En bref - Adil Charkaoui un brin plus libre
5 mai 2006
Justice
Ottawa — La Cour fédérale a légèrement accru la liberté du présumé terroriste Adil Charkaoui, hier. Le Montréalais pourra désormais se déplacer sans accompagnement dans un périmètre de 15 mètres autour de sa résidence, ce qui lui permettra de se rendre dans sa cour pour surveiller ses enfants et dans l'appartement de ses parents. Le juge Simon Noël réduit également d'une heure la durée du couvre-feu imposé à M. Charkaoui.
Enfin, la cour permet au prévenu de se rendre à la Cour suprême du Canada pour l'audition de sa contestation de la constitutionnalité des certificats de sécurité. C'est en vertu de cette mesure que M. Charkaoui est menacé d'expulsion vers le Maroc. Soupçonné d'avoir entretenu des liens avec le réseau al-Qaïda d'Oussama ben Laden, M. Charkaoui a été arrêté en 2003 sur la base d'allégations formulées par le Service canadien du renseignement de sécurité. En février 2005, le juge Noël l'a remis en liberté en lui imposant toutefois de nombreuses conditions, dont le port d'un bracelet de localisation électronique, de même que l'interdiction de surfer sur Internet et d'utiliser un téléphone cellulaire. M. Charkaoui réclamait la levée de ces conditions afin de pouvoir élever plus facilement ses trois enfants et de poursuivre ses études, ce à quoi s'est opposé Ottawa. Les supporters d'Adil Charkaoui, dont Alexandre Trudeau, fils de l'ancien premier ministre, s'élèvent contre le renvoi du prévenu au Maroc, soutenant qu'il y risque la torture. M. Charkaoui, un résident permanent qui n'est pas citoyen canadien, a toujours maintenu qu'il ne représentait pas une menace à la sécurité du pays. En vertu de la procédure des certificats de sécurité, il ne connaît pas une bonne partie de la preuve retenue contre lui.
Enfin, la cour permet au prévenu de se rendre à la Cour suprême du Canada pour l'audition de sa contestation de la constitutionnalité des certificats de sécurité. C'est en vertu de cette mesure que M. Charkaoui est menacé d'expulsion vers le Maroc. Soupçonné d'avoir entretenu des liens avec le réseau al-Qaïda d'Oussama ben Laden, M. Charkaoui a été arrêté en 2003 sur la base d'allégations formulées par le Service canadien du renseignement de sécurité. En février 2005, le juge Noël l'a remis en liberté en lui imposant toutefois de nombreuses conditions, dont le port d'un bracelet de localisation électronique, de même que l'interdiction de surfer sur Internet et d'utiliser un téléphone cellulaire. M. Charkaoui réclamait la levée de ces conditions afin de pouvoir élever plus facilement ses trois enfants et de poursuivre ses études, ce à quoi s'est opposé Ottawa. Les supporters d'Adil Charkaoui, dont Alexandre Trudeau, fils de l'ancien premier ministre, s'élèvent contre le renvoi du prévenu au Maroc, soutenant qu'il y risque la torture. M. Charkaoui, un résident permanent qui n'est pas citoyen canadien, a toujours maintenu qu'il ne représentait pas une menace à la sécurité du pays. En vertu de la procédure des certificats de sécurité, il ne connaît pas une bonne partie de la preuve retenue contre lui.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

