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    Le pape appelle à la solidarité envers les migrants

    24 décembre 2017 22h21 |Agence France-Presse | Éthique et religion
    Le pape François
    Photo: Andrea Solaro Agence France-Presse Le pape François
    Le pape François prononce à Rome la traditionnelle bénédiction « Urbi et orbi », au lendemain d’une homélie de Noël appelant les 1,3 milliard de catholiques de la planète à faire preuve d’« hospitalité » devant le drame des migrants.

    L’Argentin Jorge Bergoglio, petit-fils de migrants italiens, a fait du sort des réfugiés l’un des thèmes fondamentaux de son pontificat entamé voici près de cinq ans.

    « Personne ne doit sentir qu’il n’a pas sa place sur cette Terre », a-t-il estimé dans sa traditionnelle homélie de la veillée de Noël, précédant son cinquième message de Noël « Urbi et orbi » (« à la ville et au monde »), à la tonalité plus politique.

    Autre temps fort spirituel de la veille de Noël, la messe de minuit dans l’antique Bethléem, là où est né Jésus selon le Nouveau Testament, n’a pas échappé aux tensions du moment.
    Noël, c’est le temps pour transformer la force de la peur en force de la charité. Personne ne doit sentir qu’il n’a pas sa place sur cette Terre.
    Le pape François


    Pierbattista Pizzaballa, haut dignitaire catholique romain du Proche-Orient qui a célébré la messe, a exhorté au courage les chrétiens, « préoccupés et peut-être épouvantés de la diminution de (leur) nombre » dans une région en plein tumulte.

    Faisant référence à l’ancien roi de Judée, il a fustigé les guerres menées par « les Hérode d’aujourd’hui pour devenir plus grands, occuper plus d’espace ».

    Dans l’antique Bethléem, aujourd’hui en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël, il s’est écarté de son discours prévu pour évoquer la décision unilatérale, le 6 décembre, de Donald Trump de reconnaître Jérusalem capitale d’Israël.

    Une décision suivie dimanche par le Guatemala — premier pays à emboîter le pas à Washington — dont le président, Jimmy Morales, a annoncé le transfert de son ambassade de Tel Aviv à Jérusalem. 

    Les églises traditionnelles ont déjà exprimé leur réprobation. Mais Mgr Pizzaballa a insisté : « Jérusalem est une cité de paix, il ne peut y avoir de paix si l’un est exclu », a-t-il dit en réitérant le principe que Jérusalem doit être une ville pour deux peuples et trois religions.

    « Jérusalem est notre mère » et si la mère perd un de ses enfants, elle « ne peut trouver la paix, alors prions pour Jérusalem », a-t-il dit dans son homélie, prononcée en présence du président palestinien Mahmoud Abbas.
     












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