Lettres - Un crime d'honneur
C'était en 1965. J'avais 17 ans. Le cinéclub du collège où j'étudiais avait présenté Zorba le Grec.
Cette projection avait causé, dans les jours suivants, tout un émoi auprès des prêtres du collège. La raison? Le scénario de Zorba le Grec comportait une relation adultère (entre la veuve crétoise et l'étranger Basil). Moi, j'avais été surtout choqué par la lapidation de cette femme par les gens du village pour avoir brisé le code d'honneur de leur microsociété. De cette lapidation, pas un mot de la part de nos prêtres. En Crête, nous sommes en pays chrétien orthodoxe et au Québec, en pays chrétien catholique. Je garde un très vif souvenir d'indignation de ce simple événement qui a constitué mon premier pas en dehors de l'Église.
***
Raymond Aubin - Gatineau, le 4 février 2012
Cette projection avait causé, dans les jours suivants, tout un émoi auprès des prêtres du collège. La raison? Le scénario de Zorba le Grec comportait une relation adultère (entre la veuve crétoise et l'étranger Basil). Moi, j'avais été surtout choqué par la lapidation de cette femme par les gens du village pour avoir brisé le code d'honneur de leur microsociété. De cette lapidation, pas un mot de la part de nos prêtres. En Crête, nous sommes en pays chrétien orthodoxe et au Québec, en pays chrétien catholique. Je garde un très vif souvenir d'indignation de ce simple événement qui a constitué mon premier pas en dehors de l'Église.
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Raymond Aubin - Gatineau, le 4 février 2012
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