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La bataille se poursuit au sujet du mode de nomination des juges

16 février 2007  Justice
Ottawa — Assailli de toute part pour avoir affiché sa volonté de nommer des juges qui partagent ses idées en matière de répression de la criminalité, le premier ministre Stephen Harper est resté sur ses positions hier, poussant encore davantage l'amalgame entre la nomination de juges et la poursuite d'objectifs politiques pour y inclure la lutte contre le terrorisme.
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  • Linda Hart
    Abonnée
    vendredi 16 février 2007 09h48
    La mégalomanie en action
    M. Fortier est lui-même avocat, il comprend très bien la gravité du geste posé par son chef et lorsqu'il tente d'en minimiser la portée, il fait tout simplement preuve d'hypocrisie. La nomination des juges a toujours posé un problème, cette part d'arbitraire laissée à l'exécutif était malsaine et dangereuse en soi. Toutefois, avant M. Harper, les premiers ministres canadiens ont fait preuve d'une relative modération. On nommait des amis, mais on recherchait aussi la compétence et surtout, on ne demandait pas à un candidat à la magistrature d'adhérer totalement et obligatoirement à la philosophie gouvernementale en matière de justice pénale. M. Harper démontre, de la façon la plus éloquente, que le système doit être modifié, afin de garantir l'indépendance du judiciaire à l'égard de certains politiciens de bas étage qui n'ont aucun respect pour les institutions démocratiques et qui une fois élus, s'empressent de mettre la hache dans tout ce qu'ils considèrent comme une entrave au règne de leurs idées et de leurs principes. Les Canadiens n'ont pas élu un gouvernement, ils ont élu un dangereux mégalomane.

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