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La réplique › Abus sexuels dans les communautés religieuses - À la défense des prêtres et des religieux contre les profiteurs

Raymond Gravel - Prêtre du diocèse de Joliette et animateur spirituel de pompiers et de policiers  29 décembre 2011  Éthique et religion
Plusieurs scandales de nature sexuelle ont secoué l’Église catholique ces dernières années.<br />
Photo : Agence Reuters Cathal McNaughton
Plusieurs scandales de nature sexuelle ont secoué l’Église catholique ces dernières années.

À retenir

    Le déclencheur › Absence de compassion?

    Le 22 décembre dernier, Le Devoir relatait à sa une la rencontre d'une victime d'abus de la part d'un frère de Sainte-Croix avec le prêtre Raymond Gravel, qui avait exprimé dans différents médias son opposition à l'indemnisation financière obtenue par les victimes auprès de la Congrégation de Sainte-Croix. En voici l'introduction:

    «Quand l'un des principaux instigateurs du recours collectif contre la Congrégation de Sainte-Croix, L. R. s'est adressé à la cour récemment, il a parlé à coeur ouvert de sa peur et d'un sentiment de terreur à l'idée que des hommes de foi aient pu l'abuser et jouir d'une culture d'impunité pendant un demi-siècle. Ses pairs sanglotaient derrière lui, des victimes des frères de Sainte-Croix qui avaient aussi réprimé trop longtemps leur honte et leur souffrance. La cour a figé devant cet étalage de désarroi aux profondeurs abyssales, le 9 novembre dernier. [...] Le récit n'inspire aucune compassion au prêtre Raymond Gravel.»
Lorsque j'ai lu l'article du journaliste Brian Myles dans le Devoir du 22 décembre, j'étais complètement estomaqué. Cet article est biaisé du début à la fin. Après avoir lu l'introduction, je me suis détesté moi-même et je peux comprendre la réaction des gens à de tels propos. Mais ce n'est pas la réalité!

J'ai beaucoup de compassion pour toutes les victimes, les vraies, celles qui ont perdu leur dignité, qui ont souffert et qui cherchent à s'en sortir. Par ailleurs, j'ai une sainte horreur de la médiocrité qui se manifeste toujours lorsque des sommes d'argent sont offertes en guise d'indemnité. C'est ce que je dénonce dans le cas des agressions sexuelles commises par une minorité de religieux ou de prêtres qui éclaboussent l'ensemble de l'Église catholique du Québec.

Je reconnais comme tout le monde que des abus ont été commis dans les écoles dirigées par des religieux dans les années 1950-1960. Ces agressions doivent être dénoncées et les responsables doivent répondre de leurs gestes devant les tribunaux et en assumer les conséquences s'ils sont reconnus coupables.

Par ailleurs, l'entente de 18 millions conclue entre les frères de Sainte-Croix et leurs 285 (non pas 225) pseudo-victimes est inacceptable pour les raisons suivantes:

Une compensation financière ne règle en rien le traumatisme vécu par les victimes. De plus, cela crée des victimes; par opportunisme, de nombreuses fausses victimes s'inscrivent automatiquement à l'indemnisation.

Tous les religieux des communautés n'ont pas de salaire. Leur travail rémunère la communauté à laquelle ils appartiennent. Comme la majorité d'entre eux n'étaient pas des criminels pédophiles, ne crée-t-on pas une injustice en indemnisant les victimes à même l'argent qu'ils ont gagné?

Les religieux de Sainte-Croix ont offert à toutes les victimes, avec l'indemnisation de 18 millions, une thérapie et un accompagnement médical payés par la communauté... Aucune victime ne s'y est inscrite.

À quel âge devient-on responsable?

Le Pierre (nom fictif) en question que j'ai rencontré avec le journaliste Myles est un homme dans la quarantaine avancée qui s'est marié et qui a eu des enfants; il a été agressé sexuellement par un religieux dont il était ami, de l'âge de 13 à 16 ans. Il a reçu 300 000 $ en indemnité. S'il reste anonyme, c'est qu'il a signé une entente avec la communauté religieuse. Maintenant que l'entente de 18 millions est acceptée par un juge, il veut poursuivre le frère en question pour obtenir une compensation supérieure.

Sans diminuer la responsabilité du frère qui l'a agressé durant toutes ces années, je lui ai tout simplement demandé: Comment se fait-il que tu aies subi ces abus aussi longtemps sans réagir? Ne serait-ce pas parce que cette situation t'avantageait d'une certaine façon?

Encore une fois, je ne veux surtout pas diminuer la gravité de l'agression sexuelle, mais la question que je me pose est la suivante: à quel âge devient-on un peu responsable de ce que l'on fait? Ne sommes-nous pas méprisants à l'endroit des jeunes lorsque nous affirmons qu'ils n'ont aucune responsabilité dans leur façon d'agir?

De plus, cet homme me dit aujourd'hui que s'il n'a pas réussi à devenir un professionnel dans la vie, c'est à cause du religieux qui l'a abusé dans son adolescence. Là-dessus, je lui ai dit que la majorité des adultes n'ont pu réaliser leur idéal professionnel pour de multiples raisons et qu'ils n'ont pas à en accuser le passé.

Le politically correct

Dans son article, Brian Myles, à chaque fois qu'il parle de moi, ajoute un qualificatif négatif: dans le sous-titre: «un abbé hostile», «il était humain, trop humain» (comment peut-on être trop humain?), «ce prêtre atypique». Lorsque Pierre m'a dit que le frère Sainte-Croix était responsable de ce qu'il est devenu, le journaliste écrit ma réplique et il ajoute: «lance-t-il sans gêne». Et, à la toute fin de son texte, il écrit: «Pierre tente une dernière approche, mais Raymond Gravel est déjà ailleurs.» Cet article déforme la réalité et donne dans le sensationnalisme. Brian Myles devrait poser sa candidature à un journal à sensations; il s'en trouve plusieurs au Québec. Mais au Devoir, c'est plutôt décevant.

Je suis réellement blessé par cette situation. Je me rends compte que ce qui est politically correct, c'est de dire que l'Église catholique est responsable de tous les malheurs vécus par l'ensemble des Québécois: les orphelins de Duplessis, les victimes d'agressions sexuelles, le scandale des pensionnats autochtones et la situation des femmes et des hommes d'ici, aujourd'hui.

Personnellement, j'ai toujours dénoncé les injustices et j'ai toujours pris la défense des victimes d'injustice. Je ne suis pas à la solde des évêques et du pape... Je suis moi-même, un simple prêtre qui ne se met pas la tête dans le sable et qui voit la réalité. J'ai pris la défense des minorités sexuelles envers et contre les autorités de l'Église; j'ai pris la défense des femmes qui ont subi un avortement envers et contre les autorités de l'Église. Maintenant, je suis prêt à prendre la défense des prêtres, des religieux et des religieuses envers et contre les profiteurs et ceux qui cherchent à les détruire...

Ai-je tort? C'est possible! Je ne détiens pas la vérité... J'essaie tout simplement de préserver la dignité de toutes les personnes, qu'elles soient religieuses ou laïques. Je n'accepterai jamais la médiocrité!

***

Raymond Gravel - Prêtre du diocèse de Joliette et animateur spirituel de pompiers et de policiers

***

Réponse du journaliste

Je rejette les allégations de Raymond Gravel voulant que l'article en question soit biaisé ou sensationnaliste. Au contraire, ce reportage offre un compte rendu rigoureux d'une rencontre de plus d'une heure entre M. Gravel et une victime de la Congrégation de Sainte-Croix à laquelle j'ai assisté. Les citations choisies sont exactes et elles ne sont pas sorties de leur contexte.

Depuis qu'une entente hors cours est intervenue entre la Congrégation de Sainte-Croix et les victimes d'agressions sexuelles, M. Gravel a manifesté sa désapprobation dans plusieurs médias. Il estime que l'entente de 18 millions de dollars est injuste et inacceptable. Il reproche aux avocats des victimes de transformer leurs clients en prostitués. Il s'arroge le droit de départager les «vraies» victimes des fausses. Et voilà maintenant qu'il laisse entendre que Pierre (nom fictif) aurait tiré un avantage des agressions qu'il a subies au Collège Notre-Dame. Mais contrairement à ce que M. Gravel affirme, Pierre n'a jamais reçu 300 000 $ pour les sévices qu'il a endurés, et il n'a pas l'intention de poursuivre le frère responsable de ses malheurs pour obtenir une compensation accrue.

Brian Myles
 
 
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  • Ginette Bertrand - Inscrite
    29 décembre 2011 02 h 00
    Deux versions contradictoires
    Comment savoir qui dit vrai?
    Un peu des deux et le reste à la grâce de Dieu?
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  • Louka Paradis - Inscrit
    29 décembre 2011 04 h 17
    Le pouvoir des mots
    M. Myles connaît très bien le pouvoir des mots et il dispose d'une position de pouvoir. Ce que souligne l'abbé Gravel est très juste concernant l'emploi de petits adjectifs dénigrants et de petites touches à connotations négatives par le journaliste. Il y a malheureusement d'autres journalistes qui utilisent les mêmes techniques, mine de rien. Cependant, ils oublient que nous savons lire entre les lignes...
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  • amaranta - Inscrit
    29 décembre 2011 04 h 41
    Raymond Gravel persiste et signe, et en rajoute!
    M. Gravel, ce n'est pas l'article de Brian Myles qui vous discrédite, ce sont les propos que vous tenez depuis quelques semaines sur les victimes des prêtres pédophiles.
    Vous prétendez reconnaître la gravité des agressions sexuelles, mais cette lettre, encore une fois, témoigne du contraire.
    Suggérer que le fait qu'un adolescent se fasse agresser sexuellement de 13 à 16 ans « sans réagir » pourrait signifier qu'il en tirait profit est plus qu'odieux! Le sentiment de honte vécut par tant de victimes, vous connaissez?
    Pour terminer, dans la réponse du journaliste qui suit votre lettre, on apprend que, contrairement à ce que vous écrivez, Pierre n'aurait jamais reçu 300 000 dollars et qu'il ne comptait pas poursuivre son agresseur de nouveau.
    Modifieriez-vous les faits afin de les agencer à l’image de profiteurs que vous voudriez bien qu’on se fasse des victimes qui ont accepté les dédommagements financiers?
    De grâce, n'en rajoutez plus!
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  • Georges Paquet - Abonné
    29 décembre 2011 06 h 11
    Pas seulement dans les écoles, pas seulement années '50-60 et pas seulement au Québec...
    Je ne vois pas ce que l'Abbé Gravel cherche à faire en minimisant l'étendue du scandale de la pédophilie entretenue par les prêtres et religieux catholiques? Protéger l'Institution à laquelle il appartient, bien sûr, mais le respecte de la vérité et le respect de soi-même, qu'en fait-il. Sans parler de l'absence de compassion. Bien sû, il aurait fait le voeux de pauvreté,mais c'est pas une raison pour refuser à des victimes plus ou moins démolies, le réconfort et le confort que peut procurer le sentiment qu'une tentative de réparation suit l'aveu de culpabilité.
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  • Georges Paquet - Abonné
    29 décembre 2011 06 h 20
    Les conséquences des sévices subis dans l'enfance.
    Raymond Gravel démontre une ignorance crasse et une indifférence glaciale à ce que tous les spécialistes nous rappellent, avec justesse, les sévices infligés dès l'enfance ont des conséquences et des répercussions tout au long de la vie.
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  • Georges Paquet - Abonné
    29 décembre 2011 06 h 25
    Subir des abus qui nous avantagent.
    Heureusement que Raymond Gravel n'est pas juge. Vous voyez la question qu'il poserait à chaque victime! Quel avantage avez-vous tiré de cette agresion sexuelle? Quel avantage avez vous obtenue suite à ce viol?
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  • des Prunes - Abonnée
    29 décembre 2011 06 h 50
    l'argent n'achète pas tout
    Je crois comprendre très bien où vous voulez en venir avec votre propos.

    On a abusé de moi durant mon adolescence...pas un prêtre, mais une personne en autorité. Je dis ceci pour pouvoir affirmer avec une certaine crédibilité (et pour parer un mauvais jeu de mots du genre "je suis pas dans les prunes") que l'argent, même une somme immense, ne pourra jamais effacer la honte et la douleur. Ma dignité ne s'achète pas. Je la regagne année après année à force d'amitié et d'amour. Ça non plus l'argent ne peut les acheter.
    Si l'argent réparait tout, je serais la première à verser mes économies dans un fonds désigné à cette fin! Merci de me le rappeler.
    Et dire cela, ce n'est surtout pas dire que les criminels doivent rester impunis!!!!
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  • Marc L - Abonné
    29 décembre 2011 07 h 39
    Trancher le nœud gordien !
    La situation est un peu ambiguë pour le lecteur que je suis : à coup sûr, des jeunes ont été violés par des religieux de la congrégation de Sainte-Croix et il y a quelques semaines, une entente a été conclue entre la congrégation et un regroupement de « victimes ». Personne ne peut prétendre qu'il ne s'est rien passé, mais je comprends aussi l'abbé Gravel qui se dit choqué par la tournure des événements; car on fait payer une communauté pour les actes de quelques religieux à la sexualité déformée. Oui, il y a eu erreur de la part des supérieurs de l'ordre qui savaient, mais ont davantage tenté de cacher les abus que de protéger les jeunes. Les autorités du Vatican partagent aussi cette responsabilité, car c'est de cette autorité que provenait les directives invitant au camouflage. Tous les religieux de la communauté ne sont pas coupables, mais plusieurs personnes « en autorité » chez les catholiques savaient et ont préféré se taire, là-dessus, je dirai que les dirigeants religieux et les communautés doivent assumer l'erreur.

    Mais en bout de ligne, je me demande si M. Gravel n'a pas raison lorsqu'il parle du fait que certains ont profité de la situation, car un paragraphe de cette lettre m’interpelle :

    « Les religieux de Sainte-Croix ont offert à toutes les victimes, avec l'indemnisation de 18 millions, une thérapie et un accompagnement médical payés par la communauté... Aucune victime ne s'y est inscrite. »

    Si M. Gravel est bien informé concernant l'accompagnement médical offert, alors nous devrions nous demander si dans les faits, cette histoire ne serait pas devenue une histoire de gros sous. Si les victimes n'ont pas besoin d'accompagnement, peut-être que les torts subis ne sont pas aussi importants que certains l'ont prétendu; jusqu'à quel point, les avocats n'ont-ils pas profité de la situation pour grossir l'affaire... et les honoraires afférant ? Répare-t-on une injustice en en créant une aut
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  • Photodan - Abonné
    29 décembre 2011 08 h 01
    La reproduction du discours des abuseurs
    L'abbé Gravel fait encore une fois preuve de manques d'humilité et de compassion. De plus, il ne propose rien pour aider les victimes des milliers de prêtres pédophiles partout dans le monde. Il se contente de décrier la possibilité d'abus financiers. Je comprends qu'il n'aime pas se sentir victime d'abus potentiels et qu'il veuille défendre sa communauté. Cependant, il ne faut pas oublier qu’il est membre de la communauté qui a perpétré et nié toute forme d'abus et que la cour a reconnu coupable. Comme quoi, le retour du pendule, et ses conséquences, fait toujours peur.

    Avec un peu de recul, on reconnaît dans son discours le vieux débat de la primauté du système de justice, soit celui des Hommes, ici bas, ou celui de l'Église, ailleurs. Quant à moi, il me semble que le choix est clair pour garantir nos droits ici et maintenant puisque je vis dans un monde terrestre.
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  • François Dugal - Abonné
    29 décembre 2011 08 h 16
    Les églises
    En écoutant l'abbé Gravel, on comprend pourquoi les églises sont vides.
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  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit
    29 décembre 2011 08 h 27
    L'Église et l'argent
    «L'argent ne fait certes pas le bonheur, mais il rend le malheur confortable», dit le proverbe. Si l'argent n'apportait rien à quiconque, l'Église se déferait de ses richesses.

    Desrosiers
    Val David
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  • jeanduc - Abonné
    29 décembre 2011 08 h 28
    Un problème moral!
    La religion catholique prêche une morale immuable (veritatis splendor) qui considère la sexualité comme l'instrument de dieu pour fin de procréation. La pulsion sexuelle, hors de sa finalité, est traitée comme un "mal" qu'il faut réprimer. L'évolution de la science, notamment en psychiatrie et en psychologie, nous offre une vision discordante de celle de l'église catholique. La sexualité est objet d'épanouissement de l'humain et toute répression peut causer un tort irréparable aux individus. Ainsi, la doctrine de l'église catholique et sa vision des chose en porte-à-faux par rapport à la science, est responsable de la déviance de ses religieux; ou bien elle a été un refuge de choix pour les déviants ou bien elle a favorisé la déviance en mettant le couvercle sur la marmite des pulsions sexuelles. Raymond Gravel croit que les religieux non-déviants sont victimes des compensations financières accordées aux victimes d'abus par une minorité. Je crois qu'il a tort. Toute idéologie, qu'elle soit raciste, nazie ou autre, est responsable des dommages collatéraux de sa pratique. L'église devrait écouter Marie-Paul Ross et évoluer dans le bon sens. Mais comme le disait récemment le philosophe Charles Taylor, le magistère vit dans une bulle et n'écoute pas.
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  • Robert Godin - Abonné
    29 décembre 2011 09 h 11
    Un système
    Ce que l'abbé Gravel omet de mentionner c'est que la pédophilie ainsi que les autres sévices qui ont été subis par plusieurs générations de jeunes au Québec, ailleurs au Canada, aux États Unis, en Irlande, aux Pays-Bas (et j'en passe...) étaient bien connus des autorités ecclésiastiques (jusqu'en très hauts lieux) depuis très longtemps. Dans la plupart des cas, le rôle de ces autorités s'est limité à cacher, à protéger les malfaiteurs, à dissuader les victimes de se plaindre aux autorités. Les malfaiteurs étaient de simples criminels et auraient dû être traités comme tel.S'ils n'avaient pas bénéficié de la protection complaisante de l'Église, il se seraient trouvés devant les tribunaux de droit commun et la société aurait été beaucoup mieux protégée.
    Au lieu de blâmer les victimes, l'abbé Gravel et ses collègues doivent faire leur examen de conscience et reconnaître sans tricher ce qui c'est vraiment passé, pendant de très nombreuses années, ici et ailleurs, par complaisance et manque profond de respect.
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  • Michel Bourgault - Abonné
    29 décembre 2011 09 h 23
    Pas toujours facile de juger
    Reconnaissons que de nombreux membres du clergé et d’instituts religieux ont commis de graves fautes et que certains supérieurs, imbus de leur autorité, ont eux-mêmes manqué à leur devoir de faire soigner et/ou de sanctionner les abuseurs. C’est ce que veulent entendre les victimes de ces abus. Ce qu’un croyant en Jésus Christ et un membre de l’Église comme moi veut entendre, c’est seulement une confession sincère des fautes commises. C’est ce que le commun des mortels veut entendre aussi de ceux qui prétendaient être disciples de Jésus qui a dit «Je suis la vérité».
    Je ne reconnais nullement l’abbé Gravel dans la description qu’en a laissé entendre M. Miles. Il est vrai que l’abbé n'a pas une langue de bois et laisse tomber des affirmations qui, isolées d’une conversation globale, peuvent prêter à controverse. Elles ont maintes fais dérangé l’establishment de l’Église. Mais les propos de l’abbé Gravel peuvent servir admirablement les fins de sensationnalisme de la presse. «Parlez-en en bien ou en mal, mais parlez-en», n’est-ce pas la règle pour la cote de popularité?
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  • Michel Bourgault - Abonné
    29 décembre 2011 09 h 24
    Pas toujours facile de juger (2)
    Cela dit, il était inconvenant de la part de l’abbé Gravel de parler des religieux innocents et corrects comme de victimes de l’arrangement conclu entre les personnes abusées et les Clercs de Ste-Croix. Il ne convient pas plus de parler de certains jeunes abusés comme des profiteurs, même s’ils ont effectivement profité de la situation, car la responsabilité première incombait aux éducateurs. L’abbé Gravel, malgré son engagement envers les pauvres, les petits, les sans-voix, ne réussit pas à me convaincre de l’injustice de l’arrangement conclu de bonne foi entre le groupe des personnes abusées et les clercs de Ste-Croix. Oui, les responsabilités sont partagées dans de telles situations, mais les parties ont préféré cet accord à un jugement de la cour. Respectons-le. Les clercs ont ainsi reconnu leurs responsabilités en tant que corps religieux. Il y a une telle chose que la responsabilité collective. S’il y a de la corruption autour de moi et que je ne la dénonce pas, j’y consens.
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  • parade21 - Abonné
    29 décembre 2011 09 h 32
    Une Église abandonnée
    J’ai connu la fin d’un cycle, celui de l’église dominante du Québec. À l’école, au début du primaire, nous faisions obligatoirement notre prière. Puis, peu à peu, nous avons pris des libertés. Plutôt que d’aller à l’église, nous arrêtions au restaurant le dimanche. Et nos parents n’insistaient pas trop pour que nous fréquentions cette église. Plus tard, j’appris que des personnes autour de moi avaient été abusées par des prêtres. Un ami recevait la visite de l’abbé dans sa chambre avant de s’endormir. Et puis cet abbé est curieusement disparu de la paroisse. Et mon ami, en apparence, a bien réussi sa vie. Mais là n’est pas la question. C’est l’institution, déjà mal en point, qui est jugée. Déjà que l’Église avait perdu de son vernis, si en plus certains de ses membres abusaient de leur pouvoir sur des personnes vulnérables, cela ne me rapprochait pas d’elle. Et puis tout ce faste vaticanesque et son pape drapé dans ses robes bien repassées, qui appellent à moins consommer. On est loin de la parole d’origine faite d’amour et d’humilité. Cette Église qui n’est fréquentée que par des personnes d’une autre génération mourra avec elles. Celle du Québec à tout le moins. Ou servira de magnifiques décors pour ceux et celles qui désirent se marier ou faire baptiser leurs enfants dans un château construit sur la sueur de leurs fronts. Est-ce que ses valeurs fondatrices lui survivront? Elles font tout de même partie de notre héritage. Pour le pire et le meilleur.
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  • Fernande Trottier - Abonnée
    29 décembre 2011 10 h 32
    la vérité ?
    Il y a celle de Pierre, celle de l'Abbé Gravel que je respecte, et il y a la vraie
    vérité... laquelle est la bonne ? Un peu des deux probablement et la vraie ! Avons-nous besoin de la connaître ? moi, non. Nous savons que cela a existé, que l'on tente de réparer, et j'ajouterai : "que ceux qui sont sans péché leur
    lance la première pierre ".
    A tous je souhaite une " Année Généreuse à la mesure de la vôtre " et que la PAIX soit dans vos coeurs.
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  • Fernande Trottier - Abonnée
    29 décembre 2011 10 h 59
    la vérité ? (2)
    Nous sommes tous différents et l'interprétation que nous faisons des évènements dépend de chacun de nous... nos convictions, notre formation, notre éducation, etc..., en somme de ce qui fait de chacun "un être unique" !
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  • petitgraindesel - Inscrit
    29 décembre 2011 11 h 21
    Et pendant ce temps...
    dans le monde, des millions d'enfants sont abusés de toutes les façons possibles et imaginables. Et que faisons-nous pour changer un tel état de fait. Arrêtons de nous concentrer toujours sur les mêmes et commençons à agir pour que le message d'amour et de paix transforme l'être humain. L'argent domine le monde. Voilà la raison de tous nos maux. Pauvre humanité.
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  • jdeslierres@videotron.ca - Abonné
    29 décembre 2011 11 h 30
    au titre de victime de violence et d'abus sexuel
    Je comprends très bien que les victimes des actes criminels de ces religieux ne s'inscrivent pas à des offres de soins psychologiques ou psychiatriques. Une victime de ce type d'abus a, pendant des années vécu avec les conséquences de ce crime. Elles sont innombrables. Et la majorité des victimes ont probablement déjà demandé ce type d'aide pour survivre, type d'aide qui conduit presque inévitablement dans l'état actuel de notre société, au classement de l'affaire, au "tourner la page", au 'on oublie et on continue sa vie" et si rarement, mais si rarement à la poursuite des offenseurs et à la réparation sociale de l'offense criminelle. C'est comme si ces soins étaient "disconnectés"des professionnels avocats et de la justice réparatrice. Et les victimes en ont assez de ce type de soins. Ce qui n'est pas compris ici, c'est que ce crime n'est pas un crime de personne à personne commis dans le privé, mais un crime "social"commis à l'égard d'une personne-enfant-non-complètement sexualisée et que la réparation des sévices subis exige la reconnaissance sociale par l'offenseur, par l'institution qui protégeait l'offenseur plutôt que ses clients du crime social commis et des conséquences que tel crime a sur un enfant. C'est un crime social contre la personne, contre une personne qui avait besoin d'adultes de la société pour le protéger et l'aider à se développer, crime qui est une sorte de tentative de meurtre psychique alors que devait exister un contrat social d'éducation, de protection, de respect.

    Jean Des Lierres
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    29 décembre 2011 11 h 34
    Point par point, et quelques extras... (1)
    Je vais commencer par un extra: l'abbée Gravel, à titre de clerc ou de je ne sais quoi, a la fâcheuse manie, lorsqu'il soumet une lettre ou un texte d'opinion, de revenir par la suite sur les forums pour vilipander ceux qui le critiquent ou divergent d'opinion avec lui, un par un et ad nauséam. Il est le seul personnage public, ou "privé", à qui le Devoir ouvre ses pages à agir ainsi, et je suppose que puisque là il est en position de le faire, il fera. Il est le seul car les autres considèrent sans doute, à raison, que d'être publié est un privilège, mais lui...

    L'abbée Gravel a écrit "j'ai une sainte horreur de la médiocrité qui se manifeste toujours lorsque des sommes d'argent sont offertes en guise d'indemnité. C'est ce que je dénonce dans le cas des agressions sexuelles commises par une minorité de religieux ou de prêtres qui éclaboussent l'ensemble de l'Église catholique du Québec.". Que son horreur soit sainte ne la justifie en rien. Primo, je ne comprends pas pourquoi, selon lui, les crimes de nature sexuelle ne devraient pas être compensés alors que tous les autres le sont, généralement par l'État, sauf de prétendus accidents de travail, évidemment (collusion, collusion), où il n'y a jamais de coupables; secundo, ce qu'il omet, lorsqu'il intervient dans ce débat, c'est que si les sainte-croix sont condamnés à dédommager leurs victimes... ce n'est pas tant à cause des actes commis que du choix délibéré de couvrir ces actes d'une chape de silence pour protéger sciemment les agresseurs, et que d'autres part une bonne partie de ces agresseurs, aujourd'hui décédés, ne peuvent être poursuivis au criminel. Il semble croire aussi que n'importe qui peut prétendre avoir été agressé sexuellement: c'est mal connaître le système judiciaire qui n'en est pas un de broche à foin ou de dictature. Mais peut-être que ce qui l'agace chez ces victimes c'est qu'elles, elles aient dénoncé...
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    29 décembre 2011 11 h 42
    Les bonnes et les mauvaises victimes
    Monsieur le curé veut séparer les bonnes victimes des mauvaises, les bonnes victimes étant celles qui restent dans leur trou et ne cherchent pas réparation (en effet, l'argent ne répare pas, mais ça aide à vivre et c'est tout ce qu'un tribunal peut ordonner), comme autrefois l'Église séparaient les bons nécessiteux des mauvais.

    Je ne suis pas plus d'accord avec ce que vous avez écrit qu'avec ce que M. Myles a rapporté de vos propos, et je trouve, en vous lisant aujourd'hui, que rien (ou si peu) n'avait été déformé.
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  • camelot - Inscrit
    29 décembre 2011 12 h 02
    Le silence des loups
    C'est ce que je dénonce dans le cas des agressions sexuelles commises par une minorité de religieux ou de prêtres qui éclaboussent l'ensemble de l'Église catholique du Québec. Je reconnais comme tout le monde que des abus ont été commis dans les écoles dirigées par des religieux dans les années 1950-1960

    Les religieux qui n'ont pas participé à ces actes odieux sont aussi coupables par leur silence. Ces agressions ne se sont pas produites seulement en 1950-1960. De nouvelles révélations arrivent tous les jours. Le pire, est qu'elles se poursuivent encore. Honte à eux et à l'abbé Gravel qui défend l'indéfendable.
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  • Jacques Lafond - Abonné
    29 décembre 2011 12 h 24
    Victime ...
    L'église catholique a en effet le dos très large par les temps qui courent. Elle semble aujourd’hui responsable de tous les maux de notre société québécoise francophone.

    Pourtant, toutes les institutions francophones que l’on a au Québec proviennent plus ou moins directement de l’Église à leurs origines.

    La survie de la nation québécoise francophone depuis toutes ces années est directement liée à la présence, au travail, au sens de direction de l’Église catholique du Québec.

    La nation québécoise face à l’église aujourd’hui me fait penser à un individu qui s’en prend à une personne qui lui a sauvé la vie. Accuser quelqu’un de m’avoir brisé une côte en me faisant un massage cardiaque; moi, je ne le ferais jamais.

    Moi, je dis qu’au Québec, on est victime de tout. Au Québec on est responsable de rien. Et, surtout, au Québec le politically correct est sacrosaint.

    If faudrait que la nation québécoise francophone devienne un adulte un jour ...
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    29 décembre 2011 13 h 02
    Point par point et quelques extras... suite et FIN
    Une omission: dans une phrase de l'abbée Gravel que je cite en partie "j'ai une sainte horreur de la médiocrité qui se manifeste toujours lorsque des sommes d'argent sont offertes [...].", que signifie le mot MÉDIOCRITÉ et comment se manifeste-t-elle et chez qui?

    Je voulais reprendre un par un les éléments les plus choquants de cette défense classée dans "éthique et religion" (mais quelle éthique?), mais j'arrête ici. L'abbé Gravel trouve NORMAL, HUMAIN peut-être d'avoir posé cette question à un homme agressé dans son adolescence "Comment se fait-il que TU aies subi ces abus aussi longtemps sans réagir? Ne serait-ce pas parce que cette situation T'avantageait d'une certaine façon?" J'ai rarement entendu quelque chose d'aussi... Je m'excuse pour la dernière fois mais... c'est à vômir!

    Monsieur Gravel c'est à VOUS que je m'adresse. À l'évidence le monde tourne autour de votre nombril, votre méconnaissance de l'univers des abus sexuels chez les garçons est nul: le texte de M. Myles m'a appris que vous vous étiez en quelque sorte occupé vous-même de régler le compte de votre abuseur, qui ne l'a jamais su. Par contre, si j'étais de mauvaise foi comme vous semblez l'être, je dis bien SEMBLEZ, je pourrais vous demander à mon tour "Mais... si vous vous êtes prostitué avec des hommes n'était-ce pas parce que vous vous ennuyiez de votre agresseur?" et je pourraisen rajouter. En tant que croyant vous devriez savoir que l'âme de chacun est unique. Chacun vit les abus à partir de cela, et les garçons généralement primes à l'excitation sexuelle, se sentent souvent complices plus que victimes, et si l'un d'eux est plus fragile et que ça se passe dans un milieu où ils sont captifs... Il serait temps de choisir votre camp, de vous concentrer sur la victime en vous plutôt que juger les uns et les autres.

    Céline A. Massicotte, ex membre du Regroupement des intervenants en matière d'agression sexuelle.
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  • Nelson - Inscrit
    29 décembre 2011 13 h 05
    Raymond Gravel a raison, aucunne organisation accepte etre appauvri pour payer pour eviter des poursuites pour delits de certains individus.

    (Je m"excuse pour les fautes d"ortographe, , dans ce moment j"ai un clavier que je ne maitrise pas.) J"aura bientot un autre.

    La responsabilite criminele est individuel, mais les eglises s"appauvrisent collectivement...ca n"ai aucun bons sens.

    Surtout s"il s"agit de l"argent donne par les croyants lors des messes.

    Et le jeune abuse jusqu"a 16 ans....mmmmm......la Loi des Jeunes contravenants les rendre responsables a partir de l"age de 12 ans !!!!

    Ils sont supposes de faire la diference entre le bien et le mal a partir de 12 ans...........la question se pose si ca vault juste pour les delits.

    Recevoir de l"argent pour des abus sexuels pendant l"enfance en echange de ne pas porter plainte est contraire a toute la litterature specialise sur le sujet....parce qu"empeche un vrai chemimement pour se guerir de ca....et se deculpabiliser completement.

    Consultez des specialistes et vous allez voir.
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  • Francois G - Inscrit
    29 décembre 2011 13 h 33
    Réponse
    À quel âge devient-on responsables de sa propre agression?!
    Si tel âge existe, il n'est certainement pas entre 13 et 16 ans comme vous l'insinuez!

    Franchement quel culot...

    Pourquoi ne pas se poser des questions infiniment plus pertinentes, tel que : est-ce que le célibat obligatoire et la relation tordue envers la sexualité promue au sein de l'église catholique auraient quelque chose à voir avec ces scandales qui se sont déroulés presque partout où l'église était présente?
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    29 décembre 2011 13 h 40
    Les agresseurs aussi avait l'âge d'être responsables.
    La sortie de M. Gravel est un exercice complètement inutile qui ne sert en rien la communauté et les autorités ecclésiales si ce n'est que de pointer du doigt des victimes qui ne se dévoileraient que pour être indemnisées. Ne serait-ce pas plutôt pour qu'à la suite de futures poursuites on n'aille pas vers ce genre de règlement et d'entente? Si c'est cela, c'est hypocrite d'en faire porter l'odieux par les victimes.

    Tant qu'aux supposées fausses victimes dont M. Gravel parle, je ne crois pas qu'il y ait de fausses victimes, des personnes qui n'auraient subit aucune agression. Les fausses victimes dont il parle c'est selon sa propre définition, sa propre conception de ce qu'est une victime.

    Même si un adolescent avait accepté et avait même pris plaisir à certains actes sexuels, attouchements, échanges ou relations complètes, il n'en demeure pas moins qu'il est une victime même s'il ne semble pas avoir eu de séquelles. Certaines victimes s'en sortiront mieux que d'autres mais cela ne veut pas dire qu'il n'y a ait pas eu de traumatisme même si en apparence il ne semble pas y en avoir eu. Les fautifs aussi avaient l'âge d'être responsables.

    M. Gravel devrait plutôt transmettre ses doléances à la communauté qui a négocié cette entente et aux autorités ecclésiales.
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  • Marc O. Rainville - Inscrit
    29 décembre 2011 14 h 05
    Le fin fond de l'histoire...
    ... c'est que l'abus sexuel des enfants à travers les âges semble être le mode de reproduction privilégié des religieux catholiques.
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  • josephflavius - Inscrit
    29 décembre 2011 15 h 17
    Bravo Gravel
    C'est gravel qui a raison.Assez d'ergotage!
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  • Georges Paquet - Abonné
    29 décembre 2011 15 h 42
    C'est josephflavius qui a raison...
    Si on donnait toujours raison aux gens d'église, comme on le faisait déjà, on n'aurait plus de remords, ni de cauchemars, ni d'inquiétudes. La certitude que quelqu'un possède la vérité immuable, nous permettrait de dormir en paiux. Plus de problème sociaux. Les victimes seraient appelés à pardonner et à se taire. Les abuseurs se tairaient encore plus. On aurait la sainte paix...
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  • Le  Devoir Le Devoir - Auteur
    29 décembre 2011 15 h 43
    Fin des commentaires
    Nous mettons fin au débat. Merci.
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  • Fernande Trottier - Abonnée
    29 décembre 2011 17 h 24
    À quel âge...?
    À 16 ans et q.q. mois j'ai commencé à travailler dans un bureau, j'étais certes
    assez responsable pour ce faire, on ne se couche pas un soir irresponsable et on se lève le lendemain "responsable". C'est comme l'alzheimer, quand on s'en rend compte, ça doit bien faire 10 ans que la personne est atteinte, mais cela
    est graduel, on y peut rien !
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