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Affaires et démocratie - Quand des avocats s'enthousiasment pour la CAQ

Le chef de la CAQ, François Legault, entouré de ses députés<br />
Photo : Clément Allard - Le Devoir
Le chef de la CAQ, François Legault, entouré de ses députés
Quand La Presse lui a demandé comment il se fait que 46 avocats de BCF ont donné près de 20 000 $ à la CAQ, le patron, Me Mario Charpentier, a répondu: «C'est le fun de voir qu'il y a autant d'enthousiasme dans mon cabinet pour la Coalition pour l'avenir du Québec.» L'esprit démocratique serait-il donc devenu contagieux dans la Belle Province? Ou s'agit-il plutôt, comme La Presse le soupçonne, d'un autre cas de civisme à forte teneur lucrative? L'explication, peut-on croire, exige davantage de recherche.

Des ingénieurs et autres professionnels de la construction ont déjà été saisis, eux aussi, d'un bel élan politique, mais c'est le Parti libéral qui accueillait leurs dons. BCF avocats d'affaires traite aussi du «droit de la construction», mais là n'est pas l'avenir de cette firme. Elle excelle plutôt dans l'aide aux compagnies, familiales ou multinationales. Elle prend soin de leurs impôts jusqu'à la Barbade. Pourquoi alors choyer la CAQ, qui prône le nationalisme et l'intervention de l'État dans les affaires?

Écartons d'abord l'hypothèse que BCF voudrait faire mettre à l'épreuve la loi réservant aux seuls individus le droit de verser des fonds à des partis politiques. Certes, les firmes d'avocats ne répugnent pas toutes à prêter leurs services, comme certaines firmes de génie, à des dictatures ou à des compagnies qui bafouent les droits fondamentaux. Mais la plupart prennent garde de se mêler de contestations qui pourraient heurter leurs intérêts d'affaires.

De même, il serait exagéré de voir dans cet appui à la CAQ une mesure préventive à l'endroit du cabinet Charest et de sa politique de représentation égale hommes-femmes dans les hautes instances d'entreprises. La direction de BCF, il est vrai, ne compte que des hommes et les femmes, à en croire l'organigramme maison, sont fort majoritaires dans l'administration... subalterne. Mais, sait-on jamais, Québec pourrait imposer la parité, non plus seulement aux sociétés d'État, mais aussi dans les affaires.

Plus vraisemblable est l'explication selon laquelle Me Charpentier confondrait ses causes personnelles avec la mission de la firme qu'il préside. L'homme se dévouait déjà au sein de l'Action démocratique du Québec (la défunte ADQ, que d'autres patrons charismatiques veulent ressusciter). Le voilà désormais argentier de la CAQ. Il passe souvent le chapeau avec succès pour des oeuvres charitables où il est bénévole. Pourquoi n'aurait-il pas «organisé un événement», comme il dit, dans son propre bureau?

Certes, noteront des esprits chagrins, un patron jouit d'un ascendant particulier sur son personnel, surtout quand il sollicite des dons pour une organisation qui lui tient à coeur ou où il occupe un poste important. Mais les 150 avocats de BCF étaient libres de donner ou pas à la CAQ. «Il y a des gens de toutes les tendances chez nous, a dit Me Charpentier à La Presse, chacun est libre de faire ce qu'il veut.» Reste à voir par la liste du Directeur des élections combien d'avocats de BCF ont donné aux autres partis.

Des avocats de BCF qui ont donné à la CAQ, seulement une demi-douzaine l'avaient fait avant que la Coalition ne devienne un parti en bonne et due forme. L'enthousiasme en aura donc entraîné près d'une quarantaine. On est loin des cas de donateurs qui mobilisent dans leur zèle, comme on l'a vu ailleurs, femmes, enfants et autres prête-noms. Une bonne centaine, en effet, n'ont pas répondu à l'appel du maître. Se réservent-ils pour un poste de juge? Ou préfèrent-ils donner à un parti, s'il en reste, prônant la justice sociale?

De tous les donateurs de la CAQ, pas moins de 150 ont donné le maximum permis par la loi, soit 1000 $. Tous les donateurs de BCF n'ont pas été aussi prodigues; leur moyenne ne dépasse pas 500 $. En revanche, à Québec solidaire, des 2360 donateurs, seulement cinq ont versé le maximum. De toute évidence, avec si peu de souscripteurs et de ressources, QS n'a guère les moyens d'inaugurer une nouvelle ère au Québec, si radicaux que soient les groupuscules qui en forment la base.

Les forces fraîches de BCF rêvent d'un tout autre changement. D'après son manifeste, «BCF, c'est pratiquer autrement». C'est un partenaire. Les batailles d'egos n'y ont pas leur place. On travaille en équipe stratégique multidisciplinaire. «L'immobilisme cause la stagnation; l'audace provoque le changement.» Le droit des affaires n'a pas à être pris dans un carcan. «Il faut sortir des sentiers battus pour faire progresser les idées.» Bref, voilà comment votre entreprise pourra se démarquer de la «concurrence».

De tout temps, nos avocats ont été au coeur de la politique. Ils ont contribué à forger ces institutions et ces partis qui sont aujourd'hui dans une impasse. Autrefois, quand un candidat remportait dans un bureau de scrutin plus de votes qu'il n'y avait d'électeurs inscrits, il arrivait qu'on explique ce surcroît de participants par l'enthousiasme. Finie l'illégalité. De nos jours, nombre de juristes sont plutôt au coeur des grandes transactions d'affaires.

BCF doit sa naissance en 1995 à neuf professionnels «visionnaires» déterminés, explique le portrait de la firme, à «changer la façon de pratiquer le droit des affaires». Comment ce bureau a-t-il réussi à connaître une «croissance exponentielle»? Sa recette n'est pas un secret: «En basant ses services sur des valeurs d'humilité, de créativité, de générosité, d'intensité et d'authenticité, BCF s'est attiré la confiance d'entreprises de tous les secteurs d'activités, que ce soit au Québec, au Canada ou ailleurs dans le monde.»

Quel dommage que la CAQ soit apparemment le seul parti à bénéficier de cet enthousiasme.

***

Jean-Claude Leclerc enseigne le journalisme à l'Université de Montréal.
 
 
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    6 février 2012 01 h 21
    Pour un parti d'affairistes...
    Quoi de mieux que des avocats d'affaires!
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  • Pierre Cossette - Inscrit
    6 février 2012 05 h 10
    Montréal, Québec, Wendake et La Barbade ...
    sont les bureaux de BCF de même que plusieurs autres partenariats d'affaires stratégiques à l'international. Et la CAQ, et le bec, alouette le Québec est sur le bord de se faire plumer. Pour sûr que les avocasseux flairent la bonne affaire, traditionnellement associés aux Libéraux qui risquent la débâcle aux prochaines élections, on se repositionne. Comme la CAQ a clairement annoncé ses couleurs en plagiant les programmes électoraux des Libéraux et des Adéquistes des dernières années sur toutes les réingénieries qui n'ont pour but que couper les services et réduire comme une peau de chagrin le filet de protection sociale. Ils auront vraisemblablement besoin d'aide juridique grassement payée. Quant au parcours des avis on a qu'à prendre une vieille carte et tracer au crayon gras dessus Montréal, Québec, Wendake (hors-taxe) et La Barbase (paradis fiscaux) on a là le topo parfait pour évasion fiscale. À propos M. Legault votre argent est-il placé principalement au Québec ?
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  • Chantal_Mino - Abonnée
    6 février 2012 07 h 03
    Merci beaucoup de votre recherche et de votre analyse M. Leclerc !
    Puissent les québécois(es) se réveiller et agir en conséquence!
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  • meme40 - Inscrit
    6 février 2012 07 h 34
    On aime les commissions...
    Dans le bas Canada on ne s'ennuiera pas... de quoi remplir la Une télé et autres raportages... dans quelques années on l'aura la phase 2 de ce qui s'est appelé la commission Bastarache.. plus ça change..plus...!.
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  • Stephane Lessard - Abonné
    6 février 2012 08 h 27
    Beacoup de petits dons pour QS
    Au contraire de M. Leclerc, je ne crois pas que le nombre peu élevé de dons atteignant le maximum permis fait que QS n'a guère les moyens d'inaugurer une nouvelle ère comme il le dit. Cela démontre que ce parti préfère miser sur un plus grand nombre de donateurs et s'adresse aux classes populaires, et non aux mieux nantis qui s'attendent à un retour d’ascenseur en échange d'une contribution de 1000$ (X 46). Amir Khadir dénonce ce rapprochement entre les firmes d'avocats, d'ingénieurs, etc et la classe politique... il serait difficile de les imaginer contribuer à QS comme ils le font pour les trois autres partis.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    6 février 2012 08 h 47
    Donner pour ne pas mal paraître

    Qu'est-ce qui nous dit que certains de ces avocats n'auraient pas fait leur don à la CAQ pour ne pas mal paraître ou pour éviter les problèmes ?

    Ils ne sont peut-être pas tous aussi «enthousiastes» que leur patron.

    Comme le dit Jean-Claude Leclerc: « Plus vraisemblable est l'explication selon laquelle Me Charpentier confondrait ses causes personnelles avec la mission de la firme qu'il préside.»

    Ça débute vraiment mal pour la CAQ.

    J'avoue qu'en tant que souverainiste péquiste, je m'en réjouis parce que je trouverais catastrophique que la CAQ prenne le pouvoir lors des prochaines élections.

    Et je me propose bien de les combattre de toutes mes forces.
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    6 février 2012 09 h 01
    Du déjà vu, un "Remake"
    Souvenez-vous quand Mario Dumont avait rencontré quelques hommes d'affaires dont Jean Coutu dans une église désaffectée à l'abri des journalistes et du public; on sentait bien que l'ADQ était près du pouvoir.

    Personne de ces enthousiastes n'est vraiment intéressé et les valeurs d'humilité, de créativité, de générosité, d'intensité et d'authenticité collent très bien à leurs professions.

    Ils prennent vraiment les gens pour de demeurés.
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  • Normand Carrier - Abonné
    6 février 2012 09 h 08
    Très mauvais départ pour la CAQ .....
    La CAQ sera le refuge des avocats en quête de contrats tandis que le PLQ recoit déja une grande partie de sa caisse électorale des firmes d'ingénieur-conseil , des contracteurs , des constructeurs et des affairistes de toutes sortes .... Nous savons comment cela nous coûte de surfacturation que nous payons avec nos impôts ..... Ces deux partis m'inspirent du dégout et me convaint que le PQ a raison en limitant les dons politiques a $100.00 par individu dans une année ......
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  • martin grenier - Inscrit
    6 février 2012 09 h 14
    Les dons
    Les jame jean sharest est-ce que c'est mieux je veut pour le prochain
    gouvernement une nouvelle sauce Martin
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  • France Marcotte - Abonnée
    6 février 2012 09 h 43
    Entre nous
    "De tout temps, nos avocats ont été au coeur de la politique. Ils ont contribué à forger ces institutions et ces partis qui sont aujourd'hui dans une impasse."

    Oui, ça sent le vieux modèle qui n'a jamais fait que des dégâts mais on le perpétue.

    "La direction de BCF, il est vrai, ne compte que des hommes et les femmes, à en croire l'organigramme maison, sont fort majoritaires dans l'administration... subalterne."

    Comme d'habitude. Mais gardons-nous bien de faire des liens entre ceci et cela.
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  • ulrich1961 - Inscrit
    6 février 2012 10 h 07
    mémoire sans suite
    Nous aurons bientôt une commission sur la construction plus tard on va préparé une commission dans le beau monde des avocats !

    Il sera intéressant de voir les liens d’affaire si la CAQ prends le pouvoir à la prochaine élection,

    dossier à suivre…M. Leclerc
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  • FERNAND - Inscrit
    6 février 2012 10 h 18
    Pas surprenant.
    C'était comme écrit à quelque part cette CAQ.
    Depuis le début de cette coalition j'ai toujours pensé que l'équipe Legault/Sirois devait arriver à ce genre d'organisation politique.
    Charles Sirois, homme de droite, ami de Jean Charest, chasseur de têtes pour le PLQ, est l'imminence grise de la CAQ. C'est lui qui tire les ficelles dans l'ombre.
    Évidemment quand JJ.Charest répète à la TV que la CAQ est souverainiste de gauche, il veut cacher son ami Sirois et aussi ne pas perdre sa base anglophone et allophone.
    D'ailleurs Sirois n'aurait jamais co-fondé un parti "séparatisssss"
    C'est une des raisons pour lesquelles JJ.Charest déclenchera des élections plus tôt que tard pour ne pas donner la chance à ce nouveau vieux parti de démontrer qu'il est véritablement de la droite et fédéraliste comme le PLQ.
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  • Bernard Gervais - Abonné
    6 février 2012 10 h 46
    Pas très bon pour l'image de la CAQ
    Assez d'accord avec ce qu'écrit @ M. Carrier. Les affairistes se sont toujours collés à ceux qui ont le pouvoir ou qui ont des bonnes chances de l'avoir et ce, afin bien entendu d'obtenir un retour d'ascenseur !

    Sincèrement, pensez-vous que les avocats de BFC auraient donné de l'argent à la CAQ si, au moment où ils l'ont fait, celle-ci avait fait piètre figure dans les sondages ?

    Une chose est sûre en tout cas : les révélations concernant les généreux dons de cette firme ne peuvent que nuire à l'image de renouveau politique que M. Legault cherche tant à projeter avec le parti qu'il a fondé !
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  •  
  • sparte - Inscrit
    6 février 2012 11 h 06
    CAQ PLQ= meme combat.
    La CAQ veut prendre la place du PLQ ? Et bien messieurs dames,elle est en voiture. Esperons qu'elle restera dans le stationnement cette rutilante bagnole,
    ca creve les yeux.
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  •  
  • emeri - Abonné
    6 février 2012 12 h 43
    100$ par tête de pipe!
    L'article de fond du journaliste Leclerc fait la preuve par mille que le système
    des 1000$ par électeurs est le pire des systèmes pour inciter à faire fonctionner
    les ascenseurs "collect down" selon l'expression utilisée par les usagers.

    Dans le cas qui est mit de l'avant par Leclerc est tout à fait significative que
    ce principe, qui fonctionne depuis bien avant Duplessis devrait être aboli au plus vite.

    Le Parti québécois parle de 100$ par électeur qui élimine d'office les bonnes
    vieilles claques dans le dos avec sourire en coin qui tiendraient loin les affairistes
    qui coûte si cher aux citoyens ordinaires.

    Réjean Grenier
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  •  
  • northernbud - Inscrit
    6 février 2012 12 h 47
    À bas le financement privé des partis politiques !
    Et une petite réforme du mode de scrutin ne ferait pas de mal non plus...
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  •  
  • Alexandre Dionne - Abonné
    6 février 2012 14 h 43
    Merci.
    Excellente présentation M. Leclerc.
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  •  
  • norbert pealey - Inscrit
    6 février 2012 16 h 06
    Bizarre ou quoi .
    Et si certains gros bonnets profiteurs des largesses du parti Liberal , craignant la descente aux enfers de ce dernier suite a la commission d' enquete comme ca c'est produit pour les Liberaux Federaux , avaient de GROS interets a appuyer pour ne pas dire creer un nouveau parti ( la CAQ ) afin de conserver leurs pouvoirs .....´
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  •  
  • Daniel Lemieux - Inscrit
    6 février 2012 16 h 39
    La CAQ s'enlise déjà...
    À regarder François Legault ces temps-ci, j'ai peine à croire que cet énergumène puisse devenir premier ministre du Québec. Cet homme est d'une vacuité... à la tête d'une formation qui n'est qu'un amalgame d'orgueilleux opportunistes qui sentent la proximité du pouvoir.

    Et ses comparses qui n'ont pas mis de temps à se manifester. C'est déjà grotesque...

    Mais la balloune peut se dégonfler très vite, et le vent, "tourner de bord" inopinément.

    Un gros merci pour votre analyse, monsieur Leclerc.
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  •  
  • MJ - Inscrite
    6 février 2012 17 h 34
    La défense de la vertu n’existe pas - Il n’y a que des opportunités d’affaires
    L’argent n’a pas d’odeur. Embrasser n’importe quelle cause, pourvu qu’au bout du chemin, elle soit lucrative. Un cabinet d’avocats ne perd jamais de vue ses intérêts d’affaires; quiconque est sur son chemin peut s’avérer un contact utile ou un intermédiaire dans son réseau d’affaires bien rodé.

    Ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier, voilà ce que font habituellement les grandes firmes d’avocats afin de garder toutes leurs chances d’obtenir des contrats gouvernementaux. C’est pourquoi, traditionnellement, dans les grandes firmes, on trouve des adeptes de différents partis, et la mise se fait sur ceux qui ont le plus de chances de terminer gagnants.
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  •  
  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    6 février 2012 18 h 07
    Pour que ce ne soit plus l'argent qui gagne les élections.
    Il faut mettre fin sans délai au financement privé des partis politiques. C'est la principale source de la corruption.

    La pourriture actuelle dans l’arrimage politique-société est le résultat d’un système électoral pourri. Il faut abolir le financement privé des partis politiques et à le confier à l’État selon le pourcentage de votes obtenus par les partis.

    D’autre part, ce n’est pas les élections qui écoeurent les gens, c’est la durée trop longue des campagnes électorales et le placardage abusif sur tous les poteaux.

    Les campagnes électorales devraient être écourtées. On n’est plus au 18e siècle alors que les nouvelles se transportaient à cheval. De nos jours l’information circule instantanément dans tous les foyers.

    De plus, les pancartes électorales devraient être interdites. La télévision et la radio devraient être requisitionnées pour diffuser l’information fournie par les partis politiques.
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  •  
  • Claude Kamps - Inscrit
    6 février 2012 22 h 58
    On voit de l'inquietude
    de ceux qui perdront des privilèges si les vieux partis sont perdants....
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