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Procès Enron: Lay affirme avoir payé ses dettes avec son propre argent

Associated Press   3 mai 2006  Justice
Houston — Dans une tentative pour contrer les arguments de l'accusation, le fondateur d'Enron, Kenneth Lay, a déclaré en cour hier qu'il avait utilisé 13 millions $US de son propre argent, et non des fonds d'Enron, pour rembourser des dettes personnelles en 2001.

La stratégie du procureur John Hueston était de démontrer que Lay, qui est accusé de fraude dans l'affaire Enron, avait ignoré un certain nombre de solutions à ses problèmes financiers pour vendre pour 70 millions $US en actions d'Enron à Enron même. Ces ventes, en lots valant chacun quatre millions, n'avaient pas à être signalées immédiatement au public. Pourtant, à la fin de 2001, Lay affirmait aux employés de la société qu'il achetait des actions de la société.

Questionné à nouveau hier par son avocat, Me George Secrest, Lay a soutenu avoir utilisé plus de 7 millions $US de fonds n'appartenant pas à Enron pour rembourser des marges de crédit et «d'autres obligations financières» au printemps 2001, et un autre 6 millions $US aux mêmes fins par la suite, la même année.

Lay n'a toutefois pas précisé combien de ce montant global de 13 millions $US est allé au remboursement des marges de crédit et combien aux autres obligations.

Au cours du procès, Kenneth Lay a déclaré que les actions d'Enron comptaient pour environ 90 % de sa fortune personnelle à l'époque et, qu'en conséquence, il n'était pas inhabituel pour lui de vendre des actions d'Enron pour payer des dettes.

Lundi, le jury a pu avoir un aperçu du style de vie princier que menait M. Lay, incluant des propriétés à Aspen, au Colorado, des vacances sur la Riviera française et 20 000 $US en achats d'antiquités en Espagne.

L'accusation avance pour sa part que M. Lay avait plusieurs façons de rembourser ses marges de crédit de plusieurs millions en 2001 tout en protégeant son propre argent. Selon Me Hueston, il a préféré emprunter des sommes de 4 millions $US à Enron pour payer ses dettes. Par la suite, il remboursait Enron en lui revendant ses propres actions d'Enron.

Lorsque Me Hueston a suggéré à M. Lay qu'il aurait pu mettre la pédale douce dans ses dépenses, pour éviter d'avoir à emprunter davantage, M. Lay a déclaré que son style de vie ne pouvait pas être interrompu comme en fermant un robinet.

Lay et l'ex-p.-d.g. d'Enron Jeffrey Skilling soutiennent qu'il n'y a pas eu de fraude à Enron et que l'argent de la compagnie a été volé par un petit groupe d'administrateurs.
 
 
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