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La mosquée de Ground Zero - L'archevêque de New York peut-il être médiateur?

L’archevêque catholique de New York, Mgr Timothy M. Dolan<br />
Photo : Agence Reuters Shannon Stapleton
L’archevêque catholique de New York, Mgr Timothy M. Dolan
L'archevêque catholique de New York, Mgr Timothy M. Dolan, s'est offert comme médiateur dans la controverse sur le centre musulman projeté à Manhattan. La «mosquée de Ground Zero», en effet, y est devenue une grave pomme de discorde. Ni le maire, Michael Bloomberg, ni le président américain, Barack Obama, n'ont pu calmer le jeu, au contraire. Mais l'archevêque est-il l'homme de la situation

Moins spectaculaire que le projet de Manhattan, en effet, un autre projet de mosquée, à Staten Island cette fois, y suscitait une non moins vive opposition. Le curé de la paroisse St. Margaret Mary, le père Keith Fennessy, avait convenu, en mai, avec une organisation musulmane, qu'un couvent inoccupé pourrait servir de mosquée. À cette nouvelle, le débat a vite fait rage dans la communauté locale. Qu'allaient décider les autorités de l'Église?

En juin, une association communautaire invite les promoteurs musulmans à un dialogue public. Ces invités furent mitraillés de questions. Paul Vitello, journaliste au New York Times, en cite des exemples. «Le terrorisme d'hier et d'aujourd'hui ne sort-il pas de mosquées?» Ayman Hammous, un des représentants de la Muslim American Society, n'a pas le temps de finir sa réponse. Des 400 personnes qui remplissent le gymnase fusent les huées.

Une participante, Joan Moriello, disant avoir parlé au FBI le matin, demande pourquoi cette société musulmane «se trouve sur la liste de surveillance des groupes terroristes». Murmure dans la salle. «Votre information est inexacte, madame», répond Hammous. Et les questions de continuer. «La charia est-elle à votre avis meilleure que la démocratie?» «Que pensez-vous du rôle des femmes?» «Quel est votre point de vue sur Israël?» «Pouvez-vous citer un seul exemple de passage incorrect dans le Coran?»

Tumulte dans le gymnase. Quelques minutes avant que la police ne demande aux gens de quitter les lieux, il y a cependant un moment de silence. Bill Finnegan, un marine de retour d'Afghanistan, déclare qu'il y a été médiateur entre des tribus en conflit. Ovation debout. Il demande aux musulmans s'ils forgeront des liens avec les gens de cette communauté? «Oui», disent-ils. Finnegan se tourne vers la foule. «Allez-vous accepter de forger des liens avec ces gens — vos nouveaux voisins?» La foule éclate en huées.

Fin juillet, la réponse des autorités catholiques sort. C'est non. Or, parmi les membres du comité qui en décide, on compte, outre le curé, deux fiduciaires et deux représentants de l'archevêché, dont Mgr Dolan. Un porte-parole, Joseph Zwilling, n'a pas voulu dire si l'archevêque a pris part aux délibérations ou au vote. Mais, explique-t-on, «le comité a voté pour ratifier la décision du pasteur».

Bref, faut-il conclure, l'archevêque de New York a rejeté la vente du couvent. Depuis, les promoteurs de la mosquée locale ont résolu de chercher ailleurs un lieu de prière pour les musulmans du quartier. Mais l'archevêque peut-il encore se faire le médiateur dans l'affaire de Ground Zero?

Tout en refusant, la semaine dernière, de répondre aux questions du New York Times, Mgr Dolan disait, en entrevue à la radio, défendre la liberté de religion des musulmans tout en incitant les promoteurs du centre de Manhattan à tenir compte des gens qui y voient un affront à la mémoire des victimes du 11-Septembre.

L'idée de l'archevêque paraît faite sur la solution «alternative» au projet controversé de Manhattan. Certes, aucun projet religieux ou culturel particulier ne saurait s'implanter ici ou là sans plus de considération pour les circonstances ou l'environnement. Mais, comme par hasard, plusieurs autres projets de mosquée sont bloqués dans diverses villes des États-Unis.

Si New York n'est plus capable de s'entendre avec des musulmans, quel sort attend les demandes de même nature présentées ailleurs dans la démocratie américaine? La région new-yorkaise compte quelque 600 000 musulmans. À eux et à leurs coreligionnaires du pays, s'il faut en croire les sondages, les Américains se révèlent, pour la plupart, défavorables sinon hostiles.

On peut y déceler un amalgame entre musulmans et extrémistes ou le résultat du traumatisme laissé dans l'opinion américaine par le 11-Septembre. Mais on ne saurait minimiser, dans ce fossé grandissant, le travail de sape, de propagande et d'exploitation qui pollue les médias du pays, et dont les ravages se répandent sur Internet.

Qu'en pareil contexte, surtout à la veille d'une élection, des partis et des candidats comptent les votes qu'ils espèrent en récolter au mépris de droits qu'ils piétinent, faut-il s'en surprendre? Plus inquiétant, par contre, est l'attentisme, pour ne pas dire la dérobade de la hiérarchie catholique. Cette Église paraît, en effet, incapable de tracer une voie dans ce champ semé de préjugés, de peurs, sinon de haine.

Au lendemain du 11-Septembre, le président George W. Bush avait présidé au deuil des familles des victimes et de la nation américaine dans une cérémonie spéciale où chrétiens, juifs et musulmans étaient représentés. Mais depuis, les musulmans du pays ont été laissés à la discrimination qu'ils subissent de plus en plus en Amérique.

Les musulmans de New York, apprend-on, ne sont pas fermés à un compromis. Ils auront fort à faire pour ne pas créer un précédent qui leur serait préjudiciable. Pourtant, en permettant à des fanatiques de prévaloir contre eux dans une simple paroisse, l'Église n'abandonne-t-elle pas aussi ses propres fidèles?

Plusieurs s'inquiéteront d'un pareil signe dans une société de plus en plus tentée par l'intolérance.

****

redaction@ledevoir.com

***

Jean-Claude Leclerc enseigne le journalisme à l'Université de Montréal.
 
 
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  • François Ricard - Abonné
    23 août 2010 06 h 13
    Islam et islamisme
    Nous sommes dans une situation de conflit de valeurs entre un courant qui rejette les Droits de l’homme et leur caractère universel mais aussi la laicité et la démocratie, et un autre qui croit que ce sont là les principes essentiels qui nous permettront de vivre ensemble et en paix.
    Trop souvent, les mosquées servent à propager les idées islamistes plutôt qu'à vénérer Allah, le Dieu de l'islam. Les pratiquants de l'islam qui n'adhèrent pas aux différentes idées islamiste ou bien craignent ou bien ne sentent pas le besoin de militer contre toute forme d'intégrisme. Il faudrait d'abord que la communauté musulmane s'engage à rejeter les prêches islamistes dans toutes leurs mosquées.
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  • Democrite101 - Inscrit
    23 août 2010 08 h 17
    La régression culturelle

    Nous régressons, car ces discussions (plus ou moins de religion, où ou nulle part, dans les écoles ou les lieux de culte) relèvent du 18e siècle. Si nous sommes logiques, la laïcité pensée par Thomas Jefferson lors de sa rédaction de la Déclaration d'indépendance et la rédaction de la constitution américaine en 1776, de même que la séparation de l'Église et de l'État en France en 1905, auraient dû régler la question. Le religieux relève de la conscience individuelle et se pratique dans les lieux de culte, rien de plus et rien de moins.


    Cette régression doit cesser. Il faut que les esprits libres et progressistes, féministes et scientistes, voire tout citoyen soucieux du bien public et de la paix culturelle envoient un signal fort à la droite religieuse: Votre infiltration de la démocratie pour y beurrer des langes mystiques-hystériques, pour y installer en douce une crypto-théocratie est connue de tous et mérite le mépris.


    Des mosquées à New York, près ou loin de Ground Zero, n'est qu'une malbouffe culturelle de plus dans le débat public. C'est un débat entre quel hot-dog (au porc ou au boeuf) nous devons faire avaler aux fidèles qui sont en déficit de culture contemporaine. Nous devons relever le débat. Il faut plutôt nous demander s'il est culturellement sain de s'abreuver d'une telle pensée magique, infantile, primitive et obscurantiste.


    Convions tous les fidèles accros aux religions comme à une drogue métaphysique indigente à s'instruire des sciences humaines, des sciences de la nature, de la philosophie rationaliste afin de meubler leur cerveau d'une nourriture digne de l'homme. Rêvasser aux dieux et au Ciel est infantile. Notre paradis, c'est nous tous et tous ensemble. C'est le seul paradis que nous ayons, le seul dont nous soyons certains. La volonté de le rendre encore plus heureux relève de la volonté, non de la démission intellectuelle paresseuse, des nez par terre, des bras en croix ou des yeux ferm
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  • tinakrieg - Inscrit
    23 août 2010 09 h 06
    Le clash inévitable
    L'Islam et les valeurs occidentales n'ont aucun point d'intersection, et ne pourront jamais coexister. Si les musulmans veulent s'installer à l'Occident et s'y intégrer ils ont besoin d'entamer une grande réforme de leur religion. Mais cette réforme semble être tout à fait impossible vu que le Coran ne laisse aucune marge de tolérance. Les versets qui incitent à la violence et aux représailles contre les infidèles et les négateurs (i.e. chrétiens et juifs) sont assez nombreux et tout est permis même la tromperie (Al Taqiyya) pour que les fidèles musulmans puissent accomplir leur devoir d'islamisation et de conquête du monde (en implantant une mosquée dans chaque coin possible et répandre leur Charia). Comment ces gens-là pourront trouver un point commun avec nos valeurs et notre liberté? C'est comme mélanger de l'eau et de l'huile et espérer que les deux deviennent une seule entité!
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  • francacadie - Inscrit
    23 août 2010 09 h 15
    Toc toc....
    Le loup frappe à la porte de la bergerie.
    Ca l'ennuie un peu que cette porte-là résiste.
    Mais c'est un loup tenace, obstiné, sûr de sa force.
    Le dialogue est encore incertain. Ce loup ne dit pas tout ce qu'il pense.
    Et ça, c'est bien embêtant, voyez-vous.
    L'idéal serait que ce visiteur entre une fois ses dents limées.
    Par lui-même.
    Et c'est là où le bât blesse. On ne voit pas très bien qui serait assez persuasif, dans son propre entourage, pour l'aider à effectuer ce geste préventif.
    En conclusion, il est peut-être pertinent que ce loup continue à frapper à une porte entr'ouverte juste comme il faut.
    Histoire de voir ce qu'il a vraiment dans la tête. On serait enclin, pour le moment, à douter de sa tolérante et pacifique douceur.
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  • jocelyne53 - Inscrit
    23 août 2010 09 h 20
    La régression culturelle
    Bonjour,

    Je suis tout à fait d'accord avec le commentaire de Democrite 101. La religion ne sert de prétexte que pour des débats politiques de contrôle des masses. Mais la population est lasse de cette tolérance hypocrite qui cache souvent des intérêts économiques et se fichent complètement de la sécurité du pays. Faire opposition à des projets fumeux et ne jamais relâcher sa vigilance, c'est faire preuve de maturité démocratique.
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  • SusanK - Abonné
    23 août 2010 09 h 22
    SIX ÉTAGES VACANTS
    Les américains ont raison de s'inquiéter de cette mosquée.

    Lorsque l'Iman Rauf refuse de signer une déclaration à l'effet qu'elle ne servira pas pour implanter la Sharia...

    http://bigpeace.com/cbrim/2010/08/17/ground-zero-m
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  • Ciceron Derome - Abonné
    23 août 2010 09 h 45
    Conflit d'intérêt
    Est-ce que la ferme conviction de la possession tranquille de la "Vérité" irait jusqu'à obnubiler la raison pour ainsi ne pas se rendre compte d'une évidence qui saute aux yeux: le conflit d'intérêts. Les mondes religieux ne cesseront jamais de m'étonner.
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    23 août 2010 09 h 58
    Des gens aiment s'écouter parler...
    ...d'autres écrivent pour que le commun des mortels n'y comprennent rien. Ainsi, ils se croient supérieurs; comme Démocrite, un certain Légaré, je crois, de St-Augustin-de -Desmaures.

    Vulagariser n'est pas mauvais.
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  • J.Gabriel - Inscrit
    23 août 2010 10 h 19
    Monseigneur Jacques Légaré!
    (Monseigneur) Démocrite, vous tentez une fois de plus de nous convertir à votre culte "des lumières"voulant sauver l'humanité de la "noirceur" (rhétorique religieuse s'il en est). Tel un prophète, vous démonisez les (anciens) dieux pour que nous adorions les idoles auxquels vous vouez un culte(feministes, scientistes, rationalistes) nous promettant une terre promise ici bas...
    Comme un prophète, vous vous donnez un nouveau nom, et pas des moindre, celui de démocrite! Personnellement, je trouve cela très drôle de voir à quel point vous utilisez la rhétorique de ceux dont vous vous prétendez le détracteur.
    De quoi est-il fait votre paradis ici bas, Monseigneur Démocrite? Je pari que si vous preniez le temps de le décrire, on verrait des gens béat, heureux devant un ciel bleu, écoutant de la musique et piqueniquant avec des lions (exactement comme le dessein qu'on retrouve sur la revue :"réveillez-vous" des des témoins de Jéhovah). Qu'est-ce qu'on se bidonne!
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  • francacadie - Inscrit
    23 août 2010 11 h 33
    Recours
    Heureusement, il nous reste l'humour, ce corps étranger pour les religions.
    A ce propos, vous n'êtes pas sans avoir remarqué la profonde réserve de nos grandes gueules médiatiques s'agissant de l'Islam. Silence dans les rangs! Et pourtant, quelle mine d'or! Les gens, les habits, les coutumes, la littérature, Ô Seigneur, comme tu as bien doté tes enfants du croissant! Les Cathos,les Juifs, à côté de ça, des enfants! On imagine un Devos, un Desproges, un Coluche à l'ouvrage!
    La peur de la fatwa est un symptôme révélateur et plutôt inquiétant de la capacité à nuire d'un dogme éminemment politique, armé de surcroît. Nous sommes sous contrôle et faisons semblant de trouver ça normal.
    Jusqu'à quand? La question, heureusement, se pose désormais publiquement.
    En attendant qu'une réponse soit donnée, dansons sur le ventre des diseurs accablants qui tapent, poings fermés, à notre porte. Qui sait? Peut-être jetteront-ils alors au feu leur glose pour se joindre à la joyeuse sarabande des esprits libres?
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    23 août 2010 13 h 53
    Le hijab aux É.U.
    Nous apprenons aujourd'hui qu'une musulmane à l'emploi de Disney a décidé après deux ans de porter le hijab. Disney l'a averti d'enlever son voile ou à accepter de travailler hors de la vue du public. Elle a refusé et a préféré retourner chez elle.

    C'est quoi cette insistance à refuser de se conformer aux us et coutumes de la société dans laquelle on vit?

    J'ai vécu deux hivers dans un pays arabe et j'enlevais mes souliers avant d'entrer dans une mosquée.
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  • Democrite101 - Inscrit
    23 août 2010 14 h 23
    Faire le prophète, c'est de l'histoire ancienne; de nos jours on est savant, et modeste nécessairement


    À J. Grabriel et Marc Tremblay

    L'espace m'est compté pour vous répondre convenablement, avec une longueur qui respecte la qualité que vous me demandez avec raison. Je respecte profondément votre désir de vous instruire.

    En clair, lisez André Comte-Sponville, «Petit traité des grandes vertus», et les petits tomes de la «Contre-philosophie» de Michel Onfray. Ils disent en détail ce que mes écrits trop courts ne peuvent élaborer.

    Cet optimisme des Lumières me vient de 30 ans d'étude de l'histoire de la civilisation occidentale. (voir le livre de Louis Rougier «Histoire culturelle de l'Occident» sur mon site Web (Page Web de Jacques Légaré), que j'ai réédité.

    Les Lumières, ce n'est pas une religion, ni un culte, ni une croyance. C'est un savoir, celui des Sciences humaines doublées d'une philosophie rationaliste (seule la science est pourvoyeuse de vérités crédibles). Quant aux religions, créations des peuples primitifs (le mythe), reprises et grossies dans le christianisme et l'islam, il n'y a qu'archaïsme, obscurantisme et infantilisme. Lisez Freud «L'avenir d'une illusion». Tant qu'il y aura des crédules, les religions perdureront. Quand la culture scientifique sera universelle, exit toute religion.

    Vous aurez grand plaisir à ces lectures. Une vraie culture contemporaine.
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  • Camille - Abonnée
    23 août 2010 14 h 38
    Islamisme, obscurantisme et libertés
    @Démocratie 101
    "Rêvasser aux dieux et au ciel est infantile" écrivez-vous. Mais j'ajouterais "pas innocent". Les musulmans, par la voie d'un islamisme radical très clair pour ceux qui s'informent, islamisme qui emprunte les véhicules de leurs associations "culturelles" ou de leurs "projets" culturels (souvent subventionnés à même l'argent de nos impôts ici au Québec et au Canada) ont des objectifs politiques de "rétablissement" de la grandeur de l'islam en Occident qui ne font pas de doute.
    Il ne faut pas oublier non plus, que l'Islam ne sépare pas la religion de l'Etat, ne sépare pas la politique de la religion. Ainsi nombre de mosquées....
    Le nom seul que le promoteur de la Mosquée de la discorde de New York, l'iman "dit-modéré" Feisal Abdul Rauf a donné à son projet "Le projet Cordoue" devrait réveiller les esprits anesthésiés de nos intellos-universitaires-académiciens-et grands penseurs de notre société.
    Et vive l'obscurantisme !
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  • Democrite101 - Inscrit
    23 août 2010 15 h 18
    Cessons tout sionisme et renouons avec nos amis juifs et arabo-musulmans
    Merci à mes correspondants de me faire l'honneur de préciser ma pensée

    Camille a raison. L'islam est une religion plus politique que le christianisme car il s'agit bien de la «communauté des croyants». Communauté, c'est un regroupement politique qui a valeur de nation. Ce sont les Lumières qui ont cassé la dimension politique du christianisme (les monarchies de droit divin renversées aux 19e et 20e siècles).
    Les islamistes ont peut-être l'ambition que vous leur prêtez. Qu'importe, c'est une ambition sans avenir. Aucune religion, issue de peuples peu industrialisés, ne peut s'imposer à l'Occident fortifié et libéré par 3 siècles du progrès des Lumières (sécularisation, démocratie, droits de l'homme, égalité homme-femme), que toutes les religions nient. Et la Chine qui nous surpassera est la plus matérialiste et athée qui soit. Elle nous aidera à bloquer tout retour mondial à la religion.
    Nous avons raté l'occasion d'aider, à ses origines où il n'était pas dictatorial, le mouvement Ba'as pour terminer dans tout le monde arabe la tâche laïque qu'avait si bien réussie Mustapha Kémal en Turquie et dont Ba'as était l'héritier. Notre sionisme a cassé les reins de ce mouvement émancipateur qui s'est corrompu avec le temps dans la dictature.
    Que faire maintenant ? Retendre la main à nos amis arabo-musulmans, reprendre chez-nous nos compatriotes juifs que nous avons chassés en Palestine, aider les Lumières arabes à réussir en leur pays notre propre succès chez-nous. Beau programme...
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  • francacadie - Inscrit
    23 août 2010 16 h 05
    Oui.
    Certes, Démocrite. Votre projet tient la route. Qui n'y adhèrerait pas?
    Vous êtes cependant comme le médecin qui disserte sur les prodiges la circulation sanguine devant un malade en pré-collapsus.
    Il y a désormais chez nous une situation clinique dont on commence à comprendre l'organisation dans notre vieux corps malade. C'est un médecin qui vous parle et qui vous dit : le stade vaccinal étant largement dépassé, il faut parer à l'urgence.
    L'accélération du processus pathogène est telle qu'il convient aujourd'hui de fédérer sans perdre de temps des compétences multi-nationales, exactement comme l'on confronte aujourd'hui des données planétaires pour décider du meilleur traitement.
    Il demeure toujours possible de disserter tout en agissant. Mais l'absence d'action dans cette affaire serait à coup sûr mortelle, à un terme bien plus rapproché qu'on ne le pense généralement. Nous ne pourrons nous sauver de l'emprise islamique qu'à la condition de remettre à plus tard la discussion sur les causes de son expansion si rapide. Car n'en doutez pas : pendant que nous confrontons agréablement nos visions "Lumièrisées" du monde, il est une pénombre qui obscurcit notre ciel, préfigurant la nuit opaque du bestial.
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    23 août 2010 17 h 30
    Cessons tout sionisme
    Comment faire cela ? Il domine la Palestine, les É.U. et le Canada.
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  • Ciceron Derome - Abonné
    23 août 2010 20 h 11
    Ne pas se perdre dans l'utopie
    En effet, à l'instar de francacadie, il ne faut pas se perdre dans la dissertation, malgré le fait qu'elle demeure et demeurera importante. La Cité de Platon, ne l'oublions pas, ne s'est jamais réalisée et ne se réalisera pas, ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas matière à réflexion. À preuve, et ce n'est pas un jugement de valeur, il y a dans "l'Idée" quelque chose d'"éternel" qui a été récupéré notamment par le christianisme.

    La caractéristique principale, majeure, de l'islamisme c'est la non-séparation de l'église de l'État. Des lors, devinons qui s'arroge le pouvoir suprême, au nom de la "possession tranquille de la Vérité", possession qui, notamment sur une période d'un peu plus de cinq siècles a permis cette folie de "La Sainte Inquisition" dont le résultat fut environ cinquante millions de morts sur la planète. Si nous ne sommes pas vigilants, peut-on s'attendre encore à de telles exactions? Bien sûr. À mon humble avis, le diagnostic est relativement clair à propos des intentions claires, cachées ou inavouées de l'islamisme. L'action concertée est de mise, le mot "concertée" référant aussi aux réflexions qui accompagnent un tel mouvement.
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  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    23 août 2010 22 h 16
    La Religion est témoin de l'histoire humaine mais pas de son avenir
    J'ai assisté à la messe de dimanche matin à la basilique Notre Dame de Québec dans le vieux Québec en tant que visiteur et curieux de la pratique catholique québécoise en 2010 au moment des adieux du cardinal Ouellet présent l'après midi même dans la basilique afin de s'adresser à ses fidèles. Le prêtre pendant la messe a mentionné ce libre arbitre personnel qui serait donné par Dieu qui nous donne le choix entre la voie de la grâce et du salut ou celle de se maintenir dans le péché tout cela en nous rappelant qu'en pleine époque de relativisme culturel, de pluralisme des valeurs, il faut que le chrétien soit ferme pour se procurer les moyens d'accéder aux conditions du salut éternel post mortem. Par une parole égale sans intonations autoritaires, ce prêtre de la première église de la capitale n'en n'a pas moins tenu un sermon conservateur dont M.Ouellet a sans doute pris connaissance.

    Alors, si l'église québécoise ne croit pas à la relativité ou à la complexité des choses comment s'attendre J.C.Leclerc que l'islam puisse s'ouvrir à d'autres vérités que la sienne? Il est vain de percevoir seulement l'intolérance qui pourrait être celle des laïques. Rappelons que les religions monothéistes par leur nature n'ont essentiellement que leurs vérités indivisibles à nous offrir et qu'on ne peut diminuer le cadre de la séparation entre l'État et les religions au nom d'un multiculturalisme illusoire. C'est pourquoi Obama a gaffé en encourageant ce projet de mosquée à Ground zero car la laicité active trouve sa qualité dans le fait de tenir les religions à distance entres elles et de l'État.
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    24 août 2010 08 h 36
    Le problème
    C'est que les Québécois ne savent pas comment assumer leur nouvelle laïcité. Et en même temps, ils ne sont pas encore détachés de leur récent passé où le catholicisme était quasiement une religion d'état.

    Nous sommes dans une phase de transition.
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    25 août 2010 14 h 56
    Pas de désespoir
    Contrairement à ce que M. Légaré dit, je n'ai jamais écrit que les sionistes étaient maîtres du monde. J'ai parlé des É.U., du Canada et de la Palestine; j'aurais pu ajouter l'UE.

    Mais ce qui me donne de l'espoir, c'est que la Russie, l'Amérique latine et l'Asie ne sont guère influencés par les sionistes.
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  • Nelson - Inscrit
    25 août 2010 21 h 26
    ET PENSER QUE TOUS CES ÉCHANGES SONT PURE DÉLIRE, PCQ DIEU N'EXISTE MÊME PAS !!!!
    Autant des pasions, des emotions, des chicanes, des guerres à travers toute l'histoire de l'humanité, des menaces nucleares, ET TOUT, TOUT, absolument délirant et hors de la réalité, parce que la base de tout, Dieu, n'existe pas.

    Jusqu'au un certain point nous pouvons comprendre que 3000 ans en arrière les humains inventent des explications "divines" pour expliquer ce que ne comprenaient pas, mais aujourd"ui continuer avec ces niesseries........franchement.........certains humains 'croyants" font dur, dur !
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    16 septembre 2010 23 h 09
    Existe-t-il d'autres endroits
    à New-York où l'on pourrait bâtir une Mosquée plutôt que près de Ground Zero ?

    Ce geste m'apparaît comme une provocation.

    N'oublions pas qu'il y a 3500 américains morts pour RIEN dans les deux tours, et que le deuil n'est pas encore fait...le souvenir est très pénible...et puis les attentats ont été faits par des "extrémistes islamistes" et non des chinois, des japonais, des brésiliens, des allemands...

    Alors pourquoi tourner le "fer dans la plaie" et placer une MOSQUÉE près du carnage barbare et inhumain???

    L'empathie envers les familles des victimes, est-elle une denrée rare
    dans l'Islam?
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