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Timide, ce juge

Bernard Descôteaux   30 mai 2007  Justice
L'enquête de l'ex-juge Bernard Grenier sur les dépenses d'Option Canada lors du référendum de 1995 n'a pas permis de confirmer la thèse du «référendum volé». Mais, de l'aveu du commissaire-enquêteur, des obstacles constitutionnels l'ont empêché de faire toute la lumière, si bien que de grandes zones d'ombre demeurent quant au poids exercé par l'argent fédéral durant cette campagne.

La montagne a accouché d'une souris, ont commenté fédéralistes et souverainistes à la lecture de ce rapport. Ils ont raison. Le scandale n'est pas de l'ampleur crainte par les premiers et espérée par les seconds. Il n'y a pas eu cinq millions de dollars dépensés illégalement par le camp du NON durant la campagne référendaire, comme le prétend le duo Lester et Philpot dans Les secrets d'Option Canada. N'empêche qu'il y en a eu, selon ce que l'enquête a pu établir avec certitude, tout au moins 540 000 $.

Bernard Grenier a refait la comptabilité d'Option Canada à partir des documents trouvés par Philpot et Lester et il a confronté les administrateurs du Conseil pour l'unité canadienne et de sa filiale politique, Option Canada, créée pour la campagne référendaire. Il en a conclu que ces deux organismes ont reçu plus de 11 millions du ministère fédéral du Patrimoine, somme qu'ils ont dépensée pour l'essentiel avant le début de la campagne référendaire.

Le commissaire-enquêteur ramène le complot à ce qu'on peut croire être sa dimension réelle. Cela lui permet d'exonérer Daniel Johnson, alors président du comité du NON, et Jean Charest, qui en était vice-président. Puis d'identifier les dirigeants du Conseil de l'unité canadienne et d'Option Canada, dont Jocelyn Beaudoin et Claude Dauphin, qui ont autorisé des dépenses illégales. Leurs fautes étant prescrites, ce n'est rien d'autre qu'un blâme moral qu'il a pu porter à leur endroit. D'autres auraient aussi manqué de vigilance, mais la preuve n'était pas suffisante pour les pointer du doigt.

Le regard que porte l'ancien juge de la Cour du Québec sur les événements référendaires semble froid et objectif. Néanmoins, il est difficile, voire impossible, de se faire une idée juste du travail de Bernard Grenier, de la preuve rassemblée et des conclusions auxquelles il arrive. Toute son enquête s'est déroulée à huis clos, et l'ordonnance de «non-divulgation, de non-communication et de non-diffusion de la preuve» qui a été émise dès le début des travaux demeure en vigueur. Autrement dit, l'ancien juge a ouvert la boîte de documents de Philpot et Lester, en a examiné le contenu puis l'a refermée et scellée. Cela est regrettable.

Cette enquête aurait dû être publique, comme l'a été la commission Gomery sur le scandale des commandites. Mais, visiblement, Bernard Grenier, un homme timide, ne voulait pas faire de vagues. Ainsi, lorsqu'il constate qu'il est impossible d'établir le financement de certaines activités, comme le «love-in» du carré Dominion qui a rassemblé des dizaines de milliers de partisans du NON venus de partout au Canada à la veille du vote référendaire, il admet aussitôt que son mandat «provincial» ne lui permettait pas d'enquêter sur les activités du gouvernement fédéral. S'il avait affiché la même détermination que Jean Keable, qui à la fin des années 70 a enquêté sur les activités illégales de la GRC au Québec, peut-être serait-il arrivé à confirmer ce que tous soupçonnent, à savoir le financement de cette activité par Ottawa.

Ce premier rapport sera suivi bientôt de recommandations visant à resserrer la loi référendaire et à contrôler les empiètements futurs du gouvernement fédéral. On verra alors si Bernard Grenier sera plus audacieux, notamment s'il proposera d'exiger des participants au comité du NON le remboursement de ces 540 000 $ en dépenses illégales qu'il a retracées.

***

bdescoteaux@ledevoir.ca






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  • France Lafontaine
    Abonné
    mercredi 30 mai 2007 03h02
    Timide ou correct?
    « Le résultat du référendum de 1995 n'a pas été "volé". Amère défaite! C'est pour ça qu'on cherche des coupables. Comme si c'était impossible.

    On a qu'à regarder où en est l'option de la souveraineté aujourd'hui.... Il y en a qui veulent la raviver par une campagne de salissage des fédéralistes.

    Il n'y a jamais eu de rapport sur les dépenses du Conseil de la souveraineté. Où, quand et comment furent dépensés les
    3 882 421$ ?????? (montant que l'on a su mais y en a-t-il eu d'autres ?).

    Alors arrêtez votre chasse aux sorcières. Il me semble qu'il y a des sujets plus intéressants et plus importants pour les gens du Québec.

    lafontainefrance@videotron.ca »

  • l poisson
    Inscrite
    mercredi 30 mai 2007 04h03
    Ottawa peut dépenser à sa guise et indépendamment de toute loi québécoise.
    « Ottawa peut dépenser à sa guise et indépendamment de toute loi québécoise.

    L'Acte de l'Amérique du Nord Britannique (AANB) accorde au pouvoir central
    la prérogative d'assurer "la paix, l'ordre et le bon gouvernement". Par la Loi
    sur la clarté référendaire de M. Stéphane Dion, le fédéral s'attribue un droit de véto à son entière discrétion sur tout exercice et toute expression du droit des peuples à l'autodétermination. Oublier cette réalité, c'est se condamner à rejouer le psycho-drame jadis esquissé par Albert Memmi dans "Le Portrait du colonisé" ou "Le Portrait du colonisateur" (excellente lecture estivale, par ailleurs)
    Mëme en Afrique du Sud, Nelson Mandela n'a pas été soumis à un tel carcan juridique; mais l'intégrité du territoire national n'était pas en cause.
    Quelques irrégularités pour sauver le "plusse" meilleur pays au monde, y a rien là!!!
    Et une fois parti: le Québec faisant partie du Canada, les dépenses du OUI ne prouvent-elles qu'un vaste complot pour haute trahison et insurection démocratique appréhendée a existé au Québec en octobre 1995 ? Les souverainistes sont chanceux: la peine de mort a été abolie... (mais pas la loi de mesures de guerre)
    Les premières réactions des politiciens à ce rapport confirment un je-m'en-foutisme éhonté quant au décorum devant entourer la consultation du peuple par un référendum.
    C'est compréhensible de la part des fédéralistes puisqu'ils nient au départ l'existence d'un peuple québécois.
    Devant l'impossibilité juridique et matérielle d'organiser un référendum selon les règles de financement populaire mises de l'avant par René Lévesque, les péquistes devraient peut-être songer à renoncer à l'étapisme à la Claude Morin. Voter PQ serait lui donner le mandat de réaliser la souveraineté; quitte à tenir un référendum de ratification par la suite et sans intrusion ou ingérence d'un gouvernement étranger.
    Le rapport Grenier est lucide, rigoureux et légaliste. Exigeant une preuve hors de tout doute raisonnable, l'ex-juge accorde le bénéfice du doute comme l'aurait fait un magistrat.
    Ce n'est quand même pas de sa faute si la récolte de Lester-Philpot n'a pas été plus plantureuse.
    Avec un simple travail de recherche journalistique dans les archives à
    Ottawa,le défunt député-poète Gérald Godin a eu plus d'accès à l'information
    sur les dépenses fédérales à l'occasion du premier référendum du 20 mai 1980
    que l'équipe chevronnée entourant l'ex-juge Bernard Grenier.
    Avec l'expérience, on devient plus sophistiqué... A preuve la mécanique
    raffinée des commandites mise à jour par le juge Gomery comparativement aux ristournes
    directes à la caisse électorale de M. Duplessis. On n'arrëte pas le progrès.

    Pas trop instruits, les Québécois ont réussi de se sortir de la Grande Noirceur malgré l'omnipotence du patronnage et les calembours douteux du "Cheuf". Avec sa philosophie triomphaliste du "Pas vu, pas pris" de M. Charest pourrait lui-même se transformer en "pétard mouillé" dans son propre parti et devant le tribunal de l'histoire

    En terminant, ce rapport répond par son silence révélateur à quelques questions:
    - Qu'est-ce qu'une dépenses électorale ou référendaire
    au sens de la loi québécoise administrée par Me Marcel Blanchet ?

    - Est-ce que ça inclut une dépense effectuée à l'extérieur du Québec ? par
    Ottawa ?

    ( Le livre de Philpot-Lester affirme que du courrier promotionnel du NON
    destiné aux électeurs québécois et que l'imprimeur voulait déposer à Postes
    Canada, au 555 McArthur , Ville St-Laurent y a été refusé. La société de la
    couronne a plutöt invité son client à aller déposer ce courrier au bureau de poste
    d'Ottawa. Et il fur alors réacheminé à MTL pour distribution. )


    - Est-ce que ça inclut un produit ou un service fourni pendant la campagne
    référendaire mais payé auparavant ? ou par la suite ?

    ( Par exemple, la réservation de tous les panneaux publicitaires
    le long de l'autoroute 20 par le fédéral AVANT l'ouverture de la campagne
    référendaire )
    ( Par exemple, Me Yves Duhaime était au Conseil de la souveraineté en 1995
    et peut témoigner que Me Caspar Bloom a reçu du Ministère des affaires
    exérieures la listes des noms et adresses des québécois résidant à
    l'extérieur du Canada pour qu'une organisation extérieure au parapluie du
    NON puisse informer ces gens qu'une simple intention d'un jour redevenir
    résidant québécois suffisait à obtenir le droit de voter par la poste. Et je ne parle
    parle pas des étudiants de l'Université McGill s'identifiant avec un permis
    de conduire ontarien qui se sont vu accorder le droit de voter par le bureau
    de revision du DGE de la circonscription de Westmount/St-Louis. Est-ce que
    vous me qualifirez de raciste si je rappelle que des juges de la Cour de la
    Citoyenneté assermentaient des Néo-Canadiens bien avant l'expiration des délais normaux fixés par la loi... fédérale. Mais à part ça, "tout va très bien madame la marquise" »

  • Georges Paquet
    Abonné
    mercredi 30 mai 2007 06h39
    Parlant de dépenses...
    « Parlant de dépenses, ne faudrait-il pas demander à MM Lester et Philpot de rembourser aux Québécois les dépenses de la Commission Greneir qui a été mise sur pied à cause de la fureur qu'a causée leur bouquin qui concluait, sans preuves, que le référendum de 1995 avait été volé par Ottawa. Mais, au moins, que les auteurs de ce brulot remboursent ou pas, on ne pourra plus dire que ce référendum a été volé. Les votes des souverainistes, des indépendantistes, des autonomistes, des fédéralistes et des nationalistes ne sont pas plus à vendre les uns que les autres.

    Georges Paquet »

  • Roger Lapointe
    Abonné
    mercredi 30 mai 2007 06h42
    Le juge Grenier : timide ou partisan?
    « Plutôt partisan que timide ce petit juge n'est ce pas M l'éditorialiste ? »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    mercredi 30 mai 2007 07h11
    Un pétard mouillé
    « Jean Charest a raison: toute cette histoire est finalement un pétard mouillé. Les souverainistes, y inclus Le Devoir évidemment, ont voulu en faire tout un plat et participer à la création et à la pérennité du mythe du référendum volé. Pour continuer à rêver à la terre promise du prochain référendum. Ce ressentiment bien cultivé est pathétique. Bien des Québécois préfèrent culitiver autre chose. Heureusement!

    Michel Lebel
    Entrelacs, le 29 mai 2007 »

  • guy fillion
    Abonné
    mercredi 30 mai 2007 07h15
    Méchant pètard
    « Corriger moi si je fais erreur mais les crocheries viennent toujours d'Ottawa. Si un demi million est un pètard mouillé svp dites a notre premier ministre de m'en faire parvenir un... même un demi, voir même que la mèche me suffirait, je vous laisse mes coordonnées. »

  • Gilles Delisle
    Abonné
    mercredi 30 mai 2007 07h38
    Version "canadienne" du film Z de Costa-Gavras.
    « Tous ces malfrats de la petite politique canadienne et québécoise, qui s'en sortent tous très bien aujourd'hui, auraient dû être accuser de " détournement de pays ", ce qui les auraient,sans doute,améné tous en prison! Pour ceux qui se rappellent du film "Z" des années 70, qui dépeignait la Grèce des colonels, se remémoreront qu'ils étaient tous passés devant un petit juge d'instruction, joué par Jean-Louis Trintignant, en déclarant, comme nos amis d'Option Canada, qu'ils ne se "rappellaient plus"! A la différence, que le juge d'instruction du film ne se dégonfle pas à la fin, et que tous ces colonels seront accusés! »

  • Michael Laughrea
    Inscrit
    mercredi 30 mai 2007 08h10
    Un peu de perspective.
    « Ce "pétard mouillé" pâlit, en effet, comparé au véritable scandale qui est celui des votes annulés en 1995 dans les régions fédéralistes par des escouades séparatistes bien rodées pour la tâche. X minuscule, barre, crochet: qu'à cela ne tienne, vote annulé. Une des pattes de votre X majuscule ne touche pas au noir du reste du bulltin de vote: vote annulé.

    Un vote annulé pour ces raisons pusillanimes est le seul véritable scandale de ce référendum fait, rappelons-le, en l'ABSENCE de la loi sur la clarté référendaire. En l'absence de cette loi, on ne peut blâmer le gouvernement fédéral pour avoir dépensé 7 cents par citoyen québécois afin d'éviter les dépenses faramineuses (900 000% de plus, i.e. $700 par citoyen?) qu'auraient occasionnées le flou d'une victoire du oui par 50,1% des voix.

    Sauver un pays du marasme vaut bien 7 cents, tout comme sauver une personne d'un écartèlement vaut bien qu'un médecin fasse du 61 km/h dans une zone de 50, ou ne fasse pas un arrêt complet à un coin 4-stops. Quand on brise une loi pour obéir à une plus grande, on fait oeuvre de grandeur d'esprit: on prouve qu'on sait faire la distinction entre l'esprit de la loi.

    Le gouverment fédéral a suivi l'esprit de la loi, mais non la lettre, en 1995, alors que les forces séparatistes ont suivi la lettre de la loi (dans leur zèle annuleur de vote) mais non l'esprit de la loi. »

  • Marcel Messier
    Abonné
    mercredi 30 mai 2007 08h32
    Maître chez lui
    « Le Québec n'est pas maître chez lui, il n'a même pas le pouvoir de faire respecter ses propres lois sur son propre territoire. Le fédéral oblige le Québec à respecter les lois du Canada, mais l'inverse n'est pas vrai. Deux poids, deux mesures. Ignoble servitude ! C'est ça le LOVE IN des fédéralistes ! On vous aime dans la soumission et la servitude.
    Quand les Québécois se respecteront, ils se feront respecter par les autres. Seule la souveraineté pleine et complète peut redonner une fierté et un sens de l'honneur.
    Et le plus ignoble des ignominies, c'est le petit premier ministre qui endosse ces gestes d'illégalité et d'immoralité en qualifiant la chose de "pétard mouillé".
    Mais on se demande qui est la poule mouillée dans toute cette histoire : le petit peuple bafoué ou le petit premier ministre ? »

  • Michel Vallée
    Inscrit
    mercredi 30 mai 2007 09h01
    Un commissaire, un chef d'opposition et un Président timides
    « Lors de la période des questions du 29 mai 2007 à l'Assemblée nationale, il s'est passé quelque chose de grave. En effet, en réponse à une question du chef de l'opposition officielle, le Premier ministres du Québec, M. Jean Charest, a accusé l'ADQ d'une chose qui m'apparaît assez grave dans ces termes: "...C'est l'ADQ qui est la formation politique qui a le plus fait d'infracions à la loi électorale au cours des 10 dernières années"

    Cette accusation n'a été relevé ni par l'intéressé, Mario Dumont, ni par le Président de l'Assemblée nationale qui, selon les règles de l'Assemblée nationale, aurait du sanctionner M. Charest.

    Je pense que le Président de l'Assemblée nationale et le chef de l'opposition officielle doivent des explications à la population sur leur silence éloquent.

    Michel Vallée.
    Montréal. »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    mercredi 30 mai 2007 09h14
    Vite l'état du Québec
    « La conclusion du rapport Grenier sur le vol du référendum
    de l995 est une autre preuve de l'urgence de se doter d'un
    pays bien à nous. Mais le pourrons nous jamais? Lorsque l'on
    constate, avec effroi, que ce sont, entre autres, des Québécois
    de souche (Chrétien, Coderre, Charest) qui magouillent pour
    tenir le peuple Québécois à genou, je suis on ne peut plus
    inquiet.
    Réjean Grenier
    Je n'ai aucun lien de parenté avec le timide commissaire
    Grenier. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mercredi 30 mai 2007 09h41
    Tournons la page et visons l'avenir
    « Cette scéance d'auto mutilation intellectuelle et collective a pris trop de notre précieux temps et coûté trop de notre argent. Au fait, combien a coûté la commission d'enquête Grenier après celle du DGE, sûrement plus que 540,000$ ? Et ils en redemandent...

    Tous savent que le gouvernement Chrétien n'a pas fait dans la dentelle pour arracher la victoire d'octobre 1995. Ca fait 12 ans et Chrétien n'est plus aux Communes. Le bloc a réussi à éliminer ce personnage loufoque, le dossier doit être clos. Mais non, on veut s'attaquer à toutes les figures qui se sont présentés sur la tribune du NON. C'est de la pure veangeance politique dans ce qu'elle a de plus vil et méprisable. Ce n'est pas comme ca que ce parti va réussir à nous vendre le projet souverainiste car on nous démontre une attitude totalitarisme consommée, limogeant toute idée contraire à la sienne. On n'est plus à l'époque de l'inquisition et on doit se tourner vers l'avenir.

    Monsieur Chrétien joue au golf sur son terrain ou va à la pêche au domaine de Desmarais mais ne se sent nullement attaqué. Ce que les péquistes ont tenté de faire, c'est de miner la crédibilité de Charest en déclarant pendant toute la campagne que le rapport Grenier s'il est retardé c'est que Charest va être éclaboussé. Ca a marché. Ils sont donc responsables de la minorisation du gouvernement et de la montée de l'ADQ qui est un parti strictement réactionnaire. Ils méritaient la troisième place.

    Nous avons le meilleur budget sur la table et le PQ fafine en demandant d'ajouter des dépenses récurrentes au budget sachant très bien que l'argent fédéral sera au rendez-vous à tous les ans. Alors passons la commande social-démocrate chromée bureaucratiquement que les PQ nous ont habitué à endurer pour gonfler les dépenses. Toujours dépensiers ces péquistes surtout avec Mme Marois, la reine des déficits. Silence les toilettes sont actionnées...

    L'ADQ lui agi comme si le versement du déséquilibre fiscal n'était pas récurrent et réclame une accélération de la diminution de la dette ignorant au passage le fond des générations ou déjà deux milliards sont engrangés pour la dette. Ce fond est justement pour accélérer le remboursement de la dette en profitant de rendements supérieurs à ceux des oligations d'épargne du Québec. On sait tous que la Caisse de Dépôt a performé et donné un rendement de 15% sur le fond des générations alors que les obligations d'épargne qui sont l'essentiel de la dette, ont donné un rendement beaucoup moindre. On a avantage à verser dans ce fond plutôt que de racheter des obligations avec cette différence de rendement et c'est ce que fait le budget Forget. Mais Taillon, ex-gestionnaire de l'État féru des déficits car il a été l'auteur de certains, n'a pas vu ca et se conduit comme si sa kyrielle de déficits passés le rendait trop craintif.

    Le gouvernement Charest ne devrait pas tomber dans l'absurde et je souhaites que le PQ ait un peu de sens des responsabilités si ce n'est pas le cas de l'ADQ. Après tout, il doit se faire pardonner sa désinformation pernicieuse, de la dernière campagne, sur la réputation du Premier Ministre qui n'a pas trempé dans Option-Canada. On est au Québec pas à Ottawa, C'est le gouvernement Chrétien qui a mis 4,5 millions dans ce fond pas Charest. C'est ce que le juge Grenier vient de nous dire. Brasser plus de merde ne corrigera pas la situation, ne changera pas l'issue du référendum de 1995, coûtera encore plus cher mais apportera juste du négativisme auto-destructeur pour flatter l'égo des perdants.

    Nous avons des défis face à la mondialisation, à la lutte à la pollution et à l'amélioration de nos infrastructures et services. Tournons la page et travaillons à régler ces problèmes pour préparer ensemble un meilleur avenir collectif. C'est que à quoi les électeurs s'attendent depuis le 26 mars 2007... »

  • Marie-Louise Lacroix
    Inscrite
    mercredi 30 mai 2007 10h17
    La cécité d'un juriste désoeuvré
    « Il est étonnant de lire un juriste toujours plus près de l'idéologie partisane que de la réflexion rigoureuse et étayée.

    À vous étaler ainsi sur toutes les tribunes de discussion pour faire la promotion de vos préférences politiques personnelles, M. Michel Lebel, d'Entrelacs, vous avez fini par perdre totalement toute crédibilité intellectuelle.

    Car enfin...

    Le Canada bafoue la démocratie québécoise, mais l'homme de loi n'y voit, lui, que pétard mouillé... Quel aveuglement extraordinaire. Pour M. Lebel, le Droit n'est qu'un vain mot en regard à ses options politiques. Vraiment édifiant...

    Cela dit, c'est quand même triste de voir un vieux monsieur finir sa carrière comme un ado accro à son écran qui partout débecte ses petites opinions comme vérités d'Évangile.

    À l'instar de votre collègue Patrice Garant (www.scom.ulaval.ca/Au.fil.des.evenements/2006/06.22/courrier.html, www.ledevoir.com/2006/06/09/111170.html), M. Lebel, vous êtes décidément bien pathétique.

    PS : Votre commentaire, M. Fernand Trudel, est d'une abyssale irresponsabilité. « Bof ! Encore une gifle au Québec. Laissons passer... une fois de plus... ». C'est avec une attitude comme la vôtre que le Québec se "louisianise" sans trop s'en rendre compte. Bêtise, aveuglement, lâcheté...? Vraiment, je ne sais plus que penser de cette mollesse intellectuelle et civique dont vous êtes, hélas, un "vibrant" exemple. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 30 mai 2007 10h30
    Référendum, commandites, La Concorde
    « Autant d'enquêtes couteuses qui innocentent nos politiciens!
    Aucun coupable. On a tous revé: il ne s'est rien passé.

    Pendant ce temps au Japon un ministre honteux se fait harakiri et en Chine on exécute un fonctionnaire corrompu. Autre pays, autre moeurs »

  • David Lépine
    Inscrit
    mercredi 30 mai 2007 10h32
    merci M. Fernand Trudel
    « Enfin une voix pour exprimer très clairement et sans partisannerie notre réalité. Votre lettre devrait être envoyée à tous nos politiciens afin que cesse cette culture d'enquêtes royales à chaque fois qu'il y a une controverse. »

  • Pierre Samuel
    Abonné
    mercredi 30 mai 2007 10h51
    "Au royaume des aveugles..."
    « Combien pour cette enquête qui finira probablement en queue de poisson? On cherche constamment des poux à droite et à gauche pour aboutir à quoi? Les principaux responsables sont presque toujours exonérés et leurs boucs émissaires reçoivent des sentences bidon dans un simulacre de "justice"!
    Ensuite, on soupèse la "valeur" des options politiques et l'avenir d'un pays en dénombrant la quantité de "fraudeurs" de chaque côté comme plusieurs le font! Absolument ridicule et insensé! Pendant ce temps, on ignore les "vrais problèmes". Au royaume des aveugles, les borgnes sont vraiment rois, plus que jamais! »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mercredi 30 mai 2007 11h04
    Le pétard et les rats
    « C'est un pétard, 500 000 $ ? Quand on voit un rat qui court, il y en a dix qui se cachent ... »

  • Louis Lapointe
    Abonné
    mercredi 30 mai 2007 13h10
    Innocence, timidité, complaisance et responsabilité
    « Innocence:

    · Absence de culpabilité. L'innocence de l'accusé. Clamer son innocence. Protester de son innocence. Reconnaître, établir, prouver l'innocence de qqn.

    · État d'une personne pure, qui ne connaît pas le mal, qui est incapable de le commettre. L'innocence d'un enfant.

    · Candeur, naïveté. Abuser de l'innocence de qqn.


    Timidité:

    · Manque de hardiesse, d'audace. · Manque d'aisance et d'assurance dans ses rapports sociaux.


    Complaisance:

    · Disposition à se conformer aux goûts, aux sentiments d'autrui pour lui être agréable, lui rendre service. Agir avec complaisance. Montrer de la complaisance à l'égard de qqn.

    · Acte fait en vue de plaire, de flatter.

    · Indulgence excessive envers autrui. Il y a eu complaisance des autorités dans cette affaire louche.

    · Indulgence excessive envers soi-même, autosatisfaction, vanité. Il y a un peu trop de complaisance dans l'oeuvre de cet artiste.


    Responsabilité :

    · Capacité de prendre une décision sans être obligé d'en référer préalablement à une autorité supérieure.

    · Obligation de remplir un engagement, de répondre de qqch., d'en être garant. Il a peur des responsabilités. Avoir de lourdes responsabilités. Accepter, assumer des responsabilités. Décliner toute responsabilité. »

  • Leonard Rostand
    Inscrit
    mercredi 30 mai 2007 14h00
    Du mandat et du mandataire
    « Le mandat de M.Grenier à lui confié par le Gouvernement Charest a été atteint pour ne pas dire éteint; en effet ,bien qu'il fût nommé en vertu de la loi sur Les commissions d'enquêtes(pouvoir et prérogatives)son mandat se limitait à la période (30 jours) référendaires.Ainsi il ne pouvait tenir compte que des dépenses engagées durant cette période;or il est évident que les véritables dépenses qui ont affectées la cause du non furent engagées avant cette période mais leurs effets se sont fait sentir durant la campagne.Il faut amender la loi sur les consultations référendaires afin d'interdire sous lourdes peines toute interventions (pécunières,ou autres)dès l'émission des brefs et juger toutes activitées partisannes extérieures comme dépenses au comité qui en profite.

    L'ex-juge Grenier à fait ce qu'il pouvait avec les outils qu'il avait; son honnêteté n'est pas mise en cause.Les lois (référendaire et d'enquêtes) doivent être ajustées en conséquence.Enfin ce genre d'enquête doit être publique à moins de démontrer un éventuel préjudice réel et certain;c'est ce huis-clos qui invalide la force probante de cette enquête.

    Léonard Rostand »

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 30 mai 2007 14h42
    Des excuses M. Trudel!
    « Le Gouvernement canadien s'est excusé pour avoir emprisonné les Japonais pendant la guerre (alors que nos soldats étaient martyrisés par les Japonais à HK). Mulroney leur a donné 22,000 piasses chaque

    Le Gouvernement canadien s'est excusé auprès des Chinois pour la headtax. Le tchèque est dans malle.

    Le Gouvernement canadien s'est excusé pour la Déportation des Acadiens (déportation produite avant le Dominion of course)

    Le Gouvernement canadien s'est excusé pour les abus sexuels dans les pensionnats pour autochtones et leur a donné 75k chaque (3 fois les orphelins de Duplessis!)

    Alors pourquoi le même gouvernement ne s'excuserait pas d'avoir volé le référendum? Pourquoi ce n'est jamais pareil pour nous autres?

    Pourquoi nous on doit toujours se farcir les humiliations, sans excuses, de Don Cherry à Shane Doan? »

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 30 mai 2007 16h02
    Payante timidité
    « Je n'oserais jamais affirmer que le timidité du juge Grenier a garni son compte de banque. Non, je n'oserais jamais...
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 30 mai 2007 16h14
    Référendum volé ?
    « Le juge Grenier a ainsi fait que les fédéralistes se sentent justifiés de crier que le référendum de 1995 n'a pas été volé. Mais quelle morale ? À quelle hauteur peut-on parler de vol ? À plus d'un demi-million ? En deça, c'est un petit larcin qui ne méritait pas une enquête ?
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • Jolière Gauthier
    Inscrite
    mercredi 30 mai 2007 16h27
    Le droit à géométrie variable
    « Je partage votre opinion, M. Descôteaux.

    Je trouve également les conclusions du juge Grenier extrêmement timides. Et ce, en dépit de toute l'aire, de l'immense aire fédérale sur laquelle il ne pouvait, au plan juridictionnel, poser les yeux. Il faut dire qu'il n'a pas fait beaucoup d'effort, notre ami Grenier. En cela, vous aviez raison, en quelque sorte en contrario, de rappeler la vigueur et la rigueur de Me Keable.

    Bref, on bafoue la démocratie à l'égard d'un peuple entier, mais... il est interdit de fouiller en profondeur les tenants et les aboutissants. Vivons-nous dans une dictature, à la fin, ou dans une démocratie?

    Et puis il y en a toujours, et ici même, bien sûr, sur cette tribune, pour dire qu'il faut passer à autre chose... C'est curieux, n'est-ce pas : lorsque le Québec reçoit des coups de poings au visage et des coups de pied à l'estomac, il y en a toujours pour affirmer que c'est fini ce mauvais moment. Et qu'il faut regarder vers l'avenir... Mais si c'était eux en personne qui étaient agressés de la sorte (eux ou... le Canada !), tiendraient-ils le même discours ??? « Mais non ! n'alertez pas la police, n'allez pas défendre vos droits devant les tribunaux, ne pourchassez pas vos agresseurs... madame : vous avez été violée, certes. Mais il n'y a rien là... Ce ne sont là que vétilles. Allez ! oubliez, pardonnez, enterrez... et regardez vers l'avenir !»

    Quelle mentalité de valets, de petits, voire de lâches !!! Sinon de profiteurs...

    Et la cerise sur le gâteau : notre propre premier ministre du Québec, le berger de la nation par définition, qui rétorque que ce mépris légalisé des Québécois n'est qu'un... pétard mouillé !!!

    Cet homme, toute partisanerie mise à part, est décidément indigne d'occuper le poste de premier magistrat du Québec. Une fois de plus, il confirme qu'il est incapable d'être à la hauteur de cette fonction (tout l'essentiel me semble avoir été dit dans ce court article d'une concision décapante : www.soreltracy.com/liter/2004/avril/24av.html).

    Quand à M. Michel Lebel, je désire saluer les remarques précédentes fort pertinentes que Mme Marie-Louise Lacroix a tenu à son endroit. Il faut dire qu'elle savait de quoi elle parlait, visiblement, quand elle associait ces deux hommes de droit (Patrice Garant et Michel Lebel) qui oublient le droit même aussitôt qu'il s'agit de procéder partout à leur propagande Canada. Voir à ce sujet ce texte que Mme Lacroix a eu la modestie de ne pas référencer : www.action-nationale.qc.ca/index.php?
    option=com_content&task=view&id=508&Itemid=99999999

    C'est tellement primaire, adolescent aussi, ces manières de nos deux avocats on her Majesty's Service, que c'en est même comique. Deux vieux messieurs en fin de carrière qui courent les forums et l'espace des lettres aux lecteurs, dans les journaux, pour dénoncer la volonté de libération du peuple québécois au nom... du droit !

    Comme si être avocat autorisait d'office les discours les plus bêtes et les plus étroits.

    C'est ce qu'on appelle, pour le moins, un droit à géométrie variable.

    Pour nos amis, le droit semble se confondre en effet avec le droit à la propagande. La leur, bien sûr... »

  • Pierre Allard
    Inscrit
    mercredi 30 mai 2007 17h50
    Respectueusement vôtre... Ottawa.
    « - Vous faites l'amour avec n'importe qui pour 5 millions ?

    - Oui

    - Pour 20 $ ?

    - Vous me prenez pour qui !

    - Ça, cest établi. Maintenant, c'est le prix qu'on discute..


    Pierre JC Allard
    http://www.nouvellesociete.org »

  • Jean-Guy Nadeau
    Abonné
    jeudi 31 mai 2007 11h14
    Un travail decevant
    « Non seulement le juge Bernier est-il timide, mais son travail est décevant, de même que les compte rendus tout aussi timides que les média en ont fait. On a l'impression de ne pas savoir grand chose de plus et surtout, l'opération la plus coûteuse (le fameux "Love in") n'a pas été prise en compte. Je n'ose parler d'ouvrage baclé, je n'ai pas assez d'informations. Voila! Pas assez d'informations... et le juge n'est pas allé les chercher. »

  • Alexandre-Frédérik Joly
    Inscrit
    jeudi 31 mai 2007 13h25
    Un peu de rigueur M. Descôteaux
    « M. Descôteaux,

    Il nous semble évident que l'argent peut et ne peut faire une différence dans une victoire ou une défaite dans un plébiscite. Cepedant, dans nos sociétés de consomation et de commercialisation, où même la politique et les idées se vendent, il est absolument claire et certain que l'option du NON en 1995 a bénéficié de plus d'agences, d'argents et de visibilité de moyen que le camp du OUI. Alors que cela soit 540 000 $ ou 3 millions, ou même les possibles 11 millions de dépense contenu dans le rapport Grenier (avant, pendant et après le référemdum) sur Option Canada, pour nous il est claire que les moyens pour vendre une idée et tenter de la faire passer, étaient innégaux et que la thèse d'un vole dans ce sens se tient. Il y a une règle sur les dépenses électorales visant à équilibrer les forces en présence dans l'atteinte de l'adhésion de la plèbe à son idée, à son option. Si l'une des options à plus de moyens de se faire entendre et voir, au-delà même du vole des idées et des choix de voter OUI ou NON en découlant, il y a entrave à la volonté de démocratie et nous nous retrouvons dans «au plus fort la poche». En terminant, rien de se gagne, rien ne se perd, voilà pourquoi, pour citer Gaston Miron : «Tant que l'indépendance n'est pas faite, elle reste à faire» »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    jeudi 31 mai 2007 15h56
    M. Filion, je vous corrige
    « Guy Filion a écrit : «Corriger moi si je fais erreur mais les crocheries viennent toujours d'Ottawa.»

    Des fois les crocheries viennent du PQ mais c'est normal, ils ont l'intérêt du Québec ce qui leur prête une bonne intention.

    Je vous invite à regarder ce site où l'on parle d'un bailleur de fonds péquiste : Jean-Yves Pantaloni.
    http://www.latribuduverbe.com/archives/2006/01/pantaloni_qui_a_ete_reconnu_po.html »

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