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Certificats de sécurité - La Cour suprême sceptique devant les arguments de Charkaoui

14 juin 2006  Justice
Adil Charkaoui et sa mère, Latifa Charkaoui, se sont adressés longuement à la presse à la fin de l’audience devant la Cour suprême.
Photo : Agence Reuters
Adil Charkaoui et sa mère, Latifa Charkaoui, se sont adressés longuement à la presse à la fin de l’audience devant la Cour suprême.
Ottawa — Les juges de la Cour suprême ont donné du fil à retordre hier à l'avocate défendant Adil Charkaoui, qui se bat pour faire invalider les certificats de sécurité en vertu desquels il a été incarcéré, mais jamais accusé, pendant 21 mois. Certains des magistrats se sont montrés sceptiques quant à sa demande de tenir des audiences complètement publiques, sans preuve secrète, même lorsque la sécurité nationale du Canada est en jeu.
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Adil Charkaoui et sa mère, Latifa Charkaoui, se sont adressés longuement à la presse à la fin de l’audience devant la Cour suprême. chris wattie reuters
Adil Charkaoui, que l’on voit ici à la sortie de la Cour suprême, tout comme Mohamed Harkat et Hassan Almrei, se présente devant les neuf juges du haut tribunal afin de contester la validité des certificats de sécurité. Cert
 






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  • Benoît Bélanger
    Inscrit
    mercredi 14 juin 2006 12h04
    L'immigration, un privilège
    « Dans la dernière livraison de Courrier International,on retrouve un extrait d'un article publié dans le Suddeutsche Zeitung (de Munich)par le le sociologue américain Amitai Etzioni. Non seulement nos honorables juges de toutes les Cours canadiennes feraient bien de lire cette partie du document consacré aux mouvements migratoires à travers la Planète, mais également toutes ces bonnes âmes qui prétendent que l'immigration est un droit absolu.
    Or Etzioni explique d'une façon claire qu'ENTRER DANS LE PAYS D'UN AUTRE EST UN "PRIVILÈGE". Aucune Charte des Droits ne saurait accorder à celui qui émigre le droit absolu d'émigrer dans le pays de son choix. Et dans le cas de ceux qui revendiquent le statut de réfugié politique,ce droit ne peut être revendiqué que dans des circonstances bien précises comme l'explique le sociologue, né en Allemagne qu'il a fuie en raison des persécutions nazies.
    La circonspection avec laquelle les Juges de la Cour Suprême ont accueilli l'argumentaire de l'avocate de Charkaoui est rafraîchissante par rapport aux considérations des juges de la Cour d'Appel. Il est plus que temps de se pencher de nouveau sur les recours abusifs de la Charte des Droits, que ce soit au titre canadien ou au titre québécois. Tous ceux qui ont émigré au Canada et qui sont sous le coup de suspicion d'actes pouvant menacer la sécurité de l'État canadien ont tojours le loisir de retourner dans leur pays d'origine. On ne peut pas dire que le Gouvernement canadien a manifesté beaucoup d'intolérance à l'endroit des musulmans de toutes origines. Le contingent d'immigrants que nous avons accueillis et qui se réclament du Croissant est le plus imposant de toute l'immigration enregistrée au pays au cours des deux dernières décennies. Il me parait improbable que nos corps policiers s'amusent à dénicher des soi-disant terroristes au sein de cette communauté. D'ailleurs, par rapport au nombre d'immigrants reçus, le nombre d'accusés est infime.
    Les avocats qui ont plaidé hier en Cour Suprême ne semblent pas avoir été plus convaincants qu'ils ne le méritaient. Les Canadiens ont le droit d'être rassurés devant toute menace démontrée ou sérieusement appréhendée, et ce droit est inaliénable. »

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