Journées mondiales de la jeunesse - Les pèlerins envahissent Toronto
23 juillet 2002
Éthique et religion
Photo : Agence Reuters
Les pélerins envahissent Toronto
Toronto — Partis de Montréal, Halifax, Calgary ou Vancouver, des milliers de pèlerins de toutes nationalités convergeaient hier vers Toronto pour les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) qui comptent réveiller cette capitale économique canadienne montrant encore peu de signes de ferveur.
Depuis déjà plusieurs jours, des dizaines de milliers de jeunes de quelque 170 nationalités sont arrivés au Canada, hébergés de l'Atlantique au Pacifique dans des familles d'accueil.
Une grande messe dans un stade de Calgary ou des concerts à Montréal ont rythmé le week-end dernier qui a vu, dans les parcs ou les centres des grandes villes canadiennes de plus en plus de groupes de jeunes déambuler ou chanter à la guitare.
Près de Saint-Thomas, une petite ville à quelque 200 km de Toronto, 2000 d'entre eux se préparaient hier matin à monter dans une longue caravane de cars pour rejoindre les JMJ. Regroupés dans un grand champ, chacun autour de drapeaux italien, suédois, canadien ou allemand, ils trompaient leur attente en chantant des hymnes.
Plus de 500 cars devaient quitter Montréal pour rejoindre Toronto, la ville où le pape est attendu demain en milieu de journée pour lancer officiellement les JMJ, une semaine de célébrations de la foi catholique pour lesquelles 195 000 pèlerins sont attendus.
Ce chiffre est une déception pour les organisateurs qui tablaient initialement sur 750 000 personnes, puis avaient rabattu leurs objectifs à 350 000.
Mais la peur des avions depuis les attentats du 11 septembre, la santé chancelante du pape faisant douter de sa venue et le coût élevé du voyage ont eu raison de beaucoup de vocations.
De fait, les plus grosses délégations sont canadienne et américaine, suivies par les Européens, un contingent insuffisant pour sauver l'événement du gouffre financier qui le menace.
À pied d'oeuvre
Aux gares et à l'aéroport, les volontaires étaient à pied d'oeuvre pour accueillir les arrivants et les diriger vers des familles ou des dortoirs.
En attendant l'invasion des pèlerins, la capitale financière canadienne semblait pourtant dépourvue de toute autre fièvre que celle qui agite toutes les places boursières internationales.
Hormis quelques signalisations routières prévenant les automobilistes de l'enfer à venir, la métropole noyée dans une touffeur quasi tropicale restait encore indifférente.
L'indice principal de l'événement est le nombre grandissant dans les rues de sacs à dos rouges, le cadeau réservé aux pèlerins, livré avec chapelet en plastique vert, croix de bois et cierge à allumer lors de la vigile de samedi soir.
Pour ménager sa santé, le pape ne fera que deux brèves apparitions avant la grande messe de dimanche, se reposant le reste du temps dans l'île champêtre de Strawberry Island, sur un lac à quelque 100 km de là.
À Exhibition place, l'immense parc d'exposition où l'essentiel des manifestations doit avoir lieu, les volontaires s'activent. Déjà, les ventes de souvenirs, qui doivent aider à renflouer les comptes, sont en place et offrent t-shirts, livres ou vidéos.
Un peu plus loin, des stands tenus par différentes congrégations vont tenter de réveiller les vocations, en chute libre dans le monde occidental.
Dans une immense salle, un autel recouvert de drap blanc est surmonté d'une croix de bois, tandis que des paravents mauves isolent des chaises deux par deux pour les confessions à venir.
Trois millions d'hosties et 752 litres de vin de messe sont prévus pour cette semaine de célébrations qui mobilisent 2000 prêtres et 500 évêques.
Les catholiques hostiles aux positions du pape sont aussi prêts et ont lancé hier «Défi à l'Église», une série de réflexions sur les grands dossiers polémiques comme le mariage des prêtres, l'ordination des femmes, la contraception ou l'avortement (voir texte ci-dessous).
Depuis déjà plusieurs jours, des dizaines de milliers de jeunes de quelque 170 nationalités sont arrivés au Canada, hébergés de l'Atlantique au Pacifique dans des familles d'accueil.
Une grande messe dans un stade de Calgary ou des concerts à Montréal ont rythmé le week-end dernier qui a vu, dans les parcs ou les centres des grandes villes canadiennes de plus en plus de groupes de jeunes déambuler ou chanter à la guitare.
Près de Saint-Thomas, une petite ville à quelque 200 km de Toronto, 2000 d'entre eux se préparaient hier matin à monter dans une longue caravane de cars pour rejoindre les JMJ. Regroupés dans un grand champ, chacun autour de drapeaux italien, suédois, canadien ou allemand, ils trompaient leur attente en chantant des hymnes.
Plus de 500 cars devaient quitter Montréal pour rejoindre Toronto, la ville où le pape est attendu demain en milieu de journée pour lancer officiellement les JMJ, une semaine de célébrations de la foi catholique pour lesquelles 195 000 pèlerins sont attendus.
Ce chiffre est une déception pour les organisateurs qui tablaient initialement sur 750 000 personnes, puis avaient rabattu leurs objectifs à 350 000.
Mais la peur des avions depuis les attentats du 11 septembre, la santé chancelante du pape faisant douter de sa venue et le coût élevé du voyage ont eu raison de beaucoup de vocations.
De fait, les plus grosses délégations sont canadienne et américaine, suivies par les Européens, un contingent insuffisant pour sauver l'événement du gouffre financier qui le menace.
À pied d'oeuvre
Aux gares et à l'aéroport, les volontaires étaient à pied d'oeuvre pour accueillir les arrivants et les diriger vers des familles ou des dortoirs.
En attendant l'invasion des pèlerins, la capitale financière canadienne semblait pourtant dépourvue de toute autre fièvre que celle qui agite toutes les places boursières internationales.
Hormis quelques signalisations routières prévenant les automobilistes de l'enfer à venir, la métropole noyée dans une touffeur quasi tropicale restait encore indifférente.
L'indice principal de l'événement est le nombre grandissant dans les rues de sacs à dos rouges, le cadeau réservé aux pèlerins, livré avec chapelet en plastique vert, croix de bois et cierge à allumer lors de la vigile de samedi soir.
Pour ménager sa santé, le pape ne fera que deux brèves apparitions avant la grande messe de dimanche, se reposant le reste du temps dans l'île champêtre de Strawberry Island, sur un lac à quelque 100 km de là.
À Exhibition place, l'immense parc d'exposition où l'essentiel des manifestations doit avoir lieu, les volontaires s'activent. Déjà, les ventes de souvenirs, qui doivent aider à renflouer les comptes, sont en place et offrent t-shirts, livres ou vidéos.
Un peu plus loin, des stands tenus par différentes congrégations vont tenter de réveiller les vocations, en chute libre dans le monde occidental.
Dans une immense salle, un autel recouvert de drap blanc est surmonté d'une croix de bois, tandis que des paravents mauves isolent des chaises deux par deux pour les confessions à venir.
Trois millions d'hosties et 752 litres de vin de messe sont prévus pour cette semaine de célébrations qui mobilisent 2000 prêtres et 500 évêques.
Les catholiques hostiles aux positions du pape sont aussi prêts et ont lancé hier «Défi à l'Église», une série de réflexions sur les grands dossiers polémiques comme le mariage des prêtres, l'ordination des femmes, la contraception ou l'avortement (voir texte ci-dessous).
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