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Procureurs de la Couronne - Facal se rallie à la décision de Landry

5 novembre 2002  Justice
Québec — Comme ses autres collègues du conseil des ministres, le président du Conseil du trésor, Joseph Facal, se rallie et demeure au cabinet, contrairement à l'ex-ministre de la Justice, Paul Bégin, qui lui a choisi de tirer sa révérence. Il l'annoncera aujourd'hui, à Québec.

Paul Bégin a claqué la porte du gouvernement péquiste, le 28 octobre, parce qu'il désapprouvait la tiédeur de l'équipe de Bernard Landry à promouvoir la souveraineté et parce qu'il estimait avoir été désavoué dans le dossier des procureurs de la Couronne.

Contrairement à ce qu'avaient dit publiquement les deux responsables du dossier — les ministres Bégin et Facal — le premier ministre Landry décidait, le 23 octobre, d'intervenir personnellement dans le dossier et de nommer un médiateur en vue de régler le conflit — illégal — des procureurs de la Couronne, qui multipliaient les moyens de pression et les arrêts de travail depuis le 7 octobre.

Or, quelques jours plus tôt, le président du Conseil du trésor avait déclaré qu'il n'était pas question que Québec nomme un médiateur puisque les négociations entre les deux partis n'étaient pas encore commencées.

Le ministre Bégin avait aussi adopté la ligne dure en refusant la nomination d'un médiateur et en menaçant les procureurs d'une loi spéciale. Les procureurs avaient fait de la nomination d'un médiateur une condition essentielle à remplir pour mettre fin à leurs moyens de pression.

Mais alors que la situation s'envenimait, M. Bégin a dû être hospitalisé pour subir une intervention chirurgicale et M. Facal a quitté le pays pour plusieurs jours afin d'effectuer une mission en Argentine. Depuis son retour, jeudi dernier, M. Facal n'a pas commenté la démission de M. Bégin, ni la décision du premier ministre de nommer un médiateur.

L'ex-ministre de la Justice avait claqué la porte la semaine dernière en soutenant que cette nomination illustrait «une profonde divergence de vues entre le premier ministre et moi et ne peut être interprétée autrement que comme un manque de confiance à mon égard».

Au total, cinq ministres ont quitté le gouvernement péquiste depuis l'entrée en fonctions de Bernard Landry. Les autres sont Guy Chevrette, Jacques Brassard et David Cliche, en janvier 2002, et Gilles Baril, en mai 2002.






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