«Peut-être une autre fois», dit Jean-Paul II aux Polonais
20 août 2002
Éthique et religion
Cracovie — Jean Paul II a quitté hier soir la Pologne à l'issue d'une visite de quatre jours marquée d'une grande émotion, en particulier lorsqu'il a lui-même confirmé qu'il resterait en fonction jusqu'au bout.
«Très sainte mère, Notre Dame de Kalwaria, donne-moi les forces physiques et spirituelles pour pouvoir remplir jusqu'à la fin la mission que le [Christ] ressuscité m'a confiée», a-t-il dit lors d'une messe célébrée dans la matinée au sanctuaire de Kalwaria Zebrzydowska, à 50 km au sud de Cracovie.
Lors d'un discours d'adieu à l'aéroport de Cracovie, le vieux souverain pontife a remercié ses compatriotes de leur soutien massif et a exprimé une nouvelle fois son espoir de revenir dans son pays natal.
«Beaucoup m'ont attendu, beaucoup ont désiré me rencontrer. Certains n'ont pas pu. Peut-être une autre fois...», a dit le pape dans son discours final à l'aéroport.
Environ 2,5 millions de personnes ont assisté dimanche à la grand-messe papale sur l'esplanade de Blonia à Cracovie, le plus grand rassemblement jamais tenu en Pologne.
Avant de repartir, le pape a réitéré son soutien aux aspirations polonaises à rejoindre l'Union européenne. «J'espère que [...] la nation polonaise, qui depuis des siècles appartient à l'Europe, trouvera sa place dans les structures de l'Union européenne et non seulement ne perdra pas son identité mais également enrichira de ses traditions le continent et le monde entier», a dit Jean-Paul II.
Pendant son séjour polonais de quatre jours, circonscrit à la région de Cracovie, il s'en était pris à la «propagande bruyante de libéralisme, de liberté sans vérité et sans responsabilité [qui] s'intensifie également dans notre pays».
Mise en garde
Jean-Paul II a mis en garde ses compatriotes et l'humanité entière contre «les dangers jamais connus jusqu'à présent» que le troisième millénaire semble annoncer à côté de «nouvelles perspectives de développement».
Le pape a également insisté sur les valeurs de la famille et condamné à nouveau l'euthanasie, cette démarche «qui prétend décider, grâce à des manipulations génétiques, de la vie de l'homme et fixer les limites de la mort».
S'adressant à la Vierge, le pape lui a demandé «d'ouvrir le coeur des personnes aisées afin qu'elles aident les pauvres et ceux qui souffrent», de «permettre aux chômeurs de rencontrer des employeurs», d'aider «ceux qui sont à la rue à trouver un logement». Il lui a également demandé de «protéger les enfants afin qu'ils ne soient pas victimes de la dépravation», alors que les scandales de pédophilie ont éclaboussé l'Église jusqu'en Pologne.
Outre sa dimension religieuse et sociale, le voyage du pape en Pologne a été un retour aux sources.
Pendant quatre jours, Jean-Paul II a évoqué plusieurs fois les souvenirs de sa Pologne natale où il avait vécu avant d'être appelé au Saint-Siège en 1978. Le pape s'est aussi rendu dans de nombreux lieux directement liés à son passé.
Il a notamment visité la tombe de ses parents au cimetière Rakowicki, la cathédrale de Wawel où il avait dit sa première messe en 1946, le sanctuaire de Lagiewniki où il se rendait chaque jour pendant la Seconde Guerre mondiale alors qu'il travaillait dans une usine chimique toute proche, et la maison où il avait vécu avant la guerre.
Hier, au sanctuaire de Kalwaria Zebrzydowska, que la rumeur indiquait comme le lieu de sa retraite possible, le pape a évoqué son enfance et sa jeunesse, quand il se rendait en pèlerinage en ce lieu où son père l'avait conduit pour la première fois il y a plus de 70 ans, l'année suivant la mort de sa mère, alors qu'il n'avait que neuf ans.
Avant de prendre son avion de retour pour Rome, le souverain pontife a demandé encore de survoler en hélicoptère Wadowice, sa ville natale, ainsi que le monastère bénédictin de Tyniec, et les ermites camaldules de Bielany où il aimait se rendre du temps où il était évêque à Cracovie.
«Très sainte mère, Notre Dame de Kalwaria, donne-moi les forces physiques et spirituelles pour pouvoir remplir jusqu'à la fin la mission que le [Christ] ressuscité m'a confiée», a-t-il dit lors d'une messe célébrée dans la matinée au sanctuaire de Kalwaria Zebrzydowska, à 50 km au sud de Cracovie.
Lors d'un discours d'adieu à l'aéroport de Cracovie, le vieux souverain pontife a remercié ses compatriotes de leur soutien massif et a exprimé une nouvelle fois son espoir de revenir dans son pays natal.
«Beaucoup m'ont attendu, beaucoup ont désiré me rencontrer. Certains n'ont pas pu. Peut-être une autre fois...», a dit le pape dans son discours final à l'aéroport.
Environ 2,5 millions de personnes ont assisté dimanche à la grand-messe papale sur l'esplanade de Blonia à Cracovie, le plus grand rassemblement jamais tenu en Pologne.
Avant de repartir, le pape a réitéré son soutien aux aspirations polonaises à rejoindre l'Union européenne. «J'espère que [...] la nation polonaise, qui depuis des siècles appartient à l'Europe, trouvera sa place dans les structures de l'Union européenne et non seulement ne perdra pas son identité mais également enrichira de ses traditions le continent et le monde entier», a dit Jean-Paul II.
Pendant son séjour polonais de quatre jours, circonscrit à la région de Cracovie, il s'en était pris à la «propagande bruyante de libéralisme, de liberté sans vérité et sans responsabilité [qui] s'intensifie également dans notre pays».
Mise en garde
Jean-Paul II a mis en garde ses compatriotes et l'humanité entière contre «les dangers jamais connus jusqu'à présent» que le troisième millénaire semble annoncer à côté de «nouvelles perspectives de développement».
Le pape a également insisté sur les valeurs de la famille et condamné à nouveau l'euthanasie, cette démarche «qui prétend décider, grâce à des manipulations génétiques, de la vie de l'homme et fixer les limites de la mort».
S'adressant à la Vierge, le pape lui a demandé «d'ouvrir le coeur des personnes aisées afin qu'elles aident les pauvres et ceux qui souffrent», de «permettre aux chômeurs de rencontrer des employeurs», d'aider «ceux qui sont à la rue à trouver un logement». Il lui a également demandé de «protéger les enfants afin qu'ils ne soient pas victimes de la dépravation», alors que les scandales de pédophilie ont éclaboussé l'Église jusqu'en Pologne.
Outre sa dimension religieuse et sociale, le voyage du pape en Pologne a été un retour aux sources.
Pendant quatre jours, Jean-Paul II a évoqué plusieurs fois les souvenirs de sa Pologne natale où il avait vécu avant d'être appelé au Saint-Siège en 1978. Le pape s'est aussi rendu dans de nombreux lieux directement liés à son passé.
Il a notamment visité la tombe de ses parents au cimetière Rakowicki, la cathédrale de Wawel où il avait dit sa première messe en 1946, le sanctuaire de Lagiewniki où il se rendait chaque jour pendant la Seconde Guerre mondiale alors qu'il travaillait dans une usine chimique toute proche, et la maison où il avait vécu avant la guerre.
Hier, au sanctuaire de Kalwaria Zebrzydowska, que la rumeur indiquait comme le lieu de sa retraite possible, le pape a évoqué son enfance et sa jeunesse, quand il se rendait en pèlerinage en ce lieu où son père l'avait conduit pour la première fois il y a plus de 70 ans, l'année suivant la mort de sa mère, alors qu'il n'avait que neuf ans.
Avant de prendre son avion de retour pour Rome, le souverain pontife a demandé encore de survoler en hélicoptère Wadowice, sa ville natale, ainsi que le monastère bénédictin de Tyniec, et les ermites camaldules de Bielany où il aimait se rendre du temps où il était évêque à Cracovie.
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