Vatican - Le pape François sera-t-il celui de la rupture?
Jorge Mario Bergoglio s’annonce comme un pape réformateur, mais qui pourrait mécontenter à la fois la gauche et la droite
Le pape de la « nouvelle évangélisation »?
L’élection de ce premier pape d’Amérique latine n’est probablement pas due à l’influence « de Chávez arrivé aux côtés de Jésus », comme l’a dit ironiquement le président par intérim du Venezuela. Mais Jorge Mario Bergoglio pourrait être le pape de la reconquête du terrain perdu par l’Église sur ce continent qui abrite plus de 40 % des catholiques du monde.
Si le catholicisme est officiellement la religion de 70 % des Latino-Américains, c’est sur ce continent aussi qu’il est aujourd’hui le plus contesté. Non seulement la modernisation des pays latino-américains entraîne-t-elle leur sécularisation, mais le nombre de protestants (aujourd’hui 20 %) est parallèlement en progression constante. Au Brésil seulement, l’Église catholique a perdu le quart de ses ouailles depuis le début des années 1980. Une bonne partie s’est ralliée aux Églises évangéliques et pentecôtistes, qui pullulent dans le pays et qui possèdent de nombreux médias, dont des télévisions diffusant 24 heures sur 24. Les Églises évangéliques regrouperaient 30 % des fidèles du Guatemala, 20 % de ceux du Chili et 15 % de ceux de l’Argentine, d’où est issu le nouveau pape.
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