Le repos éternel
9 avril 2005
Éthique et religion
Photo : Agence Reuters
Des religieusese regardent les funérailles de Jean-Paul II sur un écran géant installé à Wadowice, en Pologne, la ville où est né le pape Jean-Paul II.
La couleur pourpre, celle des martyrs, éclate sur la pierre blanche de la basilique. Le pourpre est la couleur des 180 cardinaux et patriarches d'Orient, en habit d'apparat: soutane, barrette et mozette, alignés le long de la façade de Saint-Pierre. Murés dans le silence, ils attendent l'arrivée du cercueil sur le parvis. Jamais ils n'ont porté aussi bien qu'aujourd'hui leur nom de «cardinaux», dérivé du latin cardo, «pivot». Ils portent l'Église orpheline de Jean-Paul II. Muette aussi, l'immense marée humaine qui balaie la place jusqu'au Tibre. Rome, congestionnée par la foule et l'émotion, enterre son pape. Un pape qui fédère, une ultime fois, les masses rencontrées en un quart de siècle de voyages à travers la planète.
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