La croix du mont Royal changera de couleur
Photo : Jacques Grenier
La croix du mont Royal.
Les papes meurent et la croix du mont Royal se transforme. La détérioration de la santé du pape hier a mis en état de veille les fonctionnaires du parc du Mont-Royal, à Montréal, qui se préparent à effectuer une manoeuvre exceptionnelle à laquelle les Montréalais ont assisté pour la dernière fois en 1978: changer la couleur de la croix plantée au sommet de la montagne.
«Nous sommes prêts», a commenté Gilles Rioux, du Bureau du mont Royal. «Dès que l'archevêché de Montréal va nous le demander, la couleur de la croix va être modifiée pour passer du blanc au mauve.»
C'est que la tradition religieuse est ainsi faite. Depuis 1924, date de l'érection de la croix du mont Royal par la Société Saint-Jean-Baptiste, le symbole lumineux change en effet systématiquement de couleur au moment du décès d'un pape. La précédente métamorphose remonte donc au 28 septembre 1978, date à laquelle Albino Luciani (Jean-Paul Ier) est mort après 33 jours de pontificat. Le mauve a alors éclairé le sommet de la montagne jusqu'à la désignation, par le conclave, de son successeur.
Pas question toutefois de changer un nombre infini d'ampoules. La croix, rénovée en 1992, est aujourd'hui équipée d'un système de fibre optique qui permet de modifier son apparence lumineuse en quelques secondes à peine tout simplement en ajustant la couleur d'un seul projecteur.
D'ordinaire blanc, beau temps, mauvais temps, ce symbole montréalais affiche rarement sa palette de quatre couleurs. Outre le décès de Jean-Paul Ier, en 1978, elle avait viré au bleu en 1975 lors des célébrations de la Saint-Jean-Baptiste et au rouge au début des années 80 à l'occasion d'une marche contre le sida. La croix du mont Royal est la propriété de la Ville de Montréal depuis qu'elle a été cédée, en juin dernier, sans frais, à la municipalité par son ancien propriétaire, la Société Saint-Jean-Baptiste. La Ville en assurait toutefois l'entretien depuis 80 ans.
«Nous sommes prêts», a commenté Gilles Rioux, du Bureau du mont Royal. «Dès que l'archevêché de Montréal va nous le demander, la couleur de la croix va être modifiée pour passer du blanc au mauve.»
C'est que la tradition religieuse est ainsi faite. Depuis 1924, date de l'érection de la croix du mont Royal par la Société Saint-Jean-Baptiste, le symbole lumineux change en effet systématiquement de couleur au moment du décès d'un pape. La précédente métamorphose remonte donc au 28 septembre 1978, date à laquelle Albino Luciani (Jean-Paul Ier) est mort après 33 jours de pontificat. Le mauve a alors éclairé le sommet de la montagne jusqu'à la désignation, par le conclave, de son successeur.
Pas question toutefois de changer un nombre infini d'ampoules. La croix, rénovée en 1992, est aujourd'hui équipée d'un système de fibre optique qui permet de modifier son apparence lumineuse en quelques secondes à peine tout simplement en ajustant la couleur d'un seul projecteur.
D'ordinaire blanc, beau temps, mauvais temps, ce symbole montréalais affiche rarement sa palette de quatre couleurs. Outre le décès de Jean-Paul Ier, en 1978, elle avait viré au bleu en 1975 lors des célébrations de la Saint-Jean-Baptiste et au rouge au début des années 80 à l'occasion d'une marche contre le sida. La croix du mont Royal est la propriété de la Ville de Montréal depuis qu'elle a été cédée, en juin dernier, sans frais, à la municipalité par son ancien propriétaire, la Société Saint-Jean-Baptiste. La Ville en assurait toutefois l'entretien depuis 80 ans.
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