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    Rohingyas: le pape François s’envole pour le Myanmar et le Bangladesh

    Quelque 900 000 Rohingyas du Myanmar sont entassés dans le plus grand camp de réfugiés de la planète, au Bangladesh.
    Photo: Ed Jones Agence France-Presse Quelque 900 000 Rohingyas du Myanmar sont entassés dans le plus grand camp de réfugiés de la planète, au Bangladesh.

    Rome — Le pape François a entamé dimanche soir son 21e voyage, qui doit le mener dans le Myanmar bouddhiste et le Bangladesh musulman, deux pays asiatiques marqués par de fortes tensions religieuses et sous les projecteurs avec l’exode forcé des Rohingyas.

     

    L’avion transportant le souverain pontife âgé de 80 ans a décollé dimanche de Rome et doit atterrir lundi vers 13 h 30 (heure locale) à Rangoun, la capitale économique du Myanmar.

     

    « Je vous demande de m’accompagner par la prière, afin que ma présence soit pour ces populations un signe de proximité et d’espérance », a déclaré le pape dimanche midi devant 30 000 fidèles réunis place Saint-Pierre de Rome pour la prière de l’angélus.

     

    Au Myanmar, le pape François est très attendu sur le drame vécu par la minorité musulmane des Rohingyas, victime d’un « nettoyage ethnique » selon l’ONU et Washington.

     

    Quelque 900 000 Rohingyas du Myanmar sont entassés dans le plus grand camp de réfugiés de la planète, dans le sud du Bangladesh, dont 620 000 arrivés depuis fin août pour échapper à des violences de la part des militaires.

     

    À quelques jours de la visite, le Myanmar et le Bangladesh ont annoncé un accord sur un retour des réfugiés rohingyas, qui facilite assurément la tâche diplomatique de Jorge Bergoglio, le véritable nom du souverain pontife.

     

    Le pape doit rencontrer la lauréate du prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, qui dirige le gouvernement civil, et, plus discrètement, le chef de l’armée myanmaraise, le général Min Aung Hlaing.

     

    Évitera-t-il de prononcer le mot « Rohingya », tabou au Myanmar, comme le lui recommande l’Église locale, affolée à l’idée qu’il puisse attiser la colère d’extrémistes bouddhistes ?

     

    François est le premier pape à se rendre au Myanmar, où quelque 200 000 personnes sont attendues à une messe en plein air à Rangoun, temps fort pour la toute petite minorité catholique (660 000 soit 1,2 % de la population).

     

    Le pape partira ensuite jeudi pour le Bangladesh, qui a pour sa part déjà reçu Paul VI en 1970 et Jean Paul II en 1986, mais où les catholiques sont encore moins nombreux. Ils sont 375 000, ce qui représente 0,24 % de la population.

     

    À Dacca, la capitale, François a glissé dans son emploi du temps une rencontre avec un groupe de réfugiés rohingyas.

     

    Le chef spirituel des 1,3 milliard de catholiques souhaite encourager deux petites Églises des « périphéries », un exercice qu’il affectionne, au risque d’irriter des pays majoritairement catholiques attendant sa visite.

     

    François accorde une grande importance au développement en Asie du catholicisme, qui ne rassemble que 3 % de la population, mais connaît une belle croissance (augmentation de 9 % entre 2010 et 2015). Il s’est déjà rendu en Corée du Sud, au Sri Lanka et aux Philippines.

     

    Et le Vatican, qui vient de nouer des relations diplomatiques avec le Myanmar, négocie aussi à petits pas un rapprochement avec le Vietnam et la Chine communistes.













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