Le choix d'un pape relève de l'intuition plus que de la raison
19 avril 2005
Éthique et religion
Photo : Agence Reuters
«Extra omnes» (dehors, tous) a lancé Mgr Piero Marini, maître des célébrations liturgiques, puis les portes de la chapelle Sixtine se sont refermées sur les 115 cardinaux.
Cent quinze hommes détiennent le destin de l'Église catholique — (un milliard de fidèles) — au bout de leurs doigts. Au nom de l'un des rites — le conclave — les plus anciens et sacrés de la papauté, 115 cardinaux sont entrés, hier, dans le secret de la chapelle Sixtine pour désigner le 265e pape de l'histoire bimillénaire du christianisme. Retirés du monde, à l'abri des pressions politiques qui, jusqu'au XIXe siècle, étaient exercées par les puissances et les empires (France, Autriche, Espagne), les 115 électeurs vont choisir l'un des leurs pour exercer la charge suprême de successeur de l'apôtre Pierre, premier pape, et de Jean-Paul II, le dernier.
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