Des prières pour le pape
Des dizaines de milliers de pèlerins se réunissent place Saint-Pierre
Cité du Vatican — Ils étaient des dizaines de milliers, dans la nuit, rassemblés sur la place Saint-Pierre de Rome, les yeux braqués sur cette fenêtre allumée du troisième étage, derrière laquelle le pape Jean-Paul II vit ses derniers instants. Une veillée sombre et pleine d'émotion, mais recueillie, qui se répète dans des dizaines de milliers d'églises, dans le monde entier.
«Ce soir, ou cette nuit, le Christ ouvre ses portes à Jean-Paul II», a déclaré Angelo Comastri, vicaire général du pape pour la Cité du Vatican, au cours de la prière du Rosaire entamée par la foule sur la place à 21h, l'une des innombrables veillées de prière pour le pape mourant.
De son côté, le cardinal mexicain Javier Lozano Barragan, ministre de la Santé du Vatican, a déclaré sur la chaîne mexicaine Televisa que le pape «est sur le point de mourir». «J'ai parlé aux docteurs, a-t-il déclaré, et ils m'ont dit qu'il n'y a plus d'espoir.»
Car Jean-Paul II se rapprochait de la mort ce matin (heure de Rome), sa respiration s'amenuisant, son coeur et ses reins cédant, alors que la planète entière était rassemblée en prière pour le pape en agonie.
Sur la place Saint-Pierre, dans la nuit glacée, passé minuit, les fidèles étaient désormais 70 000, alors que les fenêtres des appartements pontificaux demeuraient allumées.
Touristes et pèlerins avaient commencé à affluer jeudi soir sur la place, à l'annonce de l'aggravation de l'état du pape. Des fidèles s'agenouillaient pour prier sur les pavés, d'autres s'enroulaient dans des couvertures, déterminés à accompagner jusqu'au bout l'agonie de Jean-Paul II. «Nous sommes proches de lui par la prière, pour qu'il puisse aller au paradis, accueilli par le Seigneur et les autres saints», disait Rossella Longo, une jeune femme distribuant des rosaires dans la foule.
Dès hier après-midi, les pèlerins s'agglutinaient via della Conciliazione, la principale avenue menant à la place Saint-Pierre, fermée à la circulation. Nombre de personnes tenaient des rosaires, d'autres scrutaient aux jumelles la fenêtre close des appartements de Jean-Paul II.
Alors que la nuit tombait sur la place Saint-Pierre, seules les deux fenêtres des appartements pontificaux brillaient encore sur la façade obscure du Palais apostolique.
À 21h, le vicaire général du pape pour la Cité du Vatican a commencé à réciter sur la place la prière du Rosaire, prière favorite du pape, et l'Ave Maria prononcé par des milliers de fidèles s'est élevé de la place jusqu'à ses fenêtres.
Portant des bougies, nombre d'entre eux les larmes aux yeux, les pèlerins étaient alors au moins 30 000 sur la place, selon la police. Des ambulances de la Croix-Rouge et des secouristes de la protection civile étaient présents pour apporter leur éventuelle assistance.
«Ce pourrait être les derniers moments, disait Alvaro Alvarez Escobar, un prêtre mexicain. Je ne suis pas ici pour prier que le pape aille mieux. Je ne suis pas ici pour prier pour la mort du pape. Je suis ici pour prier Dieu de faire ce qu'Il a à faire.»
La police de Rome attend l'arrivée de centaines de milliers de fidèles supplémentaires dans les jours qui viennent. «Nous fermons toute la zone autour du Vatican, la police sera déployée dans les aéroports et les gares pour aider les pèlerins», a expliqué le préfet de la ville, Achille Serra.
Les fidèles se sont également réunis de l'autre côté de la ville, pour assister à la messe vespérale pour Jean-Paul II célébrée par son vicaire pour Rome, le cardinal Camillo Ruini, dans la basilique Saint-Jean de Latran, en présence des autorités politiques italiennes.
«Jean-Paul est confronté à l'épreuve la plus difficile de sa longue et extraordinaire vie, il y est confronté et la vit avec la même intime sérénité, le même abandon loyal entre les mains de Dieu avec lesquels il a toujours vécu, travaillé, souffert et joui», a dit le cardinal Ruini dans son homélie.
«La foi du pape est si forte et pleine, et l'expérience de Dieu si intensément vécue, que dans ces heures de souffrance [...] il voit déjà, il touche déjà le Christ», a-t-il ajouté.
«Ce soir, ou cette nuit, le Christ ouvre ses portes à Jean-Paul II», a déclaré Angelo Comastri, vicaire général du pape pour la Cité du Vatican, au cours de la prière du Rosaire entamée par la foule sur la place à 21h, l'une des innombrables veillées de prière pour le pape mourant.
De son côté, le cardinal mexicain Javier Lozano Barragan, ministre de la Santé du Vatican, a déclaré sur la chaîne mexicaine Televisa que le pape «est sur le point de mourir». «J'ai parlé aux docteurs, a-t-il déclaré, et ils m'ont dit qu'il n'y a plus d'espoir.»
Car Jean-Paul II se rapprochait de la mort ce matin (heure de Rome), sa respiration s'amenuisant, son coeur et ses reins cédant, alors que la planète entière était rassemblée en prière pour le pape en agonie.
Sur la place Saint-Pierre, dans la nuit glacée, passé minuit, les fidèles étaient désormais 70 000, alors que les fenêtres des appartements pontificaux demeuraient allumées.
Touristes et pèlerins avaient commencé à affluer jeudi soir sur la place, à l'annonce de l'aggravation de l'état du pape. Des fidèles s'agenouillaient pour prier sur les pavés, d'autres s'enroulaient dans des couvertures, déterminés à accompagner jusqu'au bout l'agonie de Jean-Paul II. «Nous sommes proches de lui par la prière, pour qu'il puisse aller au paradis, accueilli par le Seigneur et les autres saints», disait Rossella Longo, une jeune femme distribuant des rosaires dans la foule.
Dès hier après-midi, les pèlerins s'agglutinaient via della Conciliazione, la principale avenue menant à la place Saint-Pierre, fermée à la circulation. Nombre de personnes tenaient des rosaires, d'autres scrutaient aux jumelles la fenêtre close des appartements de Jean-Paul II.
Alors que la nuit tombait sur la place Saint-Pierre, seules les deux fenêtres des appartements pontificaux brillaient encore sur la façade obscure du Palais apostolique.
À 21h, le vicaire général du pape pour la Cité du Vatican a commencé à réciter sur la place la prière du Rosaire, prière favorite du pape, et l'Ave Maria prononcé par des milliers de fidèles s'est élevé de la place jusqu'à ses fenêtres.
Portant des bougies, nombre d'entre eux les larmes aux yeux, les pèlerins étaient alors au moins 30 000 sur la place, selon la police. Des ambulances de la Croix-Rouge et des secouristes de la protection civile étaient présents pour apporter leur éventuelle assistance.
«Ce pourrait être les derniers moments, disait Alvaro Alvarez Escobar, un prêtre mexicain. Je ne suis pas ici pour prier que le pape aille mieux. Je ne suis pas ici pour prier pour la mort du pape. Je suis ici pour prier Dieu de faire ce qu'Il a à faire.»
La police de Rome attend l'arrivée de centaines de milliers de fidèles supplémentaires dans les jours qui viennent. «Nous fermons toute la zone autour du Vatican, la police sera déployée dans les aéroports et les gares pour aider les pèlerins», a expliqué le préfet de la ville, Achille Serra.
Les fidèles se sont également réunis de l'autre côté de la ville, pour assister à la messe vespérale pour Jean-Paul II célébrée par son vicaire pour Rome, le cardinal Camillo Ruini, dans la basilique Saint-Jean de Latran, en présence des autorités politiques italiennes.
«Jean-Paul est confronté à l'épreuve la plus difficile de sa longue et extraordinaire vie, il y est confronté et la vit avec la même intime sérénité, le même abandon loyal entre les mains de Dieu avec lesquels il a toujours vécu, travaillé, souffert et joui», a dit le cardinal Ruini dans son homélie.
«La foi du pape est si forte et pleine, et l'expérience de Dieu si intensément vécue, que dans ces heures de souffrance [...] il voit déjà, il touche déjà le Christ», a-t-il ajouté.
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