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Congrégation générale - Le prochain pape devra être un homme de terrain

Des cardinaux arrivent à une réunion préparatoire au conclave. Quatre des 115 cardinaux électeurs étaient encore absents de Rome mardi soir.
Photo : La Presse canadienne (photo) Andrew Medichini Des cardinaux arrivent à une réunion préparatoire au conclave. Quatre des 115 cardinaux électeurs étaient encore absents de Rome mardi soir.
Vatican — La candidature d’un papabile doté d’une expérience de terrain semble préférée à celle d’un homme de l’appareil du Vatican, au deuxième jour des réunions préparatoires des cardinaux au conclave qui élira le successeur de Benoît XVI.

Tandis que de nombreux prélats réclament une réforme en profondeur d’une Curie décrédibilisée, une nouvelle « congrégation générale » a eu lieu mardi et une autre est prévue mercredi matin.


Quatre des 115 cardinaux électeurs étaient encore absents mardi soir. Trente-trois électeurs et non-électeurs (plus de 80 ans) ont déjà pris la parole depuis lundi. Les thèmes ont porté sur le gouvernement de l’Église, « le renouveau à la lumière du Concile » et la nouvelle évangélisation, a résumé le père Federico Lombardi, sans trahir le secret des débats.


Dès que les absents seront arrivés ou que la date de leur venue à Rome sera connue, les cardinaux pourront fixer - peut-être dès mercredi ou jeudi - la date du conclave attendu pour la semaine prochaine.


Mais beaucoup ne veulent pas presser le mouvement : « Si on ne passe pas assez de temps dans les congrégations, on risque de faire traîner les choses au Conclave, qui pourrait durer et durer », a relevé le cardinal de Boston Sean O’Malley.

 

Conjectures


Les conjectures vont bon train sur la short list des papabili, qui reste très ouverte. Les cardinaux qui y figurent sont suivis à la trace, comme le cardinal de Vienne, Christoph Schönborn, assailli par une meute de journalistes lundi soir lors d’une cérémonie dans une église de Rome.


Cette fois-ci, il n’y a pas de camps bien identifiés - progressistes-conservateurs, ou Nord-Sud - et les observateurs relèvent l’intérêt que suscitent des archevêques comme Odilo Scherer (São Paulo, plus grand diocèse au monde), Luis Antonio Tagle (Manille) ou Wilfrid Napier (Durban). Mais aussi des hommes qui allient expérience de terrain et connaissance de la Curie, comme le Québécois Marc Ouellet.


Un « ticket gagnant » associant un pape choisi dans un diocèse et un secrétaire d’État - sans doute italien - de la Curie est souvent évoqué. Ce serait une manière de satisfaire les 28 électeurs italiens, soit un quart du total, que certains prélats du Sud ou américains ne souhaitent pas voir à la tête de l’Église, après le scandale des fuites VatiLeaks.


Autre revendication entendue : la nécessité d’un homme à poigne. « Ce qui a commencé par un mince filet d’eau est devenu un torrent, la question numéro 1 est la gouvernance », a affirmé le vaticaniste américain John Allen.


Pour le cardinal australien George Pell, il faut « améliorer la morale de la Curie. Nous avons besoin d’un stratège, d’un homme de décision, d’un planificateur qui ait aussi de fortes capacités pastorales ».


Le choix d’un pape de terrain permettrait de se démarquer de 2005, quand le collège des cardinaux avait élu l’homme qui connaissait le mieux la Curie, soit le cardinal Joseph Ratzinger.


Plusieurs évêques ont conseillé de regarder vers l’Amérique latine, le continent le plus catholique du monde. Si aucun candidat fort ne se dégage dans leurs rangs, les Latino-Américains pourraient apporter des voix au cardinal Ouellet, un théologien conservateur et efficace qui a fait une partie de sa carrière sur leur continent.


***

Le cardinal Ouellet aurait négocié la démission de O’Brien

Le cardinal québécois Marc Ouellet aurait aidé à négocier la démission du cardinal britannique Keith O’Brien, qui a récemment reconnu certaines inconduites sexuelles, selon ce que rapporte la presse anglaise. Le cardinal O’Brien est le plus important dirigeant de l’Église catholique au Royaume-Uni. Il a annoncé sa démission la semaine dernière, après que cinq hommes l’eurent accusé de leur avoir fait des avances sexuelles. Le Vatican prétend que le cardinal O’Brien a remis sa démission en novembre dernier, en anticipation de son 75e anniversaire. Mais des informations ont fait surface selon lesquelles un homme s’était plaint au Vatican de son comportement en octobre, soit un mois plus tôt. Le cardinal Ouellet aurait ensuite aidé le Vatican à négocier avec le cardinal O’Brien une entente en vertu de laquelle il prendrait docilement sa retraite pour éviter de plonger l’Église catholique dans l’embarras.

La Presse canadienne

 
 
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