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Moderniser l'Église

Yves Claudé - Sociologue  28 mai 2010  Éthique et religion
Monsieur Marc Ouellet, qui exerce une fonction de cadre dans l'institution religieuse catholique du Québec, est en train de contribuer d'une manière fort efficace à la sortie de l'Histoire de l'Église catholique. Si une partie de cette Église a pu contribuer au développement de la modernité au Québec, il semble que les forces traditionalistes et antimodernes qui contrôlent et dirigent actuellement cette institution, engagées dans un activisme désespéré, risquent d'accélérer sa désintégration.

Le citoyen Marc Ouellet fait un très mauvais calcul en pensant profiter des effets du conservatisme politique qui est à la direction de l'État canadian. Ce courant, à la fois traditionaliste et néolibéral, contrôle cet État grâce à un système politique fait sur mesure pour assurer le pouvoir aux groupes socio-économiques dominants. Monsieur Ouellet sous-estime sans doute le fait que ce pouvoir, incarné par la figure de Stephen Harper, est exercé dans un manque flagrant de légitimité, tout particulièrement au Québec.

En tentant, à travers l'espace médiatique, d'une manière militante, d'imposer de nouveau des valeurs archaïques à une société québécoise devenue résolument moderne, Monsieur Marc Ouellet contribue à réduire une institution historique du Québec à l'état de résidu sectaire. Va-t-il se donner en spectacle dans les émissions à la mode comme un certain Claude Vorilhon, dirigeant autoproclamé de la secte raëlienne?

Dérive antisexuelle


Il serait irrespectueux de ma part de demander à Monsieur Marc Ouellet, qui pratique officiellement l'abstinence sexuelle, de nous expliquer sa démarche: sur quelles connaissances factuelles et humaines se base-t-il pour élaborer et justifier la morale sexuelle qu'il tente d'imposer à la société? Il reste que, dans une perspective historique et moderne, la dérive sexiste et antisexuelle de l'Église catholique au cours des siècles apparaît à la fois comme pathologique et antisociale. Les administrateurs actuels de la secte catholique en devenir auront-ils le courage de poser un regard lucide sur ces réalités, et surtout de s'engager dans des démarches réparatrices pour les victimes, démarches qui impliquent aussi une transformation profonde de l'institution religieuse catholique?

Dans un monde moderne en proie à une profonde crise de sens qu'un humanisme émergent tente imparfaitement de résoudre, on peut se demander si une institution catholique modernisée et humanisée, dégagée de ses fondements traditionalistes, aurait un statut et une légitimité valables dans le contexte des recherches de sens individuelles et collectives. Il ne s'agit pas ici de prôner un quelconque «retour du religieux», mais de considérer d'une manière sociale et pragmatique les effets possibles de la désintégration de l'Église catholique, en particulier la prolifération de sectes qui est d'ailleurs déjà observable, dans un espace de recherche de sens où cette Église est de moins en moins présente.

Réseau coopératif

Avec l'appui militant d'un Michel Chartand toujours présent parmi nous, moins impie qu'il n'y paraît, avec sa «bénédiction», pourquoi ne pas transformer ce qui reste de l'Église catholique du Québec en un réseau de coopératives de sens autogérées, dégagées de la tutelle vaticane et patriarcale?

Ce réseau coopératif, basé sur des valeurs modernes d'égalité et de non-ségrégation entre les sexes, d'antiracisme et de rejet de l'homophobie nous permettrait de vivre ensemble, socialement et rituellement, les grands moments de la vie que sont entre autres la naissance et la mort. Ce projet de modernisation de l'institution catholique me semble par ailleurs tout à fait compatible avec la laïcité intégrale et radicale de l'État qui est indispensable à la paix sociale.

***

Yves Claudé - Sociologue
 
 
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  • Francis Robillard - Inscrit
    28 mai 2010 02 h 01
    Modernisons-nous
    Aucune rationalité ou simple bon sens ne peut atteindre les organisations ou association de crédules (pardon), de croyants.

    L'État ne doit plus subventionner le prosélitisme. Mais ce n'est pas dans le contexte canadien que cela se fera. De longue date, le clergé et les anglais se sont donné la main pour exploiter à leurs profits des génération de québécois.

    L'État doit couper l'accès aux déductions qu'obtiennent les organismes, qui ne sont que religieux. Le prosélitisme n'est pas un acte charitable, c'est une opération de trafic d'influences.

    Pourquoi changeraient t'ils, puisque leurs impopularité n'est que le symptôme de ce qu'ils nous ont imposé, une étroitesse de vue. Qu'ils finissent par subir ce qu'ils ont tenté de nous faire avaler, nous diminuer jusqu'à nous faire dispaître. Que quelques barbus intolérants, éveillent quelques intolérants ici, ne fara que passer comme une mode et la société en finira de ces distractions, héritage de la Grande noirceux d'ou chaque culture est issu.
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  • michel lebel - Inscrit
    28 mai 2010 06 h 32
    Délires!
    Chacun a le droit à ses délires! Inutile d'en rajouter!
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  • Nestor TURCOTTE - Inscrit
    28 mai 2010 07 h 29
    Vous ne savez pas ce qu'est l'ÉGlise, à l'évidence....
    La vie divine de l’Église se fait reconnaître à qui veut la voir par sa perpétuité et par ses caractères. L’ÉGLISE, C’EST L’ÉTERNITÉ DANS LE TEMPS, et l’Éternité, c’est à la fois une perpétuité, car elle enveloppe le temps, et une supériorité de nature par rapport à nos durées changeantes.

    Les durées égalent les êtres. Nos durées à nous sont des durées morcelées et réduites à nos mesures : la durée de Dieu est immuable et infinie dans son être, qui est celui de Dieu même. Si donc Dieu vit vraiment avec l’homme sur terre, grâce à l’incarnation continuée et rendue sociale, la vie ainsi constituée sera douée tout ensemble et d’une perpétuité indéfectible, et d’une supériorité relative toujours, puisque l’homme en est, mais suffisante pour marquer que l’homme, ici, n’est pas seul; que l’Auteur de son être a repris l’œuvre à sa base, pour la porter plus haut.

    Perpétuité d’abord. Il y là, pour qui sait voir, un fait étonnant. L’Église, par sa définition même et par ses propres déclarations mille fois répétées, est obligée d’être perpétuelle. C’est une étrange obligation. Le prophète qui se pare ainsi de l’avenir risque à chaque heure d’être démenti. Aussi l’adversaire, sentant la prise que lui donne contre l’institution et la doctrine une telle prétention, se hâte-t-il, lui, de prophétiser la mort de l’Église, de la déclarer imminente, de la montrer déjà acquise, pour ainsi dire, dans ses préambules certains.

    La tactique est bonne. Il n’est de plus sûre manière de ruiner moralement l’Église, de jeter le discrédit sur toute sa durée, que de prouver, que cette durée aura un terme. Si l’Église doit mourir, elle n’est rien. Si l’Église est non seulement dans le temps , ce qui doit être, mais sujette au temps, c’est qu’elle est abandonnée au temps ainsi que tout le reste et n’est pas suspendue à l’éternité. En d’autres termes, si l’Église meurt, si la fin de l’homme - et l’homme, au vrai, ne meurt pas – c’est qu’elle est humaine seulement, c’est qu’elle n’est pas ce qu’elle prétend être, et que pour finir elle n’est rien.

    Mais l’Église n’est pas troublée de ce danger, et elle écoute paisiblement, depuis deux mille ans déjà, ceux qui l’en menacent. Une telle force psychologique est à elle seule un surprenant phénomène. Une puissance si sûre d’elle-même et de son avenir, si décidée dans ce qu’elle fait et si peu inquiète des contradictions, des attaques, des obstacles, de tous les pièges qu’elle sait bien pourtant, avec sa vaste expérience, tendus sous les pas de toutes les institutions : c’est une gageure. Quelle audace, que de prétendre ainsi faire exception…


    Et il n’y a pas à dire, le fait répond : il a toujours répondu au sentiment que notre Église en a, comme si ce sentiment était partie du fait même. L’Église circule parmi les événements comme le somnambule au bord du toit. Le somnambule ne tombe pas, guidé qu’il est par un esprit intérieur, dans une heureuse ignorance du péril qu’il frôle. Réveillez-le, enlevez-lui son inconsciente sécurité, faite de certitude vitale : il est perdu. Ainsi l’Église si elle perdait sa foi. Mais elle ne peut la perdre. Son Esprit intérieur à elle, tout à la fois lui communique le sentiment de sa pérennité et lui donne partout le pied sûr.

    L’Église entend survivre à tout ce qui prétend l’avenir, et elle a déjà enterré beaucoup de ceux qui méditaient ou attendaient sa perte. Les orages ne lui ont pas manqué : mais les tornades sur l’océan et les tempêtes de sable du Sahara n’affectent pas la stabilité de la terre. L’Église a épousé la terre; elle est la terre même surmontée de la croix, la terre vivante, sanctifiée par une invisible Présence, et elle n’a pas peur. Un jour, la terre mourra, mais dans une apothéose que l’Église dit sienne. Elle ne craint pas cet événement-là, elle l’espère même. En deçà, prophète d’elle-même, projetant ce qu’elle est sur ce que demain elle sera, elle dit : l’avenir est à moi, parce qu’en moi est cet avenir déjà acquis avec Celui qui le règle. Le temps ne me contient pas; c’est moi, ÉGLISE, qui contient le temps, par mon Esprit, son principe éternel. Bien des choses me font souffrir, mai aucune ne me dérange ni ne m’inquiète. L’adversité me retrempe. Un échec signifie pour moi : recommence, comme un succès signifie : poursuis. Je regarde, par-dessus la tête de mes ennemis et au-delà des obstacles, un but visible à moi seule, mais si exigeant que je ne saurais en détourner mes regards ni ma marche. Achever mon Christ en terre, le Christ collectif, l’assemblée universelle qu’il a appelée SON CORPS : c’est mon travail. Travail de tous les temps, sans doute ! Et c’est pourquoi, je ne meurs pas…

    Au surplus, quand on parle de perpétuité à l’égard d’une société religieuse comme l’Église, il ne s’agit pas d’une perpétuité exclusivement politique ou administrative. Ce ne serait là qu’une conservation de cadres. Pour que l’Église soit vraiment perpétuelle, il faut que se conservent, comme faisant partie d’elle-même, et sans altération essentielle : sa pensée, c’est-à-dire son dogme; sa pratique, c’est-à-dire sa morale et sa liturgie; son organisation, c’est-à-dire son sacerdoce et les chefs de son sacerdoce, évêques, représentants des Douze, Pape, successeur de Pierre et lieutenant du Christ. C’est tout cela qui ne doit pas périr.

    Et que d’occasions, pour que cela ait péri! On peut dire que tout y est occasion, car l’historique se meut dans l’accidentel. De sorte que, s’il n’y avait là un principe interne d’indéfectibilité, de continuité, tout irait toujours au hasard, c’est-à-dire à l’anéantissement sans remède; les dogmes s’évanouiraient en opinions d’individus et de groupes (comme dans le protestantisme); la pratique morale et les sacrements, l’autorité et les disciplines les plus essentiels auraient le même sort.

    Toutes les religions ont changé profondément et se sont émiettées en sectes. L’Église de Jésus-Christ est fidèle à sa tradition unitaire, mémoire où se trouvent consignées une fois pour toutes les confidences de Dieu à l’humanité et les créations de sa grâce.

    Il y a eu des crises. Il y en aura d’autres et de biens pires sans doute. Il y a des retards, des manques dans le fonctionnement. Il n’y a pas lieu de s’en étonner : c’est la part de l’homme. Jésus-Christ a promis à son Église une durée indéfectible. Il ne lui a pas promis une santé indéfectible. Elle a ses maladies. Mais elles ne vont pas à la mort. Elles peuvent être guéries.

    C’est à nous de faire qu’elle se porte mieux, car c’est de notre santé à nous, fidèles et chefs, qui procure la sienne. Mais on n’a pas besoin de nous pour qu’elle vive, ou du moins, si sa vie dépend de nous d’une certaine manière, le Maître des cœurs est là pour que ne lui manque point le «petit reste» en qui peut subsister Israël, réserver des temps meilleurs et gage du triomphe éternel.

    L’Église a une supériorité relative sur toute autre société. La vitalité de l’Église est visible aujourd’hui plus que jamais, malgré ses échecs, ses scandales parfois. Son développement interne étonne. Son élan de pénétration des cœurs se déploie avec une vigueur nouvelle. Elle peut aller partout sans se mêler nulle part. Elle s’occupe de tout et peut tout influencer sans, en principe, vivre une sorte de contamination interne.

    Son indépendance, qui est un signe de sa force proprement surhumaine, éclate au grand jour. L’Église réalise des miracles d’activité précisément parce qu’elle ne se hâte pas, ne brusque rien, ne compromet rien, ne s’oblige jamais au recul, regarde loin et sans impatience, dans le sens de l’avenir; bref, parce qu’elle mène l’action temporelle dans un esprit supérieur au temps.

    Me parlera-t-on de tant de misères, dans l’Église? J’y consens, pourvu qu’on ajoute : tant de sainteté. Peut-on méconnaître la force sanctifiante et purifiante de l’Église sous ses deux formes essentielles : la forme mystique et la forme éducatrice et morale.
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  • Goupil - Abonné
    28 mai 2010 09 h 13
    Une sociologie qui se veut critique, mais s'impose normative
    «Dans un monde moderne en proie à une profonde crise de sens qu'un humanisme émergent tente imparfaitement de résoudre, on peut se demander si ....»

    Tiens, tiens. Une petite phrase très intéressante. C'e serait quoi un humanisme émergent ?

    Quant au reste de l'article, j'inviterais l'auteur à relire sérieusement Max Weber pour se mettre à l'analyse au lieu de l'idéologie.
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  • Michel Gaudette - Inscrit
    28 mai 2010 10 h 18
    A N. Turcotte
    Mais de quelle "Église" parlez-vous ?

    SVP ne pas confondre le christianisme avec l'Église de Rome.

    Jésus n'est jamais venu fonder une dite "Eglise" telle que l'Église romaine...

    De plus, l'Église romaine n'a surtout pas le monpole du christianisme!
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  • Nestor TURCOTTE - Inscrit
    28 mai 2010 10 h 58
    @M.GAUDETTE
    Je parle de l'Église catholique, évidemment. Il n'y a pas d'autres églises fondées par J.-C. Retournez à Luther.
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  • J.Gabriel - Inscrit
    28 mai 2010 11 h 40
    Superbe commentaire M. Turcotte!
    Bravo pour ce commentaire M. Turcotte...
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  • gilbert troutet - Inscrit
    28 mai 2010 11 h 54
    Prêchi-prêcha
    Avez-vous été capables de lire jusqu'au bout, et surtout de comprendre, le prêchi-prêcha de M. Nestor Turcotte? Ce genre de discours me rappelle certains sermons interminables du dimanche où le curé, du haut de la chaire, pouvait raconter à peu près n'importe quoi. Et si l'on n'y comprend rien, c'est que c'est un «mystère» au sens où l'entend l'Église.
    Ce qui me rappelle cette anecdote d'une brave fidèle au retour de la messe, à qui son mari demandait : «De quoi le prêtre a-t-il parlé aujourd'hui?» Réponse : «Je ne sais pas, il ne l'a pas dit.»
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  • Jacques Légaré - Inscrit
    28 mai 2010 15 h 13
    À quelle date son effondrement ?



    La réflexion de Yves Caudé est excellente, avec les mots justes et l'appréciation remarquablement lucide. Il faut la reprendre et la poursuivre.

    L'Église catholique est-elle réformable ? À mon avis, non.

    Sa toute première réforme d'importance fut la Contre-Réforme du 16e siècle, qui fut un désastre parce que l'Église fit sienne les propositions les plus rigoristes et les plus mortifères des Luther et des Calvin.

    La 2e, Vatican II, fut tuée dans l'oeuf (seul avortement permis....) par Paul VI et ses successeurs.

    Bref, une structure et une mentalité qui nous viennent en droite ligne de l'Empire romain totalitaire du IVe siècle, et qui ressemblent à l'Union soviétique (Armée rouge en moins), est vouée à tomber net, d'un seul tenant, comme en 1989 le bloc communiste. La raison est simple: tombe d'un seul tenant toute rigidité qui La question n'est plus que: Quand la chute aura-t-elle-lieu ?

    On ne peut, en ce XXIe siècle, faire du neuf à partir d'une symbolique et d'une science néolithiques, celle du religieux, de l'hors-de-ce-monde. Il y a ce monde-ci, la nature, les hommes, et rien d'autre. Tout sens fort et solide doit partir d'eux, les assumer, et y rester.

    Yves Caudé, avec raison, craint le vide symbolique de la chute des organisations traditionnelles. En fait, elles seront, ou devront, être remplacées par des activités fort humaines, très humaines, qui existent déjà, et on n'a qu'à les adopter. Ce sont les arts, les sports, l'écologie, la justice sociale et l'unité politique universelle des hommes, et autres colossaux projets merveilleux, aux promesses immenses, au long cours, mais vraiment crédibles.

    Hors d'elles, il n'y a que des sectes méprisables (Raël, Moon, Scientologie, etc). Il nous faut un système d'éducation très solide, aux maîtres formés aux plus beaux esprits d'Occident, afin que ces chantiers de l'âme emplissent de beauté et de grandeur toute la vie de notre jeunesse.

    Quant à Nestor, je vous dis ceci: vous êtes proche de votre propre vérité en se disant disciple d'une organisation «somnambule».

    Personne ne doit tenter de vous dissuader de votre délire volontaire. La liberté est à ce prix. Je vous demande juste une chose: ne jamais piger dans les fonds publics pour pédophiler la jeunesse au profit de l'organisation sectaire dont vous minorez la nature perverse par l'aveuglement où vous tient le fantasme insoutenable de Dieu et de ses différentes poupées pour croyant infantile.

    Je vous le dis sans mépris, cher Nestor, avec toute l'amitié citoyenne que nous nous devons tous, mais aussi avec conviction rationaliste pour tenir tête à l'idéologie réactionnaire qui vous voulez maintenir contre l'histoire, contre la raison, contre le temps et contre le bon sens.

    Jacques Légaré, ph.d. en philosophie politique, né 1948,
    Professeur (retraité) d'Histoire, d'Économique et de Philosophie
    Http://oeuvres-de-jacques-legare.iquebec.com/
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  • Michel Gaudette - Inscrit
    28 mai 2010 15 h 23
    A propos de la dite "Église"...
    Vous parlez de l,Église catholique, M. Turcotte?

    Moi, je ne reconnais aucunement Jésus-Christ dans cette galère...

    L'Esprit souffle où il veut tekl que Jésus le dit dans St-Jean, chap 3.

    Demandons-nous alors si l'Esprit souffle toujours sur l'Église romaine...
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  • Nestor TURCOTTE - Inscrit
    28 mai 2010 16 h 43
    @Gaudette
    JE connais d'autres groupes qui se nomment Église de ceci et Église de cela. Certains d'entre se disent totalement corrompus par le mal. Et pour eux, seul, Christ peut les laver de leur totale souillure.

    Je ne peux adhérer à cette théorie. Elle va à l'encontre même de tout ce qui est naturel et forcément imparfait, mais pas totalement.

    Ne vous inquiétez pas pour l'Église de Rome. Elle subsistera...alors que depuis Luther, des milliers d'églises sont nées et sont disparues. Aux États-Unis, il y a au moins 800 églises protestantes. Et elles prétendent toutes être la Vérité. Disons qu'il y a un petit problème, hein?
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  • Nestor TURCOTTE - Inscrit
    28 mai 2010 16 h 46
    @Légaré
    Vous êtes commes bien d'autres: vous attaquez le messager. Tout votre texte tourne autour de ma personne. Je n'oserais pas faire un tel commentaire sur vous, d'autant plus que je ne vous connais pas et que je ne vous ai jamais rencontré. Politesse oblige !
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  • Jean Rousseau - Inscrit
    28 mai 2010 18 h 36
    ON A LE POTENTIEL.
    Cette suggestion du sociologue Yvon Claudé de moderniser l’église, tout en l'extirpant de l'influence de Rome, se trouve particulièrement intéressante. Je sens enfin cette solidité du sol sur laquelle j’ai l’habitude de bâtir.

    Imaginons notre joie d’aller assister, dans une basilique, à des conférences: de Boris Cyrulnix, de Pierre Légaré ou encore d’Omar Aktouf.

    Il ne faut pas oublier la profondeur de ces femmes : Anne Dorval, Chantal Hébert, Lise Payette, Viola Légère et la théologienne suisse française du troisième genre; Luciférine Hurli.

    « si tu ne vaut pas une plaisanterie, tu ne vaut pas grand chose » me disait ma mère.
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  • Michel Gaudette - Inscrit
    28 mai 2010 21 h 08
    A N. Turcotte Petite récapitulation historique
    Je vous ai posé la question à savoir si l'esprit souffle toujours sur l'Église de Rome.

    Avant l'Empereur Constantin qui a permis au catholicisme d'essaimer dans l'Empire, le christianisme était le fruit d'églises autocéphales et sous l'inspiration du Saint-Esprit qui a permis la diffusion du christianisme dans le bassin méditerranéen. Ceci est patent à découvrir dans le livre des "Actes des apôtres" qui montre comment le christianisme s'est diffusé à ses tous débuts.
    Or l'Église romaine va faire une erreur majeure en s'acoquinant avec l'Empire romain à partir de Constantin au point d'en prendre la mentalité centralisée, hiérarchisée, dominatrice et autoritaire. C'est ici que l'Église va perdre son essence chrétienne, celle inspirée du Souffle de l'Esprit Saint et des premiers apôtres. L'Église deviendra alors mondaine, politique, autoritaire, hiérarchisée et autoritaire, exactement comme l'Empire romain qu'elle aura copié en fait...
    Jésus avait dit à ses apôtres de rendre à César ce qui lui appartient. Plus tard, Saint-Paul demandera aux chrétiens de Rome dans son "Épitre aux Romains" (chap. 13) de se soumettre aux autorités civiles, de payer l'impôt et d'honorer le roi. Or, l'Église romaine fera tout le contraire après Constantin en voulant soumettre les autorités civiles à son pouvoir. Or c'est exactement ici la source de toute la violence religieuse qui sera générée par cette volonté de soumettre les autorités civiles. Historiquement, il y a rien de plus dangereux que ce mélange de pouvoir civil et de religion... Il adviendra alors l'Inquisition (avec ses milliers de bûchers), les Croisades (avec ses milleirs de victimes) et les guerres de religion (avec ses milliers de victimes aussi).
    Si l'Église de Rome avait respecté l'Écriture dont elle veut se faire la gardienne et si elle avait observé l'ordonnance chrétienne de se soumettre au autorités civiles, cette affreuse violence religieuse générée par cette volonté de l'Église romaine de soumettre les autorités civiles n'aurait jamais eu lieu.
    L'Église romaine n'a jamais voulu rendre à César ce qui lui appartient.
    Voilà pourquoi la papauté n'aurait jamais dû se mêler des affaires du monde. Elle aura dû suivre l'ordonnance de Jésus qui a demandé de rendre à Dieu ce qui lui appartient !! Si elle avait fait cela, elle aurait pu maintenir vivant ce souffle du Saint-Esprit des premières Églises chrétiennes (celles décrites dans les Actes des apôtres plus précisément) et se réclamer des premiers apôtres.
    En se compromettant en matière politique, l'Église romaine a tout perdu de son essence chrétienne. Malheureusement...

    C'est ici Monsieur Turcotte que l'on peut se demander si l'Esprit souffle toujours sur cette Église..
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  • Jacques Légaré - Inscrit
    29 mai 2010 00 h 55
    Un martyr est un fou qui meure pour sa religion qui pour lui ne meure pas...


    Cher Nestor

    Désolé de vous avoir vexé, car mon propos ne visait pas votre personne, mais votre propos. C'est le travers des croyants de s'identifier à leur croyance. Il ne faut pas s'identifier à l'idée qu'on propose, elle pourrait être inexacte...

    Cher Nestor, tout votre propos respire, suppose une transcendance, un au delà du réel, hors de toute sensibilité, produit de toute l'extravagance dont le cerveau humain est capable quand il décide de flotter hors de terre. Voilà pourquoi je ne peux pas discuter à partir de vos arguments. Ils viennent du Ciel qui n'existe pas, donc ils sont du vent qu'on ne voit pas, qu'on ne saisit pas. Et si vous vous en servez pour faire avancer vos bateaux, vous êtes bien les seuls à les voir avancer...

    Votre texte n'est pas un argumentaire saisissable par la raison, mais de la poésie fantastique. Et dont les acteurs ne vivent que dans la tête de leur créateur, et dans celle des crédules qui assistent à son spectacle. La théologie, d'où vous tenez vos arguments, ne sait pas distinguer le fantasmer et le penser. Le premier vit de fictions, le second de réalités.

    Alors, excusez-moi de vous avoir laissé penser que je vous jugeais. Bien sûr, vous êtes somnambule de votre religion qui l'est tout entière ! Cela ne vous empêche pas d'être un brave homme et un honnête citoyen.

    Je souhaite en tout cas que vous l'êtes plus que le clergé dont vous appuyez la croyance, et qui pige à pleine mains dans les fonds publics et laisse celles des prêtres dans les culottes des enfants. L'argument n'est pas bas ou cruel. Il est celui du temps des hommes, pas celui du Ciel qui dispense d'en être un plein et entier, à sa seule condition humaine.

    Bonne journée, cher Nestor.


    Jacques Légaré, ph.d. en philosophie politique, né 1948,
    Professeur (retraité) d'Histoire, d'Économique et de Philosophie
    Http://oeuvres-de-jacques-legare.iquebec.com/
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