Procès Norbourg - Lacroix est déçu de sa performance
13 juin 2007
Justice
Au terme de sept jours de contre-interrogatoire du juricomptable François Filion, l'expert de l'Autorité des marchés financiers (AMF) dans le dossier Norbourg, Vincent Lacroix a estimé avoir marqué peu de points en regard de la preuve béton présentée contre lui, en raison de l'expertise et de l'habileté du témoin.
«Je suis un peu déçu de ma performance. Il y a des chiffres qui sont sur la table que je n'ai pas réussi à faire apparaître dans le contre-interrogatoire», a déclaré Lacroix, hier, à sa sortie du palais de justice.
«J'ai trouvé ça difficile. M. Filion est habile dans sa façon de répondre et il est connaissant», a ajouté celui qui compte bien se reprendre avec les témoins attendus cette semaine, de Citybank, de Desjardins ainsi qu'un ex-employé de Norbourg.
En mi-journée, alors qu'il avait annoncé son intention de poser des questions à l'expert Filion pour une autre heure, sur les retraits «irréguliers», Lacroix a jeté l'éponge après seulement dix minutes, manifestement dépité.
Malgré sa pugnacité, il ne semble pas avoir réussi à mettre à mal la preuve de l'expert Filion, voulant qu'à la faveur de 137 retraits «irréguliers» l'accusé aurait détourné à son profit 115 millions provenant des fonds des investisseurs dans Norbourg et Evolution, de 2000 à 2005.
De même, il n'a pu faire la démonstration qu'il avait hérité d'un «trou» de 20 millions à l'occasion de l'achat par Norbourg des fonds Evolution, de Capital Teraxis, une société détenue à 80 % par la Caisse de dépôt et placement du Québec. «Je vais faire valoir ma preuve en temps et lieu», a-t-il assuré.
À cet égard, Vincent Lacroix a dit avoir reçu les conseils de diverses personnes, dont un avocat, qui trouvent que le procès est «débalancé» avec, d'un côté, cinq personnes de l'AMF et de l'autre, lui seul.
Le procès s'arrêtera vendredi pour ne reprendre que le 4 septembre, du lundi au jeudi inclusivement. Une vingtaine de témoins sont sur la liste de l'AMF. Quant à Vincent Lacroix, pour l'aider dans sa défense, il entend faire témoigner des gestionnaires de portefeuille et des gens du milieu des fonds communs.
Vincent Lacroix fait face à 51 chefs d'accusation relativement à des infractions à la Loi sur les valeurs mobilières du Québec, soit d'avoir fait des manoeuvres pour influer sur le cours des valeurs à son profit et d'avoir fourni des informations fausses ou trompeuses à l'AMF. Son procès est en cours depuis 19 jours.
«Je suis un peu déçu de ma performance. Il y a des chiffres qui sont sur la table que je n'ai pas réussi à faire apparaître dans le contre-interrogatoire», a déclaré Lacroix, hier, à sa sortie du palais de justice.
«J'ai trouvé ça difficile. M. Filion est habile dans sa façon de répondre et il est connaissant», a ajouté celui qui compte bien se reprendre avec les témoins attendus cette semaine, de Citybank, de Desjardins ainsi qu'un ex-employé de Norbourg.
En mi-journée, alors qu'il avait annoncé son intention de poser des questions à l'expert Filion pour une autre heure, sur les retraits «irréguliers», Lacroix a jeté l'éponge après seulement dix minutes, manifestement dépité.
Malgré sa pugnacité, il ne semble pas avoir réussi à mettre à mal la preuve de l'expert Filion, voulant qu'à la faveur de 137 retraits «irréguliers» l'accusé aurait détourné à son profit 115 millions provenant des fonds des investisseurs dans Norbourg et Evolution, de 2000 à 2005.
De même, il n'a pu faire la démonstration qu'il avait hérité d'un «trou» de 20 millions à l'occasion de l'achat par Norbourg des fonds Evolution, de Capital Teraxis, une société détenue à 80 % par la Caisse de dépôt et placement du Québec. «Je vais faire valoir ma preuve en temps et lieu», a-t-il assuré.
À cet égard, Vincent Lacroix a dit avoir reçu les conseils de diverses personnes, dont un avocat, qui trouvent que le procès est «débalancé» avec, d'un côté, cinq personnes de l'AMF et de l'autre, lui seul.
Le procès s'arrêtera vendredi pour ne reprendre que le 4 septembre, du lundi au jeudi inclusivement. Une vingtaine de témoins sont sur la liste de l'AMF. Quant à Vincent Lacroix, pour l'aider dans sa défense, il entend faire témoigner des gestionnaires de portefeuille et des gens du milieu des fonds communs.
Vincent Lacroix fait face à 51 chefs d'accusation relativement à des infractions à la Loi sur les valeurs mobilières du Québec, soit d'avoir fait des manoeuvres pour influer sur le cours des valeurs à son profit et d'avoir fourni des informations fausses ou trompeuses à l'AMF. Son procès est en cours depuis 19 jours.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

