Le président libanais pour la légalisation du mariage civil
« Nous devons travailler sur une loi encadrant le mariage civil. C’est un pas important pour éradiquer le confessionnalisme et consolider l’unité nationale », a écrit le chef d’État sur sa page Facebook.
M. Sleimane avait également posté la photo d’une fillette portant une pancarte sur laquelle on pouvait lire « Le mariage civil, pas la guerre civile », une allusion au conflit qui a déchiré, de 1975 à 1990, le Liban, toujours en proie à de forts clivages confessionnels. Quatre heures après sa publication, plus de 1700 personnes avaient « aimé » cette déclaration sur la page Facebook où de nombreux commentaires la saluaient.
Sur Twitter, le président libanais a demandé à ses abonnés de donner leur avis, et plusieurs vedettes l’ont fait. La chanteuse Elissa a ainsi appelé à ce « que le mariage civil encourage nos politiciens à ne pas se cacher derrière leur petit doigt et à enrichir la diversité de notre pays bien aimé ».
L’ancien président Elias Hraoui avait proposé en 1998 une loi similaire, qui avait été acceptée par le gouvernement mais ensuite retirée à la suite d’une levée de boucliers des autorités religieuses.
Au Liban, pays considéré comme relativement libéral dans une région plutôt conservatrice, la religion occupe une place de premier plan. Dans ce pays qui réunit dix-huit communautés religieuses, l’État est régi par un système complexe de partage du pouvoir entre les différentes confessions.
En 2011, le ministre de l’Intérieur a autorisé ceux qui le souhaitent à ne pas préciser leur religion sur les documents officiels, mais ceux qui veulent un mariage civil doivent le faire à l’étranger, souvent dans l’île voisine de Chypre.








