Vatican - Le pape canonise trois fondateurs d'ordres religieux
Photo : Agence Reuters Giampiero Sposito
Le pape Benoît XVI a présidé hier, à Saint-Pierre-de-Rome, à la cérémonie de canonisation de trois fondateurs d’ordres religieux.
Cité du Vatican, Saint-Siège — Le pape Benoît XVI a canonisé hier le fondateur d'une société missionnaire, l'Italien Guido Maria Conforti, et deux fondateurs d'ordres très engagés sur le terrain social, l'Italien Luigi Guanella et l'Espagnole Bonificia Rodriguez De Castro.
Ces trois nouveaux saints illustrent le principe selon lequel pour les chrétiens, «la charité envers les autres est aussi importante que l'amour envers Dieu», a indiqué le pape lors d'une messe solennelle à Saint-Pierre.
La cérémonie a été légèrement perturbée par un homme qui, une fois parvenu sur une terrasse surplombant la place, a mis le feu avec un allume-cigarette à une bible à couverture verte en secouant les pages enflammées, a constaté un photographe de l'AFP.
Les forces de sécurité ont fait se déplacer une partie des pélerins massés dans cette partie de la place et ont ensuite convaincu le protestataire de descendre une fois la messe terminée.
Pendant la messe, Benoît XVI a rappelé l'histoire des trois nouveaux saints devant les membres de leurs ordres tandis qu'un choeur chantait sur les marches de la basilique sous d'immenses portraits des protagonistes du jour.
Évêque, passionné par l'évangélisation des peuples lointains, Guido Maria Conforti, qui a vécu entre 1865 et 1931, a été à l'origine de la Congrégation de saint François-Xavier pour les missions étrangères.
Les «Saveriani» sont aujourd'hui un ordre missionnaire présent dans le monde entier. La communauté se consacre dès la fin du XIXe siècle à l'évangélisation en Chine et Mgr Conforti s'y rendra en 1928.
Mgr Conforti avait été béatifié par Jean Paul II en 1996, après la reconnaissance de la guérison d'une petite Burundaise atteinte d'un cancer incurable.
Luigi Guanella
Le plus célèbre des trois nouveaux saints est Luigi Guanella, proche des Salésiens et de son fondateur Don Bosco. Il a vécu de 1842 à 1915.
Il est vénéré en Italie pour son action pour les jeunes déshérités, particulièrement les malades mentaux. Le pape a salué sa mémoire estimant qu'il fut «compagnon et maître, réconfort et soulagement pour les plus pauvres et les plus faibles».
Le père Guanella fonda d'abord les Filles de Sainte-Marie de la Providence qui s'occupaient d'eux et des personnes abandonnées. Plus tard, il fondera la branche masculine, les Serviteurs de la charité avec les mêmes objectifs.
Dès sa mort, un culte populaire était né autour de lui. Il avait été béatifié par Paul VI en 1964.
Une Espagnole
La canonisation de l'Espagnole Bonifacia Rodriguez Castro (1837-1905) honore une religieuse très engagée sur le terrain social, pour une oeuvre consacrée à donner une sécurité matérielle et un emploi artisanal à des femmes pauvres et marginalisées, et les protéger de la prostitution.
Béatifiée en 2003 par le pape polonais deux ans avant sa mort, cette femme de Salamanque, fille d'un tailleur modeste, ouvrière dès l'âge de quinze ans, est la fondatrice en 1874 de la Congrégation des Servantes de Saint-Joseph.
La congrégation est «née dans l'humilité et la simplicité de l'Évangile», a noté le pape, parlant de leur centre comme «une école de vie chrétienne».
Sainte Bonifacia avait transformé peu à peu son atelier en centre communautaire pour les travailleuses. Pour avoir proposé une forme de vie religieuse proche du monde du travail, elle sera en butte aux calomnies et à l'incompréhension de la hiérarchie de l'Église espagnole pendant une partie de sa vie. Son désir de voir sa congrégation reconnue par l'Église ne s'est réalisé qu'après sa mort.
Depuis le début de son pontificat, Benoît XVI a proclamé 34 nouveaux saints — un rythme plus lent que celui de Jean- Paul II. Ces trois canonisations portent à 37 le nombre de saints proclamés par le pape allemand.
Ces trois nouveaux saints illustrent le principe selon lequel pour les chrétiens, «la charité envers les autres est aussi importante que l'amour envers Dieu», a indiqué le pape lors d'une messe solennelle à Saint-Pierre.
La cérémonie a été légèrement perturbée par un homme qui, une fois parvenu sur une terrasse surplombant la place, a mis le feu avec un allume-cigarette à une bible à couverture verte en secouant les pages enflammées, a constaté un photographe de l'AFP.
Les forces de sécurité ont fait se déplacer une partie des pélerins massés dans cette partie de la place et ont ensuite convaincu le protestataire de descendre une fois la messe terminée.
Pendant la messe, Benoît XVI a rappelé l'histoire des trois nouveaux saints devant les membres de leurs ordres tandis qu'un choeur chantait sur les marches de la basilique sous d'immenses portraits des protagonistes du jour.
Évêque, passionné par l'évangélisation des peuples lointains, Guido Maria Conforti, qui a vécu entre 1865 et 1931, a été à l'origine de la Congrégation de saint François-Xavier pour les missions étrangères.
Les «Saveriani» sont aujourd'hui un ordre missionnaire présent dans le monde entier. La communauté se consacre dès la fin du XIXe siècle à l'évangélisation en Chine et Mgr Conforti s'y rendra en 1928.
Mgr Conforti avait été béatifié par Jean Paul II en 1996, après la reconnaissance de la guérison d'une petite Burundaise atteinte d'un cancer incurable.
Luigi Guanella
Le plus célèbre des trois nouveaux saints est Luigi Guanella, proche des Salésiens et de son fondateur Don Bosco. Il a vécu de 1842 à 1915.
Il est vénéré en Italie pour son action pour les jeunes déshérités, particulièrement les malades mentaux. Le pape a salué sa mémoire estimant qu'il fut «compagnon et maître, réconfort et soulagement pour les plus pauvres et les plus faibles».
Le père Guanella fonda d'abord les Filles de Sainte-Marie de la Providence qui s'occupaient d'eux et des personnes abandonnées. Plus tard, il fondera la branche masculine, les Serviteurs de la charité avec les mêmes objectifs.
Dès sa mort, un culte populaire était né autour de lui. Il avait été béatifié par Paul VI en 1964.
Une Espagnole
La canonisation de l'Espagnole Bonifacia Rodriguez Castro (1837-1905) honore une religieuse très engagée sur le terrain social, pour une oeuvre consacrée à donner une sécurité matérielle et un emploi artisanal à des femmes pauvres et marginalisées, et les protéger de la prostitution.
Béatifiée en 2003 par le pape polonais deux ans avant sa mort, cette femme de Salamanque, fille d'un tailleur modeste, ouvrière dès l'âge de quinze ans, est la fondatrice en 1874 de la Congrégation des Servantes de Saint-Joseph.
La congrégation est «née dans l'humilité et la simplicité de l'Évangile», a noté le pape, parlant de leur centre comme «une école de vie chrétienne».
Sainte Bonifacia avait transformé peu à peu son atelier en centre communautaire pour les travailleuses. Pour avoir proposé une forme de vie religieuse proche du monde du travail, elle sera en butte aux calomnies et à l'incompréhension de la hiérarchie de l'Église espagnole pendant une partie de sa vie. Son désir de voir sa congrégation reconnue par l'Église ne s'est réalisé qu'après sa mort.
Depuis le début de son pontificat, Benoît XVI a proclamé 34 nouveaux saints — un rythme plus lent que celui de Jean- Paul II. Ces trois canonisations portent à 37 le nombre de saints proclamés par le pape allemand.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

