Scandale HP: le procureur de la Californie veut engager des poursuites
5 octobre 2006
Justice
Photo : Agence Reuters
Le procureur californien demande notamment l’inculpation de l’ex-présidente du groupe informatique Hewlett Packard, Patricia Dunn.
New York — Le procureur de la Californie Bill Lockyer a demandé l'engagement de poursuites contre des dirigeants de Hewlett Packard, a confirmé le groupe hier, en raison de l'enquête clandestine menée par HP auprès d'administrateurs et de journalistes.
Selon la presse, le procureur demande notamment l'inculpation de l'ex-présidente du groupe informatique Hewlett Packard, Patricia Dunn, qui a démissionné il y a deux semaines, ainsi que celle de détectives engagés par HP dans cette affaire.
HP n'a toutefois pas précisé à l'encontre de quelles personnes les inculpations ont été prononcées.
La justice de Californie s'est penchée sur cette affaire d'espionnage après que le groupe a reconnu début septembre avoir engagé des détectives privés pour espionner des journalistes et des membres de son propre conseil d'administration. Ceux-ci ont notamment eut recours à de fausses identités pour récupérer les relevés téléphoniques des personnes surveillées.
Dans un bref communiqué, HP a indiqué qu'il «continuerait à collaborer avec la justice fédérale et de l'État de Californie», mais s'est refusé à tout autre commentaire.
Cette affaire, qui a défrayé la chronique, a entraîné la démission de Mme Dunn ainsi que celle de plusieurs hauts responsables du groupe.
Une commission du Congrès américain a interrogé longuement Mme Dunn et le p.-d.g. de HP la semaine dernière pour éclaircir l'affaire, qui a tourné au débat politique sur la protection de la vie privée.
D'autres développements juridiques sont en cours: les opérateurs téléphoniques américains Cingular Wireless et Verizon ont tous deux porté plainte contre plusieurs personnes dans cette affaire, dont l'agence de détectives CAS, pour avoir frauduleusement obtenu les relevés téléphoniques de certains de leurs clients, dont un journaliste et un membre du conseil d'administration de HP.
Les autorités judicaires fédérales ont également ouvert des enquêtes sur cette affaire mais aucune inculpation n'a encore été prononcée. Hewlett Packard est l'un des premiers groupes informatiques au monde, employant 150 000 personnes.
Selon la presse, le procureur demande notamment l'inculpation de l'ex-présidente du groupe informatique Hewlett Packard, Patricia Dunn, qui a démissionné il y a deux semaines, ainsi que celle de détectives engagés par HP dans cette affaire.
HP n'a toutefois pas précisé à l'encontre de quelles personnes les inculpations ont été prononcées.
La justice de Californie s'est penchée sur cette affaire d'espionnage après que le groupe a reconnu début septembre avoir engagé des détectives privés pour espionner des journalistes et des membres de son propre conseil d'administration. Ceux-ci ont notamment eut recours à de fausses identités pour récupérer les relevés téléphoniques des personnes surveillées.
Dans un bref communiqué, HP a indiqué qu'il «continuerait à collaborer avec la justice fédérale et de l'État de Californie», mais s'est refusé à tout autre commentaire.
Cette affaire, qui a défrayé la chronique, a entraîné la démission de Mme Dunn ainsi que celle de plusieurs hauts responsables du groupe.
Une commission du Congrès américain a interrogé longuement Mme Dunn et le p.-d.g. de HP la semaine dernière pour éclaircir l'affaire, qui a tourné au débat politique sur la protection de la vie privée.
D'autres développements juridiques sont en cours: les opérateurs téléphoniques américains Cingular Wireless et Verizon ont tous deux porté plainte contre plusieurs personnes dans cette affaire, dont l'agence de détectives CAS, pour avoir frauduleusement obtenu les relevés téléphoniques de certains de leurs clients, dont un journaliste et un membre du conseil d'administration de HP.
Les autorités judicaires fédérales ont également ouvert des enquêtes sur cette affaire mais aucune inculpation n'a encore été prononcée. Hewlett Packard est l'un des premiers groupes informatiques au monde, employant 150 000 personnes.
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