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Benoît XVI deviendra «Sa Sainteté pape émérite»

Deux religieuses font des achats dans une boutique de souvenir au Vatican
Photo : Andrew Medichini Associated Press Deux religieuses font des achats dans une boutique de souvenir au Vatican
À deux jours de sa démission historique, le pape se préparait mardi à quitter le Vatican, sans cérémonie, pour se retirer dans la prière et l’étude sous le titre de « Sa Sainteté Benoît XVI, pape émérite ».

Après deux semaines d’incertitudes, le porte-parole du Vatican a annoncé mardi quel serait le prochain titre de Joseph Ratzinger, un titre qui ressemblera beaucoup au précédent : « Sa Sainteté Benoît XVI, pape émérite ou Sa Sainteté Benoît XVI, pontife romain émérite ». Avec une simplicité correspondant à son tempérament, le pape de 85 ans mettra fin à ses fonctions jeudi à 19 h GMT.


« Dans la prière », le Saint-Père se prépare à la dernière audience générale de mercredi, son ultime rencontre avec les fidèles. Il effectue aussi un tri dans ses papiers à l’intérieur des appartements qu’il va quitter, a précisé le porte-parole.


50 000 billets ont été réservés pour participer à l’audience du pape sur la place Saint-Pierre, sans compter les dizaines de milliers de personnes qui se trouveront à l’extérieur, sans billets, sur la place et sur la via della Conciliazione, la grande avenue menant au Vatican.


Cette audience respectera le même déroulement que toutes les autres, même si Joseph Ratzinger « fera un tour un peu plus long que d’habitude en papamobile » au début, a expliqué le père jésuite.


Il n’y aura pas à la fin de baciamano, ce défilé de personnes qui ont le privilège de baiser l’anneau du pape et d’échanger quelques mots avec lui, a-t-il souligné. « Le Saint-Père est conscient que tout le monde voudrait le saluer et donc ne veut pas faire de différence. » Il y aura ensuite une brève audience dans la salle Clémentine pour quelques personnalités, comme le président slovaque Ivan Gasparovic.


La dernière journée


Le lendemain matin, dans le palais pontifical, le doyen du Sacré Collège, Angelo Sodano, fera devant le pape une petite allocution d’adieu, puis chaque cardinal pourra prendre congé séparément de lui.


Dans l’après-midi, dans la cour Saint-Damase, au coeur du petit État, un piquet de gardes suisses portant leurs bannières le salueront.


Puis, il se rendra en hélicoptère à Castel Gandolfo, à 25 km au sud de Rome, la résidence d’été des papes, où il habitera deux mois, avant de s’installer dans un monastère sur la colline du Vatican.


Arrivé dans la résidence d’été, il saluera du balcon les fidèles présents : ce sera sa dernière apparition en tant que chef de l’Église. Rien de particulier n’est prévu quand 20 h sonneront. Il sera probablement en prière dans sa chapelle.


Le lendemain de la démission, le cardinal Angelo Sodano, doyen des cardinaux, enverra les invitations aux cardinaux électeurs - actuellement 115 - pour les « Congrégations » qui précèdent le Conclave. Ces réunions, pendant lesquelles les prélats cherchent à définir le profil du futur pape, ne devraient pas commencer avant lundi.


***

Le cardinal Turcotte en route pour Rome

Le cardinal Jean-Claude Turcotte s’envolera vers Rome avec la confiance que le conclave auquel il participera choisira le bon homme pour succéder au pape Benoît XVI, qui a annoncé sa retraite. Mgr Turcotte, qui en sera à son deuxième conclave, a rencontré les médias mardi matin à l’archevêché de Montréal à quelques heures de son départ. Interrogé sur la possibilité que le cardinal Marc Ouellet devienne pape, Jean-Claude Turcotte a évoqué les qualités et la grande spiritualité du cardinal Ouellet, a rappelé que son collègue jouit d’une réputation internationale bien établie, ayant été responsable de la nomination des évêques depuis quelques années. « C’est sûr que c’est un candidat sérieux. Est-ce que ce sera lui ? Laissons ça à l’Esprit saint », a-t-il déclaré. Jean-Claude Turcotte a précisé que les cardinaux discuteront certainement entre eux des problèmes de l’Église durant le conclave. « Il me semble évident qu’actuellement, un des problèmes qu’on devra considérer c’est la question de la diminution du clergé, particulièrement en Europe et en Amérique du Nord. C’est certain aussi que certains scandales qui ont eu lieu, qui sont absolument inacceptables, devront être corrigés », a précisé le cardinal à la retraite. Il est clair, selon lui, qu’il y aura des tensions dans les discussions entre les tenants d’un conservatisme plus rigide et ceux qui ont une approche plus sociale et progressiste. « L’Église a à transmettre un message qu’elle n’invente pas. On ne fait pas un sondage toutes les semaines pour savoir ce que les gens pensent, pour leur dire quoi faire, a-t-il précisé. On a un message et dans ce message il y a un certain nombre de principes qui vont être difficiles à changer. Ceci étant dit, il y a des attitudes peut-être durcies qui ont été prises au cours des siècles qu’on devra peut-être adoucir. »

La Presse canadienne

 
 
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