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«Changer la politique» - Le PQ a-t-il trouvé la solution au mal québécois?

Jean-Claude Leclerc   12 décembre 2011  Éthique et religion
Un gouvernement du Parti québécois créera une commission qui aurait, en collaboration avec le Directeur général des élections, le mandat de proposer un nouveau mode de scrutin. Ce gouvernement «étudiera plus spécifiquement la mise en place d’un système uninominal à deux tours».<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Un gouvernement du Parti québécois créera une commission qui aurait, en collaboration avec le Directeur général des élections, le mandat de proposer un nouveau mode de scrutin. Ce gouvernement «étudiera plus spécifiquement la mise en place d’un système uninominal à deux tours».
À la veille de son conseil national, la haute direction du PQ a soumis aux membres du parti et à tous les Québécois 13 propositions visant à «changer la politique». Non seulement cet ajout à son programme répondrait à une exigence de la population, très critique envers sa classe politique, mais il serait surtout désormais une condition pour «réaliser la souveraineté du Québec». L'invitation aurait dû susciter partout le plus vif intérêt. Elle a failli au contraire passer inaperçue. Faut-il déjà se demander pour qui sonne le glas?

Son cahier d'animation vaut pourtant la lecture. La toute dernière proposition (C-4) prévoyant qu'un gouvernement souverainiste «abaissera l'âge légal des électeurs à 16 ans» fait certes rire le caricaturiste de La Presse. Les jeunes Québécois, ironise Chapleau, apprendront-ils à voter avant d'entrer en garderie? Pourtant, cette démocratisation-là ferait moins de victimes que le Québec n'en dénombre depuis qu'un gouvernement du PQ a donné le volant aux adolescents.

D'autres idées méritent un examen sérieux. Certaines pourraient même recevoir l'appui des libéraux, voire de Québec solidaire, sans qu'il faille attendre un retour du PQ au pouvoir, encore moins l'indépendance du Québec. C'est le cas d'une plus grande liberté de parole et d'action pour les membres de l'Assemblée nationale, d'une plus franche transparence des dossiers de l'administration, et d'une reddition de comptes périodique des engagements électoraux du parti au pouvoir.

D'autres changements, toutefois, n'iraient pas sans pleurs ni grincements de dents. Le PQ voudrait que les nominations de sous-ministres, de dirigeants de sociétés d'État et de délégués généraux soient soumises à l'examen de l'Assemblée nationale. Une telle réforme limiterait, en effet, le pouvoir arbitraire du premier ministre, la partisanerie dans les fonctions supérieures de l'État, et les gaspillages et autres magouilles au sein de Loto-Québec, Hydro-Québec, Investissement-Québec et maints BS-Québec.

Ce serait aussi l'occasion pour l'opposition de vérifier la langue des dirigeants de la Caisse de dépôt. Et peut-être aussi, pourquoi pas, leur force en calcul et en lecture. Plus d'habileté en mathématiques leur aurait évité, en effet, de perdre des milliards en placements folichons. Et une plus forte capacité de lecture les empêcherait de financer certains médias dits québécois qui développent moins l'économie de la province que la régression de sa culture et de ses libertés.

D'autres propositions du PQ reprennent des promesses d'antan sur la fameuse décentralisation, sans préciser comment les régions se protégeraient — mieux que les municipalités — des agissements mafieux des tripoteurs de contrats publics. Son conseil national se demandera sans doute aussi en quoi les citoyens réussiraient à participer à la gestion, non plus seulement de la santé (un échec patent), mais aussi des transports ou du tourisme. Le vrai test du PQ portera ici sur le sort des commissions scolaires.

Devenus allergiques aux référendums dictés par des gouvernements souverainistes, les Québécois accueilleraient-ils mieux ces «initiatives populaires» offertes par le PQ pour leur permettre de dicter enfin leurs volontés aux gouvernements en place? Voilà un changement, peut-on croire, qui ne risque guère de «changer la politique». Le droit d'élire un gouvernement est plus fondamental, surtout quand toute une population a le sentiment de l'avoir perdu aux mains des establishments politiques.

À ce sujet-là, le cahier du PQ réservait toute une surprise.

Question (notre traduction). Que souhaiter: une représentation à l'Assemblée nationale des choix démocratiques des Québécois? Ou l'élection d'un gouvernement majoritaire du PQ, au risque d'éliminer de l'Assemblée les souverainistes de Québec solidaire (A. Khadir), d'Option nationale (J.-M. Aussant) et d'autres voix indépendantes? Autrement dit, que la diversité périsse pourvu que la majorité réussisse? Ou bien que les Québécois, tous les Québécois, soient enfin maîtres de leur avenir?

Réponse. Un gouvernement du PQ créera une commission qui aurait, en collaboration avec le Directeur général des élections, le mandat de proposer un nouveau mode de scrutin. Ce gouvernement, ajoute le cahier, «étudiera plus spécifiquement la mise en place d'un système uninominal à deux tours». Ni donc le scrutin à la «proportionnelle», souhaité au temps de René Lévesque, ni même, comme d'aucuns en rêvent aujourd'hui, «l'élection du premier ministre au suffrage universel» ne sont retenus.

Par contre, un scrutin à la française permettrait au PQ d'éviter au deuxième tour la division des votes entre formations souverainistes et autres tiers partis, tout en donnant au cabinet majoritaire qu'ils formeraient alors la légitimité d'un gouvernement ayant obtenu aux urnes l'adhésion d'une majorité de votants, sinon de la majorité des citoyens.

Tant la proportionnelle, qui ferait entrer plus de voix à l'Assemblée nationale, que le scrutin à deux tours, qui empêcherait les voix minoritaires de s'y faire entendre, seraient un changement radical dans la démocratie parlementaire du pays. Mais serait-ce pour autant y «changer la politique»?

Probablement pas. La raison devrait en être évidente. La poubelle du Québec n'a jamais senti aussi mauvais. Le gouvernement libéral a choisi de la repeindre à grandes couches de lois à couleur éthique. Le Parti québécois, lui, propose plutôt de la remplacer par une poubelle toute neuve. Les Québécois, eux, risquent sans doute d'accorder leur vote à qui promettra d'enfin «vider la poubelle».

***

Jean-Claude Leclerc enseigne le journalisme à l'Université de Montréal.
 
 
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  • GLabelle - Abonné
    12 décembre 2011 03 h 09
    la vidange
    voyons voir.
    Le PLQ repeint la poubelle.
    le PQ change de poubelle.
    la CAQ fait semblant qu'il n'y a pas de poubelle et met la table à pique-nique aux vidanges.
    feue l'ADQ disait Vive les poubelles!
    QS trille ce qu'il y a dans la poubelle.

    Soyons sérieux. Il n'y a qu'un parti qui veut vraiment mettre la poubelle au chemin. Option nationale!
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  • Louka Paradis - Inscrit
    12 décembre 2011 05 h 09
    Excellent article
    Merci, M. Leclerc, de faire place à la réflexion plutôt qu'à la partisanerie. C'est beaucoup plus fertile et cela enrichira les discussions autour de ces propositions recueillies par différents députés auprès de leurs commettants. Les ridiculiser, comme certains l'ont fait, ou les réduire à un seul point (le vote à 16 ans) démontre une grande paresse intellectuelle ou un esprit railleur complètement improductif. Enfin ! du vrai journalisme au lieu de la propagande gnan-gnan qu'on nous sert trop souvent, et qui est en train d'empoisionner les cerveaux et le climat politique. Merci encore et bonne journée !
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  • Nasboum - Abonné
    12 décembre 2011 06 h 18
    @Glabelle
    Merci pour ce moment poétique et joyeux mais vous avez mal fini la rime, poubelle ne rime pas bien avec nationale...
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  • François Ricard - Abonné
    12 décembre 2011 06 h 43
    Le parlementarisme à la britannique est bancal
    Une gouvernance véritablement démocratique fait une nette différence entre les trois pouvoirs : législatif, exécutif et juridique. Le système britannique est totalement bancal et fait du premier ministre un vrai monarque .Il dirige les législateurs (ses propres députés, à cause de la ligne de parti, ne sont là que pour endosser ses mesures); il supervise l’exécution du tout en nommant ou en dégommant les ministres. De plus, il a une certaine influence, sinon une influence certaine, sur la nomination des juges. C’est en fait un véritable dictateur pour la durée de son mandat.
    Cette fameuse ligne de parti fait de tous nos députés des béni-oui-oui qui doivent allégeance totale au chef.
    Nos députés ne représentent pas la population mais ne sont que des pions qui doivent endosser les décisions du chef de parti.
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  • michel lebel - Inscrit
    12 décembre 2011 07 h 31
    La qualité des personnes!
    Que de généralités dans ce texte! Que d'opinions plus ou moins fondées. C'est la qualité des hommes et des femmes en politique active qui peut faire la différence. Les moyens, ingénieux ou pas, sont plutöt secondaires. Par qualité des personnes, j'entends le sérieux et la rigueur au plan des idées et une éthique irréprochable. La population, à cet égard, a généralement un bon sens du discernement. Mais il ne faut pas aussi attendre la perfection absolue des politiques. Les Hommes ne sont pas de anges!
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  • Jean Lapointe - Abonné
    12 décembre 2011 08 h 22
    «Vider la poubelle»
    «La poubelle du Québec n'a jamais senti aussi mauvais. Le gouvernement libéral a choisi de la repeindre à grandes couches de lois à couleur éthique. Le Parti québécois, lui, propose plutôt de la remplacer par une poubelle toute neuve. Les Québécois, eux, risquent sans doute d'accorder leur vote à qui promettra d'enfin «vider la poubelle».

    J'aimerais bien savoir ce que vous voulez dire par là monsieur Leclerc.

    Qui pourrait bien pouvoir vider la poubelle comme vous dites ?

    A qui pensez-vous donc?
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  • François Ricard - Abonné
    12 décembre 2011 09 h 01
    Personnes et structure
    "C'est la qualité des hommes et des femmes en politique active qui peut faire la différence."
    La qualité des gens est d'une extrême importance. Mais, par ailleurs, les structures dans lesquelles ces personnes doivent évoluer sont aussi importantes.
    Les plus grands penseurs, les meilleurs économistes, les plus clairvoyants bâtisseurs, ne seront d'aucune efficacité dans un régime dictatorial qui briment toutes leurs initiatives et les emprisonnent dans un mode de pensée unique.
    C'est un peu, et même beaucoup, ce qui nous arrive avec cette obligation que notre parlementarisme à la britannique nous impose de toujours suivre la ligne de parti.
    La ligne de parti est une camisole de force qui enlève à nos députés toute liberté de bien représenter tous les contribuables de son comté plutôt que les quelques centaines de membres de son parti.
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  • Maryam - Inscrite
    12 décembre 2011 09 h 13
    Place aux citoyens aux citoyenes
    Le PQ entend que se qu'il veut bien entendre, losque les gens disent qu'ils en ont assez d'entendre parler de séparation, le PQ dit: nous allons en parler encore plus. Les gens n'ont pas compris. Les pays d'Europe doivent s'unir pour économiser et le Québec doit se séparer pour économiser. Le PQ a été le premier parti à demander aux municipalitées de se fusionner pour économoser, mais eux font le contraire.
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  • Claude Archambault - Inscrit
    12 décembre 2011 09 h 24
    @ GLabelle
    L'Option National ne serait il pas plus la poubelle qui recueille les restants des autres parti?

    Et pour ce qui est du vote à 16 ans........ cela se fait seulement à un endroit dans le monde en Iran!

    Par contre j'aime l'idée des référendum d'initiatives populaires, cela nous permettrais d'exiger d'un gouvernement fort fédéraliste de faire un référendum sur la séparation avec un question très claire. Qui aura comme résultat très clair le rejet de l'option par une forte majorité.
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  • michel lebel - Inscrit
    12 décembre 2011 10 h 46
    @François Ricard
    J'ai été élevé à penser que les Hommes sont plus importants que les structures. Je le crois toujours, mais j'admets voloniers, M. Ricard, que les structures, les moyens, sont également importants. D'autant plus que nos sociétés sont devenues très complexes à tous points de vue. Les procédures importent donc beaucoup, mais je constate aussi que les sociétés ont besoin de modèles, de leaders, et de politiques(politiciens) compétents et intègres.

    Ce qui renvoie à l'Homme. Peut-être parce que l'Homme reste et les strutures passent... Les structures assurent une certaine stabilité, mais l'Homme cherche toujours mieux et cherche ainsi à se dépasser. Et les structures peuvent alors devenir des freins pour le changement. Paradoxe du vivre en société!
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  • François Ricard - Abonné
    12 décembre 2011 10 h 46
    @ Maryam
    "Les pays d'Europe doivent s'unir pour économiser."
    Voilà ce qui dit tout. C'est une union économique.
    Mais chacun des pays impliqués demeure totalement responsable des lois qui le régissent, des impôts et taxes dont il grève ses citoyens et des traités et ententes qu'il négocie avec d'autres pays. Ces pays demeurent souverains.
    C'est que nous voulons faire ici, chez nous, au Québec. Être véritablement maître chez nous.
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    12 décembre 2011 10 h 48
    Pour que le bien commun prime…
    Excellente idée que de mettre en débats nos moyens de faire entendre raison à ceux et à celles qui ont été élus-es lorsque la vanité et l’égoïsme prennent toute la place dans leurs décisions. Il n’y a qu’à voir comment se comportent les députés-es et les ministres du Parti libéral du Québec pour avoir envie d’une autre façon de faire de la politique : ceux-ci ont à cœur les générations suivantes, pour eux et pour leurs petits amis, c’est-à-dire qu’ils font en sorte que leurs descendances n’aient pas à souffrir du manque d’argent pour les quatorze générations suivantes. Simone Weil, philosophe française notait ceci : «L’homme voudrait être égoïste et ne peut pas. C’est le caractère le plus frappant de sa misère et la source de sa grandeur». Espérons donc que nos concitoyens et que nos concitoyennes voudront bien se pencher, en grand nombre, sur ces nouvelles façons de se faire entendre par ceux et celles qui les représentent.
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  • Jean-Pierre Audet - Abonné
    12 décembre 2011 10 h 49
    La qualité des personnes
    Je vais dans le même sens que M. Lebel : la qualité des personnes. Le reste est question d'aménagements. Mais quel défi pour qui se lance en politique. Surtout pour qui veut y rester! J'ai rédigé mon mémoire de maîtrise en psychologie sur les différentes approches psychologiques dans les sessions intensives. Avec d'autres analystes des résultats de ces différentes sessions, j'ai fini par conclure que, peu importe l'approche et les moyens utilisés, le véritable facteur de progrès des participants, c'était la personnalité et la qualité de l'animateur. Il en est de même, selon moi, en politique et ailleurs. On aura beau discourir durant des mois sur les trucs à changer pour améliorer notre société, nous devrons revenir à la qualité de ceux qui décident de la diriger au meilleur de leur connaissance. Le reste y est étroitement lié.
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  • François Ricard - Abonné
    12 décembre 2011 10 h 52
    @Glabelle
    Nombreux sont ceux qui pensent qu'accorder le droit de vote à 16 ans,c'est insensé.
    Les pays qui ont déjà accordé le droit de vote à 16 ans sont tous peuplés de fous, d’insensés, de pense-bête.
    Et c’est bien sût la Suisse que l’on retrouve en tête de cette liste puisque la Suisse a été la première à l’accorder. Puis on y retrouve l’Autriche, des provinces de l’Allemagne, le Brésil, Cuba. Tous des imbéciles. Ça se comprend, ce ne sont pas des canadiens.
    Quand un pays en est rendu à ne pas faire confiance en sa jeunesse, c'est qu'il a royalement raté son coup à la bien former.
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  • Charles F. Labrecque - Abonné
    12 décembre 2011 12 h 29
    Non il le
    Plutôt que de s’améliorer la situation le parti dissimule les problèmes en faisant croire aux québécois qu'il a trouvés les vraies formule pour faire de la politique autrement. Il est vrai que de faire voter les enfants immatures se serait faire autrement mais est-ce là une solution pour essayer de gagner le vote pour la séparation d'une manière honnête, je me pose de sérieuses questions. La proposition de permettre à tout les députés une autonomie en chambre serait-elle une occasion de créer une cacophonie interminable où chacun serait là pour défendre leurs intérêts personnels.
    Je trouve que le raisonnement de monsieur François Ricard assez simpliste puisque déjà les adultes font preuves d’immaturité crasse quand vient le temps de voter. Laissons la chance aux jeunes de comprendre correctement le système démocratique dans le but des initier correctement pour qu'ils puissent un jour exercer leurs devoir honnêtement.
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  • Claude Archambault - Inscrit
    12 décembre 2011 12 h 43
    MON ERREUR
    J'admets mon erreur au sujet de l'Iran, c'était à 15 ans avant mais cela a changé en 2008 et est maintenant de 18 ans.

    Par contre il y a seulement l’Autriche, des provinces de l’Allemagne, le Brésil, Cuba et l'ile de Man (pas un pays). Pour ce qui est de l’Allemagne ce n'est qu'une province au niveau provincial et pour les autres exception ce n'est qu'au niveau municipal. Aussi on peu exclure Cuba, n'étant pas une démocratie mais un état totalitaire. Il ne reste donc que TROIS endroit sur toute la planète ou le droit de vote à 16 ans est reconnu pour l'élection d'un gouvernement de niveau provincial ou supérieur. Il y a 192 pays membre de l'ONU, Donc il y aurait 189 qui ne reconnaissent pas ce droit Tous des imbéciles? Ça se comprend, ce ne sont pas tous des séparatistes en manque de support.
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  •  
  • Maryam - Inscrite
    12 décembre 2011 13 h 30
    c-4
    Si j'ai bonne souvenance c'est en abaissant l'âge du voter que le PQ avait remporté l'élection, alors pourquoi ne pas revenir à cette solution, solution du désespoir..
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  • François Ricard - Abonné
    12 décembre 2011 14 h 40
    Le vote à 16 ans
    Avec tous les moyens de communication maintenant à notre disposition, il est temps, comme bien d'autres pays l'ont fait, d'impliquer nos jeunes à l'action politique.
    Alors qu'ils sont déjà enclins à une démobilisation vis-à-vis la chose publique, il faut leur donner l'occasion de se responsabiliser en cette matière. A moins, bien sûr, d'interdire la démocratie aux moins de 18 ans.
    Pareille mesure enverrait un signal fort et constructif à nos jeunes car il y a de fortes chances qu'elle soit perçue comme une marque de confiance et une invitation à la participation. Pareille mesure démontrerait bien la volonté politique d'associer plus largement la jeunesse à la conduite des affaires de l'État et de son propre avenir.
    Cette proposition pragmatique permettrait de placer au coeur du système scolaire la question citoyenne.
    PS:En démocratie, une proposition comme celle-ci n'est ni farfelue, ni insensée,ni quoique ce soit.
    Elle doit seulement être débattue et ensuite soit acceptée ou soit rejetée.
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  • Nelson - Inscrit
    12 décembre 2011 14 h 47
    Éthique, transparence, honnêteté, démocratie réel, pour les politiciens réprésentants du peuple.

    Il ne s'agit pas faire la politique autrement.

    Il s'agit de ne pas faire la politique cochonne, avec corruptions, collusions, commandites, enveloppes brunes, monde interlope, voleurs, etc.

    Tout le monde est sur de se faire voler, et nous n'entendons parler que de corruption depuis fort long temps.

    Et nous, gang d'épais, on élise toujours les mêmes responsables de tout ça.

    On l'aura voulu et bien mérité !!!
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  •  
  • France Marcotte - Abonnée
    12 décembre 2011 16 h 50
    Secouer les sacs ordures
    Extrait intéressant d'un texte du professeur J.Y.Thériault paru le 10 décembre, "Quand le remède pourrait tuer le patient":

    "On ne voit nulle proposition pour amener les partis politiques à être de véritables lieux de débats qui se répercuteraient dans le forum citoyen qu'est l'Assemblée nationale. On assiste plutôt à une attaque en règle contre la partisanerie."

    De véritables lieux de débats...dans les partis.

    Ainsi, il ne viendrait pas à l'idée des chroniqueurs que le parlement est une poubelle et aux Québécois qu'il faut la vider - c'est-à-dire voter pour la CAQ, comme M.Leclerc le propose sans le dire ouvertement.
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  • François Ricard - Abonné
    12 décembre 2011 18 h 21
    Débat dans la CAQ
    On ne voit pas quel débat sera possible dans la CAQ à Legault.
    Ces derniers jours, il a dit que c'est lui-même et son état-major qui choisirait les représentants dans chaque comté. Pas question de laisser cela aux membres. C'est une démocratie qui va du chef aux pions.
    Alors s'il nomme ses députés, il se réserve, par le fait même, le pouvoir des destituer.
    Alors le seul débat admissible est celui qui survient entre Legault et Legault...avec comme témoin possible, Sirois.
    Démocratiquement parlant, ce n'est plus une poubelle mais un puisard.
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