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    En ce printemps de la renaissance

    «Pâques n’était pas au départ une fête religieuse »

    Photo: Newscom
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    C’est la grande fête chrétienne, celle que toutes les religions nées de la tradition juive ont faite leur. Et elle nous vient de la nuit des temps, de ces bergers nomades qui profitaient de la première pleine lune du printemps pour faire transhumance en ces pays chauds de leur Moyen-Orient. Pâques, comme pour la Pâque juive, est un moment de renaissance.


    L’Église catholique, la romaine, celle qui se donnait l’an dernier un nouveau pape, se transforme. Et tous de parler d’un nouvel œcuménisme, celui que propage François, premier de ce nom : « L’homme séparé, l’homme des hauteurs, ce n’est pas lui, affirme Marie-Andrée Roy, professeure au Département de sciences des religions de l’UQAM. Il est présent. C’est un homme de rigueur et de simplicité qui, par sa manière d’être, impose un nouveau style. »

     

    Et au Québec, après les Villeneuve et autres cardinaux Roy, un nouvel épiscopat prend en charge les diocèses. « Je suis un cardinal de l’Évangile et je veux me laisser guider par celui-ci, par la parole de Dieu, par l’enseignement de notre Église pour faire route avec les gens », dit ainsi Gérald Cyprien Lacroix, lui qui est devenu à 56 ans, en étant nommé à Québec, l’un des plus jeunes cardinaux de l’Église de Rome.

      

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     Pâques est la grande fête chrétienne. Et ceux qui en sont les ténors semblent avoir redécouvert la mission qui était celle des premiers célébrants de cette fête printanière, instaurée au temps des transhumances de troupeaux : être les bergers, être les guides vers une renaissance, alors saisonnière, vers l’été au temps où la végétation renaît, quand cesse la rigueur hivernale. Car Pâques, « au départ, ce n’était pas une fête religieuse, nous dit le bibliste qu’est Robert David. C’était une fête familiale. Si on sacrifiait des agneaux, c’est qu’on était bergers. Ça permettait à tout le monde de se rassasier autour de l’animal symbolisant la nouveauté, la vie. »
     

    Et en lieu et place de la gloire de la célébration, on préférerait associer aujourd’hui d’autres valeurs, où l’humilité et la simplicité seraient les facteurs d’un rassemblement, l’exclusion faite au nom de principes et de codes rigides n’ayant plus sa place.

     

    Pâques se veut un temps de renaissance. Il semblerait que l’Église de Rome l’ait compris. Et les valeurs qui étaient le propre de certains de ses dirigeants, ceux de l’Église dite de la « libération », en terre du Nicaragua ou du Chili, semblent maintenant s’imposer.

     

    Le partage du pouvoir avec ceux qui sont les exclus du monde n’était-il pas d’ailleurs le premier discours de ceux qui prêchaient au nom de la parole du Christ ?













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