Messe inaugurale de Benoît XVI - Un demi-million de pèlerins sont attendus
23 avril 2005
Éthique et religion
Photo : Agence Reuters
Des ouvriers nettoient le toit de la basilique Saint-Pierre en prévision de la messe d’inauguration du poncificat de Benoît XVI.
Cité du Vatican — Un demi-million de personnes, dont de très nombreux Allemands, et plusieurs dizaines de personnalités sont attendues pour la messe inaugurale, demain, du pontificat de Benoît XVI, qui pourrait ensuite aller se mêler à la foule des fidèles.
«Rome se prépare avec sérénité à une autre épreuve extraordinaire», a déclaré hier le maire de la capitale, Walter Veltroni, faisant allusion à la façon dont la Ville éternelle a su gérer, sans accrocs majeurs, l'afflux de plus de un million de fidèles et de centaines de personnalités du monde entier pour les obsèques de Jean-Paul II, le 8 avril.
«Il y aura certainement des centaines de milliers de personnes», a indiqué le patron de la protection civile italienne Guido Bertolaso, jugeant «fiables» les estimations de la venue «d'un demi-million de fidèles, dont 100 000 d'Allemagne».
M. Bertolaso avait eu la lourde charge de faire face à la marée humaine qui a submergé Rome à l'occasion de la mort du pape polonais.
Il a annoncé que Benoît XVI pourrait prendre un bain de foule à l'issue de la messe de demain. «Je suis convaincu que le Saint-Père nous réservera une surprise agréable, peut-être une promenade parmi les fidèles après la messe», a-t-il dit. La cérémonie commencera à 10h, heure locale.
Aguerries par l'expérience des obsèques de Jean-Paul II, les autorités italiennes prévoient un dispositif similaire pour accueillir les pèlerins et assurer la sécurité des visiteurs et dignitaires étrangers.
L'espace aérien au-dessus de Rome sera interdit demain de 6h GMT à 14h GMT et l'aéroport civil et militaire de Ciampino sera fermé à partir de cet après-midi jusqu'à demain après-midi à tous les avions à l'exception des vols officiels ou d'urgence.
Selon la presse italienne, un avion radar Awacs ainsi que des chasseurs et des hélicoptères patrouilleront le ciel romain, comme lors des obsèques de Jean-Paul II, et quelque 7000 membres des forces de l'ordre seront mobilisés.
Quelque 2000 volontaires de la protection civile seront aussi sur place pour canaliser les pèlerins et leur fournir de l'eau. Une partie d'entre eux viendront de la région germanophone du Trentin Haut-Adige pour servir d'interprètes.
Des écrans géants doivent d'autre part être installés dans plusieurs endroits de la capitale afin de permettre aux fidèles qui n'auront pas accès à la place Saint-Pierre de suivre la messe inaugurale du cardinal Ratzinger, élu pape mardi sous le nom de Benoît XVI.
Des dizaines de personnalités du monde entier sont attendues pour l'événement, mais l'affluence de dirigeants de la planète sera moindre que pour les obsèques du 8 avril.
Les États-Unis, qui avaient envoyé trois présidents, dont un en exercice, pour la messe de funérailles, dépêcheront cette fois-ci une délégation dirigée par Jeb Bush, gouverneur de la Floride, frère de George W. Bush et catholique, a indiqué la Maison-Blanche. La presse italienne avait annoncé la venue du vice-président Dick Cheney.
L'Allemagne sera représentée en force, avec le président Horst Koehler, le chancelier Gerhard Schröder, une importante délégation bavaroise (région d'origine de Joseph Ratzinger) et le frère aîné du pape, Georg Ratzinger.
Le roi Juan Carlos d'Espagne et la reine Sofia ont annoncé leur présence, ainsi que le premier ministre français Jean-Pierre Raffarin et le président colombien Alvaro Uribe, notamment.
Outre les fidèles venus d'Allemagne, la protection civile s'attend à la venue de nombreux Italiens profitant d'un long week-end, lundi étant férié en Italie. Selon M. Bertolaso, nombre d'entre eux voudront aussi se rendre dans la crypte de la basilique Saint-Pierre, où repose Jean-Paul II. Celle-ci sera toutefois fermée demain matin pendant la messe d'inauguration de son successeur.
«Rome se prépare avec sérénité à une autre épreuve extraordinaire», a déclaré hier le maire de la capitale, Walter Veltroni, faisant allusion à la façon dont la Ville éternelle a su gérer, sans accrocs majeurs, l'afflux de plus de un million de fidèles et de centaines de personnalités du monde entier pour les obsèques de Jean-Paul II, le 8 avril.
«Il y aura certainement des centaines de milliers de personnes», a indiqué le patron de la protection civile italienne Guido Bertolaso, jugeant «fiables» les estimations de la venue «d'un demi-million de fidèles, dont 100 000 d'Allemagne».
M. Bertolaso avait eu la lourde charge de faire face à la marée humaine qui a submergé Rome à l'occasion de la mort du pape polonais.
Il a annoncé que Benoît XVI pourrait prendre un bain de foule à l'issue de la messe de demain. «Je suis convaincu que le Saint-Père nous réservera une surprise agréable, peut-être une promenade parmi les fidèles après la messe», a-t-il dit. La cérémonie commencera à 10h, heure locale.
Aguerries par l'expérience des obsèques de Jean-Paul II, les autorités italiennes prévoient un dispositif similaire pour accueillir les pèlerins et assurer la sécurité des visiteurs et dignitaires étrangers.
L'espace aérien au-dessus de Rome sera interdit demain de 6h GMT à 14h GMT et l'aéroport civil et militaire de Ciampino sera fermé à partir de cet après-midi jusqu'à demain après-midi à tous les avions à l'exception des vols officiels ou d'urgence.
Selon la presse italienne, un avion radar Awacs ainsi que des chasseurs et des hélicoptères patrouilleront le ciel romain, comme lors des obsèques de Jean-Paul II, et quelque 7000 membres des forces de l'ordre seront mobilisés.
Quelque 2000 volontaires de la protection civile seront aussi sur place pour canaliser les pèlerins et leur fournir de l'eau. Une partie d'entre eux viendront de la région germanophone du Trentin Haut-Adige pour servir d'interprètes.
Des écrans géants doivent d'autre part être installés dans plusieurs endroits de la capitale afin de permettre aux fidèles qui n'auront pas accès à la place Saint-Pierre de suivre la messe inaugurale du cardinal Ratzinger, élu pape mardi sous le nom de Benoît XVI.
Des dizaines de personnalités du monde entier sont attendues pour l'événement, mais l'affluence de dirigeants de la planète sera moindre que pour les obsèques du 8 avril.
Les États-Unis, qui avaient envoyé trois présidents, dont un en exercice, pour la messe de funérailles, dépêcheront cette fois-ci une délégation dirigée par Jeb Bush, gouverneur de la Floride, frère de George W. Bush et catholique, a indiqué la Maison-Blanche. La presse italienne avait annoncé la venue du vice-président Dick Cheney.
L'Allemagne sera représentée en force, avec le président Horst Koehler, le chancelier Gerhard Schröder, une importante délégation bavaroise (région d'origine de Joseph Ratzinger) et le frère aîné du pape, Georg Ratzinger.
Le roi Juan Carlos d'Espagne et la reine Sofia ont annoncé leur présence, ainsi que le premier ministre français Jean-Pierre Raffarin et le président colombien Alvaro Uribe, notamment.
Outre les fidèles venus d'Allemagne, la protection civile s'attend à la venue de nombreux Italiens profitant d'un long week-end, lundi étant férié en Italie. Selon M. Bertolaso, nombre d'entre eux voudront aussi se rendre dans la crypte de la basilique Saint-Pierre, où repose Jean-Paul II. Celle-ci sera toutefois fermée demain matin pendant la messe d'inauguration de son successeur.
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