Benoît XVI évite toute controverse durant son voyage au Bénin
Photo : Agence Reuters Afolabi Sotunde
Le pape Benoît XVI a reçu un accueil chaleureux à Cotonou, la capitale du Bénin, où il a célébré hier une messe en présence de dizaines de milliers de fidèles.
Cotonou — Le pape Benoît XVI, lors de son voyage au Bénin, a souligné sa confiance dans l'Église africaine, la présentant comme force de progrès et de résistance face au «relativisme» importé d'Occident et aux fondamentalismes.
À plusieurs reprises et encore hier avant de quitter le Bénin, il a répété que le catholicisme africain pouvait contribuer à régénérer toute l'Église: «J'ai une estime et une affection particulière pour le continent africain, car j'ai l'intime conviction que c'est une terre d'espérance», a-t-il déclaré.
Le pape allemand, dont c'était le deuxième voyage en Afrique après celui en Angola et au Cameroun en 2009, a reçu partout, de vendredi à dimanche, un accueil chaleureux dans le petit pays d'Afrique de l'Ouest, même s'il n'a pas le charisme de son prédécesseur Jean-Paul II qui avait parcouru 41 pays sur le continent.
À la différence de son précédent voyage africain, marqué par une tempête mondiale après ses propos sur l'usage du préservatif, Benoît XVI a évité la controverse cette fois-ci. L'Afrique compte 70 % des quelque 34 millions de séropositifs dans le monde.
À 84 ans, malgré une chaleur humide écrasante, il est apparu revigoré.
«Benoît XVI a un discours franc. Il nous dit que notre culture peut trouver son aisance dans l'Église, que le Christ ne nous enlève rien et nous donne tout», a témoigné Laurent, 32 ans, se disant «submergé de joie».
Benoît XVI apprécie une Église jeune, fervente, qui ne conteste pas les préceptes de Rome, dont les évêques sont souvent conservateurs.
Au long de liturgies mêlant français, langues africaines et latin, ce pape n'a pas occulté les maux du catholicisme africain: scandales de moeurs, non observation du célibat, syncrétisme avec les religions traditionnelles, «recherche du gain facile ou du pouvoir», tentation d'imiter les nouveaux cultes pentecôtistes qui rencontrent un grand succès.
Des messages pour toute l'Église catholique
Cette Église doit se purifier, mais reste, selon le pape, capable d'apporter des «libérations» des «esclavages» anciens et nouveaux.
Benoît XVI, qui choisit souvent des lieux symboliques dans ses voyages, s'est rendu à Ouidah, ville côtière coeur du culte vaudou, depuis laquelle les esclaves noirs étaient partis vers le Nouveau monde et où les missionnaires sont arrivés pour apporter l'Évangile il y a 150 ans.
Il y a signé un document issu du synode africain de 2009 devant servir de «feuille de route» à l'Église catholique du continent pour les prochaines décennies.
Il y demande notamment aux catholiques de se positionner fermement sur la réconciliation, la défense de la famille et la bonne gouvernance et dénonce les mauvais traitements contre femmes et enfants.
Les messages du pape lors de ce voyage étaient centrés sur les possibilités de l'Afrique de se prendre en main et il n'a pas lancé pour elle de grands appels à la communauté internationale, a remarqué le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican.
Au palais présidentiel du petit État, choisi pour son caractère démocratique et pacifique, Benoît XVI a appelé les dirigeants du continent à ne pas priver leurs populations de «l'espérance», mettant en garde contre les «revanches» du peuple face à la «manipulation».
Tandis que les organisations catholiques sont très engagées auprès des malades du sida, le pape continue, en dépit des critiques, de préconiser la chasteté et la fidélité, et la «défense de la vie» à tout prix.
Sur ce sujet sensible il s'est limité à affirmer dans le document synodal que le problème du sida exigeait «une réponse médicale et pharmaceutique», mais était «avant tout éthique».
Face aux tensions confessionnelles qui secouent particulièrement le Nigeria, voisin du Bénin, Benoît XVI a invité à une coexistence pacifique entre chrétiens, musulmans et animistes, notant: «Cinq doigts composent une main, et ils sont bien différents. Chacun d'eux pourtant est essentiel, et leur unité forme la main».
À plusieurs reprises et encore hier avant de quitter le Bénin, il a répété que le catholicisme africain pouvait contribuer à régénérer toute l'Église: «J'ai une estime et une affection particulière pour le continent africain, car j'ai l'intime conviction que c'est une terre d'espérance», a-t-il déclaré.
Le pape allemand, dont c'était le deuxième voyage en Afrique après celui en Angola et au Cameroun en 2009, a reçu partout, de vendredi à dimanche, un accueil chaleureux dans le petit pays d'Afrique de l'Ouest, même s'il n'a pas le charisme de son prédécesseur Jean-Paul II qui avait parcouru 41 pays sur le continent.
À la différence de son précédent voyage africain, marqué par une tempête mondiale après ses propos sur l'usage du préservatif, Benoît XVI a évité la controverse cette fois-ci. L'Afrique compte 70 % des quelque 34 millions de séropositifs dans le monde.
À 84 ans, malgré une chaleur humide écrasante, il est apparu revigoré.
«Benoît XVI a un discours franc. Il nous dit que notre culture peut trouver son aisance dans l'Église, que le Christ ne nous enlève rien et nous donne tout», a témoigné Laurent, 32 ans, se disant «submergé de joie».
Benoît XVI apprécie une Église jeune, fervente, qui ne conteste pas les préceptes de Rome, dont les évêques sont souvent conservateurs.
Au long de liturgies mêlant français, langues africaines et latin, ce pape n'a pas occulté les maux du catholicisme africain: scandales de moeurs, non observation du célibat, syncrétisme avec les religions traditionnelles, «recherche du gain facile ou du pouvoir», tentation d'imiter les nouveaux cultes pentecôtistes qui rencontrent un grand succès.
Des messages pour toute l'Église catholique
Cette Église doit se purifier, mais reste, selon le pape, capable d'apporter des «libérations» des «esclavages» anciens et nouveaux.
Benoît XVI, qui choisit souvent des lieux symboliques dans ses voyages, s'est rendu à Ouidah, ville côtière coeur du culte vaudou, depuis laquelle les esclaves noirs étaient partis vers le Nouveau monde et où les missionnaires sont arrivés pour apporter l'Évangile il y a 150 ans.
Il y a signé un document issu du synode africain de 2009 devant servir de «feuille de route» à l'Église catholique du continent pour les prochaines décennies.
Il y demande notamment aux catholiques de se positionner fermement sur la réconciliation, la défense de la famille et la bonne gouvernance et dénonce les mauvais traitements contre femmes et enfants.
Les messages du pape lors de ce voyage étaient centrés sur les possibilités de l'Afrique de se prendre en main et il n'a pas lancé pour elle de grands appels à la communauté internationale, a remarqué le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican.
Au palais présidentiel du petit État, choisi pour son caractère démocratique et pacifique, Benoît XVI a appelé les dirigeants du continent à ne pas priver leurs populations de «l'espérance», mettant en garde contre les «revanches» du peuple face à la «manipulation».
Tandis que les organisations catholiques sont très engagées auprès des malades du sida, le pape continue, en dépit des critiques, de préconiser la chasteté et la fidélité, et la «défense de la vie» à tout prix.
Sur ce sujet sensible il s'est limité à affirmer dans le document synodal que le problème du sida exigeait «une réponse médicale et pharmaceutique», mais était «avant tout éthique».
Face aux tensions confessionnelles qui secouent particulièrement le Nigeria, voisin du Bénin, Benoît XVI a invité à une coexistence pacifique entre chrétiens, musulmans et animistes, notant: «Cinq doigts composent une main, et ils sont bien différents. Chacun d'eux pourtant est essentiel, et leur unité forme la main».
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