Les groupes religieux continuent de défendre le mariage traditionnel
27 janvier 2004
Éthique et religion
La cause du mariage entre conjoints de même sexe s'est une fois de plus retrouvée devant les tribunaux, hier à Montréal, cette fois sans la participation du gouvernement fédéral.
Le gouvernement fédéral ayant choisi de se désister de l'appel du jugement en faveur des mariages gais, les groupes religieux se sont retrouvés seuls, hier, devant la Cour d'appel à Montréal.
Le juge Michel Robert a lui-même souligné qu'il s'agissait d'une «situation inusitée». En effet, le Procureur général ne se porte plus à la défense de la loi, ayant préféré la voie politique, alors que les groupes religieux veulent le faire à sa place.
Plutôt que d'en appeler des décisions des tribunaux inférieurs, le gouvernement fédéral a choisi de rédiger un projet de loi légalisant les mariages entre conjoints de même sexe et l'a soumis à la Cour suprême, sollicitant son avis. Auparavant, des tribunaux de l'Ontario, du Québec et de la Colombie-Britannique avaient statué que le fait d'exclure les couples de même sexe de la définition traditionnelle du mariage enfreignait le droit à l'égalité reconnu par les chartes.
«Nous, on veut se marier», s'est exclamé M. Michael Hendricks, aux côtés de son conjoint René Leboeuf, en s'adressant aux journalistes à sa sortie du tribunal. Ce couple est à l'origine de la cause.
M. Hendricks a déploré le fait que «le gouvernement du Québec a inventé l'union civile, qui donne les effets du mariage mais non le mariage», alors que lui et son conjoint veulent se marier. Or, tant que la cause se trouve en appel, le couple ne peut se marier. «Ils ont tout fait que pour que nous ne puissions nous marier», a-t-il reproché aux groupes religieux.
Ces groupes ont tenté de convaincre la Cour d'appel de les entendre et de trancher en leur faveur, même si la Cour suprême est déjà saisie du dossier, à la demande du gouvernement fédéral.
Le gouvernement fédéral ayant choisi de se désister de l'appel du jugement en faveur des mariages gais, les groupes religieux se sont retrouvés seuls, hier, devant la Cour d'appel à Montréal.
Le juge Michel Robert a lui-même souligné qu'il s'agissait d'une «situation inusitée». En effet, le Procureur général ne se porte plus à la défense de la loi, ayant préféré la voie politique, alors que les groupes religieux veulent le faire à sa place.
Plutôt que d'en appeler des décisions des tribunaux inférieurs, le gouvernement fédéral a choisi de rédiger un projet de loi légalisant les mariages entre conjoints de même sexe et l'a soumis à la Cour suprême, sollicitant son avis. Auparavant, des tribunaux de l'Ontario, du Québec et de la Colombie-Britannique avaient statué que le fait d'exclure les couples de même sexe de la définition traditionnelle du mariage enfreignait le droit à l'égalité reconnu par les chartes.
«Nous, on veut se marier», s'est exclamé M. Michael Hendricks, aux côtés de son conjoint René Leboeuf, en s'adressant aux journalistes à sa sortie du tribunal. Ce couple est à l'origine de la cause.
M. Hendricks a déploré le fait que «le gouvernement du Québec a inventé l'union civile, qui donne les effets du mariage mais non le mariage», alors que lui et son conjoint veulent se marier. Or, tant que la cause se trouve en appel, le couple ne peut se marier. «Ils ont tout fait que pour que nous ne puissions nous marier», a-t-il reproché aux groupes religieux.
Ces groupes ont tenté de convaincre la Cour d'appel de les entendre et de trancher en leur faveur, même si la Cour suprême est déjà saisie du dossier, à la demande du gouvernement fédéral.
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