jeudi 9 février 2012 Dernière mise à jour 20h46
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir

Le débat sur l'avortement est rouvert et doit le rester, dit le cardinal Ouellet

Le cardinal Marc Ouellet en conférence de presse à Québec pour s’expliquer au sujet de ses récents propos sur l’avortement.
Photo : Louise Leblanc - Le Devoir
Le cardinal Marc Ouellet en conférence de presse à Québec pour s’expliquer au sujet de ses récents propos sur l’avortement.
Québec — À défaut de limiter le droit des femmes de se faire avorter, les gouvernements doivent mieux financer les groupes d'aide aux femmes qui sont d'allégeance pro-vie, plaide maintenant le cardinal Marc Ouellet.

Québec et Ottawa devraient mieux soutenir les organisations religieuses ou communautaires «qui défendent la vie» par souci «d'équité» puisqu'ils financent déjà les cliniques d'avortement, a déclaré hier le cardinal lors d'un point de presse visant à revenir sur ses déclarations d'il y a deux semaines.

Marc Ouellet estime qu'il a été mal compris et qu'on a retenu seulement une partie de son intervention. «On a pris une phrase et on en a fait une arme pour me discréditer.» Le 15 mai dernier, lors d'une conférence devant 200 militants pro-vie, Marc Ouellet avait demandé pourquoi une femme victime de viol devrait commettre un crime à son tour en se faisant avorter.

Hier, il a tenu à se montrer plus nuancé. Tout en reconnaissant avoir qualifié alors l'avortement de «crime», il a dit préférer l'expression «désordre moral grave». Les médias n'auraient pas mesuré, dit-il, sa compassion envers la détresse des femmes qui se font avorter. «Mon souci est avant tout la santé physique, psychologique et spirituelle de la femme en difficulté», a-t-il martelé. Ces dernières seraient selon lui les victimes des pressions des hommes et de la société en faveur de l'avortement.

«Si seulement un médecin prenait une demi-heure pour expliquer à la jeune femme de 16 ans qui est enceinte les conséquences psychologiques qu'elle éprouvera suite à l'avortement, je suis convaincu que plusieurs prendraient la décision de le garder», a-t-il plaidé, allant jusqu'à suggérer qu'on puisse réduire de moitié le nombre d'interruptions de grossesse au pays en aidant mieux les femmes enceintes à faire «un choix éclairé». «Si la voie juridique est impraticable parce qu'il n'y a pas de volonté politique, la voie de la compassion, elle, l'est», a-t-il lancé.

Prié de dire pourquoi il intervenait sur ces questions maintenant, il n'a pas caché suivre de près ce qui se passe à Ottawa. Cela s'inscrit dans «le contexte précis» de la «discussion politique» sur l'aide aux programmes dans le tiers monde, a-t-il dit concernant le refus du gouvernement Harper d'inclure l'aide à l'avortement dans ses programmes d'aide internationale pour la santé des femmes.

«Ç'a aidé à poser des questions. Les gens ont oublié que l'enfant n'a droit à aucune protection dans le sein de sa mère.» Et d'ajouter que si le gouvernement Harper refuse de financer des avortements à l'étranger alors qu'il ne fait rien ici, il est «incohérent».

Dénonçant le soi-disant «vide juridique» en matière d'avortement au Canada, Marc Ouellet a en outre déclaré que du point de vue des droits du foetus, les autres pays n'avaient rien à envier au Canada pour ce qui est des droits de la personne. Le cardinal avait commencé son allocution en répétant que le débat sur l'avortement était ouvert et qu'il devait le rester.

Malgré l'incompréhension dont il dit avoir fait l'objet, Marc Ouellet semblait plutôt satisfait de son impact. «Il y a quand même des choses qui se sont passées», a-t-il dit en évoquant les interventions de «certains chroniqueurs».

Le cardinal Ouellet était accompagné hier de l'archevêque d'Ottawa, Terrence Prendergast. En 2008, ce dernier avait déclaré que les politiciens pro-choix ne devraient pas recevoir la communion. Hier, il a fait valoir que les milliers de militants pro-vie qui ont défilé récemment devant la Chambre des communes représentaient une «majorité silencieuse».

Lorsqu'un journaliste lui a demandé pourquoi il ne soutenait pas plutôt l'accès aux moyens de contraception, l'archevêque d'Ottawa a répondu qu'il préférait que «les couples» recourent à l'abstinence, «une méthode naturelle» plutôt qu'à d'autres moyens. «Ils ont le droit de le faire, mais la contraception a toutes sortes de conséquences: elle banalise la sexualité et encourage le sexe hors mariage», a-t-il ajouté.

Appelée à réagir à la nouvelle sortie de Marc Ouellet, la ministre de la Condition féminine, Christine St-Pierre, a dit que la question de l'avortement était bel et bien «réglée» et que les nombreuses réactions négatives aux propos du cardinal montraient bien «que la population ne voulait pas revenir là-dessus». «Il y aura toujours des forces qui vont vouloir ramener ça sur la place publique. On le voit aux États-Unis», a-t-elle ajouté, mais il y a ici un «consensus très large là-dessus».

Pour la Fédération des femmes du Québec (FFQ), les termes choisis par le cardinal sont plus doux, mais le propos est le même. «Le cardinal Ouellet parle encore de compassion envers les femmes, mais pour nous, la compassion envers les femmes, ça passe par le fait de les laisser faire leur choix sans leur imposer de parti pris ou de jugement», croit Nathalie Parent, responsable du dossier à la FFQ.

D'emblée, ajoute-t-elle, ces propos doivent absolument être mis en lien avec ce qui passe du côté d'Ottawa. «Il dit cela maintenant parce qu'il sent qu'il y a une ouverture du côté canadien. Il a applaudi la décision du gouvernement Harper de ne pas inclure l'avortement dans le plan pour la santé maternelle et il voit très bien qu'il y a plusieurs députés qui déposent des projets de loi qui visent à restreindre le droit à l'avortement.»
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Serge Sigouin
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 05h26
    Il n'y a pas de vide juridique.
    Habile de semer l'idée qu'il y a un vide juridique. Il ne faut pas être dupe. Aujourd'hui, dans la vie (notre nom, notre âge et notre date de naissance) et dans la loi (notre existence civile et juridique commence à la naissance), une personne existe à partir de sa naissance, ce qui correspond au moment ou l'enfant n'est plus en dépendance vitale de sa mère. Avant cela il faisait corps à sa mère. À ce que je sache, à ce titre le fœtus et l'enfant sont clairement défini juridiquement.

    La pétition de principe selon laquelle il y aurait un vide ne serait utile que pour justifier la création d'une loi interdisant l'avortement. On le sait bien, la nature a horreur du vide, mais Dieu?

  • Claude Kamps
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 05h28
    La morale de l'abstinence en question
    La morale de l'abstinence en question n'est même pas bonne pour ceux qui comme le Mgr ont fait voeux et promesse d'y adhérer.

    Comme elle est contre nature elle se prête a plein de déviances que la confession ne suffit pas à enrayer.

    En fait toute les religions qui on une hiérarchie avec un « pape » comme supérieur et qui en plus n'ont que des hommes comme prêtres emploie la méthode du « contre nature » de la sexualité pour dominer leurs fidèles.

    Quand en plus on prend comme otage la mort qui est inévitable à tout ceux qui sont en vie, comme principe de supériorité en disant « nous le clergé nous savons ce qui vous attend après la mort si vous ne pratiquer pas notre ««contre nature »» on arrive a fabriquer des hommes comme Mgr Ouelette qui sont dans les patates et pas à peu près...

    Exigé des cours de vie sexuelles à partir du premier secondaire, et la disponibilité des pilules du lendemain ne peut être votre doctrine, vous perderiez toute crédibilité auprès de vos fidèles que vous avez domptés ou qui sont assez crédules pour croire que vous et vos collègues sont toujours abstinent sexuellement de corps et d'esprit.

    Vous oubliez une loi fondamentale de la nature voulue par Dieu, que pour l'homme non abstinent, dominant, les conséquences sont seulement morale, mais que pour la femme les conséquences sont physiques et longues trop souvent de pas rien que 9 mois mais à vie.

    Depuis des temps, les femmes qui ne voulaient pas vivre rien que pour les conséquences d'une attirance naturelle ont tripoté leur corps pour s'en débarrassé, trop souvent au prix de leur vie...

    Maintenant Mgr, la science, autre don de Dieu à l'homme, a fait des découvertes qui permettent à la femme d'être égale à l'homme dans les conséquences de la nature, comme la pilule du lendemain ou si la pleine lune n'a pas laissez le temps aux jouisseurs de prendre des précautions ou toutes autres raisons bien humaine, l'avortement rapide et médicale qui est loin d'être la boucherie de l'aiguille à tricoté...

    Je pense qu'avec toutes les révélations de ces dernières années sur les pratiques sexuelles du clergé, il me semble que vous devriez vous abstenir de faire des leçons sur la sexualité et ses conséquences aux hommes et femmes qui sont bien plus naturel que vous en ne voulant pas comme vous la forcer cette nature qui règle bien notre destin vers Dieu à sa guise...

  • Linda Larocque
    Inscrite
    jeudi 27 mai 2010 06h48
    Désordre moral grave dites-vous?
    C'est plutôt le cardinal Ouellette qui souffre de désordre moral grave. Il est complètement dans le champ. Que connaît-il des femmes, de leurs défis, de leurs douleurs... de l'oppression, de la pauvreté, de la violence, de la grossesse et de l'enfantement. Monsieur s'est toujours fait dorloter par les servantes de Jésus. Désolée, même si vous vous pavanez en robe, vous n'avez pas le droit au chapitre. L'avortement est réservé aux femmes. Et, saisissez donc toutes les occasions pour vous taire.

  • Yves Petit
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 07h02
    Bravo Mgr Ouellet
    Mgr Ouellet fait très bien de revenir et d'insister sur le drame que constitue l'avortement libre et gratuit. Surtout qu'il met l'accent sur l'aide qu'il faut apporter aux femmes prises avec une grossesse non désirée.

    Pour les femmes au prise avec une telle grossesse et ceux et celles qui veulent contribuer financièrement à aider la mère et sauver la vie de ces enfants non désirés, je recommande la visite du site suivant:
    http://www.alliance-ressources-grossesse.org/

  • jean-claude Vincent
    Abonné
    jeudi 27 mai 2010 07h07
    Les abus de l'église catholique
    Le débat sur les abus des prêtres pédophiles est ouvert et doit le rester . La sainte église catholique doit plutôt se concentrer à demander pardon pour les péchés des nombreux pédophiles qu'elle a nourrit en son sein et payer des compensation aux victimes, avant qu'un de ses représentants viennent nous faire la morale sur la question de l'avortement.
    La compassion n'est pas une voie à sens unique mossieur le monseigneur ! Encore cette semaine dans la Presse on relatait l'histoire d'un curé qui a engrossé une orpheline qui faisait le ménage au presbytère tout en la traitant de bâtarde pour la faire avorter par la suite .
    C'est ça l'hypocrisie de cette organisation dont les membres ont abusés de leurs pouvoirs pendant qu'elle manipulait un peuple ignorant durant la grande noirceur.

  • T. Julien
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 07h31
    Y a plus rien à débattre sur ce sujet...
    Si le Mgr ou quiconque d'autres dans l'Église Catholique veulent débattrent un sujet, ILS devraient débattre le TRES SÉRIEUX PROBLEME de la PÉDOPHILIE au sein de l'Église Catholique.

    1-. Qu'est-ce que l'Église FAIT, exactement, POUR PRÉVENIR ces comportements ?

    2-. Pourquoi l'Église et ses pédos CHERCHENT TOUJOURS à cacher et protéger ses pédos ?

    3-. Pourquoi le Mgr INSISTE-T-IL TANT A FAIRE DÉVIER le sujet de la pédophilie au sein de l'Église Catholique pour 'criminaliser et culpabiliser'' ENCORE UNE FOIS, les femmes pour mieux les maintenir: les pieds nus, enceinte, dans la cuisine POUR MIEUX SERVIR LES HOMMES ?



    QUE le Mgr et son Église commence donc par nettoyer sa/leur propre cours avant de vouloir DOMINER celle des femmes!...

  • Michèle Dorais
    Abonnée
    jeudi 27 mai 2010 07h32
    qui jette l'huile sur le feu ?
    Le cardinal ou la presse ? La cause a été entendue et rejetée. Pourquoi accorder de l'importance à ce propos en lui accordant la une des titres ?????
    En attisant les esprits, le cardinal, de son aveu même, atteint ses fins en mettant la presse à contribution. Pour ma part le débat est clos... inutile d'en rajouter.

  • Pierre Marinet
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 07h38
    C'est de la culpabilisation gratuite.
    «Si seulement un médecin prenait une demi-heure pour expliquer à la jeune femme de 16 ans qui est enceinte les conséquences psychologiques qu'elle éprouvera suite à l'avortement, je suis convaincu que plusieurs prendraient la décision de le garder»,
    Quelles seraient les conséquences psychologiques si on n'est pas à la hauteur d'avoir à 16 ans un enfant? La liberté est de laisser le libre choix, utiliser sa volonté propre. Diaboliser c'est liberticide. Le catholique n'a plus à nous dire ce que moral signifie.
    Le «désordre moral grave» dont parle ce monsieur "seigneur" n'a de compte à rendre à qui que ce soit. Une femme mature et libre peut avorter et avoir une vie épanouie. Dire en parlant des femmes que "Ces dernières seraient selon lui les victimes des pressions des hommes et de la société en faveur de l'avortement." c'est tout bonnement être hors de la réalité, de la vraie vie des femmes. Puis dire: "une femme victime de viol devrait commettre un crime à son tour en se faisant avorter." c'est démontrer que le "désordre moral grave" c'est monsieur "seigneur" qui l'éprouve. Les forces liberticides et de la culpabilisation ne sont pas encore éteintes. C'est affligeant.

  • claude boucher
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 07h42
    SI SEULEMENT

    Si seulement un psychiatre prenait une demie-heure pour expliquer aux prêtres pédophiles qui agressent des enfants les conséquence psychologiques qu'ils causent a ceux ci pour le reste de leur vie,je suis convaincu que ces prêtres iraient se faire soigner et qu'ils défroqueraient.La seule raison du sacerdoce de ces tristes personnages est de profiter de la faiblesse et de l'innocence de ces jeunes.

    Mg. Ouellet,allez donc jouer dans vos plate bandes et laissez donc les femmes décider elles même ce qui est le mieux pour elles.

    Claude Boucher
    Salaberry de Valleyfield.

  • guido3005
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 07h44
    Lâcher prise
    Non mais y a pas l'air d'avoir compris notre cardinal. Ici, l'Église n'a plus à nous dire quoi faire. Je ne suis pourtant pas pour l'avortement, mais pour le libre-arbitre. Une personne doit prendre des décisions et vivre avec. Une femme qui décide de se faire avorter, va souvent le regretter plus tard, mais c'est SON CHOIX. Si elle ne se send pas apte ou prête à assumer cette grossesse, il est donc préférable qu'elle suive sa conscience plutôt que de venir grossir le lot des enfants mal-aimés.

    Il faut bien savoir que la plupart des avortements ne sont pas des grossesses dans le cadre de personnes qui sont mariés. Déjà là, ils vivent, selon l'Église, dans le péché. Et dire qu'il y a à peine 50 ans, les enfants issue de ce genre de grossesse, étaient stigmatisés par l'Église et par le fait même la société. On les traitaient de bâtards. Les femmes devaient aller se cacher et ensuite le donner puisque cela n'étaient pas un enfant légitime.

    Alors mon cher cardinal, il serait plus que temps de vous taire car vous paraisser, de plus en plus ridicule.

  • Jacques Légaré
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 08h13
    Le chat sort du sac. L'Église veut de l'argent, encore de l'argent !


    Il y a hypocrisie à changer «crime » pour «désordre moral grave». En effet, si le législateur s'en mêle, ce sera la criminalisation de ce «désordre moral grave»

    Est stupide l'idée du cardinal de mettre en avant «les conséquences psychologiques» de l'avortement (et certaines femmes avortées n'en éprouvent aucune) et les conséquences d'une grossesse non désirée. éprouvent aucune) et qui, elles, sont terribles, car durent toute une vie, voire deux vies !.

    D'accord avec son idée de «la compassion» mais il devrait la mettre à la bonne place. Notamment sur les victimes des prêtres pédophiles et abuseurs. Le cardinal relance ce débat sur l'avortement pour détourner l'opinion des réclamations des victimes de son Église. C'est hypocrite, hypocrite, hypocrite.

    La ministre Saint-Pierre a très bien répondu. Enfin, les femmes montent au créneau pour tenir tête aux phallocrates (auto-châtrés !), machistes et patriarcaux qui les méprisent comme c'est pas possible. Bravo les femmes ! Ne vous laissez plus jamais embobiner par ces hypocrites qui véhiculent une idéologie foncièrement, et jusque dans ses textes sacrés fondateurs, perverse.


    Dernière heure sur le sujet: toute la classe politique féminine du Québec, une ministre libérale, la chef péquiste, la co-chef de Québec-solidaire, les mouvements de femmes ont brutalement, à peine polies, rabrouer ce monsieur Ouellette qui s'ennuie de Duplessis et de Pie X.

    Son appel à la criminalisation de l'avortement sera un coup d'épée dans l'eau bénite, comme ce fut le cas ses sorties médiatiques contre le mariage gay. Bref, son idéologie arriérée prend le bord de la marginalisation.

    Mais allons un peu plus loin. Qu'y-a-t-il derrière ces relents du passé qui crachent leurs dernières petites fumées ?
    Les conservateurs chrétiens (quasi synonymes) veulent le retour en arrière où des femmes se faisaient charcuter pour obtenir un avortement. Que faire ?
    Il faut dénoncer cette pensée stupide, arriérée en tout domaine qu'est toute religion. Ces croisés, plus que contrôlants mais bel et bien assassins de femmes en difficulté, qui dissimulent les pédophiles dans le placard, qui entretiennent l'homophobie qui pousse au suicide de nombreux jeunes gens méprisés et isolés, ont une philosophie criminelle.
    S'y rajoute une aberration incroyable: ce sont de vieux célibataires (curés et autres) qui exigent le retour à la brutalité d'antan contre les femmes (par la toute puissance du code criminel) dans un acte qui ne relève que de la liberté des femmes. Ce qui se passe dans le ventre d'une femme ne regarde que les femmes. Jamais ils ne l'accepteront, car ce qu'ils veulent, c'est la domination des esprits, et curieusement ils s'acharnent sur la domination du ventre des femmes... Ils tournent toujours autour de quelque perversion sexuelle (sadisme de contrôle), tordue, maquillée en vertu.

    Leur conception de la vie humaine, et de ce qui la produit (la sexualité), la maintient (le mariage) ou la termine (l'euthanasie) est pathologique, et le fut de tout temps. Ces archaïques profonds ne la veulent pas pour eux-mêmes, ce serait trop beau, et respecterait autrui. Ils veulent l'imposer aux autres par la toute puissance de la loi. Ce sont des fascistes mous, mous car on leur a enlevé les bûchers depuis des lustres. Ils récidivent dans leur besoin de domination et de contrôles sur autrui en exigeant la criminalisation d'actes dont ils sont les seuls à détenir une compréhension si arriérée.

    Le zygote, le foetus sont-ils des personnes humaines ? Débat intranchable, car la vie n'a pas de frontières absolument fixes (sauf au décès). Devrons-nous devenir végétariens pour ne pas tuer ? Pour la vie humaine, les débuts sont incertains, et surtout la viabilité (condition de toute vie) est elle aussi incertaine. Et même dans ce cas où, péremptoirement, on décréterait que la vie humaine commence au zygote, il faut décider si la vie de la mère, et plus encore la qualité de la vie de la mère, doivent être sacrifiées pour une vie qui n'est pas encore socialement et historiquement commencée.

    Si même on lui accorde le crédit d'être une vie qui a biologiquement commencé, ce n'est pas pour autant un droit à une vie sociale et future historiquement commencée, car ce droit est un acte qui relève de la volonté. Or la volonté des citoyens est toute personnelle quand il s'agit de ce qui se passe dans son ventre.

    Et c'est là où le débat est insoluble, il demeure donc de nature métaphysique: une affirmation qui ne repose que sur elle-même. En politique donc, quand un débat est insoluble, métaphysiquement concluant que pour des partisans, il faut respecter la liberté individuelle, donc la liberté de choix. Et le choix n'appartient qu'aux femmes qui ont le problème dans le ventre, et non aux religieux machistes dont l'anthropologie est primitive et qui l'ont imposée aux femmes par la violence dans le passé, et qui récidivent aujourd'hui en voulant la violence (la force publique) du code criminel.

    Il faut combattre avec toutes les armes légales et pacifiques à notre disposition cette clique de réactionnaires à l'anthropologie religieuse obsolète, et dont la philosophie arriérée est une honte et un déni du droit des femmes, de leur glorieuse lutte pour leur émancipation des religions et des violences machistes.

    Jacques Légaré, ph.d. En philosophie politique, né 1948
    Professeur (retraité) d'Histoire, d'Économique et de Philosophie

  • michel lebel
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 08h31
    Un débat vital
    Il y a une évidence que la ministre St-Pierre devrait comprendre: une question comme l'avortement ne sera jamais "réglée" pour de bon. Le commencement, comme la fin de la vie, sont des sujets débattus depuis des millénaires. Le cardinal Ouellet a émis le point de vue de l'Église, un point de vue également millénaire. Plutot que de crier au loup et d'agir en meute cherchant une victime, peut-être faudrait-il réfléchir davantage à la position de la vieille Église. Personne ne peut nier que l'enjeu soit ici très important.

  • michelyne caouette
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 08h40
    Sommes-nous en 2010?
    Le corps des femmes appartient aux femmes qui sont capables de réfléchir et de prendre des décisions elles-même. Messieurs du clergé cessez cette ingérence dans la vie privée et intime des femmes. J'ai peine à croire ce que je lis en 2010!

  • Marie Mance Vallée
    Inscrite
    jeudi 27 mai 2010 08h48
    Et les bébés phoques...
    Où sont les Steven Guilbeault, Paul Watson, Sir Paul McCarthny et Brigitte Bardot qui défendent bec et ongles les bébés phoques ?

    Il serait intéressant de connaître leur opinion sur l'avortement.

  • Amie du Richelieu
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 08h52
    Et l'abstincence des prêtres?
    Les hommes décident de se faire opérer la prostate avec leur médecin. Les femmes décident de se faire avorter avec leur médecin. Prêtres, mêlez-vous de vos affaires!

    Johanne Dion

  • michel lebel
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 09h04
    Le bouc-émissaire
    Je ne suis pas surpris des réactions souvent violentes aux propos du cardinal Ouellet: toute société cherche toujours un bouc-émissaire pour ses maux ou manques. Au Québec, c'est l'Égiise et et en pariticulier le cardinal Ouellet, parce que ce dernier parle tandis que ses confrères évêques ou prêtres se taisent pour la plupart. Mgr Ouellet devient la victime expiatoire toute désignée. Ce rite est vieux comme le monde. Consciemment ou inconsciemment, Mgr Ouellet choisit la voie du martyre. C'est ainsi dans l'histoire de l'Église. Comprends qui voudra!

  • Pierre Samuel
    Abonné
    jeudi 27 mai 2010 09h10
    Responsabilité entière et ultime
    Quel est le plus grand crime? Mettre un enfant dans un monde contre le gré de la mère dans un monde surpeuplé aux deux-tiers de miséreux dont les ayatollahs de tout acabit se foutent éperdument ou recourir à l'avortement dans des cas extrêmes comme le viol?

    Même dans les pires cas, la femme se doit de toujours conserver l'unique, entière et ultime responsabilté de son propre corps au-delà de tout dogmatisme!

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 09h18
    Linda Larocque
    La grossesse et l'enfantement sont des fonction biologique du sexe féminin et ne devrait être nullement pris en ligne de compte pour un avortement. Le corps de la femme est conçu pour cela, c'est ce qui fait la différence entre les hommes et les femmes. Oui la douleur est extrêmement mais n'est pas une raison d'avortement.

    Aujourd'hui la société est de loin plus ouverte et les filles mère ne sont plus vues comme des putains ou des dépravée. Çà c'était les années 50. De plus il y a tellement de ressource disponible pour la jeune femme qui malgré tout ce qui a de disponible se retrouve enceinte, il y a l'adoption si elle ne veut pas de l'enfant, pourquoi l'avortement? Il y a toute sorte de forme d'aide financière, psychologique et des groupe de support. Des avortement il y en aura toujours, mais au Québec il y en a près de 25,000 par an, alors qu'il ne devrait y en avoir que quelque centaines, les cas extrême ou la vie de la mère est en danger. Et que l,on ne me donne pas la vieille histoire que seul la femme décide et que son corps lui appartient, car une fois fécondée la femme partage ce corps avec une autre vie et ne lui appartient plus totalement.

  • bruno labelle
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 09h32
    bravo messieurs
    si on en fait le decompte l avortement est beaucoup plus un atout pour le male , qui lui , se satisfait de la situation. mais si on s attarde aux propos de l Eglise il est question ici d aider la femme qui a des besoins et ce sans aucune condamnation. voyons messieurs elle a oublie sa pillule ,je n aime pas les condons.....pas grave elle va passer au bistouri....lachez pas les males il y a des feminisimes qui vont vous appuyer dailleurs entendez bien leur argument.......

  • Michèle Dorais
    Abonnée
    jeudi 27 mai 2010 09h34
    Stragégie : détourner l'attention du scandale
    Merci à T. Julien pour la pertinence de son propos. On aurait voulu détourner l'attention du public sur les abus sexuels des prêtres que l'on ne s'y serait pas pris autrement. La facture du doreur d'image doit être salée.

  • Andre Vallee
    Abonné
    jeudi 27 mai 2010 09h39
    Modérons et discernons.
    D'abord faire la différence entre une jeune fille enceinte et un femme mariée qui a déjà des enfants. La première a définitivement plus besoin de support que la deuxième dans SA décision; et il faut que ce support soit disponible. Surtout, ne pas condamner.
    Ce débat n'a rien à voir avec la pédophilie de quelques prêtres. La très grosse majorité des prêtres son capables de vivre leur célibat, et veulent le vivre. Qu'il soit obligatoire dans l'Église est une autre question. Il y a aussi des parents légitimes pervers.
    Profiter de tout débat pour vider son sac n'aide en rien.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    jeudi 27 mai 2010 09h41
    Pression des hommes?
    Il y a toujours eu des avortements, ou du moins des tentatives d'avortements. Et ce, contre la pression de nombreux hommes et de la société. Et non pas le contraire, Votre Éminence!

  • Voyons donc
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 09h42
    Au plus fort la poche
    Quand l'église possède le pouvoir, elle impose ses vues; quand les laïcs ont le pouvoir, ils imposents les leurs. C'est la réalité, mais ce n'est pas là la question. La question, quant à moi, c'est pourquoi l'état n'aide pas les femmes autant à garder qu'à supprimer le foetus qu'elle porte ?

  • André Doré
    Abonné
    jeudi 27 mai 2010 09h50
    Éduquer et informer...
    On ne peut qu'être d'accord avec ceux qui disent que le corps de la femme appartient à la femme et à personne d'autre, mais cet être qui se développe dans le corps d'une femme enceinte ne lui appartient pas. Ce sont deux entités bien différentes. Ils ont des ADN différents, le nouvel individu se protège même d'un rejet éventuel, dès les premières semaines de vie, en produisant une substance anti-rejet pour lui permettre de rester « accroché », car il est bel et bien un « corps étranger ». L'avortement restera toujours un geste grave qu'il ne faut jamais banaliser. Il nous faudrait prendre tous les moyens possibles pour en diminuer le nombre. Dans une société qu'on dit civilisée et évoluée, il n'est certainement pas normal de voir autant de foetus détruits et jetés à la poubelle à chaque année. Nous vivons plutôt, il me semble, dans une société déresponsabilisée.

    Qu'on renseigne d'abord objectivement les jeunes des deux sexes sur la biologie et la physiologie de la grossesse. Il y a un manque flagrant d'information qui nous mène à penser que le foetus n'est peut-être pas plus qu'une petite boule de chair, comme une verrue qu'on peut extirper simplement parce qu'elle nous dérange un peu... C'est ce que disait d'ailleurs un certain fameux docteur qui défendait l'avortement... Certains commentaires exprimés ici me portent à penser qu'il y a encore beaucoup d'éducation à faire sur le sujet, et sûrement pas uniquement chez les jeunes...!!!

  • Nicole Lamarre
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 10h18
    Avortement
    Beaucoup d'hommes pour répondre. Je leurs dis occupez-vous de ce que vous avez entre les jambes et surtout ce bon cardinal.
    Et laissez les femmes prendre leurs décisions

  • Claude Daigneault
    Abonné
    jeudi 27 mai 2010 10h20
    À faire réfléchir le dinosaure en "clergyman" de Québec
    Ce qui m'insulte chez le cardinal Ouellet c'est qu'il s'adresse ex cathedra et urbi et orbi pour répandre son fiel. Et s'il se mêlait de ses ouailles dans ses églises vides ? De quel droit remet-il en question une décision démocratique de plus de 20 ans ? S'il ne trouve plus de public devant lui, il pourrait toujours se faire inviter dans les mosquées d'extrême-droite.

    En attendant, essayons de la faire sourire (je doute qu'il ait assez d'humour pour rire) avec cette savoureuse blague qui circule sur Planète Québec !!



    Les mamans

    Quatre mamans catholiques discutent lors d'une réunion de bienfaisance. Elles ont été à l'école ensemble mais elles ne se sont pas revues depuis 40 ans.

    La première dit aux autres que son fils est prêtre et qu'elle en est très fière.
    - C'est merveilleux, quand il entre dans une pièce, tout le monde l'appelle «Mon père».

    - Le mien est évêque dit la deuxième et, quand il entre dans une pièce, tout le monde l'appelle «monseigneur».

    - Le mien est Cardinal, dit la troisième et, quand il entre dans une salle, tout le monde se lève et on l'appelle «éminence».

    Les trois autres se tournent vers la quatrième...
    - Ben... le mien mesure 6,2 pouces, il est extraordinairement beau et il travaille comme danseur nu. Quand il entre dans la salle, toutes les femmes se pâment et disent: «Ô mon Dieu!»

  • Gebe Tremblay
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 10h54
    Comment imposer une nouvelle morale ?
    On l'appele démocratie.

    Mgr Ouellet a, lui, l'honnêteté d'en porter l'uniforme. Il mérite d'être écouté puisqu'on sait à qui on a à faire.

  • France Marcotte
    Abonnée
    jeudi 27 mai 2010 11h02
    Responsabilité de la contraception
    Messieurs les moralisateurs, quand vous assumerez votre pleine part de responsabilité dans la contraception (pour le moment elle pèse presqu'uniquement sur les épaules des femmes), vous aurez moralement droit au chapitre. En attendant, qu'est-ce qui vous autorise à juger les femmes qui elles, dans la réalité, doivent composer avec les conséquences de votre trop grande insouciance?

  • Jacques Morissette
    Abonné
    jeudi 27 mai 2010 11h08
    Le cardinal Ouellet se cherche-t-il des munitions?

    Ici, je vais me permettre de faire de la spéculation. Ce dont Mgr Ouellet parle, c'est quand une mère le devient sans son véritable consentement. Soit qu'étant trop jeune et naïve, elle devienne mère sans se soucier de l'avenir; soit, elle aura été forcée par un mâle en chaleur et violent à la fois. Il reste tout de même la part de ceux et celles qui, sur les bords un peu irresponsables, ne sont pas vraiment conscients des dangers de tirer sur la gâchette de leur sexualité un peu trop gratuitement.

    Pour Mgr Ouellet, il y a peut-être de futures mères qui ne se feraient pas avorter, s'il y avait moins de pressions sociales pour qu'elles le fassent. Si j'ai bien compris ce qu'il semble dire, il voudrait de l'aide gouvernementale pour que pro-vie puisse travailler auprès de ces futures mères pour mieux les éclairer. Mgr Ouellet voudrait que pro-vie ait autant de moyens que pro-choix.

    Précisons encore que je spécule! Je vais être bref au sujet des véritables intentions de Mgr Ouellet. Je pense malheureusement que ce serait moins pour éclairer ces mères potentielles que pour faire des pressions sur elles, et cela, d'une façon très dogmatique, afin qu'elles ne se fassent pas avorter. Mon petit doigt me dit aussi que pro-vie ne tiendrait pas véritablement compte de l'avenir et de la mère et de l'enfant en jeu, par pur (ou saint!) esprit dogmatique.

    Quant à moi, si c'était vraiment pour éclairer ces mères dans leur choix, je serais tout à fait d'accord avec Mgr Ouellet. Par exemple, il faudrait jauger dans quelle mesure une mère peut avoir un certain sens des responsabilités! Aussi, le degré de maturité de ces mères qui ont eu ces accidents de parcours dans leur vie, etc. Pour être un peu dur, j'irais même jusqu'à imaginer que les pro-vies, ceux qui sont dogmatique sur les bords, ajouteraient à la candeur et à la naïveté de certaines de ces mères, afin de réussir à les convaincre d'avoir leur enfant. Si c'est le cas, j'appellerais cela de l'irresponsabilité flagrante!

  • France Marcotte
    Abonnée
    jeudi 27 mai 2010 11h26
    Dans l'absolu
    Cardinal Ouellet semble résoudre les questions de la vie à sa sainte table comme le comptable jongle avec les chiffres dans l'absolu. Il dit que Québec et Ottawa devraient mieux soutenir les organisations religieuses ou communautaires «qui défendent la vie» par souci «d'équité» puisqu'ils financent déjà les cliniques d'avortement... Comme si les cliniques d'avortement, elles, défendaient la mort et que les défenseurs de la vie étaient tous du côté de ceux qui se sont injustement approprié du terme "pro-vie". Et le classique exemple de la jeune fille de 16 ans à qui il faudrait expliquer les conséquences de ses actes démontre la méconnaissance du cardinal de la réalité. On ne fait déjà pas des avortements à la légère monsieur; ni une jeune fille de 16 ans ni une femme plus mûre n'est laissée à elle-même dans ce moment déterminant. Votre caricature des avortements, des médecins avorteurs, sert bien vos positions idéologiques pas innocentes dans le contexte actuel.

  • ARKA777
    Abonné
    jeudi 27 mai 2010 11h38
    coîncidence ?
    une autre coîncidence sous nos yeux : Le Devoir nous apprend que le chef de l'Opus Dei au Canada a rentontré les conservateurs fédéraux (à l'invitation de ces derniers); et cela se produit juste après cette récente sortie d'un Cardinal sur l'avortement. Les vautours anti-humains rodent "sur" le peuple, "sur" la liberté de conscience.... Mais le peuple a grandi et a commencé à réfléchir alors qu'à l'époque des années '50s-'60s, ce peuple agissait comme un troupeau. Il y a donc espoir.

    p.s. en passant, merci à M. J. Légaré pour un autre moment de réflexion qui invite à ouvrir au lieu de fermer les consciences.

  • Ernesto Sanchez Cortés
    Abonné
    jeudi 27 mai 2010 11h47
    "Réinventer le courage"
    Si je mets mon titre entre guillemets, c'est qu'il s'agit en fait du titre d'un essai philosophique de Cynthia Fleury, paru chez Fayard dernièrement et dont Le Monde faisait la présentation le 5 mai dernier sous la plume de Roger-Pol Droit. Pourquoi parler de cet essai ici et maintenant ? C'est que je viens de lire le commentaire de Claude Daigneault, Abonné, qui réfère au "dinosaure en "clergyman" (comme il l'appelle) pour poser SA question d'une navrante naiveté: "De quel droit remet-il en question une décision démocratique de plus de 20 ans ? " Mais au nom de la démocratie, monsieur! Voici plus de 30 ans que la question de la souveraineté du Québec a été "réglée" par un dispositif beaucoup plus transparent que ce qui s'est passé à la Chambre des Communes au sujet de l'avortement... et peut-on s'insurger parce que la question de la souveraineté est périodiquent soulevée? C'est alors que je reviens à l'essai de Cynthia Fleury qui demande de réinventer le courage, car sans courage il n'y a pas de démocratie. Voltaire prétendait se mettre en quatre pour que ceux qui avaient des opinions contraires aux siennes puissent les exprimer pour l'honneur de la démocratie. Alors, indépendamment du contenu de ses opinions il faut être gré au Cardinal Ouellet d'avoir le courage de les exprimer, car sans courage il n'y a pas de démocratie.

  • pierre m de ruelle
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 11h48
    un debat deja trop vieux.....
    Heureusement que c'est un debat depasse pour les generations presentes et futures.
    Merci a l'ancienne cohorte de femmes et d'hommes des annnees 70 qui ont donne a notre generation, le droit de disposer de notre corps.
    Souligner l'importance , meme si ils y ont droit , aux pro vie , ne fait plus avancer le debat car ils n'apportent aucune ressources materielles pour subvenir aux femmes pris dans le besoin, seulement des voeux pieux, or sur terre on ne paie pas nos factures avec des prieres et encore moins avec des miracles!

  • TRIPOD
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 11h52
    Ce n'est pas d'aujourd'hui ...
    Ce n'est pas d'aujourd'hui que le cardinal Ouellet, ses prédécesseurs et l'Église catholique s'en prennent aux femmes ! Je me souviens d'un temps où ma propre mère s'était fait refuser l'absolution pour avoir empêché la famille après avoir eu dix (10) enfants, nous n'étions malheureusement pas les seuls, plusieurs familles nombreuses de notre région étaient touchées et pour la majorité de celles-ci, l'appartenance à la religion catholique est devenue tout à coup très, très secondaire ! C'est probablement la bougie d'allumage qui a sonné le glas des assistances aux messes dominicales qui étaient jusque là sacrées dans les familles québécoises, les mères de familles ne pouvant recevoir d'autres sacrements parce que théoriquement en état de péché ! Autre anecdote : Notre bon curé, un beau dimanche, exaspéré du fait que la facture de nos cloches nouvellement installées n'était toujours pas réglée, s'était écrié du haut de sa chaire : "Si vous ne voulez pas les payer vos cloches, allez donc chez le diable !", là c'était assez clair, on savait à quoi s'attendre ! Le cardinal Ouellet et son attitude rétrograde compte-t-il améliorer les choses ! J'en doute fort, je crois plutôt que cela va gruger le peu qui leur reste ! De tels comportements et de tels écarts de la part des ponces de l'Église justifient qu'en 2010, on en soit rendu à vendre nos églises à rabais ! Dans tout ça, celles que je ne comprends absolument pas, ce sont les femmes qui appuient ces sinistres individus autant ecclésiastiques, que politiques et les laissent carrément nous ramener à l'ère de l'Inquisition !

  • poisson marie-michelle
    Inscrite
    jeudi 27 mai 2010 11h58
    L'état ne salarie ni ne finance aucun culte
    Un principe important à inscrire dans une Charte de la laïcité est : l'État ne salarie ni ne finance aucun culte.

    Selon Marc Ouellette, "Québec et Ottawa devraient mieux soutenir les organisations religieuses ou communautaires «qui défendent la vie» par souci «d'équité» puisqu'ils financent déjà les cliniques d'avortement".

    Si l'État finance avec l'argent public les organisations religieuses qui "défendent la vie", l'État se trouve, de facto, à faire la promotion de croyances religieuses particulières. Or, ces croyances cultivent sciemment la mauvaise conscience des femmes aux prises avec des problèmes personnels importants. Les interventions de ces groupes sont trop souvent malsaines et s'apparentent à du harcèlement envers des personnes particulièrement vulnérables notamment les adolescentes. Les groupes religieux sont loin d'offrir les services psycho-sociaux professionnels soumis à un code d'éthique rigoureux que nous trouvons dans les centres médicaux. Les "services" offerts par les groupes pro-vie ne peuvent pas être comparés aux services offerts par les cliniques du réseau de la santé.

    Quand l'État finance les cliniques de santé qui offrent le service d'avortement, elle ne finance pas une option religieuse; l'État finance un service qui rend possible l'exercice de la liberté de conscience des femmes et des couples qui pourront choisir ( ou non ) de recourir à l'avortement quelle que soient leurs croyances religieuses.

    (N.B. il y a des religieux qui ont recours à l'avortement à l'insu de leur communauté... de leur famille, il ne faut pas présumer que les cliniques d'avortement ne servent qu'aux seuls non-croyants....)

    Le manque de respect des religieux tels Marc Ouellet est surtout flagrant lorsqu'ils entrent dans la tête des gens et décrètent que nécessairement, dans telle situation, une personne ne pourra pas échapper aux remords.

    En voici un bel exemple : «Si seulement un médecin prenait une demi-heure pour expliquer à la jeune femme de 16 ans qui est enceinte LES CONSÉQUENCES PSYCHOLOGIQUES QU'ELLE ÉPROUVERA SUITE À L'AVORTEMENT, je suis convaincu que plusieurs prendraient la décision de le garder»

    Voici précisément le genre d'intervention qu'un professionnel s'interdit de faire. Personne ne peut éthiquement se permettre de faire ce genre de chantage psychologique envers une cliente afin d'orienter sa décision. Plusieurs jeunes femmes se sentent parfaitement soulagées suite à un avortement. Entre l'extrême culpabilité et le plus grand soulagement, voire l'indifférence, toutes le nuances de sentiment sont possibles et ces sentiments appartiennent en propre à la personne qui choisit de recourir à l'avortement.

    Lorsque Marc Ouellet prédit l'ENFER à ces jeunes femmes, il entre dans une zone qui lui est interdite, il entre dans l'intimité de la conscience, il usurpe la liberté de conscience de ces jeunes femmes. Je vous le répète, aucun médecin, aucun psychologue ne se sent autorisé à franchir cette ligne.

    Voilà donc pourquoi les religieux doivent être tenus loin des services sociaux et médicaux offerts à l'ensemble de la population et aussi surtout voilà pourquoi les groupes religieux ne doivent pas recevoir de financement publique sous aucune forme.

  • Bernard La Riviere
    Abonné
    jeudi 27 mai 2010 12h09
    Argent pour les pro-vie
    L'Église a tellement donné aux femmes qui réclamaient un libre choix qu'on devrait lui remettre tout ce qu'elle a donné.
    Aucun psychologue n'examine les femmes qui veulent avoir des enfant. Pourquoi celles qui n'en veulent pas seraient elles examinées? Est-ce que le clergé a subi son examen psychologique dernièrement?

  • Robert Lortie
    Abonné
    jeudi 27 mai 2010 12h32
    Ouellet persiste et signe
    La dignité humaine est une chose trop importante pour qu'on la laisse entre les mains de quelque secte religieuse que ce soit. Pourquoi condamner un enfant à naitre dans l'indigence socio-économique et affective ? Par « respect pour la vie » ? Quelle vie ?

    Le Cardinal Ouellet parle au nom de principes généraux, basés sur le dogme et l'ignorance, qui sont émis par les mêmes institutions qui ont condamné Copernic et Galilée. L'Église du Québec a généré des milliers « d'orphelins », en arrachant des enfants à peine nés à leur mère, en faisant croire à chacun que l'autre était mort au moment de l'accouchement, traumatisant à jamais l'une – coupable du pêché de chair – et l'autre – convaincu d'avoir tué la personne lui ayant donné le jour. Tout cela au nom de la volonté divine. Ces orphelins ont souvent été déclarés déficients mentaux, ce qui permettait aux orphelinats de recevoir plus d'argent du gouvernement. Que de vies brisées au nom de la foi Catholique. Certains croyaient bien faire, d'autres n'ont fait qu'appliquer une logique bornée et rapace. D'autres encore n'ont pu résister à leurs pulsions et ont abusé de ces êtres sans défense.

    L'héritier de cette noble tradition ose venir faire la morale, encore une fois basée sur l'ignorance. Ignorance de la vie réelle, en dehors de son petit cocon pourpre. Ignorance de la différence entre une cellule et un être humain. Ignorance sur le quand et le comment du passage graduel de l'un à l'autre. Nous ne savons pas, eh bien, visons large !

    En terminant, la convergence entre les groupes favorables à la peine de mort et ceux opposés à l'avortement est manifeste. Tout cela au nom de la vie ? Laissez moi rire !

  • François Dugal
    Abonné
    jeudi 27 mai 2010 12h37
    Notre ancienne voisine
    Quand j'étais adolescent et que je demeurais chez mes parents, nos voisins, des gens charmants, étaient des anglophones qui fréquentaient la «United Church».
    Dans une conversation à bâtons rompus «over the fence», la dame me dit: je me demande comment vous faites, vous les catholiques, pour vous faire dicter votre conduite sexuelle par un clergé célibataire qui ne connait rien à la vie de couple.
    Je suis resté bouche bée, il n'y avait rien à répondre; notre voisine avait totalement raison.
    C'est pourquoi je réponds maintenant, plus de 40 ans plus tard, au cardinal Ouellet: «ça va faire, la théorie du droit canon; quand on a jamais vécu une problématique, mieux vaut se la fermer.

  • Linda Hart
    Inscrite
    jeudi 27 mai 2010 12h38
    La position intenable et l'hypocrisie de Ouellet et de son église
    Ouellet et son église sont contre l'éducation sexuelle, un excellent outil de prévention qui pourrait contribuer efficacement à lutter contre ce que certains déplorent, la pratique de l'avortement comme moyen de contraception. Je pense qu'au Québec, le débat sur l'avortement doit se centrer uniquement sur la question de la prévention et donc promouvoir un programme d'éducation sexuelle dès la deuxième moitié du primaire.

    Ouellet et son église sont contre le planning familial et toute forme de contraception, y compris le condom.

    Ouellet et son église sont contre le droit à l'avortement pour les femmes violées ou victimes d'inceste ou en cas de danger pour la santé de la mère. Qu'on se souvienne de la réaction monstrueuse de cette église dans l'affaire de la petite Brésilienne de 9 ans enceinte des oeuvres de son beau-père. Qu'on se souvienne que cette église a condamné la mère et le médecin qui avait pratiqué l'avortement et non le violeur d'une petite fille de 9 ans.

    Que l'église commence donc par manifester aux enfants bien vivants le quart de l'amour qu'elle voue au foetus et on pourra commencer à peut-être lui accorder un iota de crédibilité à discuter d'avortement.

    Que l'église commence par gérer son problème de pédophilie et on pourra commencer à peut-être lui accorder un iota de crédibilité quand elle viendra nous faire des discours sur le caractère sacré de la vie.

    Que l'église investisse dans les organismes pro-vie si elle y croit à ce point. À une époque où le gouvernement Harper coupe les subventions des organismes pro-choix, je ne vois pas pourquoi l'argent des contribuables devrait servir aux pro-vie.

    Quant au débat sur l'avortement, Ouellet peut bien y perdre son temps s'il le désire. Tant qu'à moi, il n'y a pas de débat, il n'y a que deux positions parfaitement et totalement irréconciliables et il y a un droit acquis par les femmes une fois pour toutes de pouvoir disposer librement d'elles-mêmes. Ce droit est valable et s'applique à toutes les femmes, à celles qui veulent mener leur grossesse à terme, comme à celles qui ne le désirent pas.

    Si on touche de quelque façon que ce soit au droit des femmes à disposer d'elles-mêmes, je ne débattrai pas, je me battrai dans la rue et je ne serai pas la seule. L'ère des dinosaures est révolue, que Ouellet et sa clique se le tiennent pour dit.

  • Denioul
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 12h45
    @ Nicole Lamarre
    Vous croyez les femmes tellements infaillibles et incapables du moindre mal, pour dire une chose pareille?

  • Jacques Lafond
    Abonné
    jeudi 27 mai 2010 13h23
    Oui au cardinal Ouellet
    Je suis tout à fait d’accord avec le cardinal Ouellet qui parle en son propre nom, mais qui parle aussi au nom de plusieurs québécois, et qui parle aussi au nom de plusieurs enfants non nés.

    Je pense qu’il devient essentiel et urgent que l’on dise maintenant des vraies choses. Les vrais choses sont : 1) Il n’y a aucunement question au Québec que l’on revienne sur le droit fondamental à une femme de se faire avorter si elle le désire 2) Il y a beaucoup trop d’avortements au Québec.

    Moi je pense que seulement un avortement au Québec est trop si cet avortement a été décidé par une femme qui a jugé avec sa tête qu'elle n'avait pas le choix et qu'elle devait en toute logique de se faire avorter; et ce au détriment de son désir profond, ou idéal.

    Parallèlement, je ne trouverais pas que 40 000 avortements par années au Québec est trop si tous ces avortements avaient été décidés par des femmes qui ne veulent rien savoir d’avoir cet enfant et qu’elles veulent à tous prix se faire avorter pour les libérer.

    La vraie question est donc de se demander qu’est ce qu’on peut faire pour mieux aider les femmes au Québec qui se font avorter parce qu’elles jugent qu’elles n’ont pas le choix justement !

    Il y a du travail à faire. Oui, il y a du travail à faire. Il y a des femmes enceintes qui ont besoin d’aide, et il y a des fœtus qui meurent actuellement et qui devraient vivre.

    Je ne suis pas contre l’avortement, mais je suis pour aider les femmes qui voudrait bien avoir l’enfant, mais qui se font avorter quand même …

    JL

  • cervopitek
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 13h24
    Quelle équité?
    Notre bon pape Ouellet parle d'équité en comparant les groupes pro-vie aux cliniques d'avortement. J'ignorais que pro-vie était une organisation médicale. La morale n'a rien a faire dans un acte médical ce qu'est l'avortement et les groupes «moraux» comme l'église n'ont rien à faire avec l'état. Ni en financement, ni en idéologie.

  • Yves Petit
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 13h24
    Mêlons nous de nos affaires
    Madame Nicole Lamarre dit aux hommes de s'occuper de ce que nous avons entre les jambes. Sans être vulgaire je dirais que le petit être qui est dans le ventre de sa mère a aussi un père et en sa qualité d'humain, l'homme n'a pas a demander de permission pour le condamner ou prendre sa défense.

    Vous pouvez madame Lamarre commenter les nombreuses guerres qui sévissent sur la terre même si c'est une affaire d'hommes...qui touchent aussi les femmes.

  • Carole Dionne
    Inscrite
    jeudi 27 mai 2010 13h38
    OUELLET LE GRAND DÉFENSEUR DU FOETUS?
    C'est pour des gens comme lui que j'ai lâché la religion catholique et même toute religion. Il est qui pour défendre le foetus? La mère? Il se dit le représentant de Dieu mais d'habitude, c'est la personne qui nomme qui le dit . Ici, sous prétexte d'un paquet de document, plus ou moins vrai( comme le linceul) la religion vient nous faire la morale. Je n'ai pas vu Dieu venir me dire que Mgr Ouellet était son fidèle représentant. Ce ne sont que des interprétations de différents document qui nous dit que...


    MON OEIL les religions. J'ai 60 ans et je ne ferai pas comme les vieux qui se cache derrière une religion de peur de...

  • Jean-Marc Blondeau
    Abonné
    jeudi 27 mai 2010 15h13
    Extra-terrestre
    Mgr ouellet est maintenant officiellement cardinal du diocèse de la Mer des Nuées SUR LA LUNE. Il n'est plus parmi nous, au Québec en 2010, avec ses propos misogynes et tellement arriérés qu'il va aliéner tous les restants du troupeau de brebis qui avait encore espoir que l'Église catholique sorte du moyen âge... Le débat sur l'avortement est clos. Les familles très croyantes pourront toujours choisir de ne pas se faire avorter, et toutes les autres auront aussi LE CHOIX de faire interrompre la grosses ou non !

    J.P. Blondeau
    Chicoutimi QC

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    jeudi 27 mai 2010 15h19
    Il veut détourner l'attention
    Je l'avais dit et cela se confirme, il dévie ainsi les feux de la rampe ailleurs que sur la pédophilie des prêtres.

    Le problème de l'Église catholique est qu'elle ne vit pas dans la réalité avec le vrai monde et préfère disserter sur le sexe des anges, le gossage de poils de grenouilles, la tétracapellectomie, enfin tout ce qui est byzantin ou décroché de la réalité.

  • J.Gabriel
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 15h29
    Bravo Mgr Ouellet!
    Bravo pour votre courage mgr Ouellet. Vous remettez en question la morale dominante qui détermine (au nom de je ne sais quelle foi ou idéologie) que le foetus n'est pas un être humain. Vous êtes bien plus libre penseur que la somme de vos détracteurs idôlatrant une sorte d'humanité personnellement déliée de toute responsabilité envers son prochain quelque soit sa forme (foetus ou non); préférant de loin mettre ses énergies à se vautrer dans la surconsommation. La charte des droits, à laquelle nombre de vos détracteurs vouent un culte, garantie la liberté de conscience. Alors, monseigneur, ne les laissez pas vous dire que vous n'avez pas droit de prendre la parole sous prétexte que vous ne pensez pas comme eux (et encore moins sous prétexte que vous n'avez pas la même religion qu'eux).

  • T. Julien
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 15h55
    Aucunes leçons à donner
    L' Église Catholique EST CONTRE:

    1-. Toute méthode de contraception.

    2-. Tout programme d'enseignement sexuel dans les écoles.

    3-. Toute planification familiale.

    ETC.ETC.

    Par contre celle-ci, fait quoi au juste pour les enfants et les familles qui se retrouvent souvent, dans la pauvreté suite à des grossesses non désirées ? Des prières ?

    Les prières, aussi sincères soient-elles, N'APPORTENT PAS le pain sur la table de ces familles.

    Les prières, aussi sincères soient-elles, NE CONSOLENT PAS la femme et/ou l'enfant victime d'un viol et/ou d'un acte d'inceste et/ou de pédophilie.

    ETC. ETC.



    Le Mgr et son Église, N'ONT absolument aucunes leçons à donner à quiconque en ce qui a trait à la sexualité des femmes ou autres...

    Le Mgr peut s'en retourner porter tous ses beaux 'uniformes' dorés et tous ses "instruments d'or" et tous ces "apparats conventionels" et toutes ces belles richesses qu'on retrouve dans les églises (celles qui restent) et au Vatican ETC. ETC.

    Lorsque l'hypocrisie de cette Église Romaine Catholique, cessera et que ses représentants (religieux) CESSERONT de se cacher derrière cette Église pour justifier LEURS ACTES, et qu'ils RESPECTERONT, s'ils en sont capable ce que je doute, LEURS VOEUX de pauvreté et de chasteté, alors peut-être pourront-ils "tenter" de faire des leçons aux autres; d'ici là ............................................




    @ Gebe Tremblay... vous dites: "Mgr Ouellet a l'honnêté d'en porter l'uniforme"

    Il n'y a aucune honnêteté dans cet 'uniforme' lequel ne fait pas de lui "un moine" pour autant!



    @Claude Daigneault... Merci pour la blague; très drôle.


    @Linda Hart... Bravo! Un commentaire vraiment sans équivoque.

  • Olivier Laroche
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 16h05
    Situation
    Ce débat ne peut pas être clair parce qu'il nous manque des données pour bien évaluer. Quelle est la situation des femmes qui se font avorter ?
    Ceux qui sont contre l'avortement disent que la majorité auraient pu avoir des enfants, mais refuse par égoïsme. Ou bien ils disent que la majorité utilisent l'avortement comme moyen de contraception.
    Ceux qui sont pour l'avortement, disent que, pour la majorité, c'est une décision raisonnable, provenant d'un situation qui rend très hasardeuse la venue d'un enfants (maladie, pauvreté, mère trop jeune, père absent, viol, etc.)
    Il faut des faits pour vérifier si c'est vrai ou faux.
    Je crois qu'il serait pertinent de mieux connaître la situation des femmes qui se font avorter. Et pas seulement des cas isolés !

    Quoi de pire que de naître d'une mère qui ne vous a pas voulu ?

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 16h11
    Aspirer à naître...
    Je crois qu'il faudrait reconnaître des droits au foetus/embryon , comme celui d'aspirer à naître...

    Il reste à débattre de ce droit...

  • marie berube
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 16h19
    Cessons de lui accorder de l'attention
    Je crois qu'il est plus que temps que les médias cessent d'accorder de l'espace aux propos de Marc Ouellet.
    Avec sa personnalité narcissique et ses trop évidentes ambitions de carrière plus on parle de lui plus il en met et plus cela le sert et dessert les femmes.

  • Fernand Gauthier
    Abonné
    jeudi 27 mai 2010 16h22
    Réplique malhonnête dans le débat sur l'avortement
    On a reproché au journaliste Christian Rioux sa défense de Mgr Ouellet. Dans sa réplique (27 mai;pA7) le journaliste suggère que le Rédacteur de Relations qui critique son analyse encourage ceux qui insultent le Cardinal ou qui lui souhaitent une mort atroce. Cette accusation est malhonnête, sans fondement et n'ajoute rien de positif au débat, pas plus que sa conclusion où il s'annonce non-croyant, comme si ça le justifiait du détournement de sens qu'on lui reproche.
    Fernand Gauthier
    795 Rivière Nord, St-Roch de l'Achigan, J0K 3H0

  • Nadjou
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 16h36
    L'urgence de la séparation de l'État et des religions
    La teneur des propos de Msg Ouellet n’est pas étonnante; c’est la position officielle de son église depuis des centaines d’années.

    L’Église Catholique n’évoluera pas. Elle ne changera pas. Elle ne suivra pas les changements de la société, ni ne s’adaptera à la réalité.
    Elle ne l’a jamais fait, oubliez ça!

    Ses adeptes (et ses dirigeants) vont devoir faire de plus en plus de ‘’pirouettes’’ pour se conformer à ses exigences irréalistes s’ils veulent survivre dans le monde moderne.
    Je leur souhaite que leurs oeillères ne soient pas trop insupportables…

    Mais là où d’autres religieux, conscients des limites de leur mandat, préfèrent se taire, Msg Ouellet choisit de faire des déclarations incendiaires. Encore une fois.

    Il convient donc de s’interroger sur l’à-propos des déclarations de Msg Ouellet, amenant de l’eau au moulin de la droite politique de plus en plus ouvertement présente à Ottawa.

    Le vrai débat doit donc se situer sur la laïcité de l’État, et il faudrait clarifier cette situation rapidement, parce que les provocations de ce genre risquent de se multiplier d’ici là…

  • Pierre Demers
    Abonné
    jeudi 27 mai 2010 16h54
    "Peuplons la Nouvelle-France!" "Que le Québec devienne un pays!" Lettre ouverte au Cardinal Ouellet.
    "Peuplons la Nouvelle-France!" "Que le Québec devienne un pays!" Lettre ouverte au Cardinal Ouellet.

    "Peuplons la Nouvellle-France!" Qui donc a imaginé cette formule, à la fois fière et prometteuse d'avenir pour le peuple, la nation et l'État du Québec! Pour chaque Québécois et chaque Québécoise d'entre nous.

    Et encourageante, bien sûr, pour nos femmes, jeunes ou moins jeunes, qui sont ou deviendront enceintes et qui ont besoin comme quiconque d'un encouragement à vivre pleinement et intensément leur vie, avec un idéal national en espérance et leur propre fécondité comme atout essentiel.

    À quoi bon vivre, sinon dans l'espérance d'un lendemain prometteur. Or il n'y a de richesse et de bien-être que d'êtres humains sachant s'organiser. Les jeunes ont besoin des aînés et, devenus vieux, auront à leur tour besoin des plus jeunes.

    Éminence, j'adresse cette lettre à vous, parce que vous aussi êtes citoyen et que je souhaite que notre clergé, qui dans le passé a joué un rôle patriotique précieux, affirme de nos jours qu'il maintient cette tradition, que vous aussi, vous affirmiez votre solidarité avec tous ceux qui veulent que le Québec devienne un pays.

    Engagé comme vous l'êtes dans un débat doublement national sur l'avortement et ses implications, je vous invite à vous exprimer sur ces deux principes à la fois pertinents et hautement politiques : Peuplons la Nouvelle-France! Que le Québec devienne un pays!

    En tout respect. Pierre Demers
    Saint-Laurent 27V2010
    c3410@er.uqam.ca

    Réf. http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-soci
    Le Devoir a publié ma lettre "Un clergé patriote"

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 27 mai 2010 17h29
    Apostasier bon Dieu !
    La seule façon de faire de ce cardinal un tout simple Marc Ouellet est d'apostasier officiellement. L'Église dit représenter des centaines de millions de fidèles alors que la majorité de ces supposés fidèles ne pratiquent plus et ne croient plus. Que ces derniers apostasient et c'en est fait de ces discours aussi misogynes que arriérés.
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario

  • Godefroy
    Abonné
    jeudi 27 mai 2010 17h32
    M. le cardinal de Québec, connaissez-vous M. l'archevêque de Recife ?
    « Soyons sérieux, on n'est pas pour l'avortement, pas plus qu'on est pour la guerre. Mais parfois, il faut faire la guerre. »

    Christine Pedotti

    Extrait de L'enfant violé et l'archevêque de Recife

  • Yvon Bureau
    Abonné
    jeudi 27 mai 2010 17h58
    PAPABILE
    Et si c'était surtout pour se rendre «PAPABILE» ?

  • France Marcotte
    Abonnée
    jeudi 27 mai 2010 19h03
    Le sexe des anges
    Dernière heure: toute la journée, cette photo du cardinal m'irritait et voilà que je ne peux plus la supporter. Le Devoir d'aujourd'hui ira prématurément au bac de recyclage, recyclé en essuie-tout ou pire encore... Sur cette photo, le cardinal, blanche main et teint céleste, parle de sa bouche qui n'a jamais goûté le fruit défendu, sinon jadis peut-être. Il parle du fruit de nos amours, comme si on lui avait demandé son avis. Sa main pure arbore avec ostentation l'or du pouvoir de l'Église. Laissez aux mortels les préoccupations temporelles, monsieur, et côté sexe, comme dit Jacques Gagnon, celui des anges devrait suffire à vous occuper pour un bon moment encore.

  • Francois-Xavier Jourdain
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 23h08
    Pas facile ce méchant moineau...
    Il semble facile pour le cardinal de banaliser la détresse qu'une jeune femme de 16 ans pourrait avoir, dans le cas où cette jeune se serais faite violer par exemple.

    De ces propos: «Si seulement un médecin prenait une demi-heure pour expliquer à la jeune femme de 16 ans qui est enceinte les conséquences psychologiques qu'elle éprouvera suite à l'avortement, je suis convaincu que plusieurs prendraient la décision de le garder».

    Je suis convaincu que ce sont justement les médecins qui sont les mieux placés pour comprendre et entendre la détresse que peut posséder une jeune femme de cet age qui aurais subi des violences sexuelles.

    La phrase devrait plutôt être à mon avis: « Si seulement un cardinal prenait une demi-heure pour se faire expliquer par une jeune femme de 16 ans, que les conséquences psychologiques, qu'elle éprouve après un viol, ne sont pas moins importantes que les conséquences qu'aurait un avortement, et que si elle devait garder l'enfant, les conséquences psychologiques de celle-ci ne feraient qu'alourdir le fardeau pour la jeune femme. Je suis convaincu que plusieurs prendraient la décision de ne pas le garder».

    Ce "méchant moineau" est bien mal placé pour limiter et contester les choix que ces personnes ont de garder l'enfant ou non.

    De mon avis, c'est une grosse tentative pour obtenir du crédit, compensant pour les immensités, voir immonditées commises préalablement ; Une ultime "pirouette", comme le décrit bien Nadjou, pour tenter de sauver les meubles avant que le musée ferme pour de bon...

    Grosse vente de garage en vue pour bientôt! En vente pas cher!: Vieux meubles, poussiéreux, ancients, désuets.

  • Roy10egen
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 23h38
    Au nom de qui ou de quoi le Seigneur Ouellet veut-il lancer et maintenir ouvert ce débat?
    Je ne suis ni l'un des serviteurs, ni l'un des dépendants de Marc Ouellet. Et comme je suis un citoyen libre et que ni moi ni mes concitoyen(ne)s nous ne vivons dans une société médiévale, je n'ai pas à parler de Marc Ouellet comme s'il était MON Seigneur. Ses titres lui sont donnés par l'institution romaine à laquelle il appartient. Rappelons que cette institution est dirigée sous le modèle d'une monarchie absolue. Les titres d'évêque et de cardinal, sont des titres de noblesse qui ont une valeur dans l'ordre hiérarchique de l'Église Romaine, mais ces titres n'ont plus de poids dans la société civile. Ils ne font plus frémir, comme à l'époque de l'Inquisition ou quand les papes consacraient les rois. Les sociétés civiles modernes ne sont plus régis ni par les églises, ni par la théologie; la morale chrétienne catholique n'est rien d'autre qu'un système de référence éthique parmi d'autres. Entre parenthèses, notons qu'au sein de l'Église romaine, le système moraliste du courant conservateur du pape actuel et du Seigneur Ouellet est loin de faire l'unanimité ni parmi les "fidèles" ni parmi les théologiens! Au sein de l'Église romaine, c'est la minorité dominante de la sacré congrégation de la foi et la cour papale qui dirigent et dictent la morale.

    Dans l'article plus haut on dit que Marc Ouellet souhaite ré-ouvrir le débat sur le droit de l'avortement! Sans doutes que tout citoyen libre peut souhaiter que la société soit ouverte et assez mature pour réactualiser démocratiquement ses débats sur des questions importantes. Mais ce que le citoyen Ouellet et ses adeptes Pro-Vie se gardent de dire, c'est qu'ils n'ont jamais accepté et continuent de nier le droit des femmes d'avoir une sexualité propre et d'utiliser leur libre-arbitre concernant leurs choix vis-à-vis la poursuite ou l'interruption d'une grossesse. Ce que font Pro-Vie et leur porte-parole Marc Ouellet, c'est de la démagogie pour que le gouvernement conservateur d'Ottawa fasse une loi pour mettre de nouveau les femmes sous tutelle!

    Si effectivement le Seigneur Ouellet souhaitait un débat sur la question de l'avortement, pourquoi n'ouvrait-il pas ce débat au sein même de son Église. Et puisque ce prélat catholique semble s'intéresser à la sexualité des femmes, s'intéresse-t-il aussi aux autres interdits qui reviennent continuellement dans la bouche du pape: l'homosexualité, le mariage entre partenaires du même sexe, le célibat des prêtres, le sacerdoce des femmes.... Elles sont nombreuses les questions où la minorité au pouvoir dans l'Église catholique refuse tout débat. Est-ce que le citoyen Marc Ouellet, si vaillant pour monter sur les barricades pour demander de ré-ouvrir des débats dans la société civile aurait le même courage pour inciter ses fidèles à s'exprimer librement sur toutes ces questions qui les concernen?

    Le Seigneur Cardinal Marc Ouellet n'ouvrira jamais ces débats dans son Église. Lui et la minorité au pouvoir de son Église ont des positions arrêtées qui reposent sur des dogmes et des arguments d'autorité auxquels ils mélangent la métaphysique et beaucoup de préjugés sur la sexualité et le corps des femmes! Que les hommes actuellement au pouvoir au sein de l'Église romaine remettent en question la structure pyramidale, masculine et dictatoriale de leur institution; qu'ils osent effectuer une réelle révolution démocratique ou toutes et tous aient droit de voix et de votes; qu'ils osent reprendre et approfondir l'aggiornamento des années soixante... alors seulement, la société civile prendra au sérieux la volonté des représentants de l'Église de contribuer au mieux être et au mieux vivre des croyant(e)s et des non croyant(e)s.

    JJacques Roy
    (Qui n'a pas passé à la censure du modérateur une première fois!)

  • novis
    Inscrit
    jeudi 27 mai 2010 23h53
    tu ne tueras point?
    C'est quand même un des noeuds de la question. Personnellement je ne vois pas grand avantage à criminaliser l'avortement, et je ne crois pas que l'interdit religieux ait besoin d'un support légal.

    L'église a une position claire, qui ne fait pas l'affaire de tout le monde, mais qui est immuable, accessible à tous, compréhensible, et qui a le mérite de faire réfléchir (pour peu qu'on s'en donne le mal). On peut lui attribuer toutes sortes d'intentions douteuses, mais en bout de ligne "tu ne tueras point", c'est quand même assez simple d'en voir le bien-fondé, non?

    Tournons-nous maintenant vers la "communauté" des athées, de plus en plus dominante au 21ème siècle, et demandons-nous quelles sont ses valeurs, ses balises, ses interdits... sait-on seulement à qui s'adresser? Sait-on comment s'exerce la fabrication des nouveaux consensus sociaux? Après avoir lu "Offshore", par exemple, où on aperçoit la folie et la puissance du capitalisme libéralisé à outrance, on ne peut que se demander jusqu'à quel point le déclin des religions, et l'avènement de l'athéisme, n'ont pas été désirés.

    Une petite réflexion: un militaire déprimé et fou décide d'en finir avec l'humanité, et déclanche une guerre atomique sans lendemain. Dans la perspective croyante, il reste Dieu pour donner un sens à l'évolution de l'univers. Dans la perspective athée, il ne reste aucune conscience - c'est comme si rien ne s'était jamais passé. À la limite, si on suit les arguments de certains athées d'après qui il y aurait "trop de mal" dans le monde pour que Dieu existe, eh bien la fin de l'humanité serait un bienfait pour l'univers, qui reviendrait ainsi du "trop de mal" au neutre. Quelle belle vision n'est-ce pas?

    Notre époque me fait de plus en plus penser à THX1138 (de George Lucas), ou encore à la Tragédie de l'Homme (de Imre Madach), où on voit l'humain aboutir à l'esclavage. Quels interdits athées nous en préserveront?

  • isisgagnongrenier
    Inscrite
    vendredi 28 mai 2010 00h30
    Financement accordé équitablement
    Bonjour!

    Je n'entrerai pas dans les justifications pro-choix, parce que c'est juste ridicule d'être contre le libre choix des femmes de déterminer le moment où elles souhaitent, ou non, devenir mère (profession à temps sur-plein pour au moins 20 ans!). D'ailleurs, certains ne disent-ils pas, parmi les croyants, que Dieu nous a donné le libre arbitre? Bien soyez cohérents, et laissez-nous user du nôtre!

    Mais par contre, il y a quelque chose que je me dois de clarifier, que M. Ouellet et plusieurs semblent ne pas comprendre. Être pro-vie, ce n'est pas l'inverse d'être pro-choix. C'est l'inverse d'être "pro-mort". Les cliniques d'avortement fournissent des informations pro-choix aux femmes, jeunes et moins jeunes, qui les visitent, selon les besoins des femmes en question.

    Si ce vieil homme a tellement un souci d'équité, comme le dit l'article, il devrait vouloir plus de financement pour les organisations pro-choix.

    Il n'existe pas, à ma connaissance, d'organisation "pro-mort", ni ici ni ailleurs. N'existant pas, elles ne doivent pas avoir de financement. Comme les organisations pro-mort n'ont pas de financement, par souci d'équité, les organisations pro-vie ne devraient pas en avoir non plus, je le répète, par simple souci d'équité.

    Eh bien voilà, c'est réglé.


    ...................................................................................
    ... en réponse à ce paragraphe:
    Québec et Ottawa devraient mieux soutenir les organisations religieuses ou communautaires «qui défendent la vie» par souci «d'équité» puisqu'ils financent déjà les cliniques d'avortement, a déclaré hier le cardinal lors d'un point de presse visant à revenir sur ses déclarations d'il y a deux semaines.

  • Michel Bourgault
    Abonné
    vendredi 28 mai 2010 05h49
    Vous souhaitez un débat, Mgr OuelletT
    «Le débat sur l'avortement est ouvert et il ne faut pas en avoir peur», avez-vous déclaré, Mgr Ouellet, le 27 mai 2010 à Québec en conférence de presse où vous cherchiez à corriger la mauvaise interprétation ou la citation hors contexte de vos paroles concernant la femme et l'avortement.
    Je veux bien croire que vous avez réellement l'intention de débattre de la question de l'avortement. Mais avant de s’engager avec vous dans un débat serein, comprenez qu’on voudra clarifier au préalable quelques questions.
    Débattre, est-ce que ça veut dire pour vous que chaque partie peut exposer sa vision des choses, chercher en toute bonne foi à comprendre l'autre et, éventuellement, consentir à un consensus au moins partiel ou bien s'en retourner chacun à sa position initiale en acceptant toutefois de vivre avec la différence?
    Est-ce que vous vous engagerez dans ce débat avec le souci de rechercher la vérité et non en affirmant être en possession de la vérité? Est-ce que vous considérerez avec bienveillance les positions des autres églises chrétiennes?
    Votre position sera-t-elle le fruit d’un large débat à l’intérieur même de l’Église où les femmes auront un poids égal à celui des hommes, les gens mariés et les parents une place aux côtés des célibataires?
    Est-ce que vous acceptez l'intervention d'experts des sciences bio-médicales et humaines ayant des points de vue différents et des positions divergentes?
    Est-ce que vous renoncez aux arguments d’autorité, comme on l’a fait à propos de la contraception au temps du pape Jean-Paul II, faisant fi d'études menées à l’intérieur même de notre église?
    Est-ce que vous vous dissocierez des éléments radicaux du mouvement Pro-vie qui ont utilisé la violence et la terreur pour faire prévaloir leurs vues? Et refuserez-vous de vous associer à toute manœuvre politique de l’un ou l’autre parti au pouvoir à Ottawa?
    Voilà quelques clarifications qui, selon moi, contribueraient à créer un climat serein pour le débat que vous souhaitez dans notre société.
    Fraternellement,
    Michel Bourgault
    Forum André-Naud de Joliette

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    vendredi 28 mai 2010 15h17
    Pas besoin d'être religieux ou croyant pour défendre les droits du foetus
    Pas besoin d'être religieux pour défendre les droits du foetus à naître.

    Un athé peut défendre ces droits.

    Je le dis en tant que croyant, et je n'apprécie pas du tout les déclarations de ce cardinal qui vient braquer les uns contre les autres...

    Moi, je crois qu'il faudrait considérer les droits du foetus parce qu'il est sans défense...

  • Pierre Samuel
    Abonné
    vendredi 28 mai 2010 15h55
    @ Pierre Demers
    Et tant qu'à y être pourquoi le gouvernement n'offrirait-il pas à toute famille ayant treize enfants vivants, une terre en «bois debout» pour mieux réciter le chapelet en famille à la lueur de leur lampe à l'huile après avoir charrié leur eau de puits à la sueur de leur front???

  • Clémence Richard
    Inscrite
    vendredi 28 mai 2010 18h40
    Comment va Mme France Bédard dans ce débat?
    Où en est la poursuite de plusieurs centaine de milliers$$$ contre l'archevêché de Québec par Mme France Bédard, celle qui a été violée par un vicaire, aujourd'hui décédé, et qui a donné naissance au fruit du viol ?
    La réponse, svp, est attendue de la part du Cardinal Ouellet.
    Dubitative, C.R.

  • Yvon Thivierge
    Inscrit
    samedi 29 mai 2010 06h39
    Ouellet n'a jamais été curé
    Est-ce le propre des ultra-CONServateurs de nommer titulaires de diocèses des évêques qui n'ont jamais été pasteurs ou fait de la pastorale?
    Marc Ouellet visite moins de paroisses annuellement que le pape, évêque de Rome !
    Il termine son entretien en disant que la foi consiste à croire ce que l'Église croit !

    http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada

  • pagerry3
    Inscrit
    samedi 29 mai 2010 10h22
    Les cibles chéries des croisés.
    Force est d’admettre qu’il s’agit plutôt d’un incontestable «vide catholique». Les ébats sensationnalistes du cardinaliste «petit prince de La Motte» n’ont surtout rien d’un débat sociétal. Comme ce fut le cas, à la première demie du siècle dernier, son combat dont les canons ne carburent qu’aux pompes du pouvoir rétrograde dont le passéisme est synonyme de duplessisme, ce sont les femmes qui sont la cible d’une inqualifiable misogynie dont le consacré mitre ses propos tous aussi accusatoires que sentencieux. Mais, cette fois, les femmes affranchies du Québec ne feront pas les frais d’un croisé et quelques jongleurs qui les prennent pour des «fabriques à bébés». Le cardinal de la Rome pontificale donne dans la poudre aux yeux et la grotesque diversion, alors que, commandité, dans cette croisade, par le souverain pontife, l’excommunicateur devrait s’attaquer à la pédophilie qui marécage son clergé, aux ravages d’une défroque dont les fantômes hantent toujours les sacristies et les jubés du grand théâtre qui ne fait plus ses frais ainsi qu’à la vente de nos temples sur lesquels il capitalise et dont les fruits sont portés aux caisses des comptes de son archidiocèse qui échappent à toute vérification et aux droits d'accès à l'information.

  • Jacques Légaré
    Inscrit
    samedi 29 mai 2010 10h57
    Qui roule de travers prend le fossé...



    Il faut apprendre aux jeunes à bien baiser ! Et «bien» implique avant, pendant et après.

    Le discours sur l'avortement est presque toujours un discours en aval de la question, quand il est trop tard, quand il faut avorter, et à quelle semaine de grossesse. C'est patauger au mauvais moment de la question.

    Monsieur Gilbert Talbot a soulevé la vraie solution: l'éducation sexuelle. Et j'ajoute: il la faut forte, intense, crédible, volontaire, hédoniste et responsable. Les esprits religieux et conservateurs ont retiré ou diminué l'éducation sexuelle à l'école par sexophobie et les grossesses adolescentes auraient, dit-on, augmenté pour entre autres cette raison.

    Il faut se débarrasser de la sexophobie religieuse et conservatrice pour apprendre aux jeunes à bien baiser. Je le dis avec force: à bien baiser.

    Le sexe est fait pour le plaisir, pour l'épanouissement personnel, pour la convivialité, pour l'échange humain intense et vigoureux. Mais responsable. Et responsable ne veut pas dire puritain, autocastré, chaste et refoulé comme les anti-hédonistes religieux et conservateurs veulent, dans la famille et dans l'école, en maintenir le caractère tronqué d'une responsabilité mutilante d'une dimension à la fois viscérale et humaine.

    On est responsable en jouissant, jouissant, et jouissant sans faire de bébé. Point à la ligne.

    Voilà pour l'amont: une éducation sexuelle libertaire et responsable enseignée à l'école.

    En aval maintenant: il faut avorter pour éviter toute grossesse non désirée, et quelque soit le mois. C'est dur à accepter, mais vaut mieux un enfant désiré qu'un enfant sujet à toutes les maltraitances. Si ma mère s'était avortée de moi au 11e mois, je n'en aurais rien su... Ce critère est surprenant, singulier, mais c'est le seul que j'ai (à part la liberté des femmes) pour l'appliquer sans qu'on me dise que je suis un monstre envers autrui...

    Ce n'est pas tout. Quand on est irresponsable et qu'on baise sans condom, ou qu'on est trop poche pour faire un 69 avec double orgasme, et qu'on se ramasse le ventre gros parce qu'on a eu une tête vide, il faut sanctionner. La meilleure des sanctions et on la connaît tous: une amende.

    Si, donc, les avortements étaient fortement taxés, les avortements diminueraient grandement tout comme la vitesse sur les routes diminue quand le radar est omniprésent et pour la même raison: le porte-monnaie est le meilleur 2e cerveau du citoyen...

    Je suis pour la permissivité la plus grande en matière de sexe, car la sexualité c'est bon, merveilleusement bon, et à la différence du système digestif où l'excès finit par tuer, je n'ai jamais entendu quelqu'un mourir d'un orgasme ou de 10 orgasmes par jour. Ainsi donc, la liberté la plus grande peut et doit être associée à la responsabilité la plus directe et la plus financière qui soit.

    Une féministe a fait une réflexion fantastiquement caustique: «Quand leur pénis grossit, leur cervelle ramollit». Son mâle de lui répondre: «C'est dur à avaler une phrase pareille». Tous deux, dans l'euphorie cataclysmique de leur sensualité éclatée, la responsabilité demeure. Comme pour l'alcool, comme pour la vitesse au volant, comme pour tout autre chose qu'on a sous la main...

    Bref, l'avortement n'est pas une question éthique, sauf dans le cadre d'une métaphysique religieuse qui ne peut convaincre qu'un croyant. C'est un problème de discipline civique, et de responsabilisation par l'amende, et il relève de l'État et du débat public pour fixer l'amende dissuasive de grossesse non désirée au montant le plus efficace possible.


    Jacques Légaré, ph.d. en philosophie politique, né 1948,
    Professeur (retraité) d'Histoire, d'Économique et de Philosophie
    Http://oeuvres-de-jacques-legare.iquebec.com/

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    samedi 29 mai 2010 11h16
    À M. Marinet:
    Que savent les médecins des conséquences psychologiques de l'avortement? Et pourquoi prendraient-ils, comme vous le suggérez 30 minutes de leur temps pour de telles explications, alors que souvent ils expédient des gens qui sont vraiment malades en cinq minutes. Quant à la jeune fille de seize ans que vous avez inventé pour la circonstance, il est fort probable qu'elle en parle avec une de ses soeurs, sa mère, la mère d'une amie, mais... au cas où vous ne le sauriez pas, lorqu'une femme fait une demande pour un avortement, elle rencontre une intervenante, travailleuse sociale ou autre, pour paler de sa situation et ce n'est qu'après qu'elle confirmera ou pas sa décision de se faire avorter.

    D'autre part, je suis un peu surprise de vous voir défendre une église aussi intégriste. Comme quelques-un l'ont souligné, cet homme est assez mal placé pour condamner l'avortement, car en Afrique surtout, mais ici aussi chez les jeunes, l'église catholique est une des causes principales de l'avortement, puisqu'elle défend toute contraception! Et au Québec toujours, elle est sans doute à l'origine de l'abolition des programmes d'éducation à la sexualité, qu'elle avait déjà réussi à contrôler, mais qui, réformés, pourrait au moins informer sur la prévention des maladies vénériennes.

    Franchement... je vous croyais un peu plus "up to date"!

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    samedi 29 mai 2010 11h24
    À M. Gaudette
    Les garçons et filles qui ont été abusé-e-s sexuellement par des prêtres, des chanoines, des religieux et des religieuses, étaient aussi sans défence et eux, ils existaient vraiment, ils avaient un nom, des amis, ils avaient commencer de vivre leur vie, qui a été saccagée.

    Quand une femme fait une fausse couche, est-ce qu'on l'ondoie qu'on le met en terre, est-ce qu'on l'incinère? Pourquoi lui donner autant d'importance lors d'un avortement, alors qu'on se soucie si peu de la qualité de vie des enfants vivants.

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    samedi 29 mai 2010 11h43
    Des droits élémentaires pour le foetus
    Je crois que notre société dite "civilisée" a perdu tout sens de la mesure en étant incapable d'accorder des droits (comme celui d'aspirer à naître et à vivre une vie d'humain) à un foetus sans défense...

  • petitbonheur
    Inscrit
    samedi 29 mai 2010 14h14
    felicitation mrg ouellet
    oui quelle belle facon de detourner l opinion du probleme no1 de l eglise soit la PEDOPHILIE, comme le dit mon titre, felation mrg ouellet

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    dimanche 30 mai 2010 09h35
    Appliquer la loi...seulement...
    Il y a des demies vérités...s'il est vrai que l'avortement et l'euthanasie font partie de la "culture de la mort", il y a des circonstances où il est impossible de faire autrement...

    Le fruit d'un viol, est un fruit imposé avec cruauté, sans respect pour la personne qui est agressée dans son corps et dans son âme...donc il doit être évacué...

    il ne faudrait pas croire que l'avortement règle tous les problèmes...
    même dans une conception souvent accidentelle... et arrêtée par un médecin compétent (et non des broches à tricoter) il subsiste une nostalgie de l'enfant à naître...
    un documentaire français a montré que les femmes ayant subi un avortement pensent à l'enfant... des années après...il aurait tel âge...il entrerait à l'école...

  • Pascal Lewis
    Inscrit
    dimanche 30 mai 2010 09h43
    Anciens et Nouveaux Prêtres
    L'Ancien Prêtre disait: "tu dois"; le Nouveau Prêtre dit: "je veux". Mais le "je veux" du Nouveau Prêtre est en réalité un "tu dois" d'autant plus absolu qu'il procède de sa propre autorité.

  • Simone V.
    Inscrit
    dimanche 30 mai 2010 10h27
    parler de l'avortement comme un crime.. c'est un viol!
    Je vous dirais ceci, M. Ouellet, en parler de la sorte des victimes d'abus sexuel, de viol et de leur choix d'avorter un être qui a été engendré par des esprits malades... cela est un VIOL!
    Un viol de leur droit fondamental d'essayer de vivre après avoir vécu ce cauchemar.
    Peut-être que pour comprendre, comment ces personnes se sentent, je vous inviterai à être incarcéré dans une prison et de vivre un viol, oui, vous faire torturer, votre corps et votre esprit par des gens qui vous traite comme un animal et rien de moins pour assouvir leur besoin d'hygiène (si je puis m'exprimer ainsi)..
    Et après, je pourrais perdre mon temps à écouter vos balivernes...

    Je ne comprends pas que les gens puissent appuyer l'opinion qu'il colporte à ce sujet... est-on en train de revenir au temps où les femmes devaient être mariées pour avoir le droit de voter! svp pincez-moi et réveillez-moi!

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    dimanche 30 mai 2010 17h46
    Le vrai débat :Régler les comptes vis-à-vis la population du Québec
    Voilà le vrai débat pour le cardinal. Peut-être que si l'église catholique avait cesser l'abus de financement discret dont la facture est très élevé, que l'on cesse les pratiques de représentation au nom des baptiser mais plutôt au nom de personne majeure qui adhère chaque année comme membre actif (comme la loi le prévoit pour chaque organisme, que l'on donne au peuple (au gouvernement) les biens déjà payer, que cesse la vente des biens payer par la communauté qui pour conserver ce patrimoine doit acheter au clergé en plus de rénover pour en faire un lieu communautaire etc. voilà le type de débat que nous sommes en mesure d'attendre. La morale est acceptable que par des gens intègres honnêtes et bons.

  • Gilles Arpin
    Inscrit
    lundi 31 mai 2010 06h00
    Un autre visage de l'église de Mgr Ouellet
    Citation : « Le 15 mai dernier, lors d'une conférence devant 200 militants pro-vie, Marc Ouellet avait demandé pourquoi une femme victime de viol devrait commettre un crime à son tour en se faisant avorter. »

    Pourtant, M. Ouellet devrait être familier avec le scandale des agressions sexuelles commises en Ontario par un prêtre de son église, Charles Sylvestre, et le fait que CE PRÊTRE a « arrangé » l’avortement d’une ado, Lou Ann Soontiens, qu’il a assaillie sexuellement pendant quatre ans, et que l’avortement fut bousillé.

    Voir l’article du Toronto Star d’hier concernant cet autre visage de son église

    http://www.thestar.com/news/ontario/article/816223

  • Michel Bourgault
    Abonné
    lundi 31 mai 2010 06h58
    La parole est d'argent, mais le silence est d'or
    Dans tout le brouhaha médiatique autour du cardinal Marc Ouellet, suivi de son appel à ouvrir le débat sur l’avortement, je me suis demandé pourquoi, hormis Martin Veillette, le porte-parole de l’AÉCQ, je n’ai entendu aucun autre évêque parler publiquement sur la question. Et j’ai eu le goût tout d’un coup de faire silence.
    Je me suis demandé pourquoi je n’ai pas entendu l’archevêque de Montréal, le cardinal Jean-Claude Turcotte, et j’ai pensé qu’il a préféré le silence à la parole. Les paroles dites dans un climat surchauffé ne sont pas toujours bien saisies; il vaut mieux parfois différer le moment d’intervenir. Des paroles dites à la hâte peuvent dépasser notre pensée; une fois dites, il est difficile de les reprendre. Bonnes raisons pour garder le silence.
    Le proverbe bien connu m’a fait penser aux zélateurs de Pro-vie qui invoquent si aisément le nom de Dieu comme auteur de la vie et manifestent bruyamment leur indignation et leur colère face à ceux qui soutiennent la liberté de choix de la femme qui juge devoir avorter. Et je me suis rappelé ce passage du Ier livre des Rois (19, 9 à 18) qui relate la rencontre du prophète Élie avec Dieu. Je résume l’histoire. Élie fuyait la reine Jézabel qui voulait le faire mourir. Il trouve refuge dans le désert où il attend la mort. Le Seigneur lui demande ce qu’il fait là. Élie répond qu’il est rempli d’un zèle jaloux pour le Seigneur, parce que les Israélites ont été infidèles à son alliance, ont abattu les autels et tué les prophètes. Alors le Seigneur lui dit de se tenir devant la montagne, car il va passer. Et le Seigneur passa. Il y eut un ouragan violent qui fracassait les rochers, mais le Seigneur n’était pas dans l’ouragan. Après, il y eut un tremblement de terre, mais le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre. Ensuite, il y eut un feu, mais le Seigneur n’était pas dans le feu; et après le feu, le bruit d’un souffle ténu. Dès qu’Élie l’entendit, il se voila le visage avec son manteau.
    Cette histoire me fait penser que Dieu parle à son prophète dans un dialogue intime et intérieur. Une fois passés les éclats de la presse et des médias, qu’est-ce qui se dit à l’heure présente à l’intime d’un évêque qui préfère le silence aux conférences de presse? Quelle action Dieu va-t-il lui souffler et… NOUS souffler? Nous approcher de la femme qui peine et encourager ceux qui l’aident? Éduquer patiemment les enfants et les jeunes à se respecter eux-mêmes dans leur vie sexuelle, leur montrer combien la vie est précieuse, témoigner de la beauté de l’amour?
    Oui, je préfère ne plus attiser le feu du tapage médiatique et ainsi donner de l’importance à ce qui va bientôt s’essouffler et mourir. Plutôt, je ferai attention au souffle ténu du Seigneur qui passe, j’écouterai l’Esprit saint dans le silence de la réflexion et de la prière, dans le dialogue avec ceux que je rencontre.
    Merci, frères évêques Jean-Claude, Gilles, et les autres…
    Michel Bourgault
    http://chroniquesbourgo/wordpress

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    lundi 31 mai 2010 07h35
    Avortements
    Avec la pilule du lendemain, il ne devrait plus y avoir de grossesses dûes au viol dans un pays comme le nôtre. Il ne devrait également plus avoir de grossesses indésirées. Doit-on en conclure que les avortements sont dûs au fait que les futures mères changent d'idée?

  • Line Légaré
    Abonnée
    mardi 1 juin 2010 10h26
    Parlons droit du foetus
    Dans les livres pour les femmes enceintes, on prône le fait qu'il est important d'avoir une vie saine pour que son bébé arrive au monde avec de meilleures chances dans la vie.

    J'aimerais bien connaître les effets d'être, pendant 9 mois, dans le ventre d'une personne qui me déteste, qui ne veut pas de moi, qui se fait violenter physiquement et moralement, qui prend des drogues et de l'alcool, qui sort dans les bars tous les soirs, qui vit en détresse psychologique, qui est malade physiquement, pour qui je suis le souvenir du viol, qui pleure à tous les jours, qui manque de nourriture, qui est en situation de stress continuel. Au Québec, bien de ces enfants nés dans ces conditions se retrouvent à la DPJ, abandonnés, brisés et malades bien avant d'avoir 10 ans. Voir un foetus naître avant terme en dépendance de drogues dures et handicapé mentalement ne doit pas être très plaisant à voir...

    Pourtant, selon les pro-vie, tout cela n'a aucune incidence car le ventre d'une femme est comme un bocal et son corps et son esprit ne sont pas importants. Même si elle en meure car elle vit au Yémen, elle a été mariée de force à 10 ans et est enceinte à 11 ans...l'important c'est le foetus...

    Line Légaré

  • Ivan Jobin
    Inscrit
    mercredi 2 juin 2010 08h21
    Le débat du cardinal
    Le débat sur l'avortement est clos et doit le rester, dit la cour suprême.
    Le débat sur la pédophilie des prêtres est ouvert et doit le rester.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    mercredi 2 juin 2010 12h32
    Tant de passions ?

    La Cour suprême n'a jamais décrété que le débat sur l'avortement est clos et doit le rester. Elle n'a fait que décriminaliser le geste. C'est à la société et au Parlement de déterminer si le débat doit être réouvert.

  • Nelson
    Inscrit
    mercredi 2 juin 2010 20h00
    LES "PRO-VIE" TUENT 70 MILLE FEMMES PAS ANNÉ, SANS SAUVER LA VIE D'AUCUN FEOTUS.
    En 2004, l'OMS (Organisation mondiale de la santé) a estimé à 70'000 environ les décès annuels dus à des avortements mal faits.
    Environ 20 millions de ces interventions se passent illégalement dans des pays qui interdisent totalement l'avortement ou qui ont des lois très restrictives. Cela se passe alors souvent dans des conditions déplorables - avec des conséquences graves pour la santé des femmes. Environ 70'000 femmes meurent chaque année des complications d'avortements clandestins bâclés.
    Avortements clandestins dangereux, Tiers Monde (estimations de l'OMS)

  • MX
    Inscrit
    mercredi 2 juin 2010 20h58
    Devenons adulte
    La majorité des commentaires sur les propos du cardinal Ouellet reflète une attitude de rébellion envers l'Église catholique et la lutte contre l'héritage de cette culture judéo-chrétienne. Que nous le voulions ou non, celle-ci fait partie de l'héritage des québécois (jadis canadien-français) et demeure graver dans notre inconscient individuel et collectif, tout comme la langue française également.

    Nous sommes alors passés d'une foi plutôt enfantine caractérisée par l'autorité et la dépendance à une foi d'adolescent depuis les années 1970 où la révolte et l'affirmation de soi deviennent des moteurs importants d'évolution. Il est maintenant le temps d'adopter un comportement adulte envers la religion où la raison domine sur les sentiments et les émotions, bien que ceux-ci doivent s'exprimer dans le respect.

    Bien que l'Église, si humaine soit-elle, ait commis des erreurs dans le passé et probablement encore aujourd'hui, beaucoup d'accusations actuelles sont gratuites et sujettes à la généralisation. N'oublions pas que l'Église est d'abord le peuple de Dieu et que le Magistère catholique est au service de ce peuple et a un rôle de régulation de la complexité de l'esprit humain. La loi naturelle que Dieu a inscrit au coeur de l'homme est un don pour son épanouissement et non une entrave à sa liberté. Parler d'éthique et de morale aujourd'hui a toujours son sens parce que l'homme est un être moral par essence même. À cet égard, les partisans de la primauté de la liberté individuelle et d'une morale subjective oublient la dimension relationnelle et sociale fondamentale de l'être humain.

    Pour en venir au sujet de l'heure, vouloir clore le débat sur l'avortement , c'est adopter une attitude rigide qui fige le temps dans l'histoire de l'humanité; n'y-a-t'il pas là le danger que le progressisme se transforme en réactionnaire dans le futur. Et si un jour, la science, qui n'est jamais immuable, affirmait que le foetus est un être à part entière dès sa conception, le débat reprendrait indubitablement.

    Cessons cette attitude manichéenne de querelles réciproques et de condamnations entre pro-vie et pro-choix et travaillons à la réalisations des meilleures conditions pour que l'enfant à naître, sa mère et son père puissent poursuivre leur chemin terrestre en toute dignité. Dans notre société individualiste et technocratique, peut-on donner une chance de plus à ce petit être qui ne demande qu'à vivre?

    Mgr Ouellet a eu des paroles dures, certes, mais si vous le connaissiez vraiment, vous verriez en lui un être de bonté et de compassion qui désire le bonheur et l'accomplissement de tous ses fidèles pratiquants ou non.

    En terminant, des chrétiens adultes sont co-responsables de leur Église et ont le devoir d'éduquer leur foi à une époque où les moyens existent plus que jamais.

  • Jacques Légaré
    Inscrit
    jeudi 3 juin 2010 18h37
    Le Ciel que vous fantasmez est la pourriture de la terre où nous vivons


    À monsieur Bilodeau

    Votre discours reproduit notre petit catéchisme. Vous êtes encore dans la secte et vous en minorez la nature infecte et les comportements criminels.

    De grâce, instruisez-vous, et je vous le dis en essayant d'être le plus respectueux, retournez à l'école.

    Pour être bref, lisez les Lumières: Diderot, Voltaire, Durheim, Nietzsche, Mircea Eliade, André Comte-Sponville, Michel Onfray, qui sont tous en livres de poche.

    Votre religion est sexiste, homophobe, obscurantiste, sexophobe, phallocrate, gérontocrate, antidémocratique dans ses structures, à visée théocratique, anti-scientifique et phagocythe de toutes les nouveautés et progrès qu'elle recyclent en les piquant pour dorer ses vieilleries obsolètes.

    Je vous le dis monsieur Bilodeau, il n'y a pas de mots trop durs pour cette «Infâme» comme l'appelait Voltaire, cette Infâme qui a couché avec toutes les dictatures, opprimé tout ce qui pense, et avalé tout ce qui la gonfle.

    De grâce, ne pontifiez plus le discours raisonnable, comme un curé qui discoure du Ciel devant des enfants pédophilés. Votre prêche fait couverture aux immondices de votre religion, et ne peut en arrêter les odeurs qui viennent jusqu'à nous.


    Jacques Légaré, ph.d. en philosophie politique, né 1948,
    Professeur (retraité) d'Histoire, d'Économique et de Philosophie
    Http://oeuvres-de-jacques-legare.iquebec.com/

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    samedi 5 juin 2010 09h52
    Autant de zèle...
    Si l'Église avait mis autant de zèle pour défendre les victimes de prêtres pédophiles, qu'elle en met pour défendre le droit à la vie, en s'insurgeant contre l'avortement, nous n'aurions pas autant de victimes devenues adultes qui sont déjà MORTS avant d'être MORTS.
    Il y a des morts qui se promènent parmi nous...

    Il n'y a pas que des foetus qui sont morts.

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
87 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Libre opinions
Idées
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012