entière.
M. Day annoncera officiellement aujourd'hui ou demain sa réaction au constat de l'enquêteur spécial qui a conclu que la structure interne de gestion de la GRC était démolie.
Mais hier, sur les ondes du réseau CTV, il a affirmé: «Il y a des moments où une enquête publique en bonne et due forme peut être appropriée, quand les enjeux sont gigantesques. Mais ces choses peuvent s'étirer sur des années, et atteindre des coûts de plusieurs millions de dollars. Nous savons ce qui a mal tourné. Nous savons que des choses doivent être corrigées.»
Zaccardelli blâmé
David Brown, l'ancien patron de la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario qui était chargé d'enquêter sur la crise touchant la GRC, a blâmé principalement l'ex-commissaire de la GRC, Giuliano Zaccardelli.
Selon M. Brown, M. Zaccardelli avait un comportement autocratique et pratiquait l'intimidation, et son utilisation abusive de la caisse de retraite de 12 milliards du corps policier a démoralisé le personnel.
M. Brown n'a pas recommandé la tenue d'une enquête publique. Il a étudié des milliers de pages de documents et a passé 100 heures à parler aux principaux intervenants dans cette affaire. Une longue investigation n'ajouterait «rien de valable», a-t-il déclaré.
L'enquêteur serait plutôt favorable à la constitution d'un groupe de travail, formé de policiers, de fonctionnaires et d'experts du secteur privé, qui examinerait la GRC de manière privée, puis formulerait des recommandations publiques.
M. Day a laissé entendre que c'est la solution que les conservateurs privilégieront après des années de ce qu'il a qualifié d'inaction libérale. Il a aussi dit que le gouvernement pourrait demander à des enquêteurs de la police provinciale ontarienne d'évaluer si des gestionnaires de la GRC avaient commis des crimes.
M. Zaccardelli, qui a nié toute malversation, a été écarté l'an dernier à la suite d'un dossier sans rapport avec cette crise, l'affaire Maher Arar.
Les conservateurs «sont terrifiés à la perspective d'une enquête publique» et de ce qui pourrait en sortir, a soutenu le député du Nouveau Parti démocratique David Christopherson.
Le député libéral Boris Wrzesnewskyj a fait remarquer que les prétendues révisions précédentes de la GRC avaient toutes été de portée limitée, et que le corps policier n'avait pas, jusqu'à présent, fait l'objet d'une enquête pleine et entière.
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