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Lire religieux - Réinterpréter la résurrection

Louis Cornellier   19 décembre 2011  Éthique et religion

À retenir

    Jésus est-il ressuscité ? Et nous ?

    Odette Mainville et André Myre
    Fides
    Anjou, 2011, 76 pages
Jésus est mort crucifié, mais Dieu l'a relevé d'entre les morts. Ses disciples, ensuite, l'ont vu, ont mangé avec lui et ont écouté ses directives. «On entendrait pareilles choses des adeptes d'une religion non chrétienne et on aurait peine à retenir un sourire», remarque la théologienne Odette Mainville dans Jésus est-il ressuscité? Et nous?, un opuscule qui contient aussi un essai du bibliste André Myre, selon lequel «la question de la matérialité de la résurrection de Jésus est loin d'être importante et ne devrait pas se poser».
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  • Georges Paquet - Abonné
    19 décembre 2011 05 h 24
    S'opposer aux puissants et s'allier aux pauvres...
    Cette affirmation est plutôt ringuarde. Un simplisme du niveau de la maternelle. Comme croire au Père Noël. Les riches seraient tous damnés et les pauvres, sauvés. C'est une doctrine très répandue sur la justice sociale et la distribution de la richesse collective. Ça n'a rien d'une illumination spirituelle.
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  • Leproff - Inscrit
    19 décembre 2011 08 h 36
    La résurrection,
    «Ça n'a rien d'une illumination spirituelle.»

    Dans l'histoire du christianisme, la croyance en la résurrection du Christ s'est fondée sur les témoignages des apôtres (ainsi que d'autres témoins) qui sont relatés dans les quatre évangiles, et, à une occasion par l'apôtre Paul dans le quinzième chapitre de sa Première épître aux Corinthiens (1 Cor. 15:3-8). Dans ce passage précis, l'apôtre écrit aux chrétiens de la ville de Corinthe, en Grèce :

    « Je vous ai enseigné avant tout, comme je l'avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; qu'il a été enseveli, et qu'il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures ; et qu'il est apparu à Céphas [l'apôtre Pierre], puis aux douze [disciples rapprochés de Jésus]. Ensuite, il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont encore vivants, et dont quelques-uns sont morts. Ensuite, il est apparu à [l'apôtre] Jacques, puis à tous les apôtres. »

    Tels sont les faits. Qu'on soit croyants ou athés, les faits doivent être analysés, et non pas traités de façon simpliste, comme le fait les Georges Paqquet de ce monde qui s'appuient sur rien pour faire valoir leur science!

    Je constate qu'il y a un fait extraordinaire qui s'est produit à ce moment-là, et j'interroge ce fait, comme je le fais quand j'entends des hommes et femmes de ce siècle qui disent avoir vécu quelque chose d'extraordinaire au moment de leur mort... et sont revenus. Je reste aussi ouvert à ceux et celles qui affirment avoir vu des OVNI.

    Faut pas fermer la porte à ce qui nous dépasse parfois!
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  • Democrite101 - Inscrit
    19 décembre 2011 08 h 49
    Recycler une fiction n'en fait pas une vérité...

    Pourquoi ne pas aussi ré-interpréter Raël ? On en apprendrait peut-être plus sur l'astronomie...

    Comme quoi une niaiserie réinterprétée demeure une niaiserie.

    Jacques Légaré
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  • Yvon Bureau - Abonné
    19 décembre 2011 09 h 15
    Dieu à notre image
    Dieu aurait créé l'Homme à son image.

    L'Homme aurait créé Dieu à son image. Écoutez les paroles des chants de Noël …

    L'Homme crée l'Homme à son image. Quelle image ?
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  • Leproff - Inscrit
    19 décembre 2011 11 h 25
    Foi ou athéisme?

    @ Démocrite

    Comme je vous le soulignais dans un commentaire passé, toutes les Lumières héritées du 18e s., ne sont pas intenses et aveuglantes. Certains auteurs émettaient une lueur bien blafarde, et ceux qui étaient les plus lus étaient étroitement associés à la foi et, sous l'apparente diversité, tout ce beau monde communie avec élan au déisme. Et vous vous appuyez sur eux pour expliquer votre athéisme.

    Un athée, c'est qui! C'est quoi l'athéisme? Une forme de rejet de la réalité qui échappe à l'homme, une révolte, un refus de l'évidence devant les arrêtés du destin. C'est tout!
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  • Gilbert Talbot Gilbert Talbot - Abonné
    19 décembre 2011 12 h 30
    Pourquoi pas !
    Toute la Bible est sujet à réinterprétation. Les Juifs en ont même fait une pratique dans leur enseignement. Laisser la porte ouverte au dialogue disait Gadamer, le grand philosophe de l'herméneutique. C'est aussi la place qu'occupe nos commentaires des articles du Devoir : un commentateur est un interprète de l'actualité, tout comme les évangélistes ont été des interprètes de l'actualité de la condamnation, des souffrances, de la mort et de la Résurection de Jésus.
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  • Guy Lemieux - Abonné
    19 décembre 2011 12 h 35
    Et l Homme créa un virtuel personnage
    A lire...... Pour en finir avec Dieu....de Richard Dawkin
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  • Léopold Ferron - Abonné
    19 décembre 2011 12 h 57
    Résurrection de Jésus
    Je me réjouis de lire une telle affirmation. Enfin quelqu'un qui pense comme moi. Depuis environ 30 ans je ne crois plus que Jésus soit ressussité. Il est impossible que Dieu soit venu sur terre. Il y a bien eu un humain Jésus qui a vécu sur terre, mais c'était un humain comme les autres.
    A l'époque où ces textes on été écrits (les Évangiles), les humains n'étaient pas très instruits. On croiyait que le soleil tournait autour de la terre, que le monde était petit, que le ciel était rigide d'où son nom de firmament (ferme). Selon les croyances du temps les humains avaient peur des dieux.
    Si les humains du temps avaient su comment l'univers était grand ils n'auraient pas eu la même vision des choses. Les premiers chrétiens ont cru que Jésus était Dieu et qu'il venaient nous racheter, (de nos péchés et du péché originel). Le péché originel c'est une vieille croyance que traînait l'humanité. Il n'y a jamais eu de péché originel. Alors pourquoi Dieu serait-il venu nous racheter? Pour nos péchés? Avec la puissance que Dieu a, il peut nous pardonner sans venir sur terre. S'ils avaient su qu'il y avaient des milliards de galaxies et que dans chaque galaxie il y avaient des milliards d'étoiles et que la lumière prend un million d'années lumière pour traverser notre galaxie (la voie lactée), ils n'auraient pas décrits Dieu comme un homme: un Dieu vengeur, un Dieu jaloux...
    Croyez-vous qu'un être si puissant aurait fait des niaiseries pareilles! Vous croyez que nos péchés ça le dérangent beaucoup? Je ne crois pas.
    Le Président d'un pays peut gracier un condamné et on voudrait que je crois que Dieu ne peut pas faire aussi bien et même plus.
    Les Grecs, les Romains, les Égyptiens cryaient à des choses qui relevaient de la pure imaginations, je ne suis pas surpris que le christianisme ait "pogné".

    Léopold Ferron
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  • Ernest Boudreau - Abonné
    19 décembre 2011 15 h 10
    Le destin?
    Qu'est-ce que le "destin"? Quels sont ses "arrêtés"? Ainsi un de nos internautes définit-il l"athéisme:"un athée...le refus de l'évidence devant les arrêtés du destin". Affirmation gratuite qui commanderait une négation toute aussi gratuite: "Un croyant est quelqu'un qui n'a pas pris le temps de devenir athée".
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  • Bernard La Riviere - Abonné
    19 décembre 2011 15 h 32
    Dieu m'a dit hier soir qu'il n'existait pas
    Les théologies et les théories et discussions qu'elles produisent sont comme une partie d'échecs : le nombre de coups est infini (ou presque). La croyance ne s'abaisse pas à donner des preuves : elle est. Et moi je crois que Dieu n'existe pas, c'est lui même qui me le dit chaque jour.
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  • Leproff - Inscrit
    19 décembre 2011 16 h 20
    Le retour de Dieu


    @ Ernest Boudreau

    "un athée...le refus de l'évidence devant les arrêtés du destin".

    Je me suis toujours questionné sur la problématique de la croyance et de l'athéisme, et, aussi curieux que ça puisse paraître, les tenants de l'athéisme sont ceux qui cherchent le plus des réponses à leurs incapacités de croire, et, souvent, ils finissent par adhérer au déisme comme l'ont fait les auteurs des Lumières.

    Saviez-vous que Voltaire, le plus célèbre athée du monde, au moment de sa mort, a fait venir un prêtre au moment de la mort! Pour Voltaire, Dieu a ordonné ce monde nous laissant notre libre arbitre, mais contrôlerait, malgré tout, notre volonté.

    Pour compléter ce propos, je vous invite à lire le petit Traité d'athéologie de Michel Onfray. Il est du même avis que moi, concernant la définition de l'athée!

    En philosophie, il y eut jadis une époque «mort de Dieu». La nôtre, ajoute Michel Onfray, est celle de son retour. Une phrase qui mérite réflexion... ne trouvez-vous pas??



    Bonne lecture.
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  • Roland Berger - Abonné
    19 décembre 2011 16 h 25
    Coupable !
    Ces théologiens dits engagés n'accusent pas l'Église d'avoir caché au bon peuple ce sens qu'il donne au récit de la résurrection. Pour une raison bien simple, c'est qu'ils n'osent pas confronter leur Église de plein front. Et pas un mot non plus sur le vol de message qu'a fait le faux apôtre Paul en présentant le rabbin de la Palestine d'alors comme un être transcendant la religion juive qu'il a tenté de réformer.
    Roland Berger
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  • Marc L - Abonné
    19 décembre 2011 18 h 37
    La réssurection est une transformation de l'esprit !
    Il est temps de cesser d'interpréter les écrits des évangiles au premier niveau. D'après les évangiles canoniques eux-mêmes, Jésus s'exprimait souvent en paraboles et le sens de ses histoires n'était pas toujours clair aux yeux de ses disciples, alors vous comprendrez que je saisis mal qu'on puisse se contenter, pendant des siècles, d'explications littérales des événements. Odette Mainville et André Myre ont probablement osé écrire ce que plusieurs pensent depuis longtemps, mais que peu ont voulu expliquer, de peur de se heurter à une hiérarchie catholique conservatrice.

    Ce que je note également, c'est que les évangiles restent vagues au sujet de la résurrection, c'est Paul qui a mis l'accent sur elle; d'où tire-t-il "ses preuves" et sa connaissance de la philosophie de vie de Jésus. Rien dans les récits évangéliques n'indique une rencontre « physique » entre Paul et Jésus de Nazareth. Souvenons-nous que Paul était un expert du marketing.

    M. Paquet (voir le premier commentaire) peut bien trouver que l'idée d'appuyer un certain partage des richesse est "simpliste", mais c'est pourtant une idée récurrente des évangiles. C'est aussi cette idée du respect de l'individu qui est à l'origine de la civilisation occidentale. Simpliste, affirme M. Paquet !
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  • Georges Paquet - Abonné
    19 décembre 2011 20 h 31
    À Marc L.
    Le combat pour le partage équitable de la richesse collective n'est pas née avec les religions. C'est un combat récent qui se déroule sous tous les cieux. Il n'appartient à aucune religion. Les régimes communistes ont probablement été les premier à transformer cette théorie et ce combat, en religion. C'est sans doute la raison de leur échec.
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  • Pierrot - Abonné
    19 décembre 2011 21 h 36
    La résurrection ne peut exister que dans le royaume de l'esprit.
    La résurrection ne peut exister dans le royaume de l'espace-temps. La vitesse de la lumière est trop lente pour voyager dans l'Univers à une vitesse raisonnable pour se l'approprier. La résurrection n'est que la re-naissance dans l'esprit, le domaine de l'éternel. Essayer de situer la résurrection dans ce qui est né de la chair ne peut qu'arriver à sa propre finalité soit la mort. Le premier avènement du Christ est la création du Fils de l'Esprit tel que l'Esprit l'a conçu. Puis il y eut la chute dans l'espace-temps. Le message constant du nazaréen à travers toutes ses paraboles, c'est qu'il faut re-naître de l'Esprit pour re-trouver la connaissance soit la véritable lumière. La physique quantique est ce qui se rapproche le plus du message de Jésus. Nous pourrions même dire que le nazaréen fut le premier physicien quantique de l'histoire qui commença avec son ère, l'après Jésus-Christ. Chercher une réponse dans l'espace-temps ne peut que nous éloigner de la Résurrection. L'espace-temps est le véritable trou noir.
    La résurrection est une recherche intérieure qui ne peut qu'aboutir à l'expérience d'elle-même. En ce moment, où nous nous approchons de la célébration de la naissance du messager de la résurrection, je ne peux m'empêcher de souhaiter à toutes et à tous, une bonne résurrection.
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  • Marc L - Abonné
    20 décembre 2011 05 h 49
    Les communistes ne l'ont pas inventé !
    Relisez les évangiles M. Paquet, il y est question de justice, de partage et de respect de l'autre. Je ne prétends pas que l'église catholique a respecté ces règles ou que les communistes l'ont fait, mais l'idée était là. L'idée d'oser affronter les puissants au nom de certains principes demande aussi une forme de courage que tous n'ont pas, car malheureusement, l'être humain préfère souvent l'à-plat-ventrisme, c'était le lot, entre autres, des sadducéens de l'époque néotestamentaire. En effet, ces derniers, des prêtres, prétendaient défendre la loi divine, mais dans les faits, ils délaissaient les fondements de la loi mosaïque pour s'attacher à sa forme, ils s'intéressaient davantage à leurs commerces, qu'à la justice sociale, ou à la justice tout court.

    P.S.: C'est curieux, j'ai presque l'impression de parler des conservateurs dans mon commentaire, enfin ...
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  • Democrite101 - Inscrit
    20 décembre 2011 07 h 55
    Le croyant délire, l’athée résiste…


    À Leproff:

    Dieu «la réalité qui échappe à l'homme» que vous dites. Vous n'êtes donc point un homme puisque vous vous dites croyant. En bonne logique et selon vos propres mots mon cher...

    Qu'est-ce que l'athéisme ? Deux choses:

    1. Dieu n'existe pas, comme les Martiens. Sauf pour les illuminés...

    2. On ne veut plus que les hystériques de Dieu mettent la main sur l'État, son argent (pour leur propagande dans les écoles), ni polluent la culture humaine avec leurs idioties néolithiques et les démences des névropathes fondateurs des religions, fictions pour pédophiler la jeunesse et pontifier l'arrogance narcissique. Rien que ça...

    3. Le «retour du religieux». Pas en Occident, chez les islamistes incultes.

    Bravo à Bernard La Rivière qui, lui au moins, sait nous faire rire.

    «La décision chrétienne de trouver le monde laid et mauvais a rendu le monde laid et mauvais» Nietzsche, «Le gai savoir», 130.

    «Les explications mystiques passent pour profondes: la vérité est qu'elles ne sont mêmes pas superficielles» Ibid, 126

    Bonne lecture...

    Jacques Légaré
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  • Leproff - Inscrit
    20 décembre 2011 09 h 11
    Les veaux d'or modernes.

    ATTEntion: Ce texte remplace celui envoyé précédemment

    Le «retour du religieux». Pas en Occident, chez les islamistes incultes.

    Vous ne savez pas lire; j'ai écrit «le retour de Dieu». Quant au retour du religieux, j'espère que les Québécois l'aient enterré pour de bon... mais les Québécois croient majoritairement en Dieu. Le Québécois est spirituel, comme la majorité des humains, et essaie de vivre par l'Esprit de Dieu et se laisser conduire par Lui .


    À toutes les époques, on a voulu proclamer la mort de Dieu et se tourner vers des valeurs supposées plus tangibles, y compris les alléchants veaux d'or de nos sociétés modernes. Mais où peut aller une société éloignée de Dieu, une société sans Dieu? Le XXe s. ne vient-il pas justement, à l'Ouest comme à l'Est , de faire cette expérience? Avec ses conséquences effroyables, les peuples écrasés, les cheminées des camps de concentration, le Goulag meurtrier.

    Telle a été la récolte des ces nations areligieuses qui ne toléraient plus aucune référence à Dieu dans la constitution du pays. Tel a été le résultat final de l'athéisme radical qui a combattu et qui combat avec virulence la culture judéo-chrétienne de nos civilisations.

    Si Dieu perd la force de contribuer à la constitution des sociétés, par qui ou par quoi sera-t-il remplacé?

    Réfléchissez soigneusement à cette problématique et merci d'y répondre.
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  • Maurice Monette - Abonné
    20 décembre 2011 23 h 05
    Dieu: ne pourrions-nous pas comprendre qu'il s'agit d'une Énergie Divine...
    ...et que cette Énergie Divine est présente en chacune et chacun de nous et que nous avons le Mandat de transcender diverses expériences / épreuves tout au long de notre chemin de vie contemporaine, afin d'exercer notre "Libre-Arbitre".

    Ce "Libre-Arbitre" est l'outil qui nous est transmis petit à petit, durant toutes les phases de Maturation de notre esprit, qui doit suivre les Étapes de notre maturation d'abord physique puis, intellectuelle et émotionnelle, et finalement spirituelle, quand la somme des expériences acquises permettent de poser de tels jugements. Nous sommes incarnés(es) (chacun
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  • Yves Tison - Inscrit
    21 décembre 2011 00 h 14
    Ressuscité ou rescapé ? (1)
    Le problème n’est pas de savoir si Jésus est ressuscité mais bien s’il est mort sur la croix.
    Le supplice de Jésus de Nazareth, le fait divers qui a changé la face du monde, est en fin de compte très peu et très mal documenté.
    Très peu documenté: il n’en est fait mention que dans les Évangiles, lesquelles sont des «remakes», rédigés de mémoire, d’un document unique dont on a perdu la trace.
    Très mal documentés : Les Évangiles sont des ouvrages de propagande dont on ne connaît pas les auteurs. Ils ont été attribués arbitrairement à Matthieu, Marc, Luc et Jean, mais il est certain que les Évangélistes ne sont pas des témoins direct de la Passion. Les 4 Évangiles sont rédigées en grec, une langue étrangère au terroir où se sont déroulés les événements qu’ils relatent.

    Certains éléments du récit peuvent tout de même être considérés comme véritables ou tout du moins probables:
    Jésus a été exécuté par des forces d’occupation étrangère. Il n’a pas été immolé au cours d’un rituel d’expiation.
    Pilate a accepté de condamner Jésus pour contenter les élites locales, mais n’était pas vraiment convaincu de sa culpabilité.
    Jésus est resté «cloué» à sa croix pendant six heures avant de rendre l’âme (selon Luc: de la troisième heure à la neuvième)
    Aucun disciple, aucun apôtre n’a assisté à la scène.
    Joseph d’Arimathie a rencontré Pilate et ils en sont venus à un accord au sujet du condamné.
    Ce que l’on sait depuis, c’est que la crucifixion était un supplice particulièrement cruel en ce sens que le condamné mourrait de mort lente par asphyxie et épuisement... Cela demandait donc une surveillance jour et nuit. Six heures de crucifixion n’a jamais tué son homme. On le sait aujourd’hui, les gens de l’époque s’en doutaient : Dans Marc on lit «Mais Pilate s’étonna qu’il fût déjà mort ...» Jean en est persuadé : Il est le seul à mentionner le coup de
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  • Yves Tison - Inscrit
    21 décembre 2011 00 h 17
    Ressuscité ou rescapé ? (2)
    ...
    Je risque donc ce scénario sacrilège mais du moins probable:
    Jésus est condamné sous la pression du haut clergé (qui collabore avec les occupants romains), mais ses supporters se rendent compte des hésitations de Pilate et ils réussissent finalement à entrer en contact avec lui (Joseph d’Arimathie est un notable).
    Pilate accepte de relaxer en secret le condamné sous la promesse qu’il disparaisse du secteur à tout jamais, alors il ordonne à sa garde de se retirer à la fin de la journée. Le temps presse et les proches de Jésus viennent le secourir à la faveur de la nuit, puis le soignent les jours suivants.
    Quelques temps après Jésus retrouve ses amis, un peu amoché mais bien vivant puis disparaît définitivement sans faire de vagues . Messadié le retrouve à Srinagar... Mais, ça, c’est Messadié.
    Entre-temps, la machine à rumeur s’est mise en marche... Pas en Palestine mais en Asie Mineure, empruntant le réseau des comptoirs juifs de la côte. À beau mentir qui vient de loin, et Paul de Tarse va pouvoir vendre son Christ ressuscité au monde gréco-romain... pour le bonheur... ou le malheur de l’humanité.
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  • Leproff - Inscrit
    21 décembre 2011 08 h 06
    La source
    «... ne pourrions-nous pas comprendre qu'il s'agit d'une Énergie ...»

    En lisant la vie de Jésus, on se fait une meilleure idée de la voie que Jésus a empruntée et de celle qu'il veut que nous suivons. Elle a pour but de nous faire renoncer au monde matériel et de nous laisser guider par notre âme pour rejoindre notre source, qui est Dieu. La renonciation au monde, dans le sens d'abandonner, n'a rien à voir avec cette voie, pas plus que la piété ou la pratique ostentatoire d'une religion. Jésus a condamné toutes ces prétentions, il a dénoncé la caste des prêtres, les pharisiens et les sadducéens, qu'il a qualifiés d'hypocrites, les accusant de tout connaitre de la loi mais d'en ignorer complètement l'esprit.

    Je pense que le diagnostic de Jésus, vieux de 2000 ans, demeure valable encore aujourd'hui. Trouver le chemin du retour à ses origines est au coeur de l'existence spirituelle, de l'existence même. On peut décider de s'éloigner de la source, comme le font les athées, et vivre une vie de rejet de Dieu et des Autres, ou de rester connecter à la source, et le trouver dans la transcendance.
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  • Daniel Lévesque - Inscrit
    21 décembre 2011 16 h 00
    Que s'est-il passé?
    Ses paroles à elles seules démontrent que le Christ n'était pas un homme ordinaire. Mais auraient-elles suscitées à elles-seules un mouvement d'une telle ampleur?

    Les écrits auquel nous nous référons dans ce texte tentent de faire de la résurrection du corps, un élément secondaire dans une mise en parallèle avec la parole. Ils ramènent les témoins de la résurrection au rang d'illuminés engagés dans concept plus mystique que physique. Ça se défend...

    Mais ils étaient 11 à le voir et l'un d'eux n'y a jamais cru avant de toucher les plaies.

    Quel est le secret de cet imposture que 11 disciples défendent bec et ongle dont 10 d'entre eux jusqu'au martyr? Si la résurrection du Christ avait été un mensonge, il me semble qu'ils ont payé pas mal cher pour le défendre...

    Mais partons d'une simple vérité historique si vous voulez bien. Un supplicié est exécuté. Banalité pour l'époque où l'homme faisait montre d'une brutalité demeurée bien contemporaine. On exécute et on tue violemment aujourd'hui des milliers de gens à chaque jour. Et on le fait d'une façon qui rendrait parfois jaloux le Marquis de Sade.

    Or, que s'est-il passé pour que ce supplicié, celui-là en particulier, un homme pauvre, fils de charpentier, tous ce qu'il y a de plus ordinaire quoi, bref, que s'est-il passé pour que cet homme-là soit à l'origine d'un courant si fort, que 2000 ans plus tard, il suscite encore passions et débats?
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  • Leproff - Inscrit
    22 décembre 2011 07 h 54
    L'illumination

    On a bien écrit sur Jésus. L'histoire est terminée. À la fin, Jésus a atteint l'illumination, comme Boudha, et bien d'autres mystiques. Pour lui, Dieu est lumière pure; il illumine tous les recoins de la Création. On ne peut rien soustraire de Dieu,pas même le Mal.

    Jésus est né divin et il l'est demeuré toute sa vie, jusqu'à sa mort, malgré ses doutes et ses contradictions. Souvent, il se demande pourquoi Dieu permet si souvent au mal de triompher, Il se sent seul, pas de taille à changer les autres. Il est déchiré entre son amour pour l'humanité et son amour pour Dieu. Et Jésus accepte de résoudre l'un des plus grands mystères de la vie: mourir sur une croix pour sauver l'humanité, par Amour pour Dieu.

    Joyeux Noël.
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  • Democrite101 - Inscrit
    22 décembre 2011 13 h 44
    Toujours le même délire



    À Leproff :

    Vous écrivez: «une société sans Dieu? Le XXe siècle». Tous les fascistes étaient croyants et chrétiens cf. Hitler, Mussolini et Franco. Hitler voulait même une nouvelle mouture du religieux après la guerre s’il l’avait gagnée.

    Les athées du communisme étaient de vrais barbares, non parce qu’ils étaient athées mais nuls en économique, en psychologie et tout bonnement, en simple humanité. En plus, des névropathes, sadiques tels Staline et Pol Pot, à l’égal à votre Torquemada chrétien.

    D’ailleurs, on a remarqué que Staline avait une formation uniquement religieuse en tant qu’ancien séminariste, il a donc appliqué religieusement le marxisme, c’est-à-dire par la mise à mort des esprits libres, croyants ou athées.

    La mise à mort des esprits libres, c’est la norme des écoles croyantes puisqu’on te vire ou refuse de t’embaucher si tu n’es pas croyant. Très catholique modèle.

    Monsieur, vous faites flèche de tout bois par une absence totale de rigueur, typique du discours théologique. Ce dernier renifle (sans penser rigoureusement) tout ce qui peut rhétoriquement servir sa croyance.

    «Croire en Dieu» et ne pas se dire «religieux» est une contradiction sémantique.

    Dieu n'a pas à être remplacé comme vous craignez son remplacement, car il n'existe pas...

    La croyance en Dieu. C’est différent. Elle doit impérativement être remplacée par une culture humaniste plus riche, plus développée encore que celle initiée par les Lumières.

    Bref, les Lumières ne constituent pas un corpus figé comme dans les religions (dont vous vous dissociez bien jésuitement), mais s’enrichit, théorie et pratique, par le mouvement scientifique et philosophique. La philosophe se déleste de sa tutelle déiste ou croyante. Elle s’améliore donc.

    Continuez donc à vous instruire, et ne prêchez plus le Bon Dieu des primitifs. Faites de l'astronomie, cela vous changera...

    Jacques Légaré
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  • Leproff - Inscrit
    22 décembre 2011 16 h 50
    Monsieur Légaré
    Je vous fais remarquer, monsieur Légaré, en tout respect, que tout comme Hitler, Mussolini, Lénine, Staline, et les autres que vous nommez dans votre long réquisitoire, tous avaient été baptisés comme vous, confirmés, et tous ont sombré dans un athéisme radical qui les a menés dans une dérive morale que nous connaissons et dont personne n'est à l'abri. Même pas vous. Votre haine de l'église et des croyants semble n'a rien à envier à ceux que vous citez!

    Mon discours, à la différence du vôtre, s'appuie sur une expérience personnelle, sur de longues études, une réflexion personnelle, alors que vous, vous vous êtes arrêtez quelque part au siècle des philosophes, aux Lumières du XVIIIe s. desquelles vous avez peine à vous départir.

    Soyez personnel et ne prenez pas pour acquis vos études passées... Tout évolue et la terre continue à tourner... La philosophie d'hier est le pâle reflet de la philosophie d'aujourd'hui, Lisez Onfray, cela vous fera un grand bien!
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  • Yves Tison - Inscrit
    23 décembre 2011 01 h 55
    Un succès de 2000 ans... (1)
    @ Daniel Lévesque ( 21 décembre - 16h00 - re.: Que s'est-il passé?)

    Vous vous questionnez « ...que s'est-il passé pour que cet homme-là soit à l'origine d'un courant si fort, que 2000 ans plus tard, il suscite encore passions et débats?»

    Jésus n’a laissé aucun document écrit, et son enseignement est en définitive assez flou... (*) Et si vous cherchez Jésus, vous allez trouver celui qui vous convient pour motiver vos projets philanthropiques ou justifier vos guerres de conquête.
    Voilà le secret de son succès de 2 millénaires : un produit adaptable, qui procure à son utilisateur une morale élastique .

    (*)Aujourd’hui, plus de 2 milliards de Chrétiens tiennent Jésus de Nazareth pour le Christ , fils de Dieu, alors que celui-ci se définissait comme «fils de l’homme», et en dictant son «Pater Noster», consacrait tous les humains «fils de Dieu» . Il ne s’est jamais présenté comme le Christ et laisse aux autres le soin d’en décider:
    On assiste à cette étonnant échange :
    « Qui dit-on que je suis ? »
    Ils lui dirent : « Jean le Baptiste ; d’autres, Elie ; d’autres, un des prophètes. »
    Et lui les interrogea : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? » Pierre, prenant la parole, lui dit : « Vous êtes le Christ. »
    Et il leur défendit sévèrement de dire (cela) de lui à personne. (Marc Chapitre 8)
    Incroyable ! : Il serait investi d’une mission divine et il ne veut que ça se sache!...
    Pas étonnant que ses contemporains aient un peu de difficulté à le saisir
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  • Yves Tison - Inscrit
    23 décembre 2011 01 h 57
    Un succès de 2000 ans (2)
    ...
    Jean, qui l’a baptisé et qui aurait entendu, à cette occasion le Créateur confirmer la vraie nature de Jésus commence à se poser des sérieuses questions (il est en prison) et « ... lui envoya dire par ses disciples :
    « Etes-vous celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »
    Plus tard on rencontre un certain Cléophas qui croise Jésus ressuscité et qui lui (il ne l’a pas reconnu): Ce qui concerne Jésus de Nazareth,... quant à nous, nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël » (Luc Chapitre 24) ... Lui il attend le Messie, pas le Christ. Le Nazaréen n’est ni l’un ni l’autre!

    Et encore : «Quel est le secret de cet imposture que 11 disciples défendent bec et ongle dont 10 d'entre eux jusqu'au martyr? Si la résurrection du Christ avait été un mensonge, il me semble qu'ils ont payé pas mal cher pour le défendre»

    Je ne vois pas dans les Évangiles ni dans les Actes des Apôtre qu’il soit fait mention que la presque totalité des disciples aient subi le martyr, cependant on y apprend que Jésus leur aurait déclaré:
    «Prenez donc la résolution de ne pas vous exercer par avance à vous défendre, car moi, je vous donnerai bouche et science, auxquelles tous vos adversaires ne pourront ni résister ni contredire. Vous serez en haine à tous à cause de mon nom. Et pas un cheveu de votre tête ne périra» . (Luc Chapitre 21)
    Qu’est qui n’a pas fonctionné, d’après vous ?
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  • Democrite101 - Inscrit
    23 décembre 2011 08 h 24
    Une idéologie malveillante, prétentieuse et ignorante


    À Leproff :

    «Votre haine de l'église et des croyants» Comme nombre de catho vous déformez ma pensée. Un peu comme saint Paul qui disait «La science enfle» au lieu de dire honnêtement «La science instruit» par définition même. Malhonnêteté évidente.

    Je ne hais aucun croyant. J'aime le débat public et veux évincer de la culture les niaiseries religieuses que vous défendez comme un catho des siècles passés.

    À propos des Lumières du 18e siècle, vous n'y êtes même pas arrivé. Votre discours est celui de Mgr de Laval ... 17e siècle. Il fit fusiller l'éditeur et libre penseur Daniel Urvil. Même l’Université Laval, son corps professoral notamment, l’ignore par amnésie spécifique... Tout cela pour dire que notre bon Québec catho est toujours au 17e siècle, bûcher en moins… Les Lumières le lui ont enlevé.

    Voilà pourquoi quand votre idéologie avait le pouvoir complet, avant les Lumières du 18e siècle, la barbarie de votre religion était si allègrement homicide.


    Vous ne savez même pas lire pour faire de Onfray un homme sympathique à la religion. Du pur délire, je le répète. Du pur délire. C’est la tentative de récupération la plus débile que je n’ai jamais entendue. Je vais envoyer à Onfray votre texte, il va bien rire.


    En plus, votre ignorance en sciences humaines semble flagrante. Les Lumières ne s’arrête pas au 18e. Elles se continuent dans toutes les sciences humaines qu’elles ont relancées après le départ grec.

    Je vous rappelle Aristote qui disposait ainsi de votre foi infantile : «La fable ne mérite pas qu’on s’y intéresse». (Métaphysique).

    Jacques Légaré
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  • Leproff - Inscrit
    23 décembre 2011 13 h 50
    Il y a du bon partout ...
    !

    Il y a bu bon partout, monsieur Légaré, comme il y a du mauvais. Les religions se sont rendues coupables du pire, mais aussi du meilleur. Je suis assuré que votre éducation vous l'avez reçue comme nombre de notre génération, dans des collèges classiques, tenus par des religieux! Alors, pourquoi, je vous le demande, pourquoi une telle haine vis-à-vis les religions, en particulier le christianisme, au point de ne plus pouvoir admettre ce qu'il y a de positif dans cette organisation bien humaine.

    C'est faux d'affirmer que la religion est une idéologie malveillante, prétentieuse, ignorante. Sans vous insulter, c'est vous qui l'êtes devenu dans votre rage de dénoncer les religions. Mais cela est votre problème. Essayez simplement celui qui ne partage votre credo. Ayez un peu plus de retenue dans vos paroles, plus de respect, et dites-vous bien que votre combat «évincer la religion de la culture» est un combat perdu. La religion est étroitement liée à la culture.

    le philosophe Marcel Gauchet, --auteur, du Désenchantement du monde et La déshumanisation du monde --, exprime le concept suivant: la fin du rôle social de la religion ne signifie pas la fin de la croyance religieuse. Un bouquin que je vous conseille.

    En terminant, je vous laisse sur cette pensée sublime de Blaise Pascal, qui vaut bien mieux que celle d'Aristote: «Les hommes ont un grand mépris pour Dieu. Ils en ont haine et peur qu'il soit vrai.»

    Allez, un beau Joyeux Noël, et je vous souhaite paix et amour envers les humains qui sont vos semblables
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  • Democrite101 - Inscrit
    23 décembre 2011 17 h 02
    Joyeuses Fêtes à tous et à toutes !

    À Leproff:

    À 17 ans, âge métaphysique par excellence, je m’étais vigoureusement détourné du marxisme et pour une seule raison : Marx avait vomi sur la tombe de Proudhon, pourtant son allié dans la défense des opprimés. Cette inhumanité, cette absence de cœur chez Marx qui avait pourtant si bien dénoncé, selon ses mots, «ce monde sans coeur» m’avait profondément déçu.

    Quant aux philosophes chrétiens, ils griffonnent du Thomas d’Aquin, et en plus délabré.

    En plus clair, la divergence d’opinion, si intense, si viscérale, si justifiée soit-elle, ne doit pas entamer notre devoir d’amitié citoyenne. Ce concept, les Grecs l’avaient inventé (on la trouve chez Aristote) mais Cicéron l’a aussi repris, lui dont les mains coupées par ses assassins orna le Forum où il avait défendu la République.

    Mais si, pour moi, tout sentiment religieux est une capitulation devant notre seule humanité, face à la condition humaine dont on ne connaît ni l’alpha ni l’omega (la science ne peut rien en dire même si elle est la seule instance qui pense correctement, et provisoirement), je me refuserai toujours à la haine entre citoyens aux opinions divergentes. La discipline citoyenne l’exige. Mieux encore, l’amitié citoyenne.

    En toute amitié citoyenne, je vous souhaite de Joyeuses Fêtes ! puisque ce sont les vôtres…

    Il faut chercher l'humanité là où on croit la trouver et, mieux encore, là où elle est sans illusion et sans désillusion.

    Ne libationnez pas trop et prenez soin de vous.

    Jacques Légaré, héritier et défenseur des Lumières
    Ph.d. en philosophie politique
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  • Leproff - Inscrit
    23 décembre 2011 19 h 10
    JOYEUSES FÊTES.


    À 17ans, je lisais les romantiques et je rimais mes premiers poèmes pour les filles! Ce n'est que plus tard que j'ai entendu parler des théoriciens du marxisme, et c'est sans trop d'intérêt que je les ai lus. Il me suffit de connaitre maintenant «leur absence de coeur», comme vous dites si bien, et les crimes horribles inspirés de leurs écrits, pour me persuader que j'ai bien fait de ne pas donner trop de crédibilité à ces théoriciens du malheur.

    Je n'ai jamais été porté vers les philosophes , ces «pelleteux de nuages» comme on les appelait en faculté de lettres. J'aimais mieux me tenir dans l'ambiance des poètes et des romanciers qui créaient des univers où je communiais au parfait bonheur, à l'évasion la plus totale.

    La Divine Comédie et Le paradis perdu sont des bouquins que j'ai lu bien souvent, et qui me ravissent comme si je les lisais pour la première fois.

    En toutes choses, la bonne attitude de l'esprit consiste à accueillir les événements de la vie avec joie. Il faut toujours mesurer son existence à l'aune de cette norme,:la joie que l'on reçoit et l'amour que l'on donne.

    Hugo disait: «Aimer, c'est la moitié de croire.»

    Joyeuses fêtes!

    p.s. Excusez les coquilles dans le texte précédent; ça m'apprendra à me relire.
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    27 décembre 2011 10 h 38
    Pour essayer de comprendre
    la Résurrection consulter le texte de Saint Paul...
    je l'ai lu, relu plusieurs fois, et j'ai encore de la difficulté à comprendre.
    Voici le texte:
    Bible de Jérusalem
    Le mode de la résurrection.
    Épître aux Corinthiens.
    15. v 35 à 58.

    Saint Paul parle du corps psychique, spirituel, physique.
    Il fait des distinctions

    "il faut en effet que cet être corruptible revête l'incorruptibilité
    que cet être mortel revête l'immortalité"...

    Lisez, relisez sans cesse..."la résurrection de la chair (symbole de notre foi) veut dire bien des choses et... on nous l'a mal enseigné...
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  • Leproff - Inscrit
    27 décembre 2011 14 h 26
    Enseignement... de la foi!
    «...veut dire bien des choses et... on nous l'a mal enseigné...»

    Il y a des Vérités qui ne s'enseignent pas.

    «Heureux ceux qui croient sans avoir vu.»

    Ne pas voir est une chose, mais la foi de celui qui ne voit pas doit avoir ses raisons. Jésus a rendu la foi compréhensible en la représentant avec l'unité intérieure et la continuité qui la relient à L'AT et aux commandements de Dieu. La grande mission de la théologie reste à relier foi et raison, le regard au-delà du tangible et la responsabilité rationnelle.

    Comme professeur, j'ai réussi a enseigner bien des contenus, et peux dire sans trop me tromper que la foi ne s'enseigne pas... pas plus que la rationalité.
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    28 décembre 2011 10 h 17
    Il n'est pas défendu
    pour un chrétien d'être intelligent et d'essayer de comprendre...
    Dans l'Église on a souvent NIÉ l'Intelligence des chrétiens et on l'a mis en veilleuse, comme s'il fallait être débile, naïf, crétin pour croire...
    Je refuse cette attitude négative et enfantine.

    IL FAUT SE SERVIR DE SON INTELLIGENCE
    et j'ajouterais que plusieurs ont abandonné l'ÉGLISE
    pour l'une de ces raisons: refus de se servir de son intelligence.

    Le plus bel exemple c'est l'auréole de sainteté qui entourait les curés et les bons frères...ils étaient tous de SAINTS HOMMES selon l'Église.
    Nous savons tous depuis longtemps (l'intellligence nous le fait comprendre) que le clergé avait des brebis galeuses: des pédophiles des pervers qui ont brisé des jeunes. Comme il s'en trouve parmi les pères de famille malheureusement.

    Faut-il être crétin débile, naïf pour croire ???

    il n'est pas défendu d'être intelligent pour croire. Certains savants sont des croyants.
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  • Leproff - Inscrit
    28 décembre 2011 12 h 49
    L'évolution



    L'évolution de la pensée scientifique a produit un esprit qui affirme que «l'hypothèse de Dieu», pour reprendre l'expression de Laplace, est superflue. Aujourd'hui, l'homme pense pouvoir faire lui-même tout ce que, jadis, il attendait de Dieu. Ce modèle de pensée, prétendument scientifique, présente les choses de la foi comme étant archaïques, mythiques, comme si elles appartenaient à une civilisation révolue. La foi est alors considérée comme une relique du passé.

    Au 18e s. les Lumières affirmaient qu'un jour, le pape, ce dalaï-lama-lama-lama d'Europe, devrait déguerpir. Les Lumières devaient éliminer définitivement de telles «arriérations» qui relevaient du mythe. Cette pensée qui a remporté tant de succès a transformé l'orientation fondamentale de l'homme à l'égard de la réalité. Il ne cherche plus le mystère, le divin, il croit plutôt que la science finira, un jour, par tout comprendre, par tout expliquer! Et, ainsi, le critère de scientificité est devenu le critère «suprême».

    Heureusement, de plus en plus de scientifiques, de savants, chrétiens, s'aperçoivent que l'intelligence ne peut pas tout expliquer.
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    28 décembre 2011 19 h 27
    Le mode de la résurrection.
    Texte de Saint Paul.
    Première épître aux Corinthiens. 35-53

    "Mais dira-t-on comment les morts ressuscitent-ils? Avec quel corps reviennent-ils?
    Insensé. Ce que tu sèmes,toi, ne reprend vie s'il ne meurt.

    Et ce que tu sèmes, ce n'est pas le corps à venir, mais un simple grain, soit de blé, soit de quelque autre plante; et Dieu lui donne un corps à son gré, à chaque semence un corps particulier.

    Toutes les chairs ne sont pas les mêmes, mais autre est la chair des hommes, autre la chair des bêtes, autre la chair des oiseaux, autre celle des poissons. IL y a aussi des corps célestes et des corps terrestres. Autre l'éclat de la lune, autre l'éclat des étoiles. Une étoile diffère d'une autre étoile.

    Ainsi en va-t-il de la résurrection des morts; on est semé dans la corruption, on ressuscite dans l'incorruptibilité; on est semé dans l'ignominie, on ressuscite dans la GLOIRE; on est semé dans la faiblesse, on ressuscite dans la FORCE; on est semé corps PSYCHIQUE, on ressuscite corps spirituel.
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