Un attentat qui reste mystérieux
Place Saint-Pierre, le 13 mai 1981, un homme tire sur le pape
Photo : Agence Reuters
Le pape Jean-Paul II s’affaire, victime d’un tireur qui prétendra d’abord avoir agi seul avant d’associer les services secrets bulgares. Vingt ans plus tard, le mystère reste entier.
Cité du Vatican — Le 13 mai 1981, un jeune Turc, Mehmet Ali Agça, tire sur Jean-Paul II en pleine place Saint-Pierre, le blessant au coude, à l'index et plus grièvement au ventre. Plus de vingt ans après, le mystère plane toujours sur cette tentative d'assassinat.
Le pape est frappé alors qu'il salue la foule des pèlerins, debout dans une voiture décapotable. Transporté à l'hôpital Gemelli, il est opéré pendant six heures et il faudra procéder à l'ablation de certains organes touchés.
Jean-Paul II accordera son pardon à son agresseur dans un message diffusé le 17 juin: «Je prie pour le frère qui m'a frappé, auquel j'ai sincèrement pardonné.» Le pape guérit et rentre au Vatican le 3 juin.
Arrêté, Ali Agça est condamné à la prison à perpétuité. Le 27 novembre 1979, cet ancien membre des Loups gris, une organisation clandestine d'extrême droite en Turquie, avait déjà menacé de tuer le pape dans une lettre publiée par la presse turque, si ce dernier ne renonçait pas à une visite à Istanbul prévue le lendemain.
Devant les juges, Ali Agça affirme avoir agi seul, avant de faire marche arrière et de mettre en cause les services secrets bulgares. Une thèse plausible alors que, à l'époque, il ne fait guère de doute que les Soviétiques auraient bien voulu être débarrassés de ce pape en pointe dans la lutte contre le communisme.
Mais la «filière bulgare» se révèle finalement fausse et, plus de 20 ans après, le mystère plane toujours sur le fait de savoir si le jeune homme a vraiment agi seul ou s'il n'a été que le bras armé d'un complot contre le pape.
En décembre 1983, le pape rend visite à son agresseur en prison. On ne saura pas ce que les deux hommes se sont dit, mais la photo de leur rencontre restera comme un symbole du pardon accordé par Jean-Paul II à Ali Agça.
À la demande du pape, Ali Agça bénéficie d'une grâce en 2000, mais il est transféré dans une prison turque pour purger une peine liée à une autre affaire: l'assassinat d'un directeur de journal turc.
De son côté, Jean-Paul II est persuadé qu'il a été sauvé par la vierge de Fatima, au Portugal. L'attentat avait en effet eu lieu le 13 mai, date des apparitions liées à cette madone, à qui le pape a fait don de la balle extraite de son corps.
Le pape est frappé alors qu'il salue la foule des pèlerins, debout dans une voiture décapotable. Transporté à l'hôpital Gemelli, il est opéré pendant six heures et il faudra procéder à l'ablation de certains organes touchés.
Jean-Paul II accordera son pardon à son agresseur dans un message diffusé le 17 juin: «Je prie pour le frère qui m'a frappé, auquel j'ai sincèrement pardonné.» Le pape guérit et rentre au Vatican le 3 juin.
Arrêté, Ali Agça est condamné à la prison à perpétuité. Le 27 novembre 1979, cet ancien membre des Loups gris, une organisation clandestine d'extrême droite en Turquie, avait déjà menacé de tuer le pape dans une lettre publiée par la presse turque, si ce dernier ne renonçait pas à une visite à Istanbul prévue le lendemain.
Devant les juges, Ali Agça affirme avoir agi seul, avant de faire marche arrière et de mettre en cause les services secrets bulgares. Une thèse plausible alors que, à l'époque, il ne fait guère de doute que les Soviétiques auraient bien voulu être débarrassés de ce pape en pointe dans la lutte contre le communisme.
Mais la «filière bulgare» se révèle finalement fausse et, plus de 20 ans après, le mystère plane toujours sur le fait de savoir si le jeune homme a vraiment agi seul ou s'il n'a été que le bras armé d'un complot contre le pape.
En décembre 1983, le pape rend visite à son agresseur en prison. On ne saura pas ce que les deux hommes se sont dit, mais la photo de leur rencontre restera comme un symbole du pardon accordé par Jean-Paul II à Ali Agça.
À la demande du pape, Ali Agça bénéficie d'une grâce en 2000, mais il est transféré dans une prison turque pour purger une peine liée à une autre affaire: l'assassinat d'un directeur de journal turc.
De son côté, Jean-Paul II est persuadé qu'il a été sauvé par la vierge de Fatima, au Portugal. L'attentat avait en effet eu lieu le 13 mai, date des apparitions liées à cette madone, à qui le pape a fait don de la balle extraite de son corps.
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