Le pape restera hospitalisé encore quelques jours
3 février 2005
Éthique et religion
Photo : Agence Reuters
Une femme prie dans une église de la ville d’origine du pape Jean-Paul II, Wadowice, dans le sud de la Pologne.
Cité du Vatican — L'état de santé de Jean-Paul II s'est stabilisé hier à la suite de son hospitalisation pour des difficultés respiratoires mardi soir, apparemment dues à une grippe mais sans doute aggravées par la maladie de Parkinson.
Il restera donc à l'hôpital Gemelli de Rome dans les prochains jours, a annoncé le Vatican. Depuis mardi soir, de la Pologne au Mexique en passant par les Philippines, le monde catholique prie pour son pape, âgé de 84 ans.
Le grand rabbin de Rome, Riccardo Di Segni, a aussi annoncé qu'il priait pour le rétablissement rapide du chef de l'Église. À Washington, le chargé de presse de la Maison-Blanche, Scott McClellan, a déclaré que «les pensées et les prières [des Américains] étaient avec le Saint-Père».
Le souverain pontife «se rétablit bien», a déclaré le cardinal Angelo Sodano, secrétaire d'État du Vatican, à la télévision privée italienne Canale 5 hier soir. Le numéro deux du Vatican a ajouté qu'il s'attendait à une amélioration de l'état de santé du pape dans quelques jours.
«Ce problème respiratoire aurait même pu être traité ici au Vatican», a-t-il ajouté. «Mais le Saint-Père, comme chacun, s'en remet aux médecins» et, compte tenu du fait que «Rome compte de bons hôpitaux et connaissant la polyclinique Gemelli, il était préférable» qu'il soit hospitalisé.
Les dernières analyses rendues publiques par le porte-parole Joaquin Navarro-Valls montrent que le rythme cardiaque du pape est régulier et que le souverain pontife respire à nouveau normalement. «Il n'y a pas de raison de s'alarmer», selon Mgr Navarro-Valls, même si le pape a un peu de fièvre. À ce stade, une trachéotomie n'est pas nécessaire.
Même écho du côté du chef de la diplomatie italienne, Gianfranco Fini: «Selon le bulletin médical [diffusé hier matin], nous sommes raisonnablement confiants par rapport à sa santé.»
Pour le cardinal Javier Lozano Barragan, responsable de la santé au Vatican, l'hospitalisation permettra de faire face à toute complication, le risque étant que la grippe ne dégénère en pneumonie, souvent fatale pour un homme de cet âge.
On ignore s'il a été vacciné contre la grippe. Mais c'est probable, selon une source au Vatican, tous les employés du Saint-Siège ayant été vaccinés.
Mgr Navarro-Valls, lui-même médecin, a expliqué que Jean-Paul II avait été conduit en ambulance à l'hôpital après que les docteurs eurent estimé «qu'il serait mieux soigné là-bas qu'ici» (au Vatican). Il a affirmé que le pape n'avait jamais perdu conscience et que son état avait été stabilisé grâce à l'assistance respiratoire mise en place pendant la nuit.
Le porte-parole a précisé qu'au moment où il quittait l'hôpital, le secrétaire particulier du souverain pontife célébrait la messe dans sa chambre, le pape la concélébrant depuis son lit avec l'assistance d'autres prêtres, signe d'une nette amélioration.
Selon lui, la grippe dont le Saint-Père souffrait depuis trois jours s'est compliquée mardi soir d'une laryngo-trachéite aiguë et d'une crise de spasmes au larynx. Mais il soulignait que cette hospitalisation avait été décidée «surtout par précaution».
Il restera donc à l'hôpital Gemelli de Rome dans les prochains jours, a annoncé le Vatican. Depuis mardi soir, de la Pologne au Mexique en passant par les Philippines, le monde catholique prie pour son pape, âgé de 84 ans.
Le grand rabbin de Rome, Riccardo Di Segni, a aussi annoncé qu'il priait pour le rétablissement rapide du chef de l'Église. À Washington, le chargé de presse de la Maison-Blanche, Scott McClellan, a déclaré que «les pensées et les prières [des Américains] étaient avec le Saint-Père».
Le souverain pontife «se rétablit bien», a déclaré le cardinal Angelo Sodano, secrétaire d'État du Vatican, à la télévision privée italienne Canale 5 hier soir. Le numéro deux du Vatican a ajouté qu'il s'attendait à une amélioration de l'état de santé du pape dans quelques jours.
«Ce problème respiratoire aurait même pu être traité ici au Vatican», a-t-il ajouté. «Mais le Saint-Père, comme chacun, s'en remet aux médecins» et, compte tenu du fait que «Rome compte de bons hôpitaux et connaissant la polyclinique Gemelli, il était préférable» qu'il soit hospitalisé.
Les dernières analyses rendues publiques par le porte-parole Joaquin Navarro-Valls montrent que le rythme cardiaque du pape est régulier et que le souverain pontife respire à nouveau normalement. «Il n'y a pas de raison de s'alarmer», selon Mgr Navarro-Valls, même si le pape a un peu de fièvre. À ce stade, une trachéotomie n'est pas nécessaire.
Même écho du côté du chef de la diplomatie italienne, Gianfranco Fini: «Selon le bulletin médical [diffusé hier matin], nous sommes raisonnablement confiants par rapport à sa santé.»
Pour le cardinal Javier Lozano Barragan, responsable de la santé au Vatican, l'hospitalisation permettra de faire face à toute complication, le risque étant que la grippe ne dégénère en pneumonie, souvent fatale pour un homme de cet âge.
On ignore s'il a été vacciné contre la grippe. Mais c'est probable, selon une source au Vatican, tous les employés du Saint-Siège ayant été vaccinés.
Mgr Navarro-Valls, lui-même médecin, a expliqué que Jean-Paul II avait été conduit en ambulance à l'hôpital après que les docteurs eurent estimé «qu'il serait mieux soigné là-bas qu'ici» (au Vatican). Il a affirmé que le pape n'avait jamais perdu conscience et que son état avait été stabilisé grâce à l'assistance respiratoire mise en place pendant la nuit.
Le porte-parole a précisé qu'au moment où il quittait l'hôpital, le secrétaire particulier du souverain pontife célébrait la messe dans sa chambre, le pape la concélébrant depuis son lit avec l'assistance d'autres prêtres, signe d'une nette amélioration.
Selon lui, la grippe dont le Saint-Père souffrait depuis trois jours s'est compliquée mardi soir d'une laryngo-trachéite aiguë et d'une crise de spasmes au larynx. Mais il soulignait que cette hospitalisation avait été décidée «surtout par précaution».
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