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Le Canada et les réfugiés - Ce triste pays vaut-il encore une fête?

Des professionnels de la santé ont manifesté à Montréal il y a deux semaines pour tenter de convaincre le gouvernement du Canada de ne pas faire de compressions dans les soins de santé aux demandeurs d’asile.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir Des professionnels de la santé ont manifesté à Montréal il y a deux semaines pour tenter de convaincre le gouvernement du Canada de ne pas faire de compressions dans les soins de santé aux demandeurs d’asile.
Ces fêtes nationales se suivent et se ressemblent. Elles sont déprimées et déprimantes. Preston Manning, le père fondateur du Canada de Stephen Harper se lamente. Plus personne n’ose dire « J’aime mon pays », écrit-il dans le Globe and Mail. Ottawa a beau célébrer tambour battant la guerre de 1812 contre les Américains envahisseurs, la reconnaissance de Grand-Pré par l’UNESCO vient rappeler que ce pays fut aussi bâti sur la déportation des Acadiens.
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