Le Massachusetts dit oui aux mariages homosexuels
New York — Après une longue bataille juridique, le Massachusetts devient aujourd'hui le premier État américain à reconnaître officiellement le mariage homosexuel. Sept couples gays et lesbiens se diront ainsi «oui», mais la polémique se poursuit.
Ces derniers mois, quelques municipalités progressistes, dont celles de San Francisco (Californie) et de Portland (Oregon), ont célébré des mariages entre personnes du même sexe. Mais ces épousailles ne reposent pas sur des bases juridiques solides.
Les sept couples homosexuels devant se marier aujourd'hui à Boston et dans trois autres villes avaient saisi la justice du Massachusetts il y a trois ans pour obtenir les mêmes droits au mariage que les hétérosexuels.
En novembre 2003 et février 2004, la Cour suprême du Massachusetts a estimé que la constitution de l'État les autorisait à convoler en justes noces. Et vendredi dernier, la Cour suprême des États-Unis, saisie par des opposants au mariage homosexuel, a refusé d'intervenir et d'empêcher ces unions.
Aujourd'hui, le Massachusetts rejoindra donc les deux seuls pays au monde à célébrer des mariages homosexuels proprement dits (par opposition aux unions civiles): les Pays-Bas et la Belgique. C'est également le cas des trois plus grandes provinces du Canada que sont l'Ontario, le Québec et la Colombie-Britannique.
«Ce n'est pas uniquement un moment historique pour le Massachusetts», a commenté Kevin Cathcart, directeur exécutif de Lambda Legal, association de défense des droits des gays. «C'est le début d'une longue période de progrès et d'avancées, avec des couples homosexuels d'autres États qui remporteront aussi le droit de se marier.»
Les conservateurs ne l'entendent pas de cette oreille. Ainsi à Arlington (Texas), des pasteurs opposés au mariage gay vont organiser un rassemblement «Pas tant que je serai là», tandis que des défenseurs des droits des homosexuels ont prévu tout au long de la semaine des défilés, comme à Iowa City (Iowa) et à Las Cruces (Nouveau-Mexique).
La présidentielle
La question s'est invitée dans la campagne de la présidentielle de novembre prochain.
Au moins six États — Géorgie, Kentucky, Mississippi, Oklahoma, Missouri et Utah — vont consulter leurs habitants dans un référendum local organisé en même temps que ce scrutin: les électeurs devront voter pour ou contre un amendement à la constitution de leur État qui interdirait le mariage homosexuel.
Au cours de la campagne, les candidats au Congrès — tous les représentants et un tiers des sénateurs sont renouvelés en novembre — devront aussi prendre position sur un amendement similaire proposé pour la constitution fédérale.
Mais les couples de même sexe au Massachusetts pourraient voir leur droit au mariage être remis en cause. Fin mars, l'Assemblée et le Sénat de l'État sont tombés d'accord sur un projet d'amendement à la constitution du Massachusetts qui interdirait le mariage homosexuel et autoriserait les unions civiles. Pour être adopté, l'amendement doit être encore voté par une majorité simple du Congrès lors de la législature 2005-06, avant d'être soumis par référendum aux électeurs.
Les sondages montrent qu'une majorité d'Américains est défavorable au mariage homosexuel.
Ces derniers mois, quelques municipalités progressistes, dont celles de San Francisco (Californie) et de Portland (Oregon), ont célébré des mariages entre personnes du même sexe. Mais ces épousailles ne reposent pas sur des bases juridiques solides.
Les sept couples homosexuels devant se marier aujourd'hui à Boston et dans trois autres villes avaient saisi la justice du Massachusetts il y a trois ans pour obtenir les mêmes droits au mariage que les hétérosexuels.
En novembre 2003 et février 2004, la Cour suprême du Massachusetts a estimé que la constitution de l'État les autorisait à convoler en justes noces. Et vendredi dernier, la Cour suprême des États-Unis, saisie par des opposants au mariage homosexuel, a refusé d'intervenir et d'empêcher ces unions.
Aujourd'hui, le Massachusetts rejoindra donc les deux seuls pays au monde à célébrer des mariages homosexuels proprement dits (par opposition aux unions civiles): les Pays-Bas et la Belgique. C'est également le cas des trois plus grandes provinces du Canada que sont l'Ontario, le Québec et la Colombie-Britannique.
«Ce n'est pas uniquement un moment historique pour le Massachusetts», a commenté Kevin Cathcart, directeur exécutif de Lambda Legal, association de défense des droits des gays. «C'est le début d'une longue période de progrès et d'avancées, avec des couples homosexuels d'autres États qui remporteront aussi le droit de se marier.»
Les conservateurs ne l'entendent pas de cette oreille. Ainsi à Arlington (Texas), des pasteurs opposés au mariage gay vont organiser un rassemblement «Pas tant que je serai là», tandis que des défenseurs des droits des homosexuels ont prévu tout au long de la semaine des défilés, comme à Iowa City (Iowa) et à Las Cruces (Nouveau-Mexique).
La présidentielle
La question s'est invitée dans la campagne de la présidentielle de novembre prochain.
Au moins six États — Géorgie, Kentucky, Mississippi, Oklahoma, Missouri et Utah — vont consulter leurs habitants dans un référendum local organisé en même temps que ce scrutin: les électeurs devront voter pour ou contre un amendement à la constitution de leur État qui interdirait le mariage homosexuel.
Au cours de la campagne, les candidats au Congrès — tous les représentants et un tiers des sénateurs sont renouvelés en novembre — devront aussi prendre position sur un amendement similaire proposé pour la constitution fédérale.
Mais les couples de même sexe au Massachusetts pourraient voir leur droit au mariage être remis en cause. Fin mars, l'Assemblée et le Sénat de l'État sont tombés d'accord sur un projet d'amendement à la constitution du Massachusetts qui interdirait le mariage homosexuel et autoriserait les unions civiles. Pour être adopté, l'amendement doit être encore voté par une majorité simple du Congrès lors de la législature 2005-06, avant d'être soumis par référendum aux électeurs.
Les sondages montrent qu'une majorité d'Américains est défavorable au mariage homosexuel.
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