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Le portier de Notre-Dame devient Saint frère André

Le pape Benoit XVI a accueilli le frère André et cinq autres religieux parmi les saints de l'Église catholique.

La Presse canadienne   17 octobre 2010 08h42  Éthique et religion

À retenir

    «Grâce à sa simplicité et à la béatitude du coeur pur, le frère André a permis à plusieurs de voir Dieu»
    - Le pape Benoit XVI
Vatican — Lors d'une cérémonie de canonisation grandiose au Vatican, aujourd'hui, le pape Benoit XVI a accueilli le frère André et cinq autres religieux parmi les saints de l'Église catholique.

Le frère André est devenu Saint frère André. Il est le premier homme québécois à être élevé à ce rang.
 
Le pape a rappelé que le frère André avait connu la souffrance et la pauvreté, et qu'il avait malgré tout manifesté une charité sans borne.
 
Le Saint-Père a ajouté qu'il avait soulagé la détresse, en se soumettant à la volonté divine. «Grâce à sa simplicité et à la béatitude du coeur pur», a précisé le souverain pontife, le frère André a permis à plusieurs de «voir Dieu». Il a conclu en disant: «Puisse son exemple inspirer la vie chrétienne canadienne».
 
Quarante-huit célébrants

Au total, 48 célébrants ont appuyé le pape dans sa tâche, dont l'archevêque de Montréal, Mgr Jean-Claude Turcotte, les évêques Martin Veillette, Pierre Morissette et François Lapierre, et le recteur de l'oratoire Saint-Joseph, le père Claude Grou.
 
Des milliers de Québécois et Canadiens, dont le maire de Montréal, Gérald Tremblay, ont assisté à la cérémonie, à la basilique Saint-Pierre-de-Rome.
 
Le Saint frère André, membre de la Congrégation Sainte-Croix, est mort en 1937, à l'âge de 91 ans. On lui attribue plusieurs guérisons et au moins deux miracles.
 
A Montréal, la cérémonie de canonisation a été suivie par plus d'un millier de fidèles réunis en pleine nuit dans la crypte de l'oratoire Saint-Joseph. Ils se sont levés d'un bond et applaudi lorsque le pape a confirmé l'accession du frère André à la sainteté.
 
Le premier ministre commente

La valeur de frère André réside dans sa proximité avec le peuple auquel il a appartenu, et sa canonisation permet de prendre la pleine mesure de son oeuvre, ainsi que sa contribution à l'histoire du Québec.
 
C'est ce qu'a déclaré, par voie de communiqué, le premier ministre du Québec, Jean Charest, à la suite de la cérémonie de canonisation de frère André que présidait dimanche le pape Benoît XVI.
 
Le premier ministre ajoute que le frère André a été une figure populaire et incontournable de notre histoire, qui a fait l'objet d'une ferveur dépassant largement les frontières du Québec.
 
La ministre des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay, était à la tête de la délégation officielle québécoise qui a assisté à la cérémonie, dimanche, sur la place Saint-Pierre-de-Rome.
 
 
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  • Dede Tossou - Inscrit
    17 octobre 2010 09 h 10
    Impressionner les naïfs
    Cet événement est une masquarade de la foi.

    Il n'y a rien de plus anti-chrétien que cette hiérarchisation de la foi (style vénérable, bienheureux et saint) alors que le simple croyant se trouve à la base d'une pyramide dont le sommet serait occupé par les dits "saints".

    Aucune correspondance biblique ici. Nous sommes dans la fiction vaticane qui fait tout pour se rendre populaire auprès des naïfs de ce monde...

    Le mensonge catholique est sans borne !

    Le Créateur n'a jamais voulu d'une telle hiérarchisation....

    Honte à l'Église de Rome !
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  •  
  • Patrice Bessette - Inscrit
    17 octobre 2010 09 h 27
    Détermination...
    J'ai toujours été frappé pour son regard. Un regard qui dit autre chose que les discours : RIEN NE M'ARRÊTERA. J'ai souvent rêvé retrouver ce regard chez mes compatriotes. Mais sans la foi, comment avoir un tel regard? C'est impossible.

    À l'époque du Frère André, la carte soleil n'existait pas. Les gens étaient bien contents d'aller le voir quand la médecine les laissait tomber. Les gens n'étaient pas plus cons qu'aujourd'hui. Ils n'avaient pas d'argent, c'est tout. Pas d'argent ni pour un psy, ni pour un chiro, ni pour un acuponcteur, pas d'argent du tout.

    Le Frère André n'était pas non plus un naïf. Il savait bien qu'avec son bagage, il ne pouvait rien faire de bon sans l'aide de Dieu. C'est pourquoi il ne s'est jamais attribué aucune qualité. Il était lucide, tout simplement: il ne se prenait pas pour un autre.

    Pourquoi St-Joseph? Parce qu'il représentait le père travailleur qui s'efface et se sacrifie pour sa famille. Un homme auquel tout le monde pouvait s'identifier à l'époque...
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  •  
  • 93Licar - Abonnée
    17 octobre 2010 09 h 42
    Le vrai mystère...
    Le vrai mystère de la religion c'est, pour moi, cette distance infinie entre l'apparat, les dorures et les ors, les pierres précieuses, le ton compassé et moralisateur, les gestes grandiloquents, l'importance que ces hommes de robe s'accordent les uns les autres, alors que leurs paroles prêchent la simplicité, la richesse du coeur, qu'ils incitent les foules à faire partie des petits qui forment la communauté des croyants qui les font vivre, enfermés dans leur cité vaticane, à l'abri de ce qui est pauvre, malheureux, sale, malade et indigent.

    L'ignorance, le pire fléau de l'humanité, soumise à toutes les croyances!
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  • Aline Landry - Inscrit
    17 octobre 2010 11 h 36
    Le coix des saints canonisés par l'église catholique
    Je voudrais vous apporter ma réflextion sur la canonisation.

    TOUT LE MONDE EN PARLE de la canonisation du frère André le premier québécois à être canonisé. Les frères de Sainte-Croix sont plus volubiles sur le frère André que sur les agressions sexuelles dont ont été victimes bien des p'tits gars de l'époque. Ils ont vite récupéré le saint personnage pour en tirer profit.

    Je trouve bien dommage que les canonisés de l'église catholique ne soient que des frères, des soeurs, des religieux, des religieuses, des prêtres, des évêques et des papes dans la plupart des cas. On réalise assez vite que le célibat religieux est bien valorisé et encensé à l'intérieur de l'église catholique.

    Si on fait un retour dans l'histoire des familles québécoises, il n'était pas rare à l'époque de voir des familles de 12 enfants et plus. Ma grand-mère maternelle a eu 16 enfants. Et elle est allée elle aussi voir le frère André. J'imagine que sa croix était bien lourde à porter comme on le disait si bien à l'époque de l'emprise religieux. Ces aïeules ne méritaient-elles pas d'être canonisées? Le quotidien de ces femmes de devoir était rempli de petits gestes méritoires et qui enfantaient pour ne pas mériter les feux de l'enfer. Faut pas se le cacher, les femmes étaient le pilier de l'église. Nos ancêtres masculins et féminins ont fait des petits miracles pour survivre. Mais aucun espoir d'accéder à la sainteté. Quelle tristesse!

    Saint Frère André, priez pour elles.....Mais oui!
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  • Augustin Rehel - Inscrit
    17 octobre 2010 12 h 44
    Reconnaitre les mérites de chacun
    Dans tous les milieux, on reconnait les mérites de ceux qui s'élèvent au-dessus de la matière. On remet chaque année des prix Nobel de la science, de la médecine, de la littérature... et il ne faudrait pas, si je vous comprends bien, reconnaitre la grandeur d'âme de ceux et celles qui mettent leurs talents et leurs énergies au services des autres: des pauvres, des petits, des démunis, des drogués, des éclopés de la vie...

    Et plusieurs, comme Alfred Bessette, le font jusqu'à s'oublier soi-même! Et il n'est pas le seul au Québec.

    La semaine dernière, on faisait une grande fête dont le but était de reconnaitre le bénévolat de citoyens et citoyennes de mon village. Cela se fait dans tout le Québec. Les organisateurs on remis une petite plaque à chaque lauréat, mais c'était comme si on leur avait remis un million.

    Je sais, il y de ces gens qui voudraient tout niveler par le bas, ne jamais reconnaitre les mérites des autres, en s'assurant surtout qu'ils ne deviennent pas plus grand que notre petite personne. Et ensuite on parlera de l'hypocrisie des autres!

    Comme Patrice Bessette le dit si bien: moi aussi il me tarde de rencontrer des Québécois qui s'émerveillent des talents de leurs compatriotes, peu importe leur sphère d'activité, au lieu de leur cogner dessus et de les jalouser insidieusement.
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  •  
  • Georges Allaire - Inscrit
    17 octobre 2010 15 h 21
    N'oublions pas son humour
    «Mon supérieur m'a mis à la porte, et j'y suis resté quarante ans.»
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  •  
  • MJ - Inscrite
    17 octobre 2010 19 h 42
    Ave Saint frère André!
    C’est bien beau de reconnaître le frère André dans sa sainteté mais encore faut-il épouser ses valeurs de dévouement, de simplicité, d’humilité et d’accueil de l’autre, peu importe qui il est. En revanche, cette richesse, ce faste du Vatican me gêne car son ostensible dorure me semble contredire les valeurs prêchées de partage et de solidarité humaine.

    A l'instar d'un commentaire amené par une autre personne ci-haut, j'ajouterais que beaucoup de gens au Québec, méconnus et sans renom, mériteraient cet hommage pour le bien accompli par le bénévolat au service des autres.
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  • Augustin Rehel - Inscrit
    18 octobre 2010 07 h 48
    Il n'y a rien de trop beau
    «... cette richesse, ce faste du Vatican me gêne car son ostensible dorure me semble contredire les valeurs prêchées de partage et de solidarité humaine.»

    Ce faste, comme vous dites, remonte aux origines de la connaissance. Quand Dieu demande à Salomon de lui construire une demeure, pensez-vous qu'il aurait dit aux menuisiers d'utiliser des restes de vieilles briques pour le faire ... lui, le roi, qui vivait dans un palais fastueux?

    Poiur construire la Maison de Dieu, il a fait venir les plus riches matériaux alors connus. Ne faisons-nous pas de même? Quand nous recevons quelqu'un que nous aimons, n'ouvrons-nous pas le meilleur vin?

    Vous savez, je dis souvent: il n'y a rien de trop beau pour ceux qu'on aime... même si parfois cela les gêne!
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  •  
  • Michel Bédard - Inscrit
    21 octobre 2010 04 h 10
    Être ou ne pas être... Saint.
    La Bible est le plus grand best seller de tous les temps. Une magnifique histoire truffée de personnages, "d'images" (pour mieux faire comprendre), et surtout de "symboles" que peu de gens malheureusement réussissent à décoder... La FOI est donc requise pour ceux qui ont du mal à saisir, à ressentir... Le Grand Livre a "personnifié" l'AMOUR par Dieu, Jésus, Seigneur, etc. En fait, Dieu n'est rien d'autre qu'un simple synonyme du mot AMOUR, ni plus, ni moins. That's it, that's all, point final. Vu que Dieu est Amour et que Dieu est Tout, il va de soit que l'Amour est Tout. Comme disait l'immense Père Benoît Lacroix: "Que faire d'autre qu'aimer..." la vie, son semblable et ce que l'on fait (le sens...). Aimer, c'est ÊTRE, et par le fait même, vivre le bonheur. Mais "qu'il est difficile d'aimer...", chantait Vigneault. Qu'il est difficile d'être Saint...
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