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Prière au conseil municipal de Saguenay - Le drame d'un maire écartelé entre le ciel et l'enfer

<br />
Photo : Agence Reuters Michaela Rehle

Le Tribunal des droits n'a peut-être pas ébranlé les colonnes municipales de Saguenay. Mais en interdisant, outre le crucifix et la statue du Sacré-Cœur, la prière du conseil, la juge Pauzé aura créé un grave cas de conscience. Jean Tremblay doit-il fuir ce lieu voué à la perdition? Ou, s'il reste à son poste, risque-t-il son salut éternel?

Pour une région en quête d'attraits touristiques, l'athée de la place en procès avec le maire catholique, s'il n'a rien d'une épopée biblique, rivalise néanmoins avec Don Camillo en lutte avec Peppone le communiste. Humoristes, préparez vos scénarios. En voici un, tous droits réservés.

Décors. À l'hôtel de ville, un homme aux prises avec la tentation. Élection ou béatification? Un ange lui murmure: «Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il vient à perdre son âme?» Dans la salle, un athée triomphant se moque. «Il a sauvé la ville, et il ne peut se sauver lui-même!»

Flashback. Au Colisée, des chrétiens préfèrent mourir sous la dent des lions plutôt que d'ignorer Dieu en public. Une voix rassurante se fait entendre. «Sitôt convertie, la Rome païenne a rangé ces martyrs parmi les saints de l'Église.»

Deus ex machina. Aux visiteurs tassés dans l'agora, on explique, d'une voix neutre: sans prétendre au même héroïsme, le premier magistrat misait sur cette épreuve pour montrer au Christ (nom grec du Sacré-Coeur) qu'il est digne du Paradis.

Le maire. Il cite sa déclaration, parue dans Le Devoir: «Quand je vais arriver de l'autre bord, je vais pouvoir Lui dire: "Je me suis battu pour Vous; je suis même allé en procès pour Vous." Il n'y a pas de plus bel argument.» Puis, produisant une liasse de comptes d'avocats, il affiche sa confiance dans le Jugement dernier, le seul qu'il attende.

Son avocat. Le maire et sa ville ne feront pas en appel. Mais le public est prévenu, dit-il. «Qui pourra empêcher un Amir Khadir — ou un porteur de kirpan ou même de voile — de s'en prendre au crucifix de l'Assemblée nationale?» Brandissant un fleurdelisé d'antan, il ajoute: «Notre drapeau québécois n'arbore plus son Coeur-Sacré, seule une croix y paraît encore. Mais pour combien de temps?»

La chef de chorale. Elle donne la mesure, et le choeur entonne: «S'ils ont pu sortir de Saguenay le Sacré-Coeur de plâtre, alors doux Jésus, qu'en sera-t-il à Montréal du saint André de bronze...» (Trois fois.)

La greffière. Elle lit l'article 16.1 du règlement:

  • Dès que la personne qui préside l'assemblée entre dans la salle de délibérations du conseil, les membres du conseil qui le désirent se lèvent pour prononcer la prière traditionnelle dont le texte est reproduit ci-après. (Un diaporama paraît: des édiles debout les yeux levés au ciel, et un autre, assis, le regard à terre.)
  • Dieu tout puissant, nous Te remercions des nombreuses grâces que Tu as accordées à Saguenay et à ses citoyens, dont la liberté, les possibilités d'épanouissement et la paix. Guide-nous dans nos délibérations à titre de membre du conseil municipal et aide-nous à bien prendre conscience de nos devoirs et responsabilités. Accorde-nous la sagesse, les connaissances et la compréhension qui nous permettront de préserver les avantages dont jouit notre ville afin que tous puissent en profiter et que nous puissions prendre de sages décisions. Amen. (Temps de réflexion sur fond musical.)
  • Afin de permettre aux membres du conseil et du public qui ne souhaitent pas assister à la récitation de la prière de prendre place dans la salle, le président de l'assemblée déclare la séance du conseil ouverte deux minutes après la fin de la récitation de la prière. (Bref brouhaha en coulisses.)

Deus ex machina. Laissons les édiles juger si le salut du maire ou l'intégrité du conseil sont en péril. Mais en pareil casus belli, il importe de consulter des experts.

Un théologien. Il ouvre Matthieu, verset 6 5-6. Un certain Jésus dit à ses disciples: «Et quand vous priez, n'imitez pas les hypocrites: ils aiment, pour faire leurs prières, se camper dans les synagogues et les carrefours, afin qu'on les voie. [...] Pour toi, quand tu pries, retire-toi dans ta chambre, ferme sur toi la porte, et prie ton Père qui est là, dans le secret [...].»

Le même avocat. Un instant! Synagogues et carrefours ne sont pas comparables aux temples d'aujourd'hui, ni aux lieux par excellence que sont nos conseils municipaux. Les élus pieux seront-ils taxés d'hypocrisie?

Un chanoine. Notre prière de Saguenay serait plus crédible si on y demandait à Dieu d'aider le conseil à moins laisser gonfler le coût des ingénieurs.

Un inconnu. Là n'est pas la question. Il s'agit de savoir si la prière d'un conseil public peut rester privée. «À titre d'ancien syndicaliste de la construction devenu entrepreneur en soumissions, je vous en passe un papier, le problème est facile à régler.» Au caucus, explique-t-il, il suffit d'ajouter une petite prière, puis de passer aux «vraies affaires».

Deus ex machina. Bref, mieux vaut trouver un compromis. «Avec le Ciel, il est des accommodements», d'après Molière. (Un loustic s'écrit: «Vous avez dit accommodement?»)

Un publicitaire. L'accommodement est tout trouvé. On l'affiche partout au Québec. Une portion en anglais, deux en français. Qu'on mette d'autres signes à côté du crucifix. Et un Bouddha avec un Vishnou auprès du Sacré-Coeur. Et que les nouvelles religions bâtissent leurs temples deux fois moins gros que nos églises.

(Obscurité totale. Bruit d'enfer. Puis un rayon descend du ciel. Trois coups au plancher. Deux sons de trompette. Un projecteur plein feu.)

Le maire de Québec. «Stop! Avez-vous perdu la tête?» Après la prière, lance-t-il, va-t-on bannir la procession de Bonhomme? «Et si Montréal ne peut plus subventionner d'oratoire, comment Québec paiera-t-elle un sanctuaire aux Nordiques?»

Rideau.

***

redaction@ledevoir.com

***

Jean-Claude Leclerc enseigne le journalisme à l'Université de Montréal.
 
 
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  • Fabien Nadeau - Inscrit
    14 février 2011 07 h 03
    Don Camillo
    J'adore le rapprochement avec le combat de Don Camillo. Mais j'hésite: doit-on dire "Don Camillo Tremblay", ou "Fernandel Tremblay"?

    On a ici une tragi-comédie plus comique que tragique. Continuez, M. Tremblay, chaque nouvelle venant de chez vous provoque le sourire du jour.
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  • alcibiade - Inscrit
    14 février 2011 07 h 25
    s'abstenir de lire de peur de blesser
    La marmotte du Saguenay va-t-elle faire enlever le mot " croix " que contient l'hymne nationale - suite à sa victoire sur le conseil municipal dont le maire en était le parrain ( sans aucune connotation avec le film du même nom).
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  • Vincent Bussière - Abonné
    14 février 2011 08 h 06
    Bravo!
    Et le public de se lever comme un seul homme en criant bravo!bravo! bravo! et les fleurs pleuvent de partout! Les acteurs saluent, il y a trois rappels, le rideau tombe et on passe au vraie affaire!
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  • François Dugal - Abonné
    14 février 2011 08 h 38
    Saguenay
    Saguenay, ça coute cher de taxes, et il n'y a pas de services.
    À la place de prier, le bon maire devrait administrer.
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  • Augustin Rehel - Inscrit
    14 février 2011 08 h 53
    La mouvance des autres religions et le statu quo...
    Ce qui me questionne dans cette saga contre le catholiscime, c'est que nous, Québécois, sommes prêts à nous dépeupler de tous nos symboles, et que nous fassions si peu contre les symboles des autres religions qui nous envahissement peu à peu et qui dénaturent notre société!

    Pensez-y dans votre réflexion dans cette saga du maire Tremblay qui semble le seul à se tenir debout devant la mouvance des religions sikh et musulmane!
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  • Gilbert Talbot Gilbert Talbot - Abonné
    14 février 2011 09 h 38
    Cé pas parce qu'on rit que cé drôle !
    Saguenay est la ville où il y a le pire service d'autobus, pour une population comparable ailleurs au Québec. Les poubelles bleues et vertes sont amassées aux quinze jours. La pollution de l'alcan et de Bowater est toujours cachée. Les passages piétonniers sont pas assez nombreux et ceux qui existent ne sont pas respectés. On démollit les édifices patrimoniaux pour construire des laideurs en plein centre-ville. Et on ne parlera pas des chicanes du maire qui se terminent en cours et qui versent des millions provenant de nos taxes à ses avocats. On ne parlera pas non plus de sa tendance à tout diriger, à faire taire tous les autres conseillers.

    Moi je prie le Seigneur qu'il ramène ce maire à sa vocation première de preacher, qu'il lui vende une église au plus vite et qu'il se rende compte qu'il a fait de la mairie de Chicoutimi un enfer avec ses prières orgueilleuses.
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  • perro blanco - Inscrit
    14 février 2011 10 h 27
    Chapeau, M. Leclerc, votre texte est phénoménal!
    Le problème du maire Trembaly en est un d'imagination. Alors, voici pour lui la solution à son dilemme de maire croyant plus catholique que le Pape: une petite prière qu'il pourrait réciter CHEZ LUI, DANS LE SECRET DE SA CHAMBRE, avant de se présenter à la salle du Conseil:
    «Mon Dieu, j'ai un gros problème, j'ai de lourdes responsabilités comme maire, et de sérieuses décisions à prendre. Or, comme je n'ai pas toute la sagesse et le discernement pour y arriver seul, je te prie, Seigneur, de m'éclairer de ton Esprit, ainsi que tous les autres conseillers, afin que toutes nos décisions reflètent les désirs et les volontés de nos citoyens en leur majorité et soient à leur plus grand avantage.
    Merci à l'avance, Seigneur, car je sais que tu m'aimes, que tu as mes citoyens à coeur et que tu vas m'exaucer, moi qui suis toujours et trop prêt à tout pour te plaire. Amen».
    Voilà! Que la séance commence!
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  • Geoffroi - Abonné
    14 février 2011 12 h 14
    La tête de "Don Camillo"
    Il se "fait une tête":
    «Je ne pense pas que nous allons devoir retirer les deux symboles religieux immédiatement. Je crois que nous avons 30 jours devant nous pour aller en appel ou retirer les objets religieux.

    «Actuellement la décision n'est pas prise à savoir si je vais aller en appel de cette décision. Je commence à me faire une tête sur ce dossier. Mais avant d'aller plus loin, je vais en discuter [vraiment !!!]avec les membres du conseil municipal», explique Jean Tremblay.»

    Référence :
    http://www.cyberpresse.ca/le-quotidien/le-quotidie
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  • Eric Allard - Abonné
    14 février 2011 12 h 44
    D'un athée
    Très bonne chose que cette décision de la cour. C'est une question de respect, et rien d'autre. Une mairie, comme toute instance élue, se doit de représenter toute la population, et non seulement la portion croyante et pratiquante d'une religion, aussi importante soit-elle dans l'histoire de notre nation.

    Et en tant qu'athée, je ne nie pas l'existence de quelque dieu qu'il soit, je SAIS qu'il n'existe aucun dieu, c'est très différent.

    Les convictions des personnes devraient toujours être considéré comme étant important et respecté. Donc, en récitant la prière au Conseil Municipal, M. Tremblay manquait totalement de respect pour toutes les personnes qui ne partagent pas les siennes.
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  • Hubert Larocque - Abonné
    14 février 2011 13 h 41
    Testons la liberté de parole!
    Un jugement pour le Plateau
    Ces juges parlent de haut, édictant la nouvelle religion. Plus de Dieu, plus de passé fondateur pour le Québec. Le ton de leur ukase n'est-il pas hargneux, agressif, leur sanction vindicative? Ces jours-ci, on établit la juste mesure du multiculturalisme : une entreprise pour évacuer l'identité du Québec dans ses éléments fondateurs: langue française et héritage catholique. Nous ne disons pas que les Québécois doivent avoir la foi, de gré ou de force, mais, que tout en étant libres de leur adhésion intérieure, tous, aussi bien laïcisants que athées, doivent défendre le Québec contre le glissement hors de nous-mêmes face à une immigration planétaire. Comment nous affirmer et rester nous-mêmes quand les immigrants demeurent, eux, fidèles à leur origine et à leur religion et qu'ils nous en imposent la tolérance? A-t-on remarqué que la contestation égyptienne s'était faite autour de la prière du vendredi? Le maire de Saguenay est-il si mal inspiré? La religion catholique échappe désormais en grande partie à l'institution religieuse proprement dite pour devenir un symbole identitaire, une référence forte et sans équivoque. Le français ne suffit pas car on peut parler français sans être Québécois. La laïcité et l'égalité des sexes, tout en étant des enjeux sociaux et politiques importants, ne sont pas spécifiquement identitaires. Professer l'identité française et catholique sera toujours la pierre d'assise d'un Québec fidèle à ses origines et à sa tradition. Pour le reste, chacun peut bien y ajouter ses dieux inconnus!
    Hubert Larocque, Gatineau.
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  • irishspring - Inscrit
    14 février 2011 13 h 44
    Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu!
    Toute cette chicane de clochers aurait pu se règler autrement. On est loin des passes-passes de Don Camillo et de Peppone, c'est une guerre de POUVOIR, c'est du Mon père est plus fort que ton père!
    Il y'a déjà les Églises pour le culte, les salles civic du conseil doivent être neutres, avec l'immigration croissante, c'est clair.
    Je me pose une question, lors des procès, est-ce-qu'on fait encore juré le témoin sur la Bible? Le maire aurait pu se plier aux instances
    du Gouvernement ainsi que du Municipale pour dire, okay on va prendre 2 minutes à chaque ouverture du conseil, les croyants auraient pu continuer leur prières intérieurs , les Athées continuer à macher de la gomme,ou à lire leur un quelconque manifeste et tout le monde aurait été heureux.
    Pour ce qui est des symboles, crucifix ou statues, ça c'est du domaine du patrimoine, c'est à la population à se décider et à démontrer leur attachement, ce n'est ni au maire ni au mouvement de quelques particuliers, c'est comme des droits acquis.
    Je comprends que pour les croyants chrétiens ce geste est un affront, rayer la prière du Conseil. Si Dieu existe, se faire rayer de la sorte, sort de l'école, sort du municipal, sort de la famille et sort de chez-nous, ça peut être offensant, lors du déluge du Saguenay Il était peut dans cette maison qui a résistée aux coulées de boue et au torrent d'eau, à la prochaine catastrophe, Que v-a-t-Il faire! Il va sûrement rester assis de peur de se faire dire SORT d'Icitte!
    Dans une salle du conseil municipal il y'a amplement de places pour
    harmoniser les tendances et les idées des membres.
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  • Réal Ouellet - Abonné
    14 février 2011 13 h 47
    Sans nom
    L'athéisme, c'est comme les produits "sans nom" Ils sont fabriqués quelque part par une compagnie, souvent pas mieux que celle qu'on veut concurrencer et souvent aussi la même, mais le nom ne figure pas sur la boite!
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  • Jean-Francois Cantin - Inscrit
    14 février 2011 16 h 28
    Vie privé / vie publique
    En effet, la question de la prière en publique reste un enjeux important. L'intervention du théologien dans la pièce de théatre ouvre le jeu. C'est ainsi que ceux qui veulent prier soient accomoder avec une salle de prière (comme dans certaines écoles et aéroport) mais il n'appartient pas selon moi à la fonction d'un maire ou d'un autre fonctionnaire de prié en public. La laicité demande cette séparation entre la vie privée et religieuse de la personne et sa vie publique au service de l'état. Ou alors, l'état choisi une confession et demande à ses fonctionnaires d'y adhérer. Évitons la confusion en mettant les choses au clair.
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  • L. Cimon - Inscrit
    14 février 2011 16 h 56
    Vaut-il le coût d'en rire?
    Belle pièce d'humour par un homme qui connaît ses Écritures!
    Si seulement le rire pouvait «castigare ridendo magister» et payer les factures d'avocats à la place des petits contribuables!
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  • Marie-Michelle Poisson - Inscrite
    14 février 2011 17 h 17
    Je ne vous reconnais plus M.Leclerc!
    Voici une farce de bien mauvais goût qui dénote un grand mépris envers le plaigant en cette affaire, M. Alain Simoneau. Le juge du Tribunal des droits de la personne a reconnu que cette personne a été victime de discrimination et d'atteinte à sa liberté de conscience et ce en vertu de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne. Le maire ainsi que la ville ont été conjointement condamnés pour dommages moraux et punitifs. Il me semble que vous errez lorsque vous prenez à parti «l'athée de la place» comme vous le désignez et que vous le comparez à un personnage de commédie. M. Alain Simoneau, citoyen de Saguenay, tout comme Mme Danièle Payette, citoyenne de ville de Laval ont gagné leurs procès au terme de longues et pénibles procédures. Au lieu de saluer le courage et la persévérance de citoyens exemplaires qui se sont tenus debout devant l'adversité, vous réduisez leurs aspirations au rang des caprices et des frivolités. Vous présumez en somme que les convictions des non-croyants sont moins sincères et toujours moins bien intentionnées que celles des croyants. La CDPDJ a rendu 6 avis en faveur des plaignants contre la récitation de la prière lors de conseils municipaux. Dans deux cas des maires récalcitrants ont passé outre ces avis de la CDPDJ. Le jugement de Saguenay est le deuxième jugement à reconnaître entièrement les préjudices subis par de modestes citoyens. Depuis quand ridiculise-t-on les victimes? Pourquoi serait-il décent de ridiculiser une victime de discrimination religieuse alors qu'il serait totalement abjecte de ridiuliser n'importe quelle autre victime? Pourquoi cette insensibilité? Pourquoi cet aveuglement sélectif qui continue d'être une forme de discrimination?
    Lisez le jugement. http://www.mlq.qc.ca/pdf/2011/jugementpauze.pdf
    informez-vous http://www.mlq.qc.ca/cite-laique/percutant-et-pert
    Puis, dans un prochain éditorial, une fois revenu à vous, parlez en humaniste et faites
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  • Marie-Michelle Poisson - Inscrite
    14 février 2011 17 h 38
    Je ne vous reconnais plus M.Leclerc! ( suite et fin)
    Lisez le jugement. http://www.mlq.qc.ca/pdf/2011/jugementpauze.pdf
    informez-vous http://www.mlq.qc.ca/cite-laique/percutant-et-pert
    Puis, dans un prochain éditorial, une fois revenu à vous, parlez en véritable humaniste qui ne peut accepter de prendre à la légère les atteintes aux droits fondamentaux de ses semblables en humanité et faites amende honorable.

    Marie-Michelle Poisson
    présidente du MLQ.QC.CA
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    14 février 2011 22 h 25
    La prière
    Qu'on laisse donc le choix aux membres des Conseils de ville ou du Parlement.. Que ceux-ci décident par vote démocratique s'ils veulent dire une prière. Et si la prière l'emporte, il sera loisible aux membres athées ou d'une autre dénomination de rester silencieux. On ne doit pas avoir honte de nos origines et de nos principes religieux.Ce qui est important,c'est de ne pas l'imposer aux non-croyants.
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  • Michel Gaudette - Inscrit
    14 février 2011 22 h 47
    A Augustin Rehel
    Vous parlez de "saga contre le catholicisme???!!!???

    Si le catholicisme est attaqué, c'est probablement qu'il a abusé en prenant dans l'espace public une place qui n'est pas la sienne. Le catholicisme ne s'est jamais gêné pour envahir l'espace public.
    En tant que chrétien fils de a Réforme (protestante), j'applaudis à cette décision de ce Tribunal qui rend à César ce qui lui appartient.

    Quant à ce maire, on exhibitionisme catholique m'exaspère !!!!
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  • Dany Leblanc - Abonné
    14 février 2011 23 h 49
    Murmure d'insignifiance
    Pourquoi dieu exigerait à ses adeptes de réciter des bouts de phrases appris par coeur? Voyons-dont! À quoi ça sert? À rien! Vous ne faites que murmurer des sons avec votre bouche. Si dieu existait, il vous trouverait insignifiant.

    Allez aider vos semblables comme fait « le bon dieu dans la rue » et laissez-nous tranquilles avec vos niaiseries.
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  • Democrite101 - Inscrit
    17 février 2011 18 h 02
    Un grand jugement qui pave la voie à notre émancipation culturelle complète



    Mme Poisson, M. Gaudet et M. Allard raisonnent le mieux à la différence de ces croyants catho qui veulent maintenir les restes moribonds de la société de Maria-Chapdelaine.

    Il faut aller encore plus loin que ce jugement même, qui est d'ailleurs fort bon.

    Il faut éradiquer toute religion de la culture humaine. Parce que toute religion est primitive, arriérée, sexiste, homophobe, misogyne, antidémocratique dans ses structures, sectaire, à ambition totalitaire, obscurantiste, antimoderniste, bouchée à toute culture scientifique des sciences humaines et idiote dans toutes ses coutures.

    Le Québec vit sa mue anti-religieuse dans la paix civique, et c'est merveilleux.

    Félicitations à la grande juge Pauzé. C'est une belle étape dans la construction de la culture québécoise émancipée de ses indigences culturelles de la grande Noirceur.

    Jacques Légaré,
    Héritier et Défenseur des Lumières
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    18 février 2011 17 h 28
    Ce n'est pas la prière
    Ce n'est pas la prière comme telle qui est à l'origine du problème, c'est une question de principe. On se met à genoux devant les Sikhs et les musulmans pour les accommoder, mais lorsqu'il s'agit pour les Québécois de conserver une tradition qui ne fait de mal à personne, et inspirée par un passé imprégné de catholicisme, il faudrait tout à coup, cesser cette pratique pour ne pas déplaire aux personnes dont la dénomination religieuse est différente de la religion traditionnelle des Québécois. Personnellement, bien que je sois athée, j'appuie entièrement la position du maire de Saguenay.
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  • Nelson - Inscrit
    20 février 2011 17 h 05
    LA LAÏCITÉ EST LA SEUL FAÇON DE GARANTIR LA PAIX ET ARMONIE SOCIALE DANS UN QUÉBEC MULTI-RÉLIGIEUX.
    Le Québec est multi-religieux, et pour respect de toutes les croyances religieuses et des athées, la laïcité dans l'espace publique de tous est le seul moyen de vivre en paix, sans barrières religieuses entre nous.

    La prière seul avec soi, à la maison, et nulle part ailleurs.

    Et si possible, remplacer la prière par la méditation en diapason avec l'Univers.
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  • Claude Gilbert - Inscrit
    23 février 2011 20 h 01
    En moins d'une semaine, le maire Jean Tremblay a dépassé l'objectif de sa campagne de financement pour pouvoir aller en appel.
    Effectivement, il n'aura même pas fallu huit jours pour que les dons du public atteignent la cible des $60,000 en s'élevant déjà à plus de $70,000. L'excédent, comme le maire l'avait dit, sera reversé à des organismes de bienfaisance à Saguenay.

    Puisqu'il semble que le mouvement d'appui qu'il a suscité s'étende bien au-delà des limites de sa ville, on doit comprendre qu'un bon nombre de Québécois ne se soucient plus désormais du jugement des éditorialistes, chroniqueurs et autres membres de l'élite dite "éclairée". (M. Leclerc, prévenez Mme Chouinard.)
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  • Claude Gilbert - Inscrit
    23 février 2011 21 h 25
    À propos, si la prière d'élus en tant qu'officiels est tellement contraire à la Charte des droits, pouvez-vous me dire qu'est-ce qu'elle fait au Parlement d'Ottawa qui nous a imposé la Charte?...
    Prière quotidienne à la Chambre des communes quand les députés siègent (et ce n'est pas une nouveauté de Harper):

    www.parl.gc.ca/compendium/web-content/c_d_prayers-

    Petit déjeuneur annuel de la prière, parrainé par les présidents du Sénat canadien et de la Chambre des communes (autre tradition qui remonte à loin):

    http://french.canadaprayerbreakfast.ca/

    Barack Obama lui-même participe à l'équivalent aux USA:

    http://www.voanews.com/french/news/thousands-atten

    Alors, qu'est-ce que le Tribunal des droits de la personne attend pour leur dire d'arrêter tout ça, comme il l'a dit à la Ville de Saguenay?...
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