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Transfuges et démocratie - Le cimetière québécois des libertés politiques

Le député Francois Rebello (au centre), que l’on voit ici en compagnie de la chef péquiste Pauline Marois, a annoncé la semaine dernière qu’il passait à la CAQ, le parti de François Legault.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Le député Francois Rebello (au centre), que l’on voit ici en compagnie de la chef péquiste Pauline Marois, a annoncé la semaine dernière qu’il passait à la CAQ, le parti de François Legault.
À regarder la scène québécoise autant qu'à lire les sondages, le Québec, dirait-on, est devenu un cimetière de partis politiques. Les libéraux et leur chef s'agrippent au pouvoir, sans offrir de relève prometteuse ni d'idées novatrices. Pour échapper au verdict populaire, sinon à l'enquête sur la corruption, ils guettent la première occasion d'exploiter la faiblesse de leurs adversaires, voire la morosité d'une population ne sachant trop à qui faire confiance.
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  • Georges Paquet - Abonné
    16 janvier 2012 05 h 33
    Parler pour parler...
    On peut aussi dire, écrire pour écrire...
    M. Leclerc nous annonce qu'il va nous parler des transfuges. Il n'en parle pas. Il parle de faillite financière sans en dire un autre mot, dans tout son texte.
    Il nous ferait penser à un caricaturiste qui fait des blagues sur des questions qu'il ne comprend pas.Ce n'est ni drole ni utile.

    Il soutient que des gens d'Affaires ont appris à contrôler des formations politiques. Imaginez, il parle du PLC et de l'ADQ. Il ne mentionne même pas la CAQ qui, non seulement contrôlée mais qui a été fondée, animée, financées par des gens d'Affaires.

    Le reste est de la même eau...
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  • Chantal_Mino - Abonnée
    16 janvier 2012 07 h 24
    Merci ! Très bon article ! Vous résumez merveilleusement bien la situation que cela plaise ou non à certains...
    Se faire dire ses quatre vérités n'est certes pas toujours agréable, mais la sagesse demande d'en tenir compte afin de s'améliorer en partant de ses forces pour travailler les limites qui ont été nommées.

    Jouer à l'autruche et dénigrer autrui n'est qu'une continuité des comportements dont les québécois en ont plus qu'assez... Ceux qui n'ont rien de constructif à dire n'ont plus qu'une seule influence et c'est de nuire à leur propre image plus qu'à celle de l'autre et ne valent certes pas la peine d'une réponse quelconque qu'ils ne sauront ni lire, ni analyser et comprendre tellement qu'ils sont enfermés dans leur petite boîte de perception qu’ils veulent nous imposer de gré ou de force.

    Québécois ! Que diriez-vous si on encourageait les bonnes idées et les bons commentaires tout en ignorant ceux qui ne savent que détruire pour faire leur place. À la longue, ils vont bien finir par se tanner et cesser de nous inonder de leurs perceptions négatives, égocentriques et contrôlantes qui sont souvent accompagnées de leurs dénigrements gratuits sur toute personne qui pense différemment d'eux.

    Concentrons-nous à nous unir pour le bien commun de toute la population québécoise, le 100%, au lieu du 1% qui en profite depuis bien trop d'années déjà et se tire la couverte d'un côté et de l'autre au détriment du 99%.

    Cessons de vouloir soigner le syndrome du larbin (http://www.youtube.com/watch?v=HH5fVD-1_I4), ça ne se soigne pas! Concentrons-nous pour en faire cesser la propagation, c'est urgent!
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  • Jean Lapointe - Abonné
    16 janvier 2012 09 h 12
    C'est très encourageant
    Et puis après, n'auriez-vous pas quelques idées pour tenter d'améliorer la situation?

    Bien non rien. Rien dutout.

    Si le journalisme ça ne sert qu'à écoeurer le monde davantage, comme si nous ne l'étions pas suffisamment, on pourrait bien s'en passer.

    Sur quelle planète habitez-vous donc monsieur Leclerc?

    Ne vous sentez-vous pas un peu concerné ou bien vous en fichez-vous complètement ?

    Est-ce qu'un journaliste chroniqueur ça sert uniquement à donner des leçons de morale à tout le monde?
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  • Charles F. Labrecque - Abonné
    16 janvier 2012 09 h 44
    Suave photo
    Monsieur J-C vos commentaires sont des plus populaires ces derniers jours mais la photo qui accompagne ces commentaires est suave et combien représentative de la parade mortuaire du parti où nous retrouvons des faces longues exprimant la perte d'un être chère. Après avoir harcelé les québécois avec des idées déformées de feu ti-poil Lévesque vient le jour de la vérité.
    Il faut comprendre que la population a tranquillement prise conscience que cette acharnement a assez durée et qu'il est temps de passer à autres choses mais voilà la question. Aujourd'hui nous pouvons constater que la situation politique au Québec est telle que nous n'avons plus aucune influence auprès du gouvernement de Canada. Notre affaiblissement politique prendra des années à se rétablir à la condition que nous acceptions d'arrêter de s'entre-déchirer entre différentes factions nationalistes et fédéralistes afin de rétablir notre puissance politique par le développement dans son ensemble.
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  • Geoffroi - Abonné
    16 janvier 2012 10 h 12
    »...il s'agit bel et bien du fondamentalisme économique.»
    Bel effort mais incomplet.

    Il s'agit d'un fondamentalisme économique fédéraliste canadien et québécois. Ce fondamentalisme économique fédéraliste en mène três large à Ottawa, pas un mot dans votre article, et se porte toujours fort bien au Québec. Le Parti libéral, la CAQ et plusieurs adhérents de QS sont du nombre.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    16 janvier 2012 11 h 16
    Un texte à méditer et compléter
    N'en déplaise à certains lève-tôt, M Leclerc nous livre ici un texte à méditer et compléter. La démocratie est très malade au Québec (et je dirais encore plus au Canada).
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  • Bertrand Malenfant - Inscrit
    16 janvier 2012 20 h 27
    Cimetière des libertés...
    Bonjour M. Leclerc. Je vous lis toujours avec un vif intérêt et vos analyses me paraissent chaque fois d'une pertinence indéfectible. Je crois que cette fois-ci vous auriez pu ajouter que tous les culs-de-sac politques auxquels sont confrontés les militants souverainistes et progressistes découlent de l'échec de 1995. Mme Marois autant que Jean Charest - et leurs partisans - se limitent à un affairisme politque équivalant au statu quo pour la simple raison qu'il n'y a pas d'autre politique à prosposer dans le Canada actuel. Comme vous le constatez, les partis politiques fédéralistes sont en voie de disparition au Québec. La seule politique canadienne est l'ultra-conservatisme appuyé à 70% en Ontario, et à 75% dans les provinces de l'ouest, mais rejeté massivement au Québec. Or ni Mme Marois ni Jean Charest ne répondent aux aspirations autres des Québécois, ni de la population en général - les 99% qui ne profitent pas des seules politiques économiques pratiquées en ce moment. Et la CAQ propose même d'aller encore plus à droite. Pourquoi recueillerait-il plus d'appuis? Pour la même raison que Jack Layton - et non son parti: parce qu'il est le seul choix différent et nouveau. Mais comme le NPD, il sera impuissant à faire des changements, et pratiquera lui aussi le statu quo. Tout cela ressemble à un cul-de-sac plutôt qu'à un cimetière. Si on se rapprochait de la population, plutôt que de fonctionner en vase clos, on pourrait peut-être ouvrir de nouvelles voies et sortir des culs-de-sac actuels.
    Merci
    Bertrand Malenfant
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